Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

vendredi 30 septembre 2016

Descendre de la montagne...


Jésus les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne. (St Marc 9, v. 2).

Nous avons tous vécu des moments exaltants “sur la montagne” où nous pouvions voir toutes choses du point de vue de Dieu.

Nous aurions voulu qu’ils durent toujours. Mais Dieu ne le permet pas.

La preuve de la valeur de notre vie spirituelle, c’est notre aptitude à descendre de la montagne de la Transfiguration. Si nous savons seulement monter, c’est que nous ne sommes pas ce que nous devrions être. Il est merveilleux d’être au sommet de la montagne avec Dieu, mais ce séjour n’est utile que s’il nous rend capables de descendre ensuite au milieu des hommes pour les délivrer du pouvoir du diable. Nous ne sommes pas faits pour vivre continuellement sur les sommets, environnés de la beauté surnaturelle des rayons de l’aurore. Nous pouvons y séjourner seulement de courts moments, qui renouvellent notre inspiration. Nous sommes faits pour vivre dans la plaine, aux prises avec le terre à terre de l’existence, c’est là que nous devons faire nos preuves. L’égoïsme spirituel nous fait désirer d’être souvent sur la montagne. Il semble que, si nous pouvions y demeurer, nous saurions parler et vivre comme des anges. Les moments d’exaltation exceptionnels ont cependant leur place dans notre vie avec Dieu. Mais, veillons à ce que notre égoïsme spirituel ne nous pousse pas à les rechercher exclusivement.

Nous nous imaginons volontiers que tout ce qui nous arrive doit être exploité en vue d’un enseignement utile. Non, avant tout, cela doit servir à produire un caractère fort. Le séjour “sur la montagne” n’a pas pour but de nous instruire, mais de nous façonner. Il est dangereux de se demander : « A quoi cela sert-il ? »

Dans le domaine spirituel, on ne peut faire de calculs de rentabilité. Dieu a un but lorsqu’il nous accorde, en de rares occasions, des moments passés « au sommet de la montagne ».


jeudi 29 septembre 2016

Sous les ordres de Dieu.


Maintenant je suis heureux des souffrances que j’endure pour vous; je complète en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ, pour son corps, qui est l’Église. (St Paul aux Colossiens 1 :24).

Nous croyons sentir des appels dans notre vie de consécration, mais quand Dieu nous saisit véritablement, il envoie promener tous ces faux appels. Il nous empoigne en nous faisant atrocement souffrir, et nous met tout à coup en présence d’une tâche dont nous n’avions aucune idée. Dans un éclair éblouissant, nous voyons ce qu’Il veut de nous, et nous disons, comme Isaïe : « Me voici, envoie-moi ! ».

Un tel appel n’est pas fondé le moins du monde sur notre sanctification personnelle. Dieu met Sa main sur nous, et fait de nous le pain rompu, le vin répandu. Pour écraser la grappe, il faut bien peser dessus. Nous protestons vivement contre les personnes ou les événements que Dieu charge de nous écraser. Si Dieu voulait seulement m’écraser Lui-même, de Sa propre main ! Mais nous devons accepter les conditions où il plaît à Dieu de nous mettre au pressoir. Car la grappe ne donnera du vin qu’une fois écrasée.

Qui sait quelle est la main que Dieu avait chargée de vous saisir pour vous écraser ? Vous ne vous êtes pas laissé faire, vous avez glissé entre les doigts, comme une bille. Le raisin n’est pas mûr. Si Dieu vous avait écrasé, le vin aurait été âpre, terriblement. Pour servir d’instrument à la grâce de Dieu, il faut que Dieu vous ait transformé. Laissez Dieu agir, et il fera de vous le pain rompu et le vin répandu dont vos frères. Les autres enfants de Dieu, pourront se nourrir.



mercredi 28 septembre 2016

Répondre à l'appel de Dieu.

J’annonce l’Évangile, mais ce n’est pas pour moi un honneur, c’est une nécessité qui m’est imposée : malheur à moi, si je n’annonce pas l’Évangile ! (1 Corinthiens 9 :16).

Nous oublions souvent le caractère mystérieux et surnaturel de l’appel de Dieu. Lorsqu’un chrétien est en mesure de vous raconter en détail et avec précision comment il fut appelé, on peut à bon droit se demander s’il a jamais reçu vraiment un appel. Sans doute, l’appel peut se présenter de façons très diverses : ce peut être un coup de foudre, ce peut être une faible aurore qui monte peu à peu. Mais, c’est toujours quelque chose d’ineffable, qui surgit on ne sait d’où ; c’est toujours comme une illumination surnaturelle. A tout moment, peut surgir en nous le sentiment de cet appel qui s’empare de nous : « Je t’ai choisi. »

L’appel de Dieu est tout autre chose que la conversion et la sanctification, Ce n’est pas parce que vous êtes sanctifié que vous êtes appelé à prêcher l’Évangile. L’appel de Dieu c’est, comme l’indique Paul, une nécessité qui vous est imposée.

Si vous avez jusqu’à présent négligé l’appel de Dieu, regardez bien. N’est-ce pas parce que vous avez laissé Dieu au second plan, tandis qu’au premier plan vous avez placé votre ministère, ou l’utilisation de vos dons naturels ?

Paul dit : « Malheur à moi, si je n’annonce pas l’Évangile ! » Il avait entendu l’appel de Dieu, et rien ne pouvait l’en détourner.

Si un homme ou une femme reçoit l’appel de Dieu, les circonstances ont beau être défavorables, tout finira par concourir au but que Dieu lui propose. Si vous obéissez à ce que Dieu vous demande, tout votre être, toute votre pensée, dans ses profondeurs les plus cachées, Dieu mettra tout cela en harmonie avec Son appel.



mardi 27 septembre 2016

Pour vraiment suivre Jésus...

Il te manque une chose : va ! Vends ce que tu as pour le donner aux pauvres… reviens ensuite et suis-moi. (St Marc 10 :25).

Le jeune homme riche avait faim et soif de perfection. En voyant devant lui Jésus-Christ, il voulait lui ressembler. Notre Seigneur, quand il appelle à lui un disciple, ne lui propose pas en première ligne la sainteté à réaliser en lui-même. Il lui demande de renoncer à tout droit sur lui-même et de s’unir à son Maître sans aucune réserve, d’une manière tout à fait exclusive. Quand Jésus dit : « Celui qui vient à moi et ne hait pas son père et sa mère.., et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple », cela n’a rien à voir avec notre salut ou notre sanctification. Cela se rapporte simplement et uniquement à notre union inconditionnelle avec Jésus. Bien peu d’entre nous savent s’abandonner entièrement à Jésus.

« Jésus fixa son regard sur lui et l’aima. »

Le regard de Jésus détache notre cœur de tout autre attachement. Jésus vous a-t-il jamais regardé ? Le regard de Jésus transperce et transforme. Sur tous les points où vous êtes « sensible à Dieu », c’est que Jésus vous a regardé. Sur tous les points où vous êtes rancunier, égoïste, persuadé que c’est toujours vous qui avez raison, c’est que Jésus ne vous a pas regardé.

« Il te manque une chose… » La chose essentielle, l’unique chose nécessaire, aux yeux de Jésus, c’est l’union avec lui.

« Vends tout ce que tu as… !». Il me faut renoncer à tout ce que j’ai, me dépouiller de tout, non pas certes pour faire mon salut (car c’est la foi absolue en Jésus-Christ qui peut seule me sauver), mais pour être à même de suivre Jésus.
« Viens alors, et suis-moi. » Jésus marchait vers la croix.




lundi 26 septembre 2016

Entendre et comprendre l'appel de Dieu.

Comme ils étaient en chemin, quelqu’un dit à Jésus : « Je te suivrai où que tu ailles. » (St Luc 9 :57).

La réponse de Jésus à cet homme est bien faite pour le décourager. Il nous semble qu’à la place de Jésus nous nous serions gardés de lui parler ainsi, de refroidir son enthousiasme avec cette bise glacée. Mais, Jésus savait bien ce qu’il faisait.

N’essayons jamais d’atténuer ou d’excuser ses paroles. Ce qu’il dit est perçant et tranchant, comme un scalpel qui débride une plaie, sans ménagement. Jésus-Christ n’a pas la moindre indulgence pour tout ce qui peut corrompre et tuer une âme qui voudrait être au service de Dieu. Ce n’est pas au hasard que notre Seigneur parle avec tant de sévérité, c’est parce qu’il connaît à fond la nature humaine. Quand l’Esprit de Dieu met dans votre pensée une parole de Jésus qui vous fait souffrir, c’est qu’il y a en vous un mal qu’il veut extirper et faire mourir.

«Jésus lui répondit : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont leurs nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. » II faut donc renoncer à suivre Jésus en pensant y trouver le moindre confort, la moindre satisfaction pour soi-même. Il faut renoncer à tout, et rester tout seul en présence de Jésus tout seul. Sans s’inquiéter de ce que font les autres, il faut marcher avec Celui qui n’a pas où reposer sa tête.

« Jésus dit à un autre : « Suis-moi. » Celui-ci lui dit : « Permets-moi d’aller auparavant ensevelir mon père. » Cet homme voulait concilier ses devoirs envers sa famille et ses devoirs envers Jésus. Nous devons, comme chrétiens, mettre toujours Jésus en première ligne, coûte que coûte.

« Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur, mais… ». Il est plein d’ardeur, mais… il ne se décidera jamais. Quand l’appel de Dieu se fait entendre à vous, n’hésitez pas, obéissez tout de suite.


dimanche 25 septembre 2016

Avant l'offrande.

Supposons… que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi… (St Matthieu 5, 23).

Jésus ne dit pas : « Si tu te tourmentes par quelque scrupule maladif », mais bien, « S’il te souvient » ; c’est-à-dire, si l’Esprit de Dieu te met à la pensée, que ton frère t’en veut. Alors, « va premièrement te réconcilier avec ton frère, puis reviens présenter ton offrande ». Ne vous rebiffez jamais quand le Saint-Esprit fait ainsi votre éducation, scrupuleusement, sans rien laisser passer.

« Va premièrement te réconcilier avec ton frère. »

Jésus~ nous indique clairement ce qu’il faut faire. II faut revenir sur nos pas, obéir exactement à l’indication que nous avons reçue. Aborder celui qui nous en veut avec une bienveillance et une générosité qui rendra la réconciliation aussi naturelle, est aussi facile que de sourire à un enfant. Jésus ne dit rien au sujet de la personne qui a quelque chose contre nous. Il nous dit simplement : « Allez à elle. » Il ne s’agit en aucune façon de nos droits. Le vrai disciple est toujours prêt à renoncer à tous ses droits pour obéir à son Maître.

« Alors… reviens présenter ton offrande. » La succession est clairement marquée. D’abord, l’enthousiasme héroïque qui veut se donner. Puis, le Saint-Esprit qui nous oblige à faire une pause, pour nous révéler ce qui ne va pas et nous nous arrêtons. Ensuite, vient l’obéissance à Dieu, et l’attitude généreuse et irréprochable qu’Il nous inspire à l’égard de celui que nous avions offensé. Enfin, le retour à l’autel, pour présenter notre offrande à Dieu, l’esprit libéré, simplement, joyeusement.



vendredi 23 septembre 2016

Se préparer.

Supposons que tu viennes déposer ton offrande à l’autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel. Va premièrement te réconcilier avec ton frère et alors seulement reviens présenter ton offrande. (St Matthieu 5, 23.-24).

Nous aimons à nous représenter par l’imagination que nous sommes tout prêts, tout équipés pour le travail de Dieu. En réalité, la préparation est elle-même un travail assidu et prolongé, mais indispensable. Il faut se préparer, et se préparer encore.

Un jeune chrétien est ardent à venir présenter à Dieu l’offrande de son héroïsme, de son sacrifice. Cet enthousiasme naturel est ce qui attire le plus les jeunes à Jésus-Christ. Jésus veut mesurer la valeur de cet enthousiasme. « Laisse là ton offrande. Va premièrement te réconcilier avec ton frère. » Pour nous préparer comme il faut, il est nécessaire que nous laissions l’Esprit de Dieu scruter nos sentiments les plus secrets. L’héroïsme ne suffit pas. Il faut purifier nos cœurs de tout ce que nous cachions à Dieu. Il ne suffit pas de reconnaître vos péchés, il faut les confesser et les réparer. Êtes-vous prêt à obéir à votre Maître, .quelle que soit l’humiliation de votre amour-propre ?

Dès que vous apercevez en vous le moindre péché, n’hésitez pas à le mettre au jour. Puisque l’Esprit de Dieu vous l’a signalé, il vaut la peine d’y porter remède. Vous vous attendiez à quelque grand sacrifice.

Dieu vous indique une toute petite chose que vous devez abandonner. Mais, cela suppose quand même que vous devez jeter par terre la citadelle de votre égoïsme, de votre prétendu droit sur vous-même. Il le faut. Dieu l’exige.



mardi 20 septembre 2016

Pour son service.

Maintenant l’Éternel parle – lui qui m’a formé des ma naissance pour être son serviteur. (Esaïe 49 :5).

Dès que nous avons compris que Dieu nous appelait à son service, en Jésus-Christ, nous voyons disparaître en nous tous les préjugés et toutes les tendances particularistes. Car, c’est la race humaine tout entière que Dieu a créée pour Sa gloire et à laquelle Il veut se donner.

Le péché a aiguillé l’humanité sur une autre voie, mais cela n’a rien changé du tout au dessein éternel de. Dieu. Dieu a créé toute l’humanité pour qu’elle le glorifie, et chacun de nous, dès qu’il est né de nouveau, en a la vision très claire. Dieu m’a élu, Dieu m’a formé pour son service. Rien n’est plus beau que cette pensée. Le prodigieux dessein de Dieu, en créant le monde, me remplit de joie et d’espérance. Dieu m’apprend à contempler dans les limites étroites de mon cœur l’amour de toute l’humanité.

« Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique… » (St Jean 3, 16.) C’est l’amour de Dieu lui-même, c’est la nature de Dieu lui-même qui se forme ainsi dans notre propre cœur.

Nous devons avoir toujours présent à la pensée, le dessein magnifique du Dieu créateur, et ne pas y mêler nos propres vues. Si cela nous arrivait, Dieu serait forcé de chasser de notre âme ces préoccupations égoïstes, fût-ce au prix de la plus vive souffrance. Le missionnaire sait qu’il a été créé pour être au service de Dieu, et pour Le glorifier. La Rédemption accomplie par Jésus-Christ nous rend parfaitement aptes à ce service.

Aussi, comprenons-nous pourquoi les exigences de Jésus sont si absolues. Il demande à ses disciples la perfection de Dieu, parce qu’il a mis en eux la nature de Dieu.


dimanche 18 septembre 2016

Suis-moi !

Vous m’avez été fidèles, vous avez persévéré avec moi dans mes tentations. (St Luc 22 :28).

Jésus-Christ se tient auprès de nous dans nos tentations. Savons-nous nous tenir auprès de lui dans ses tentations ?

Beaucoup d’entre nous abandonnent Jésus quand ils voient où il les entraîne. Chaque fois que vous êtes dans un moment critique, prenez-vous le parti de Jésus ou le parti du prince de ce monde ? Nous portons les couleurs de notre Maître, mais lui sommes-nous fidèles ? « Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent et n’allèrent plus avec lui. » Les tentations de Jésus ont continué durant toute sa vie terrestre, et elles continueront en nous tant que le Fils de Dieu habitera en nous. Est-ce que, actuellement, nous persévérons avec Jésus ?

Nous nous imaginons que nous devons nous mettre à l’abri de bien des épreuves que Dieu nous envoie. Grave erreur ! C’est Dieu qui prépare pour nous les circonstances où nous nous trouvons, et nous avons à les affronter telles qu’elles sont, en persévérant avec Jésus dans ses tentations. Ce sont bien ses tentations, car elles ne s’adressent pas en nous à l’homme naturel, mais à l’homme nouveau, qui ne fait qu’un avec Jésus lui-même. Vous êtes responsable de l’honneur de Jésus-Christ, puisque c’est Sa vie en nous qui est en danger. Lui êtes-vous fidèle ? Persévérez-vous avec lui ?

Êtes-vous prêt à marcher jusqu’au bout avec Jésus, jusqu’au bout, à travers le jardin de Gethsémani, sur le chemin de Golgotha ?

Sur ce chemin les ténèbres descendent. A la fin vous ne voyez plus rien. Vous entendez seulement Sa voix : « Suis-moi. »



samedi 17 septembre 2016

Mariage de Précilia et Nicolas.



Durant la signature des registres


C'est dans le cadre prestigieux du Château de Barbegal (près d'Arles), le Jeudi 15 Septembre 2016, que Précilia et Nicolas se sont unis devant Dieu.

Une fois n'est pas coutume, nous avons célébré une Sainte Messe durant l'union des deux époux. Des textes soigneusement choisis, une belle prière écrite par les époux eux-mêmes et l'Eucharistie ont donné à la cérémonie une dimension particulière.

Dans une atmosphère conviviale et d'une profonde spiritualité, Précilia et Nicolas se sont dit "oui" devant Mgr Serge qui présidait l'Office. 

L'émotion fut à son comble lorsque, dans la petite Chapelle consacrée à l'époque de Pie IX, Précilia offrit un bouquet à la Sainte Vierge. A cette occasion, un vibrant hommage fut rendu aux victimes de l'attentat de Nice (dont sont originaires les mariés). Les jeunes mariés avaient tenus à remettre à Marie toutes les souffrances engendrés par ce drame.

Nous leur souhaitons de longues années de bonheur bénies par le Seigneur.

Nous tenons à remercier Daniel Grange, propriétaire des lieux pour son chaleureux accueil.



jeudi 15 septembre 2016

Comment prier ?


Mais toi, quand tu pries, entre seul dans ta chambre, comme fit Élisée, ferme bien ta porte et alors prie ton Père qui est là, avec toi, dans ta solitude cachée. (St Matthieu 6:6).

Le point capital dans la vie religieuse peut s’exprimer ainsi : regardez à Dieu, ne regardez pas les hommes. Ne priez pas afin qu’on sache que vous êtes un homme de prière. Trouvez moyen d’être tout seul, là où personne ne saura que vous priez, fermez votre porte, et là parlez avec Dieu seul à seul. Ne priez pas pour un autre motif que pour être en contact avec votre Père céleste. Vous ne pouvez pas être un disciple du Christ si vous n’avez pas des moments réguliers pour la prière secrète.

« Quand vous priez, ne bredouillez pas de vaines litanies… » Les païens, dit Jésus, s’imaginent naïvement que, plus ils insistent, plus Dieu les exaucera. Dieu n’a pas du tout besoin que nous insistions pour nous exaucer, puisque nous sommes au bénéfice de la Rédemption. La prière n’est pas simplement un moyen d’obtenir de Dieu ce que nous lui demandons. La prière a pour but d’entrer avec Dieu en une communion parfaite. Grâce à la nouvelle naissance, le Fils de Dieu vient demeurer en moi, il me transforme à son image et m’apprend à prier comme il faut.

« Quiconque demande reçoit. » Nos prières ne sont pas du patois de Canaan, notre volonté n’y joue aucun rôle, et puis nous nous étonnons que Dieu ne nous exauce pas !

Mais c’est que nous n’avons jamais demandé vraiment. « Vous demanderez ce que vous voudrez », dit Jésus. Il faut que notre volonté intervienne. Il faut demander comme un enfant demande, Jésus ne se lasse pas de nous le répéter. Bien entendu, nos demandes doivent être en harmonie avec le Dieu que Jésus nous a révélé.


mercredi 14 septembre 2016

Repousser ce qui est mauvais.

Je repousse toute manœuvre secrète et honteuse, je n’agis pas avec astuce… (2 Corinthiens 4 :2).

Avez-vous repoussé, vous aussi, « toute manœuvre secrète et honteuse », ces mouvements secrets de votre âme que vous auriez honte d’exposer au dehors ?

Certes, il vous est facile de les cacher à tous les yeux. A l’égard de telle ou telle personne, avez-vous un sentiment que vous n’aimeriez pas que l’on mît au grand jour ? Repoussez-le de toutes vos forces, et qu’il disparaisse entièrement ?

« De même que vous auriez mis toutes vos facultés au service de l’impureté, dit Saint Paul aux Romains (6 :19). mettez-les maintenant au service de la pureté. » Il ne vous faut plus désormais « vivre pour les passions humaines, mais pour la volonté divine » (1 Pierre 4 :2). Veillez attentivement à ne rien laisser subsister dans votre vie, ni dans votre pensée dont vous puissiez avoir honte.

Je n’agis pas avec astuce…”. Ne vous laissez pas aller à présenter les choses de manière que vous ayez l’air d’avoir raison. C’est souvent pour vous une terrible tentation. Si Dieu vous a prescrit de présenter l’Evangile d’une certaine manière, n’essayez pas de convertir les gens d’une autre façon. Vous attirerez sur vous la malédiction de Dieu. II peut se faire que d’autres agissent d’une manière qui, chez vous, serait de l’astuce. Laissez-les faire. Dieu ne présente pas à tous les mêmes devoirs sous le même point de vue.

Faites toujours et partout tout votre effort, pour qu’Il règne dans toute sa gloire. Ne vous permettez pas d’user d’aucun procédé qui n’aurait pas pour but unique la gloire de Dieu.


mardi 13 septembre 2016

Une foi simple.

J’ai bien peur que… vos pensées ne se corrompent, et qu’elles ne perdent leur simplicité à l’égard du Christ. (2 Corinthiens 11:3).

La simplicité de notre pensée, c’est le don de voir les choses clairement. L’enfant de Dieu ne peut pas au début comprendre tout clairement, mais, s’il sait obéir à Dieu, il voit distinctement quelle est Sa volonté.

Quand vous êtes en présence de quelque difficulté d’ordre spirituel, ne cherchez pas à raisonner, cherchez seulement à obéir. Dans les questions d’ordre intellectuel, un effort de réflexion peut vous éclairer. Mais, dans les questions d’ordre spirituel, plus vous raisonnez, et plus le brouillard devient épais. Sur le point où Dieu vous dit d’obéir, obéissez sans hésitation, soumettez vos pensées à l’esclavage du Christ, et tout s’éclairera pour vous. Une fois que vous en serez là, vous pourrez user de votre raison. Mais, dans le domaine spirituel, nous voyons la vérité comme des enfants, en toute simplicité et sans aucun raisonnement. Et, quand nous voulons raisonner à tout prix, nous ne voyons plus rien du tout.

« Je te bénis, ô Père, toi qui as caché ces choses aux sages et aux intelligents et qui les as révélées aux enfants. »

La plus petite désobéissance au Saint-Esprit nous obscurcit l’âme, et plus nous y réfléchirons, moins nous y verrons clair. Cette obscurité-là ne se dissipe que par l’obéissance. Dès que nous obéissons, la lumière surgit. C’est bien humiliant pour nous, puisque cela prouve que la cause de l’obscurité est en nous. Quand le Saint-Esprit domine entièrement notre âme, nous apercevons clairement la volonté de Dieu et notre foi retrouve toute sa simplicité.


lundi 12 septembre 2016

S'abandonner à Dieu.


J’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. (St Jean 17 :4).

L’abandon véritable n’est pas le fait d’abandonner à Dieu sa vie extérieure. C’est l’abandon de la volonté, qui comprend tous les autres, et qui est, pour chacun de nous, la crise décisive et suprême. Dieu ne contraint jamais un homme à l’abandon de sa volonté. Il ne l’implore jamais, Il attend que l’homme le fasse de lui-même. C’est une bataille qu’on ne livre jamais deux fois.

L’abandon nous donne la délivrance.

« Venez à moi, et je vous donnerai du repos. » Quand nous avons commencé l’expérience du salut, alors nous abandonnons notre volonté à Jésus pour trouver du repos. Chaque difficulté qui trouble notre esprit ou notre cœur se transforme en un appel : « Venez à moi. » Et nous allons à lui, volontairement.

L’abandon nous délivre de nous-mêmes. « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même. » J’abandonne à Jésus ma personne elle-même, toute pénétrée du repos qu’Il m’a donné. « Pour être mon disciple, me dit-il, donne-moi tous les droits que tu avais sur toi-même. » Ma vie n’est plus désormais que la manifestation de cet abandon de moi-même à Jésus. Nous n’avons plus à nous préoccuper d’aucune éventualité. Jésus veille sur nous, et cela nous suffit.

L’abandon nous permet d’affronter la mort. « … tu tendras les mains, un autre te ceindra… » (Jean 21 :18). Seriez-vous prêt à être ainsi lié par le bourreau, pour aller à la mort ?

Votre abandon ne doit pas être le résultat d’une émotion passagère : vous seriez capable de vous reprendre. Êtes-vous uni à Jésus-Christ jusque dans sa mort, de manière à le suivre en tout et partout ?
Après l’abandon, nous n’avons plus qu’un seul désir: vivre en communion parfaite et ininterrompue avec Dieu.



dimanche 11 septembre 2016

Quelquefois un peu perdus...

Vous ne savez ce que vous demandez. (St Matthieu 20 :22).

II y a des moments dans la vie spirituelle où nous sommes comme dans un brouillard, et nous devons l’accepter. Nous n’avons pas à nous accuser nous-mêmes. Il plaît à Dieu de nous conduire par un chemin que nous ne comprenons pas. Ce n’est qu’en marchant sans crainte à travers le brouillard que nous parviendrons au but.

Jésus, dans une parabole (St Luc 11 :5-8), nous dit que Dieu nous apparaît parfois comme cet homme qui est au lit, et ne veut pas se lever pour prêter trois pains à son ami. II vous semble alors que l’amitié de Dieu pour vous est tout à fait voilée. Rappelez-vous que l’amour le plus grand sur la terre peut être forcé dans certains cas de rester muet. Même quand Dieu paraît se dérober à vos yeux, ayez confiance.

Jésus semble encore indiquer (St Luc 11 :11-13) qu’à d’autres moments Dieu peut nous apparaître comme un père dénaturé, dur et insensible. Mais vous savez bien qu’il ne l’est pas. « Quiconque demande reçoit. » Si, à certains moments, vous ne reconnaissez plus le visage du Père céleste, accrochez-vous à cette idée qu’un jour viendra où il vous révélera clairement pourquoi il a permis que vous ayez à traverser ce brouillard.

« Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ? «  (St Luc 18 :8). Jésus trouvera-t-il la foi qui compte sur lui, malgré l’obscurité, malgré le brouillard ?

Tenez-vous ferme, confiant malgré tout dans les promesses de Jésus, même si vous ne comprenez pas du tout ce que Dieu est en train de faire. Dieu a de vastes desseins à réaliser, bien plus vastes que les petites choses que vous lui demandez.



samedi 10 septembre 2016

Prêt et dans l'action.

Si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Seigneur et votre Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres. (St Jean 13 :14).

Nous avons à nous mettre au service de Dieu, et par conséquent au service de ceux qui nous entourent, à n’importe quel moment, et dans n’importe quelles circonstances. C’est là où nous sommes que nous devons servir, et montrer à quoi nous pourrons être bons si Dieu nous place ailleurs.

Quoi de plus terre à terre que ce que nous voyons Jésus faire ici ? Pour le faire comme lui, il faut que Dieu nous accorde toute sa puissance. Puis-je comme lui verser de l’eau dans un bassin, enlever des sandales, essuyer des pieds avec un torchon ? Ce sont ces occupations serviles où se révèle le mieux de quoi nous sommes faits. II faut la présence en nous du Dieu tout-puissant pour s’acquitter comme il faut de la plus humble tâche.

« Je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez aussi comme je vous ai fait. » Regardez les gens que Dieu amène autour de vous. Vous serez humilié en vous apercevant que tout ce qui vous choque en eux est le reflet de ce que vous avez été vous-même tout le temps à l’égard de Dieu. C’est Dieu lui-même qui use de ce moyen pour vous le révéler. Et ce qu’Il vous demande, c’est d’être pour votre. prochain ce qu’Il a été à votre égard.

« Oh, dites-vous, quand je serai dans mon champ missionnaire, je ferai comme ça ! » Vous parlez comme un soldat qui voudrait fabriquer des cartouches dans la tranchée : il aurait le temps d’être tué vingt fois avant d’en fabriquer une.

Sachons faire, à tout moment, tout ce que Dieu nous demande. Sans cela, nous ne serons jamais prêts au moment décisif.




vendredi 9 septembre 2016

Etre missionnaire et se préparer.


Alors que tu étais sous le figuier, je t’ai vu. (Jean 1 :48).

Nous devons adorer Dieu partout où nous sommes, à chaque occasion, sous le figuier ou ailleurs. Nous nous imaginons que si nous étions tout à coup soumis à une grande épreuve, nous serions tout de suite à la hauteur. Mais, l’épreuve ne créera rien de nouveau en moi ; elle ne fera que révéler ce qui s’y trouve déjà. Vous ne serez à la hauteur, à ce moment-là, que si vous avez été fidèle, dans la période de préparation, dans l’humble laboratoire de la vie quotidienne. II vous faut, à chaque instant, vous acquitter fidèlement de votre humble tâche, et quand l’épreuve viendra, elle fera voir ce qu’il y a en vous.

L’adoration, la prière, la communion avec Dieu, ce sont là nos munitions essentielles. Le moment viendra pour vous où vous ne pourrez plus vous recueillir sous votre figuier, où vous serez pris tout entier dans le fracas et dans le tumulte de la bataille, et où vous ne serez bon à quelque chose que si vous vous êtes entraîné dans votre solitude tranquille, sous votre figuier. Préparez-vous en ne négligeant aucune occasion pour entrer en communion avec Dieu, et quand la bataille viendra, Dieu pourra compter sur vous.

« Je ne puis pas, dites-vous, dans mes circonstances actuelles, m’acquitter de tous mes devoirs religieux; je n’ai pas assez de temps pour prier, ni pour lire la Bible. Quand j’en aurai la liberté, tout ira bien. »

Eh bien, non, vous vous trompez. Si vous n’avez pas su profiter toujours de toutes les occasions pour adorer et pour prier, une fois sur le champ de bataille, non seulement vous ne serez bon à rien, mais vous serez, pour vos collaborateurs, un obstacle, un terrible embarras.

C’est dans l’intimité de ses entretiens avec Dieu que le missionnaire fabrique ses munitions.



jeudi 8 septembre 2016

La discipline du Christ.

Par elles, je soumets toutes mes pensées au Christ, pour qu’elles lui obéissent comme des esclaves. (II Corinthiens 10 :5).

Et voici maintenant un autre aspect de cette lutte courageuse qui caractérise la sainteté. Chacune de mes pensées, chacun de mes projets, je dois les soumettre au joug du Christ. Combien de chrétiens aujourd’hui prétendent travailler pour Dieu, qui ne sont guidés que par leurs inclinations naturelles, sans se soumettre à la discipline du Christ ? Dans la vie de notre Seigneur, tout était soumis à la volonté de son Père. Il n’y avait en lui pas un seul élan, pas une seule inclination provenant d’une volonté personnelle qui aurait été distincte de celle de Dieu.

« Le Fils ne peut rien faire par lui-même. » Quelle différence, si nous nous comparons à lui ? Sous l’influence d’une impression vive, nous nous mettons à l’œuvre, immédiatement, poussés par un élan instinctif, au lieu de soumettre chacun de nos projets à la discipline du Christ.

A l’heure actuelle, on attache trop d’importance à l’activité pratique pour elle-même, et l’on juge sévèrement les croyants qui attendent pour agir d’avoir fait de chacun de leurs projets un esclave du Christ. On refuse de les prendre au sérieux. Mais, ce qui importe par-dessus tout, c’est d’obéir à Dieu, et non pas de s’imaginer qu’on travaille pour lui, alors qu’on ne fait que suivre les impulsions de sa nature indisciplinée. C’est une chose incroyable que des chrétiens puissent agir ainsi, sans soumettre à la discipline de Dieu leurs actes et leurs projets.

Nous oublions trop facilement que si chacun de nous tient son salut de Jésus-Christ, Jésus-Christ doit aussi transformer toute sa pensée, qu’il doit arriver à concevoir Dieu, Satan, le péché, le monde, tout enfin, du point de vue de Jésus-Christ.


mercredi 7 septembre 2016

Les armes divines.


Les armes dont je me sers ne sont point charnelles, mais leur divine puissance renverse les forteresses. Par elles je démolis les raisonnements hardis qui s’élèvent comme des remparts contre la connaissance de Dieu. (2 Corinthiens, 10 :4-5).

Être délivré du péché, ce n’est pas être délivré de la nature humaine. II y a en nous certains préjugés, que nous devons laisser tomber, en les écartant de notre pensée. Il y a des inclinations que nous devons détruire par la violence, celle du Saint-Esprit. Il y a certains penchants que nous n’avons pas à combattre, mais à laisser dormir, en comptant que Dieu nous en délivrera. Mais toute théorie, toute conception qui se dresse comme un rempart contre la connaissance de Dieu, nous devons la démolir, par la puissance divine et non pas par des compromis ou des moyens charnels.

La lutte ne commence que lorsque Dieu nous a changés, et qu’il a commencé de nous sanctifier. Le combat que nous avons à livrer n’est pas un combat contre le péché : celui-là c’est Jésus-Christ notre Rédempteur qui s’en charge. La lutte dans laquelle nous avons à nous engager a pour but de nous faire passer de la vie naturelle à la vie de l’Esprit. Cette lutte n’est point facile, et Dieu ne veut pas qu’elle le soit. Nous avons à choisir sans cesse entre deux directions opposées.

Car Dieu, en nous purifiant du péché, nous donne seulement l’innocence, c’est-à-dire la possibilité du bien. Nous avons à réaliser ce bien, en forgeant nous-mêmes notre caractère. Dans cette lutte, nous trouvons devant nous les remparts de nos préjugés humains et de nos convictions humaines, que nous devons démolir les uns après les autres. C’est ainsi seulement que nous pouvons entrer dans le royaume de Dieu.



mardi 6 septembre 2016

Une source jaillissante.

L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante… (Jean 4 :14).

Si nous laissons Jésus nous remplir de sa grâce, elle ira se répandre en d’autres âmes, avec autant d’abondance que nous la recevons nous-mêmes. Si ce n’est pas le cas, regardez en vous : il y a en vous quelque obstacle. Si vous vous tenez tout près de la Source, vous recevrez, non pas pour vous, mais pour les autres, de fleuves d’eau vive, dont rien ne pourra arrêter le cours.

Il faut que la vie que Jésus nous donne passe sans cesse, à travers nous, jusqu’aux autres. Beaucoup d’entre nous sont comme la mer Morte, qui reçoit toujours et ne donne jamais. Nous n’avons pas à l’égard de Jésus l’attitude qu’il faut. Si nous croyons en lui sans réserve, il nous l’a promis, des fleuves d’eau vive couleront de notre sein, qui se répandront sur les autres. Il ne s’agit pas d’un bienfait que l’on transmet, d’une expérience dont on fait part, non, il s’agit d’un fleuve qui coule sans cesse. Tenez-vous seulement tout près de Jésus, et vous aurez en abondance tout ce qu’il faudra pour les autres, votre vie ne connaîtra ni la sécheresse, ni la stérilité.

Mais vous vous récriez : « Comment d’un simple individu, d’un modeste croyant peut-il sortir des fleuves d’eau vive. Où sont-ils, ces fleuves ? Je ne les vois pas. » Ne cherchez pas à mesurer votre capacité, ni les puissances que Dieu peut mettre en vous. Dans l’histoire du royaume de Dieu, vous verrez que ce sont les âmes les plus obscures, les plus inconnues, les plus humbles, mais les plus fidèles à Jésus-Christ, par lesquelles il a réalisé les plus grandes choses.



dimanche 4 septembre 2016

Veillez avec Jésus !

Veillez avec moi. (St Matthieu 26 :40).

« Veillez avec moi », dit Jésus.
« Non pas avec aucune préoccupation personnelle, mais simplement et entièrement avec moi. »

Au début de notre vie chrétienne, nous ne savons pas veiller avec Jésus. Nous veillons seulement pour attendre sa venue. Nous ne savons pas veiller avec lui dans notre étude de la Bible et de ses révélations, dans chacune de nos circonstances. Quand notre Seigneur veut nous amener à nous unir à lui dans telle ou telle angoisse, pareille à celle de Gethsémani, nous reculons. Nous lui disons : « Oh non, Seigneur, pourquoi me demander cela ? C’est trop terrible. » Comment veiller en communion avec quelqu’un que nous ne comprenons pas ? Comment veiller avec Jésus à Gethsémani, quand le but de son agonie nous est incompréhensible ? Nous ne savons pas veiller avec lui. Nous voulons seulement qu’il veille avec nous.

Les disciples aimaient Jésus pour autant que le permettait leur capacité naturelle, mais son but leur échappait entièrement. Au jardin de Gethsémani, ils s’endormirent, accablés par leur propre douleur. Après trois ans d’intimité avec Jésus, « ils l’abandonnèrent tous et s’enfuirent ».

« Ils furent tous remplis du Saint-Esprit », lisons-nous dans les Actes. Ce sont les mêmes hommes, mais entre deux il s’est produit trois choses merveilleuses : la mort, la résurrection, l’ascension de Jésus. Maintenant, grâce à l’effusion de l’Esprit, ils sont revêtus de puissance, ils ont appris pour tout le reste de leur vie à communier et à veiller véritablement avec Jésus.



samedi 3 septembre 2016

Être missionnaire.

Ils étaient à Toi. Tu me les as donnés. (St Jean 17 :6).

Le missionnaire est quelqu’un en qui, par l’action du Saint-Esprit, s’accomplit cette parole : « Vous n’êtes pas à vous-mêmes. » Pour pouvoir dire de tout son cœur : « Je ne suis plus à moi-même », il faut avoir atteint un niveau élevé dans la vie spirituelle.

Dans le tourbillon où nous sommes appelés à vivre aujourd’hui, nous n’avons qu’une manière de nous en tirer, c’est de faire régner sur nous un autre que nous, qui est Jésus-Christ. Tout ce que le Saint-Esprit me révèle de Jésus, c’est pour que je sois uni à Lui d’une façon toujours plus parfaite et non pas pour qu’on puisse m’exposer dans une vitrine comme un mannequin. Notre Seigneur n’a jamais envoyé ses disciples en mission à cause de ce qu’il avait fait pour eux. Ce n’est qu’après la résurrection, quand les disciples, par l’action du Saint-Esprit, eurent enfin saisi la vraie nature de Jésus-Christ, qu’Il peut leur dire : « Allez maintenant ! »

« Quiconque vient à moi et ne hait pas… père, mère, ….sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » Jésus ne dit pas : « il ne peut être honnête et bon ». Il veut dire : « il ne peut être un homme sur lequel je puisse mettre cet écriteau : il est à Moi. » Chacune des affections que Jésus indique peut faire concurrence à mon attachement pour Lui. Je puis préférer à Jésus ma mère, ou ma femme, ou ma propre vie. « En ce cas, dit Jésus, tu ne peux pas être mon disciple. Tu peux encore être sauvé, mais tu ne peux pas être à Moi. »

Notre Seigneur fait de chacun de ses disciples son bien, sa chose, un prolongement de son être. « Vous serez mes témoins. » Il ne s’agit pas de faire quoi que ce soit pour Jésus, mais d’être tel qu’on lui donne de la joie. Le vrai missionnaire est celui qui appartient à Jésus, et à travers lequel Jésus peut agir.

Soyez à Lui totalement.


Mariage d'Estelle et Sébastien.



Samedi 3 septembre 2016, nous avons traversé le Rhône pour célébrer au Mas de la Rose d'Argence, à Fourques (Gard), le mariage d'Estelle et de Sébastien.

Durant une cérémonie simple, mais d'une grande spiritualité, l'amour (bien sur !) a été évoqué à de très nombreuses reprises. Estelle et Sébastien, pas à pas, avec patience et tendresse, ont construit une belle famille (qu'on dit, de nos jours, recomposée).

Ce fut une grande émotion de retrouver Laura et Julien, émigrés au Québec, que Monseigneur Serge avait unis devant Dieu, il y a plus de deux ans. Ils avaient faits le voyage tout spécialement pour l'occasion.

Que le Seigneur accompagne cette belle famille tout le long de leur vie.