Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

mercredi 31 août 2016

Devenir saints ?

Soyez saints, car je suis saint. (1 Pierre 1 :16).

N’oubliez jamais le but véritable de votre vie. La destinée de l’homme ce n’est pas la santé, ce n’est pas le bonheur, c’est la sainteté. De nos jours, chacun de nous a beaucoup trop d’inclinations diverses, et nous nous laissons entraîner par elles. Ce sont là, il faut le reconnaître, des aspirations légitimes et belles, qui atteindront un jour leur satisfaction. Mais, pour le moment Dieu doit les réprimer. Car la seule chose qui compte, dans chacune de nos vies, c’est notre attitude à l’égard du Dieu saint qui peut nous rendre saints.

Ai-je compris vraiment que je devais devenir saint ? Est-ce que je crois que Dieu peut venir habiter en moi et me rendre saint ? Si votre prédication me démontre que je suis loin de la sainteté, pourrai-je ne pas vous en vouloir ?

L’Évangile nous exaspère en nous révélant notre misère, mais suscite en nous quand même une ardente soif de perfection. Dieu veut amener l’homme à la sainteté. II veut fabriquer des âmes saintes. Dieu n’est pas simplement un distributeur de bénédictions. Ce n’est pas par pitié qu’il est venu sauver les hommes. Il est venu parce qu’il les avait créés pour la sainteté. Par la mort de Jésus-Christ l’Expiation s’accomplit, et Dieu peut nous rétablir dans une communion parfaite avec Lui, sans aucune ombre, en pleine lumière.

Par indulgence pour vous-même, ou pour les autres, n’acceptez jamais rien qui soit contraire à la sainteté de Dieu. La sainteté doit régner dans toutes nos démarches, dans toutes nos paroles, dans toutes nos pensées. Chaque détail de votre vie doit être tel que Dieu puisse l’approuver. La sainteté ne doit pas être seulement intérieure, elle doit se manifester au dehors.



mardi 30 août 2016

Partager la joie....

pour que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit parfaite. (St Jean 15 : 11).

En quoi consistait donc la joie de notre Seigneur ? Aucun bonheur humain n’en peut approcher. 
La joie de Jésus consistait dans l’abandon total, dans l’entier sacrifice de lui-même à son Père. C’était la joie de faire ce que le Père lui avait ordonné. "Faire ta volonté est tout mon plaisir." Jésus demande à Dieu que notre joie puisse devenir parfaite, c’est-à-dire pareille à la sienne. Est-ce que je laisse Jésus-Christ répandre en moi sa joie ?

L’essentiel dans ma vie, ce n’est pas ma santé, ce ne sont pas les circonstances extérieures, c’est la connaissance de Dieu, et la parfaite communion avec Lui, pareille à celle que possédait Jésus. Le plus grand obstacle à cette communion, c’est le souci constant et fallacieux de scruter attentivement tous les événements de notre vie. Les soucis de ce monde, comme dit Jésus, étouffent en nous la parole de Dieu. 

Avant même que nous ayons pu nous reconnaître, nous sommes entraînés dans le tourbillon des vaines apparences. L’œuvre que Dieu a entreprise pour nous ne peut être vraiment réalisée que lorsque nous sommes devenus Ses témoins, capables de dire aux hommes qui est Jésus.


Soyez en communion avec Dieu, trouvez dans cette communion votre joie, et il coulera de vous des fleuves d’eau vive. Ne pensez plus à vous-même, et soyez l’instrument docile dont Jésus pourra se servir. Quittez tout orgueil, vivez de la vie cachée avec le Christ en Dieu. La vie normale du chrétien est aussi naturelle que la respiration du jeune enfant. Ceux dont l’influence est la plus bienfaisante sont ceux qui ne le savent pas.

vendredi 26 août 2016

Mettre en pratique.


Marchez pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent. (Jean 12 :35).

Chaque fois que Dieu vous accorde un moment d’inspiration, il vous faut mettre en pratique à l’instant même ce que vous venez de recevoir, sans quoi la lumière qui vous est apparue se changera en ténèbres.

« Si ta lumière intérieure est elle-même ténèbres, dans quelles ténèbres n’es-tu pas ! ». Dès l’instant que vous laissez tomber la nécessité de la sanctification ou tout autre point sur lequel Dieu vous a éclairé, votre vie spirituelle se décompose peu à peu. Appliquez sans cesse chaque vérité que vous saisissez, appliquez-la dans tous les domaines, sans quoi chaque lumière que vous avez reçue deviendra pour vous une malédiction.

La personne sur laquelle on peut le moins agir, c’est celle qui, étant en possession d’une expérience chrétienne dont elle est contente et dont elle se contente, y revient sans cesse avec une satisfaction bourgeoise, et ne la met jamais en pratique. Vous dites que vous êtes sanctifié, montrez-le. Une expérience qui ne se manifeste pas au dehors n’est pas une expérience authentique, Méfiez-vous de toute croyance qui tend à vous rendre indulgent pour vous-même. Elle vient de Satan, si bonne apparence qu’elle puisse avoir.

La doctrine chrétienne doit se manifester dans nos moindres actions. « Si votre moralité, dit Jésus, ne surpasse pas celle des Scribes et des Pharisiens,.. ». Autrement dit, votre moralité doit être supérieure à celle des gens qui affichent la plus haute moralité. Vous avez beau connaître sur le bout du doigt la doctrine de la sanctification, l’essentiel est de l’appliquer. L’Expiation est la norme suprême, d’après laquelle nous devons régler tous les détails de notre vie, à tous les points de vue.



mercredi 24 août 2016

Une amitié véritable.

Je vous ai appelé mes amis. (St Jean 15 :15).

Pour connaître la joie du sacrifice, il faut absolument que notre abandon soit complet. Renoncer entièrement à soi-même, que c’est difficile !

« Oui, je renoncerai, pourvu que… » …... « Oui, je vois bien après tout qu’il me faut consacrer ma vie à Dieu. » II ne peut pas y avoir la moindre joie dans un renoncement incomplet.

Mais, dès que l’abandon est véritable, le Saint-Esprit nous ouvre la joie de Jésus. Le sacrifice de nous-mêmes doit aboutir à donner notre vie entière pour notre grand Ami. Quand le Saint-Esprit nous remplit le cœur, notre désir ardent est de donner notre vie pour Jésus. L’idée de sacrifice ne nous vient pas à la pensée, parce que l’amour qu’allume en nous le Saint-Esprit se donne tout entier sans le moindre effort.

Notre Seigneur est le parfait modèle d’une vie qui se donne tout entière : « Je prends plaisir, ô Dieu, à faire ta volonté. » Il a marché, avec une joie radieuse, sur la route du sacrifice total. Suis-je vraiment Soumis en tout à Jésus-Christ ? Si Jésus n’est pas mon étoile polaire, mon sacrifice ne servira de rien. Mais, si j’ai les yeux toujours fixés sur lui, lentement, sûrement, je suis transformé à son image.

II ne faut pas que vos inclinations naturelles viennent paralyser votre amour. Cela se voit même dans le domaine de l’amour humain, où certaines inclinations peuvent tuer l’amour. L’enfant de Dieu ne doit avoir d’inclination véritable que pour Jésus-Christ. L’amour pour Dieu n’est pas un simple caprice du cœur. Aimer Dieu comme Dieu nous aime, c’est agir : rien de plus pratique.

« Je vous ai appelé mes amis. » Amitié merveilleuse, qui n’a rien à faire avec notre ancienne vie. Amitié sereine et humble, pure devant Dieu.


lundi 22 août 2016

La prière... et nous.

Toi, quand tu pries, entre seul dans ta chambre, comme fit Élisée, ferme bien ta porte et alors prie ton Père qui est là, avec toi, dans ta solitude cachée. (St Matthieu 6, 6).

Jésus n’a pas dit : « Rêve au sujet de ton Père céleste, dans ta solitude cachée », mais bien : « Prie ton Père… »

La prière véritable suppose un grand effort de volonté. Une fois dans notre chambre, une fois la porte fermée, le plus difficile, c’est de prier. Notre pensée ne se laisse pas discipliner, et ce qui fait d’abord obstacle à la prière, c’est la sarabande échevelée de toutes nos idées vagabondes. C’est là qu’il faut lutter avec énergie, pour balayer toute cette rêvasserie, pour concentrer toute notre pensée, pour prier enfin de toute notre volonté.

Il nous est bon d’avoir un endroit à nous pour nous recueillir. Mais, dès que nous y sommes, toutes sortes de pensées importunes nous assaillent comme des mouches...
« Il faut faire ceci… il faut faire cela… » Jésus nous dit : « Ferme bien ta porte. » Cela veut dire avant tout : « Ferme ta pensée à toutes ces mouches vagabondes, et ne pense plus qu’à Dieu. »

Dieu est là, présent dans notre solitude, et Il nous voit, non pas comme nous nous voyons nous-mêmes, ni comme les autres nous voient, mais tels que nous sommes. Dans ce sanctuaire intérieur, nous ne pouvons plus douter de Dieu, il devient pour nous la certitude suprême. C’est là, et là seulement, nous dit Jésus, que nous rencontrons notre Père céleste. A peine entrés, nous voyons qu’Il est là. Apprenez à lui apporter toutes vos préoccupations.

En vous réveillant le matin, laissez Dieu entrer en vous. Votre journée en dépend. Priez votre Père qui est là, dans votre solitude cachée, et tous vos actes, toutes vos paroles porteront aux autres la présence de Dieu.



dimanche 21 août 2016

Pour moi et... pour lui.


Pour moi, je vous donne un baptême d’eau… mais Lui vous donnera un baptême d’Esprit saint et de feu. (St Matthieu 3 :11).

Y a-t-il eu un moment dans ma vie où j’ai pu dire : « Pour moi.., mais Lui… ? »

Il le faut pourtant pour que je puisse comprendre ce qu’est le baptême du Saint-Esprit. « Pour moi… », je suis au bout de mes capacités, je suis devant l’impossible. « Mais Lui… », il entre en scène à ce moment, il fait ce que Lui seul peut faire.

Suis-je prêt pour sa venue ? Jésus ne peut pas venir si je n’ai pas déblayé le chemin devant lui, si je n’ai pas mis de côté tout ce qui est en moi, le bien comme le mal, le mal comme le bien. Suis-je prêt à le laisser projeter la lumière sur tous mes péchés ? C’est là justement qu’il vient à moi. Là où je me reconnais coupable, il se donne à moi. Là où je me crois sans reproche, il s’éloigne.

La repentance n’amène pas tant la conviction du péché que le sentiment d’une incroyable indignité. Quand je me repens, je sens que je ne suis capable de rien de bon ; je ne suis même pas digne de Lui porter ses sandales. Me suis-je vraiment repenti de cette façon ? Ou subsiste-t-il en moi comme une vague idée que je puis être bon à quelque chose ? Tant que ma repentance n’est pas radicale, Dieu ne peut pas entrer dans ma vie.

« Mais Lui vous donnera un baptême d’Esprit Saint et de feu. » Jean ne parle pas d’une expérience, d’une impression que nous éprouverions, mais d’une action de Jésus-Christ : « Lui vous donnera… » La seule impression consciente de ceux qui reçoivent le baptême du Saint-Esprit, c’est celle de leur absolue indignité.

« Pour moi… », j’étais ce que j’étais, bon à rien. « Mais Lui… », est venu, et le miracle s’est produit. Laissez-le seulement agir en vous.




jeudi 18 août 2016

Se préoccuper de soi-même.

Venez à moi.

Dieu veut que notre vie ait pour centre Jésus-Christ.

Mais, nous subissons, par moments, des pressions extérieures, et nous retombons alors dans l’introspection, dont nous pensions être délivrés. Cette préoccupation de nous-mêmes est la première chose qui vient troubler la plénitude de notre vie en Dieu, et elle provoque une lutte continuelle. La préoccupation de nous-mêmes n’est pas un péché. Elle peut résulter d’un tempérament nerveux, ou du choc inopiné de circonstances nouvelles. 

La volonté de Dieu, c’est que nous soyons parfaits en lui. Tout ce qui trouble notre sérénité doit être corrigé, et le remède n’est pas d’ignorer le mal, mais d’aller à Jésus. Si nous allons à lui, et que nous lui demandons de remplacer en nous la préoccupation de nous-mêmes par la recherche de sa présence, il le fera, jusqu’à ce que nous ayons appris à demeurer en lui.

Ne consentez jamais à ce que votre vie en Christ ne soit diminuée, ou partagée, sans y porter remède. Ne laissez rien venir entre le Christ et vous, ni vos amis, ni vos circonstances. Ne laissez rien perdre, rien échapper de votre communion directe avec lui. Vous risqueriez de retomber dans la préoccupation de vous-même.

Rien n’est plus important que de rester honnête avec soi-même dans le domaine spirituel. Le remède souverain est tout simple : « Venez à moi. »

Notre vraie valeur, sur le plan intellectuel, moral et spirituel, est révélée par ces quelques mots. Si quelque chose en nous n’est pas vrai, nous sommes tentés de discuter plutôt que d’aller simplement à Jésus.


mercredi 17 août 2016

Mais quelle richesse ?


Lorsqu’il entendit ces paroles, il devint tout triste, car il était très riche. (St Luc 18, v. 23).

Le jeune homme riche s’en alla muet de tristesse ; il n’avait rien à dire. Ce que Jésus lui avait dit était clair. Aucun doute n'était possible. Cela produisit en lui une tristesse si grande qu’il était sans paroles.

Êtes-vous jamais passé par là ? Dieu vous a-t-il parlé sévèrement au sujet de ce qui fait votre richesse : vos facultés, vos dons naturels, une amitié personnelle, une affection ? Avez-vous été muet de tristesse ? Le Seigneur ne vous pressera pas, ne plaidera pas sa cause, mais à chaque occasion, il vous répétera simplement dans votre coeur : « Si tu veux vraiment venir, tu connais les conditions. »

« Vends tout ce que tu as. . . »

Dépouillez-vous moralement devant Dieu de tous vos biens, et cela fait, tel que vous êtes donnez-vous à Dieu. Il faut pour cela livrer combat à soi-même, pour soumettre notre volonté à celle de Dieu. Êtes-vous plus attaché à votre propre idée des exigences de Jésus, qu’à lui-même ? Une telle disposition intérieure obligera Jésus à vous adresser une parole dure, qui produira en vous une grande tristesse. Ce que Jésus dit est pénible et ne peut être facilement accepté sauf par ceux qui ont reçu sa nature. N’atténuez jamais la sévérité d’une parole de Jésus.

Je peux mettre ma richesse en bien des sentiments divers. Dans l’orgueil d’être pauvre, de n’être rien, ou bien d’être quelqu’un, je pourrai essayer de me glorifier. Chacune de ces fausses richesses m’empêchera d’être le disciple de Jésus. Il faut que je me dépouille de tout, même de l’orgueil du dépouillement. Le découragement n’est qu’un égoïsme déçu. La fierté de me dévouer pour Jésus peut être une forme d’égoïsme.







mardi 16 août 2016

Dur de suivre Jésus ?


Il te manque encore une chose ; vends tout ce que tu as…, puis viens et suis-moi. (St Luc18,v.22).

« Lorsque le jeune homme riche entendit ces paroles… »..

Avez-vous jamais entendu le Maître prononcer une parole dure ? Si vous répondez non, je me demande si vous l’avez jamais entendu dire quoi que ce soit. Jésus-Christ nous dit beaucoup de choses que nous entendons, sans les écouter vraiment. Quand nous y prêtons attention, ses paroles sont étonnamment dures.

Jésus ne semble pas avoir, le moins du monde, pressé cet homme de faire ce qu’il lui avait dit. Il n’a pas essayé de le garder près de lui. Il lui a simplement dit : « Vends tout ce que tu as, puis viens, et suis-moi. » Notre Seigneur ne supplie ni ne cajole, jamais il n’essaie de séduire. Il dit simplement les paroles les plus sévères que des oreilles humaines aient jamais entendues, puis s’en tient là.

Ai-je jamais entendu Jésus dire une parole dure ? M’a-t-il parlé, à moi personnellement, et l’ai-je écouté avec toute mon attention ? Non pas une parole que je puisse exposer à d’autres, mais quelque chose qui était bien pour moi.

Cet homme comprit ce que Jésus disait, il l’entendit et en mesura la portée, et cela lui brisa le cœur. Il partit, non pas révolté, mais tout triste, entièrement découragé. Il était venu à Jésus plein d’ardeur, et la parole de Jésus le glaça. Sa piété enthousiaste céda au découragement. Et Jésus n’insista pas, il le laissa partir. Le Seigneur sait parfaitement que, une fois que sa parole a été entendue, elle portera du fruit, tôt ou tard. Il est dommage que plusieurs d’entre nous empêchent le fruit de mûrir. Mais, si nous revenons à l’obéissance, Jésus ne nous fera aucun reproche.




lundi 15 août 2016

Connaître Jésus...


Il appelle par leur nom les brebis. . . (Jean 10, v. 3).

Jésus me connaît-il, même quand je me suis lamentablement mépris sur son compte ? (Jean 20, v. 17)

Il est possible de connaître à fond toute la doctrine chrétienne, et cependant de ne pas connaître Jésus. Notre âme est en danger lorsque la doctrine prend le pas sur notre intime contact avec Jésus. Pourquoi Marie de Magdala pleurait-elle ? Elle ne savait rien de la doctrine. N’importe quel Pharisien aurait pu aisément se moquer d’elle sur ce point, mais il n’aurait pu ébranler cette certitude : Jésus avait chassé d’elle sept démons. Cependant ce bienfait n’était rien auprès de sa personne-même. Marie vit Jésus debout, près d’elle, mais elle ne savait pas que c’était Lui… Dès qu’elle entendit sa voix, elle sut qu’elle avait déjà rencontré celui qui parlait, et elle cria : « Maître ! ».

Jésus me connaît-il, même quand je me suis entêté à douter ? (Jean 20, v. 27). Ai-je eu des doutes sur un point particulier de l’action de Jésus ? Une expérience dont d’autres auraient rendu témoignage, mais que je n’ai pas faite moi-même ? Les autres disciples dirent à Thomas qu’ils avaient vu Jésus, mais il persista dans le doute : « Si je ne vois… je ne croirai pas » (Jean 20, v. 25). Thomas eut besoin de voir Jésus de ses yeux, de le toucher. Jésus accorde parfois ce contact précieux, mais nous ne pouvons le savoir d’avance. Lorsque cette expérience se produit, nous nous écrions : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».

Jésus me connaît-il, même quand je l’ai égoïstement renié ? (Jean 21, v. 15 à 17). Pierre avait renié Jésus avec des serments et des imprécations ; et, cependant, après la résurrection, Jésus apparut à Pierre, seul. Il lui pardonna, d’abord en particulier, puis devant les autres. « Seigneur, tu sais que je t’aime ! ».

Est-ce que je connais personnellement Jésus-Christ ? Ce qui caractérise le vrai disciple est une connaissance du Christ que rien ne peut ébranler.




dimanche 14 août 2016

L'Assomption de Marie.






En ce jour de l’Assomption, de nombreux chrétiens sont rassemblés dans les divers sanctuaires dédiés à Marie. Chaque année, les pèlerins à Lourdes sont plus nombreux que d’habitude. Ces sentiers où l’on conduisait les troupeaux sont devenus des lieux où cheminent des chercheurs de Dieu. De même à Fatima, Notre Dame du Laus, Pontmain et jusque dans nos petites chapelles de campagne, on organise des pèlerinages en l’honneur de Marie. Où que nous soyons, nous sommes invités à nous unir dans une même louange.

Pour ceux qui n’ont pas l’habitude, la première lecture est un peu déconcertante. Mais les théologiens sont habitués à voir dans cette « Femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles » une figure de Marie.  Mais la vision de la femme gémissant dans les douleurs de l’enfantement et confrontée avec le dragon prêt à dévorer son enfant dès sa naissance cadre moins bien avec l’image que nous nous faisons de Marie. Le voyant de Pathmos qui a écrit ce récit voit deux grands signes dans le ciel : la femme et le dragon. Ces signes ont une signification. Cette femme représente l’Eglise. Le dragon signifie le pouvoir oppresseur et persécuteur.

En effet, au moment où ce texte de l’Apocalypse a été écrit, plusieurs chrétiens sont mis à mort parce qu’ils osent confesser publiquement leur foi et refusent de renier le Christ lorsqu’on veut les y forcer. L’auteur affirme que la victoire finale sera celle de l’Agneau, c’est à dire celle du Christ. C’est donc un message d’espérance pour tous les chrétiens persécutés. Cette vision de l’Apocalypse englobe toute l’histoire de l’humanité et l’humble fille de Nazareth se situe au beau milieu de cette histoire.

Dans la deuxième lecture, saint Paul ne parle pas directement de Marie. En quelques lignes, il célèbre la résurrection de Jésus. Elle est le premier acte d’une longue lignée d’êtres humains. Tous sont appelés à la plénitude de la vie en Dieu au-delà de la mort. Toutes les puissances du mal seront détruites. Ce sera un très beau cortège et, bien sûr, Marie y occupera une place de choix. Elle sera la première à bénéficier en son corps et en son âme des fruits de la résurrection de Jésus, premier-né d’entre les morts.

L’évangile de ce jour nous rapporte le récit de la Visitation et la prière du Magnificat. Marie se rend chez sa cousine Elisabeth devenue enceinte du futur Jean Baptiste. Elle y va bien sûr comme aide ménagère, mais aussi pour communier avec elle au merveilleux bonheur de la vie. Elle rend grâce car dans le monde de Dieu, les premiers sont les derniers. Les exclus, les petits, les humbles ont la première place dans son cœur. Marie se reconnaît proche d’eux. Elle le montre dans sa prière mais aussi dans son engagement. C’est cet amour qui l’a poussée à faire ce long déplacement pour se rendre chez sa cousine Elisabeth.

La Vierge n’a pas changé. Si nous l’appelons, elle accourt vers nous. Et Jésus est toujours en elle ou à ses côtés. Oui, bien sûr, nous ne sommes pas Elisabeth et Marie n’est pas notre cousine. Mais elle est encore plus puisqu’elle est notre mère. C’est Jésus qui l’a voulu ainsi lorsqu’il était sur la croix. S’adressant à Jean, il dit : « Voici ta mère ». Et à Marie : « Voici ton fils. » A partir cette heure-là, le disciple la prit chez lui. A travers lui, c’est toute l’humanité que Jésus confiait à sa mère. Alors n’hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d’honneur. Nous pourrons toujours compter sur elle. En ce jour, nous rendons grâce à Dieu pour ce merveilleux cadeau qu’il nous fait en nous donnant Marie pour Mère.

Aujourd’hui, nous célébrons Marie qui a été la première des croyants à accueillir la Parole de Dieu. Elle nous a ouvert un chemin qui est emprunté par tous ceux et celles qui ont décidé de lier leur vie  à celle de Jésus. Cette fête nous annonce que nous sommes tous appelés à devenir des saints. Si nous voulons aller au ciel, il nous faut devenir des saints car au ciel, il n’y a que des saints.

C’est vrai qu’en regardant nos pauvres vies, nous reconnaissons que nous sommes loin du compte. Comprenons bien : Dieu nous appelle à être saints comme lui-même est saint. Alors là, il y a de quoi donner le vertige. Mais nous devons nous rassurer : ce n’est pas par nos seules forces ni par notre vertu que nous y parviendrons. C’est absolument impossible. Nous ne pouvons compter que sur la miséricorde du Seigneur et sur son pardon. Pour parvenir à la sainteté, il n’y a pas d’autre chemin que d’accueillir son amour et nous laisser transformer par lui. Rappelons nous ce que dit saint Paul : « Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé. »

En ce jour, nous nous tournons vers toi Seigneur : que cette fête de l’Assomption fasse grandir en nous le désir d’imiter la Vierge Marie. Fais grandir notre confiance en sa prière maternelle pour partager un jour sa gloire. Amen.




samedi 13 août 2016

Le châtiment du Seigneur.


Ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. (Hébreux 12, v. 5).

Rien n’est plus facile que d’éteindre l’Esprit. Nous le faisons en méprisant le châtiment du Seigneur, en perdant courage quand il nous reprend. Si nous n’avons qu’une expérience superficielle de la sanctification, nous prenons l’apparence pour la réalité. Quand l’Esprit de Dieu commence à nous avertir, nous disons : « Cela doit venir du diable ! »

N’éteignez pas l’Esprit, et ne le méprisez pas quand il vous dit : « Ne continue pas à être aveugle sur ce point ; tu n’es pas aussi avancé que tu le crois. Jusqu’ici, il ne m’a pas été possible de te le révéler, mais je le fais maintenant. » Quand le Seigneur vous corrige ainsi, soumettez-vous à lui docilement. Laissez-le rétablir entre vous et lui des relations normales.

Ne perds pas courage quand il te reprend. Nous nous mettons à bouder Dieu, et nous disons : « Ce n’est pas ma faute. J’ai prié, et les choses ont mal tourné ; je vais tout abandonner. » Réfléchissez à ce qui arriverait si nous parlions ainsi, dans n’importe quel autre domaine de la vie !

Suis-je prêt à laisser Dieu me saisir par sa puissance, et faire en moi une œuvre digne de Lui ? La sanctification n’est pas ce que je veux que Dieu fasse pour moi, mais bien ce que Dieu veut faire pour moi selon sa propre pensée. Il faut qu’il amène mon âme et mon esprit à une soumission telle que, coûte que coûte, je le laisserai libre de me sanctifier totalement.



mardi 9 août 2016

La souffrance.



Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. (1 Pierre 4, v. 19).

Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même. Comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s’immiscer dans la vie d’un autre chrétien, pour interrompre la discipline de la souffrance.

Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s’apitoient sur nous. Ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant ils affaiblissent notre énergie.

Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s’il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : « Dieu me traite durement. » C’est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16, v. 23). Ne calomnions pas Dieu. Il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu’on s’apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son cœur. Il ne cherchait de sympathie qu’auprès de son Père et des anges du ciel (Luc 15, v.10).

Remarquez que Dieu semble parfois « gaspiller » ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous disons : « Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile ! »

Mais Dieu place ses serviteurs là où ils pourront le glorifier; et nous n’avons pas à en juger nous-mêmes : il sait ce qu’il fait.


samedi 6 août 2016

Dans la maison du Père.


Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? (St Luc 2, v. 49).

L’enfance du Seigneur ne fut pas un « âge mûr » prématuré ; elle est un état éternel. Suis-je un enfant de Dieu, innocent et saint, comme mon Seigneur et Sauveur ? Est-ce que je me considère comme vivant dans la maison du Père ? Est-ce que le Fils de Dieu vit en moi, comme dans la maison de son Père ?

Dieu est la réalité permanente, et chaque moment de la vie m’apporte ses ordres. Suis-je toujours en contact avec la réalité divine, ou bien est-ce que je prie seulement quand les choses vont mal ? J’ai à m’identifier au Seigneur dans une sainte communion, une communion dont plusieurs n’ont aucune idée : « Je dois m’occuper des affaires de mon Père » – vivre, maintenant, dans sa maison.

Appliquez cet enseignement à vos circonstances personnelles. Votre vie est-elle un reflet de la vie du Seigneur, au point que vous soyez simplement un enfant de Dieu, parlant librement et continuellement à son Père, et convaincu que tout ce qui vous arrive vient de lui ? Le Fils éternel habite-t-il en vous comme dans la maison du Père ? Sa grâce rayonne-t-elle à travers vous, sur votre famille, sur votre travail, sur votre entourage ? Avez-vous été surpris par les circonstances que vous traversez ? Ne vous en inquiétez pas, cela fait partie de l’œuvre que le Fils de Dieu veut faire en vous, pour votre sanctification. Laissez-le faire, restez seulement en communion parfaite avec Lui.


La vie de votre Seigneur doit devenir votre vie. Il faut qu’il vive et agisse en vous comme il agissait et vivait au milieu des hommes.

vendredi 5 août 2016

La réponse à la prière.


En ce jour-là, vous demanderez en mon nom. (St Jean 16, v. 26).

Nous avons beaucoup trop l’habitude de considérer la croix comme une épreuve dont nous devons triompher, mais nous ne pouvons en triompher que si nous l’acceptons. La croix ne signifie pour nous qu’une seule chose : l’identification totale et absolue avec le Seigneur Jésus-Christ. Cette union se réalise avant tout dans la prière.

Votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Alors, pourquoi demander ?

C’est que la prière ne doit pas avoir pour but d’obtenir de Dieu des exaucements. La prière est la parfaite et complète communion avec lui. Si nous prions pour être exaucés, nous risquons de nous irriter contre Dieu. Il nous répond toujours, mais pas toujours comme nous l’attendons, et nos moments d’irritation spirituelle prouvent que nous refusons d’être unis à Lui dans la prière. Nous ne sommes pas appelés à démontrer que Dieu exauce la prière, mais à être de vivants témoins de la grâce de Dieu .

« Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime ». Êtes-vous parvenu à un tel degré d’intimité avec Dieu que votre vie de prière ne fait qu’un avec celle de Jésus ? En « ce jour-là », sa vie sera devenue votre vie.

Quand il vous semble que Dieu ne répond pas à votre prière, n’essayez pas d’en accuser quelqu’un d’autre que vous. C’est là un piège de Satan. Vous découvrirez qu’il y a une raison, et ce sera une profonde leçon pour vous, et non pour qui que ce soit d’autre.




jeudi 4 août 2016

L'appel pas toujours compris...


Jésus prit les Douze auprès de lui et leur dit : « Tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. . . ». Mais ils ne comprirent rien à cela. . . ( St Luc 18, v. 31-34).

Dieu appela Jésus-Christ pour le faire aboutir, semble-t-il, à la faillite totale. Jésus appelle ses disciples pour le voir mis à mort- et cela leur brisera le cœur. La vie de Jésus. Christ fut, au point de vue humain, un désastre, mais un immense triomphe aux yeux de Dieu. Ses desseins ne sont pas nos desseins.

L’appel déconcertant de Dieu se fait aussi entendre dans nos vies. Cet appel ne peut être formulé explicitement ; il va de soi. Il est comme l’appel de la mer, que personne n’entend, sauf celui qui est né marin. On ne peut pas définir clairement l’appel de Dieu, car il nous appelle à être ses compagnons, pour un but connu de lui seul. Le signe que nous sommes appelés, c’est justement croire que Dieu sait ce qu’il fait. Ce qui nous arrive n’est jamais le fruit du hasard, mais correspond entièrement au plan de Dieu. Dieu travaille à réaliser ses desseins.

Si nous sommes vraiment en communion avec Lui et savons reconnaître qu’il nous introduit dans ses plans, nous ne cherchons plus à les deviner. A mesure que nous avançons dans la vie chrétienne, elle devient plus simple, parce que nous cessons de nous demander : « Pourquoi Dieu permet-il ceci ou cela ? « .

Toute la scène est dominée par la souveraineté de Dieu. Nos destinées sont dans sa main. Un chrétien est un homme qui se fie à l’intelligence et à la sagesse de Dieu, et non à la sienne. Si nous avons un plan personnel, il ruine la simplicité et la sérénité qui doivent caractériser l’enfant de Dieu.





La vie de Sainte Faustine.







La vie de Saint Vincent de Paul.




mercredi 3 août 2016

Choisi par Dieu.


« Jésus prit les douze auprès de lui. » ( St Luc 18, v.31).

Comment Dieu ose-t-il se fier à nous ?

« Il a manqué de sagesse en me choisissant, dites-vous, je n’ai aucune valeur ». C’est justement pour cela qu’il vous a choisi. Tant que vous croyez valoir quelque chose, Dieu ne peut pas vous employer, parce que vous avez des ambitions personnelles à poursuivre. Mais, si vous lui avez permis de vous débarrasser de toute votre suffisance, alors il peut vous prendre avec lui pour « aller à Jérusalem », et cela pour accomplir un dessein sur lequel il n’a pas à vous consulter.

Nous nous imaginons qu’un homme qui a des qualités naturelles fera, à cause de cela, un bon chrétien. Or, ce qui est important, ce ne sont pas nos dons, mais notre dénuement.
L'important n'est pas ce que nous apportons, mais ce que Dieu met en nous. Nos vertus naturelles, notre force de caractère, notre savoir et notre expérience, tout cela ne compte pour rien.

La seule chose qui compte, c’est que nous soyons saisis par la souveraine contrainte de Dieu, et faits par lui ses compagnons (voyez 1 Corinthiens 1, 26-30). Dieu prend pour compagnons des gens qui reconnaissent leur pauvreté. Il ne peut rien faire de celui qui se croit bon à quelque chose. Nous, chrétiens, ne sommes pas là pour nous occuper de nos propres affaires, mais de celles de Dieu.

Nous ne savons pas où Dieu veut en venir, mais rien ne doit porter préjudice à notre relation avec Lui. Si quelque chose vient à l’altérer, il faut prendre le temps de tout remettre en ordre. L’essentiel dans notre vie spirituelle n’est pas le travail que nous faisons, mais notre relation avec Dieu et l’atmosphère qui en résulte. C’est la seule chose sur laquelle Dieu nous demande de veiller, et c’est bien celle qui est la plus négligée.




mardi 2 août 2016

Dans les difficultés.


Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. (St Jean16, v.33).

On pense souvent que la vie chrétienne nous apporte la délivrance de toute épreuve. Ce qu’elle apporte, c’est la délivrance dans l’épreuve, ce qui est tout différent. « Heureux celui que le Très-Haut admet en sa présence… pour qu’il habite dans ses parvis… là, aucun malheur ne l’atteindra ».

Aucun fléau ne peut vous atteindre dans l’intimité de Dieu.

L’enfant de Dieu n’échappe pas aux épreuves, mais Jésus vous dit de ne pas en être surpris : « Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde – ne vous laissez effrayer par rien.» Certains qui, avant leur conversion, n’auraient pas songé à parler de leurs épreuves, deviennent souvent, une fois nés de nouveau, des « faiseurs d’embarras », car ils se font une fausse idée de la vie d’un racheté.

Dieu ne nous donne pas une vie triomphante, il nous donne la vie à mesure que nous triomphons. L’effort même nous communique une force. S’il n’y a pas d’effort, la force ne nous est pas donnée. Est-ce que vous demandez à Dieu de vous donner la vie, la liberté et la joie ? Il ne vous les donnera pas, tant que vous n’accepterez pas l’épreuve.

Dès que vous ferez face à l’épreuve, vous recevrez la force. Surmontez votre crainte. Allez de l’avant, et Dieu vous nourrira des fruits de l’arbre de vie. Quand on dépense ses forces physiques, on s’épuise. Mais, quand on dépense ses forces spirituelles, on devient encore plus fort. Dieu ne nous donne jamais des forces pour demain, ou pour tout à l’heure, mais il nous les donne pour l’effort du moment présent.

Nous sommes tentés d’affronter les difficultés en nous appuyant sur notre bon sens commun. Mais l’enfant de Dieu peut se rire des difficultés qui l’écrasent, car il sait que Dieu peut accomplir l’incroyable.