Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

dimanche 24 septembre 2017

Porter notre croix.

Pour celui qui veut te contraindre de faire à sa suite une corvée d’un mille, eh bien, fais-en deux avec lui. (St Matthieu 5 :41).

L’enseignement de Jésus aboutit en somme à ceci : que l’attitude qu’il réclame de nous à l’égard de notre prochain est une chose tout à fait irréalisable s’il n’a pas opéré en nous une transformation surnaturelle.

Jésus exige qu’il n’y ait pas en nous la moindre trace de déplaisir ou de ressentiment, même refoulée, lorsque nous nous trouvons en présence de la tyrannie et de l’injustice. Aucun héroïsme, aucun enthousiasme d’origine humaine ne sera capable d’un tel effort. Il y faut la force surhumaine que Jésus seul peut nous donner après nous avoir purifié au feu de sa forge, jusqu’à ce qu’il ne reste en nous que ce seul désir : « Je suis là pour que Dieu m’envoie où Il voudra. » Même si tout le reste s’obscurcit en nous, ce lien qui nous unit à Jésus-Christ doit rester en pleine lumière.

Le Sermon sur la Montagne n’est pas un code de perfection, c’est l’énoncé de ce qui se produira en moi quand Jésus-Christ m’aura transformé en mettant en moi son Esprit. Au fond, Jésus Christ est le seul qui puisse réaliser ce que dit le Sermon sur la Montagne.

Si nous voulons devenir des disciples de Jésus, cela ne pourra se faire que d’une manière surnaturelle. Tant que nous nous acharnons à le devenir par nous-mêmes, nous échouerons toujours. « Je vous ai choisis. » C’est ici le miracle de la grâce de Dieu. Nous pouvons lui tourner le dos, mais nous ne pouvons pas le susciter nous-mêmes. Dieu ne nous demande pas de faire ce pour quoi nous avons des aptitudes naturelles. Il nous demande seulement de faire ce pourquoi sa grâce nous a préparés parfaitement, et en particulier de porter notre croix.


samedi 23 septembre 2017

Monter à Jérusalem.

Voici, nous montons à Jérusalem. (St Luc 18 :31).

Dans la vie ordinaire, à mesure que nous avançons, nos ambitions se transforment. Dans la vie chrétienne, le but est fixé dès le début, car si Jésus-Christ est le commencement, il est pareillement la fin. Nous partons de Jésus et nous tendons vers Lui jusqu’à ce que nous parvenions à « la plénitude de l’humanité parfaite du Christ ». Il ne s’agit pas de notre idéal chrétien quel qu’il soit. Le but véritable du missionnaire, ce n’est pas d’être utile ou de convertir les païens, c’est tout simplement d’obéir à son Dieu. Le reste suivra comme une conséquence.

Jésus, en montant à Jérusalem cette dernière fois, marchait vers l’accomplissement suprême de la volonté de son Père vers la croix. Nous ne pouvons pas être ses compagnons et ses disciples, si nous ne l’accompagnons pas jusque-là. Rien n’a pu faire dévier Jésus de son ferme propos durant cette marche suprême. Dans les villages où on le recevait mal, il poursuivait sa route sans se hâter. Dans ceux où on le bénissait, il ne consentait point à s’attarder. Ni la méchanceté ni la reconnaissance ne pouvaient le détourner du but qu’il s’était fixé de Jérusalem.

« Le disciple n’est pas au-dessus de son Maître. » Nous rencontrerons les mêmes circonstances, en montant à notre Jérusalem. Nous verrons la puissance de Dieu se manifester par notre intermédiaire. Quelques-uns en seront reconnaissants, beaucoup d’autres seront indifférents ou affreusement ingrats, mais rien ne devra nous détourner de notre chemin.

« Là, ils le crucifièrent ». Ce fut là l’aboutissement de la marche de Jésus vers Jérusalem et l’accomplissement de notre salut. Nous ne sommes plus appelés à la crucifixion, mais à la gloire. Soyons fidèles en montant à Jérusalem.



mercredi 20 septembre 2017

Pas facile de servir Dieu.

Maintenant l’Éternel parle – lui qui m’a formé des ma naissance pour être son serviteur. (Esaïe 49 :5).

Dès que nous avons compris que Dieu nous appelait à son service, en Jésus-Christ, nous voyons disparaître en nous tous les préjugés et toutes les tendances particularistes. Car, c’est la race humaine tout entière que Dieu a créée pour Sa gloire et à laquelle Il veut se donner. 
Le péché a aiguillé l’humanité sur une autre voie, mais cela n’a rien changé du tout au dessein éternel de Dieu. Dieu a créé toute l’humanité pour qu’elle le glorifie, et chacun de nous, dès qu’il est né de nouveau, en a la vision très claire. Dieu m’a élu, Dieu m’a formé pour son service et rien n’est plus beau que cette pensée. Le prodigieux dessein de Dieu, en créant le monde, me remplit de joie et d’espérance. Dieu m’apprend à contempler dans les limites étroites de mon cœur l’amour de toute l’humanité. « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique… » (Jean 3 :16). C’est l’amour de Dieu lui-même et c’est la nature de Dieu lui-même qui se forment ainsi dans notre propre cœur.

Nous devons avoir toujours présent à la pensée le dessein magnifique du Dieu créateur et ne pas y mêler nos propres vues. Si cela nous arrivait, Dieu serait forcé de chasser de notre âme ces préoccupations égoïstes, fût-ce au prix de la plus vive souffrance. Le missionnaire sait qu’il a été créé pour être au service de Dieu et pour Le glorifier. La Rédemption accomplie par Jésus-Christ nous rend parfaitement aptes à ce service.

Aussi, comprenons-nous pourquoi les exigences de Jésus sont si absolues. Il demande à ses disciples la perfection de Dieu parce qu’il a mis en eux la nature de Dieu.


mardi 19 septembre 2017

Être parfait...

Soyez parfaits, comme votre Père qui est aux cieux. (St Matthieu 5 :48).

Pas facile. 
Dans ce passage, Jésus nous exhorte à traiter tous les hommes avec la même générosité. Comme enfant de Dieu, vous ne devez pas vous laisser guider par vos sympathies naturelles ou personnelles. Il y a des gens pour qui nous éprouvons de la sympathie, beaucoup moins pour d’autres. Cela ne doit pas entrer en ligne de compte dans notre vie chrétienne. « Si nous marchons dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière », alors Dieu nous mettra en contact étroit même avec ceux qui ne nous inspirent aucune sympathie.

L’exemple que Jésus nous propose n’est pas l’exemple d’un homme, ni même d’un bon chrétien, c’est l’exemple de Dieu lui-même : « Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Soyez à l’égard de votre prochain ce que Dieu lui-même est à l’égard de vous. Dieu nous fournira dans notre vie de tous les jours mille occasions de faire voir si nous sommes parfaits comme notre Père céleste est parfait. Être disciple de Jésus, c’est s’intéresser aux autres autant que Dieu s’y intéresse lui-même. « Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. »

Ce qui caractérise le vrai chrétien, ce n’est pas tant de bien agir que de ressembler à Dieu. Si l’Esprit de Dieu a transformé notre être intérieur, vous aurez en vous des traits qui viendront de Dieu, qui ne seront pas seulement des qualités humaines. La vie de Dieu en nous, c’est la vie de Dieu lui-même, et non pas la vie humaine s’efforçant d’arriver à Dieu. Le secret de l’âme chrétienne, c’est que sa vie naturelle devient surnaturelle par la grâce de Dieu. Et cela, non seulement dans sa communion avec Dieu, mais dans tous les détails de sa vie quotidienne. Quand s’élève autour de nous un tumulte discordant, nous sommes surpris de découvrir que nous sommes rendus capables de conserver tout notre sang-froid et toute notre sérénité.