Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

dimanche 30 octobre 2016

Vivre sa foi....


la foi comme un grain de sénevé… (St Matthieu 17, v. 20).

Nous avons l’idée que Dieu nous récompense pour notre foi.

Cela est possible au début de la vie chrétienne. Mais la foi en elle-même ne nous fait rien acquérir. Elle établit entre Dieu et nous des rapports normaux, et permet à Dieu d’agir en nous. Si vous êtes chrétien, il est souvent nécessaire que Dieu anéantisse ce que vous croyiez posséder d’expérience religieuse, pour vous ramener à lui. Dieu veut vous faire comprendre que vous devez vivre une vie de foi et non une vie où l’on jouit de ses bénédictions.

Votre vie spirituelle était concentrée, au début, sur un tout petit point lumineux, sur une expérience que vous aviez faite, et qui vous était particulièrement douce et précieuse. Mais, cette vie était faite de sentiment autant que de foi. Puis, Dieu retira ses bénédictions conscientes pour vous apprendre à marcher par la foi. A ses yeux, vous avez beaucoup plus de valeur maintenant, que lorsque vous aviez conscience d’émotions bouleversantes et où votre témoignage était vibrant.

La foi n’existe réellement que lorsqu’elle est mise à l’épreuve. Et l’épreuve la plus effective ne résulte pas tant de ce que nous avons de la peine à nous confier en Dieu que du fait que nous n’arrivons pas à saisir clairement la nature et la puissance de Dieu.

Pour que notre foi devienne forte, il faut qu’elle soit éprouvée par les souffrances que produit un sentiment de complet abandon. Ne confondez jamais l’épreuve de la foi avec les ennuis habituels de l’existence. Bien des contrariétés que nous considérons comme des épreuves de la foi, sont simplement les difficultés inévitables qui viennent de ce que nous vivons sur la terre. La foi en Dieu, c’est une foi en Dieu qui tient ferme contre tout ce qui peut démentir son existence.

« Je resterai fidèle à Dieu quoi qu’il fasse. »



vendredi 28 octobre 2016

Pourquoi Jésus est mort ?...


Il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui, justice de Dieu. (II Corinthiens 5, v. 21).

La conception moderne de la mort de Jésus-Christ, c’est qu’il est mort pour nos péchés par pitié pour nous. La pensée du Nouveau Testament, c’est qu’il s’est chargé de nos péchés, non par pitié, mais pour s’identifier à nous. Il a été fait péché. Nos péchés sont ôtés à cause de la mort de Jésus.

Il est mort par obéissance à son Père, et non par pitié pour nous. Si Dieu nous accueille, ce n’est pas à cause de notre obéissance ou parce que nous renonçons à certaines choses, mais uniquement à cause de la mort du Christ. Nous disons que Jésus est venu pour nous révéler le Dieu d’amour, le Père.

Le Nouveau Testament nous dit qu’il est venu pour ôter le péché du monde. Il révèle Dieu comme Père à ceux qui l’ont d’abord reçu comme Sauveur. Jésus-Christ ne s’est jamais présenté comme celui qui révélait au monde la paternité divine, mais comme la pierre d’achoppement (voir Jean 15, v. 22 à 24). Quand Jésus dit : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14, v. 9), il parle exclusivement à ses disciples.

Le Nouveau Testament n’enseigne nulle part que Christ est mort pour que je puisse m’en tirer indemne. Ce qu’il enseigne, c’est que Jésus est mort pour tous, mais il n’a pas vécu ma mort. Je dois m’identifier avec sa mort pour être libéré du péché et hériter de sa justice même.

La substitution dont parle le Nouveau Testament a deux aspects : « Lui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu ». Le Christ n’est pas pour moi si je n’accepte pas que Christ soit formé en moi.



jeudi 27 octobre 2016

Sauvé par quoi ou par qui ?

Si lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à combien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie (Romains 5, v.10).

Je ne suis pas sauvé par ma propre foi, mais, c’est par la foi que je me rends compte que je suis sauvé. Ce n’est pas la repentance qui me sauve, mais elle est un signe. Je me rends compte de ce que Dieu a fait pour moi en Jésus-Christ. Nous risquons de prendre l’effet pour la cause, et de penser : « C’est mon obéissance, ma consécration, qui me rendent agréable à Dieu. ». Eh bien, non et, je serais tenté de dire jamais.

Ce qui me réconcilie avec Dieu, c’est avant tout la mort de Jésus. Lorsque je me tourne vers Dieu et que, par la foi, j’accepte ce que Dieu me révèle, le miracle prodigieux de l’Expiation de Jésus-Christ rétablit aussitôt l’harmonie avec Dieu. Je suis justifié, non parce que je regrette mon péché, ni parce que je me repens, mais à cause de l’œuvre accomplie par Jésus. En un éclair, l’Esprit de Dieu m’en donne la conviction lumineuse et sans comprendre comment, je sais que je suis sauvé.

Le salut de Dieu ne repose pas sur les raisonnements de la logique humaine, mais sur la mort de Jésus qui s’est offert en sacrifice. Grâce à l’Expiation de notre Seigneur, nous naissons de nouveau. Les pécheurs peuvent être transformés en nouvelles créatures non par leur repentance ou leur foi, mais par l’œuvre merveilleuse accomplie par Dieu en Jésus-Christ. Dieu lui-même garantit ma justification et ma sanctification. Nous n’avons pas à y travailler nous-mêmes, elles ont été accomplies par l’Expiation. Le surnaturel devient naturel par l’intervention miraculeuse de Dieu. Alors, ce que Jésus-Christ a déjà accompli devient réalité pour nous « Tout est accompli ».


mercredi 26 octobre 2016

"Faites des disciples.....".

Allez, faites de toutes les nations des disciples. (St Matthieu 28, v. 19).

Jésus n’a pas dit : « Allez sauver des âmes ! ».

Le salut n’est accompli que par Dieu.Il a dit : « Allez, faites de toutes les nations des disciples », et pour cela il faut être disciple soi-même. Lorsque les disciples revinrent de leur première tournée missionnaire, ils étaient remplis de joie parce que les démons leur étaient soumis. Mais, Jésus leur dit : « Ne vous réjouissez pas d’avoir eu du succès dans votre service. Le grand secret de la joie, c’est la communion avec Moi ». Le missionnaire doit avant tout rester fidèle à l’appel qu’il a reçu de Dieu, et n’avoir d’autre but que d’amener des hommes et des femmes à devenir disciples de Jésus. Il y a une passion des âmes qui ne vient pas de Dieu, mais du désir de convertir les gens à nos idées.

Ce qui peut compromettre le ministère du missionnaire, ce n’est pas que les gens refusent le salut, que les rétrogrades soient difficiles à ramener, ce n’est pas qu’il se heurte à l’indifférence générale, mais bien que sa propre communion avec Jésus-Christ se relâche. « Croyez-vous que je puisse faire cela ? ». Jésus nous pose cette question pénétrante. Nous la retrouvons devant chacune de nos difficultés.

Le seul grand défi est celui-ci :  Est-ce que je connais véritablement mon Seigneur ressuscité ? Est-ce que je connais la puissance de son Esprit en moi ? Suis-je assez sage aux yeux de Dieu , assez fou aux yeux des hommes, pour m’appuyer sur ce que Jésus a dit ? Ou bien est-ce que j’abandonne le terrain surnaturel d’une confiance absolue en Jésus-Christ ?

Si j’adopte d'autres méthodes, j’abandonne par là-même celle établie par le Seigneur : « Tout pouvoir m’a été donné… c’est pourquoi, allez… ! ».


mardi 25 octobre 2016

Un bon missionnaire....

Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. (St Jean 20, v. 21).

Un missionnaire, c’est un envoyé de Jésus-Christ, comme Jésus fut envoyé de Dieu. Ce qui importe, avant tout, ce ne sont pas les besoins des hommes, mais l’ordre de Jésus. Si nous travaillons pour Dieu, la source de notre inspiration est derrière nous, et non devant nous. De nos jours, on a tendance à chercher l’inspiration dans l’avenir, à faire des plans de conquête et à tout faire cadrer avec notre conception du succès. Selon le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus inspire ses disciples. Leur rôle est de lui être fidèles et de réaliser ses desseins.

Nous attacher à Jésus-Christ et voir les choses de son point de vue à lui : voilà ce qui est capital. Le grand danger, dans le travail missionnaire, c’est de négliger l’appel de Dieu pour ne plus voir que les besoins des gens, jusqu’à ce qu’une sympathie tout humaine nous fasse oublier entièrement que nous sommes les envoyés de Jésus-Christ. Les besoins sont si vastes et les situations si compliquées, que nous ne savons où donner de la tête. Nous oublions que le but essentiel de toute entreprise missionnaire, ce n’est ni d’élever le niveau de vie des gens, ni de les éduquer, ni de pourvoir à leurs besoins matériels, mais tout simplement d’obéir au commandement de Jésus : « Allez, et enseignez toutes les nations ».

Quand nous étudions la vie des hommes et des femmes qui ont servi Dieu, nous sommes tentés de dire : « Ils étaient merveilleusement perspicaces ! Ils ont parfaitement compris la volonté de Dieu ! ». Mais cette perspicacité, cette habileté viennent de Dieu et non de la sagesse humaine. Dieu pouvait agir librement parce que ces gens étaient assez naïfs, assez fous pour se fier à Sa sagesse et se laisser revêtir de Ses armes.


dimanche 23 octobre 2016

Le triomphe en Christ.


Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ ! (2 Corinthiens 2, v.14).

Dans notre travail Pour Dieu, nous ne devons pas nous contenter de faire le mieux possible, mais nous devons viser toujours plus haut : veillez à garder fermement l’idéal divin. Jour après jour, heure après heure, notre effort doit être continu, incessant. Aucun Pouvoir humain ne doit nous en détourner.

Ce qu’il ne nous faut jamais perdre de vue, c’est que nous n’existons que pour être les captifs du Christ, enchaînés à son char de triomphe. Nous ne sommes pas destinés à figurer dans une exposition de chefs-d’œuvre. Nous devons seulement montrer aux hommes que nous sommes à tous les points de vue des captifs de Jésus-Christ. Ne disons pas : « Me voilà seul à combattre pour Jésus-Christ », ou « Je dois soutenir la cause de Jésus et défendre cette forteresse pour lui ».

Paul souligne : « Je fais partie du cortège du vainqueur, et quelles que soient les difficultés, je triomphe toujours en lui ». Est-ce que cette pensée se traduit dans notre vie quotidienne ?

La joie profonde de Paul venait de ce que Dieu l’avait saisi, lui, le persécuteur sanguinaire, l’ennemi de Jésus-Christ, et fait de lui son prisonnier pour toute la vie. En dehors de cela rien, ni dans le ciel, ni sur la terre, ne lui semblait digne d’intérêt. Un chrétien devrait avoir honte de parler des victoires qu’il a remportées. Il n’y a qu’un Vainqueur et nous lui appartenons si complètement que nous participons continuellement à sa victoire, c’est par Lui que nous sommes plus Que vainqueurs.

Nous sommes, pour Dieu, « la bonne odeur de Christ ». Étant enveloppés de ce parfum, nous pourrons être partout où nous irons, agréables à notre Dieu.


vendredi 21 octobre 2016

Le témoignage de l'Esprit Saint.


L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit… (Romains 8, v.16).

Lorsque nous nous approchons de Dieu, nous sommes parfois tentés de marchander. Nous désirons le témoignage de l’Esprit avant d’obéir à Dieu. « Pourquoi Dieu ne se révèle-t-il pas à moi ? », nous demandons-nous.

Il ne le peut pas. Ce n’est pas qu’il ne le veuille pas, mais il ne le peut pas, parce que notre refus de nous abandonner à lui, lui barre la route. Dès que nous nous rendons à Dieu sans réserve, il se rend témoignage à Lui-même.

Il ne peut pas vous rendre témoignage à vous, mais il rend immédiatement témoignage à sa propre nature qu’il a mise en vous. Si vous aviez le témoignage avant la réalité, tout se dissiperait en une émotion sentimentale. Dès que vous vous appuyez sur la Rédemption et que vous faites taire vos vains raisonnements, Dieu se manifeste à vous et vous découvrez avec effarement que jusque là, c’est vous qui l’empêchiez de le faire. Si vous doutez que Dieu puisse vous délivrer du péché, alors laissez-le agir, ou bien dites-le lui. Ne vous appuyez pas sur l’avis des uns ou des autres.

Nous confondons parfois l’évidence toute simple du bon sens avec le témoignage du Saint-Esprit. Mais, l’Esprit ne rend témoignage qu’à notre esprit et à l’œuvre de la Rédemption. Il ne rend jamais témoignage à notre raison. Si nous voulons l’y contraindre, il n’est pas étonnant que nous soyons dans les ténèbres et dans l’incertitude. Jetez tout cela par-dessus bord, fiez-vous à Dieu, et il vous accordera le témoignage du Saint-Esprit.




jeudi 20 octobre 2016

Resté réfléchi et progresser...


Vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi. (Jude, v. 20).

Le Seigneur n’était ni un impulsif, ni un insensible. Il était habité par une force tranquille qui ne s’effrayait de rien. La plupart d’entre nous vivent leur vie chrétienne selon les tendances de leur tempérament, et non selon la volonté de Dieu. Nos impulsions font partie de notre nature humaine, mais le Seigneur n’en tient jamais compte parce qu’elles entravent la croissance spirituelle.

Remarquez comment s’y prend l’Esprit de Dieu pour mettre un frein à nos impulsions. Ses entraves touchent notre orgueil. Nous font perdre la tête et nous poussent aussitôt à prétendre que nous avons raison. Il est compréhensible qu’un enfant soit impulsif, mais c’est désastreux chez l’adulte, homme ou femme. L’homme impulsif est toujours un enfant gâté. L’impulsion peut se transformer en intuition, si on se soumet à la discipline.

La vie du disciple doit s’édifier uniquement sur la grâce surnaturelle de Dieu. Marcher sur les eaux est facile pour celui qui a du cran, mais c’est autre chose de marcher sur la terre ferme, en disciple de Jésus-Christ. Pierre marcha sur les eaux pour aller vers Jésus, mais dans une autre occasion il ne le suivit que de loin. Nous n’avons pas besoin de la grâce de Dieu pour rester fermes dans les moments de crise. Nos ressources humaines et notre fierté nous suffisent et nous permettent de faire face.

Mais, il faut le secours de la grâce surnaturelle de Dieu pour vivre en chrétien vingt-quatre heures sur vingt-quatre, accomplir une tâche monotone, vivre l’existence ordinaire et cachée du serviteur de Jésus-Christ. Par nature, nous avons tendance à vouloir faire des choses sensationnelles pour Dieu. C’est une erreur. Il nous faut être sensationnels dans les choses ordinaires, saints dans les rues misérables, parmi les gens médiocres, et cette vie-là ne s’apprend pas en un jour....



mercredi 19 octobre 2016

Faire la volonté de Dieu.


Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. (1 Thessaloniciens 4, v. 3).

Il n’y a aucun doute que la volonté de Dieu est que je sois sanctifié. Mais est-ce bien ma volonté ? Suis-je décidé à laisser Dieu accomplir en moi tout ce qui a été rendu possible par la Rédemption ? Vais-je accepter que Jésus soit fait pour moi sanctification, et que la vie de Jésus se manifeste dans ma chair mortelle ?

Ne vous contentez pas de dire: « Comme je désire être sanctifié ! ».

Ce n’est pas vrai, vous ne le désirez pas. Cessez de soupirer, et prenez l’affaire au sérieux. « Tel que je suis, sans rien à moi, je viens. » Acceptez, avec une foi sincère, que Jésus-Christ devienne votre sanctification, et le miracle de la Rédemption s’accomplira en vous. Tout ce que Jésus a rendu possible m’est accordé comme un don gratuit du Dieu d’amour, à cause de l’œuvre qu’il a lui-même accomplie.

Jésus m’ayant sauvé et sanctifié, l’attitude que je dois avoir est celle d’une humble et profonde sainteté, (une sainteté orgueilleuse n’est pas la sainteté). Cette sainteté a sa source dans une sincère repentance, et dans un sentiment de honte et de déchéance inexprimable. Mais, en même temps, je fais la merveilleuse découverte que l’amour de Dieu a fait irruption dans mes ténèbres. Alors, que je ne me souciais pas de lui. Il a tout accompli pour mon salut et ma sanctification (voir Romains 5, v. 8). Il n’est pas étonnant que Paul dise : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. »

La sanctification m’unit à Christ, et par lui à Dieu, et c’est l’Expiation qui produit toutes ces merveilles. Ne prenez jamais l’effet pour la cause. L’effet en moi, c’est l’obéissance, le service, la prière, qui résultent de ma reconnaissance pour la sanctification opérée en moi grâce à l’expiation.


mardi 18 octobre 2016

L'essentiel avec Dieu...

Mon Royaume n’est pas de ce monde. (St Jean 18, v. 36).

Ce qui fait le plus de tort aujourd’hui à la cause de Jésus-Christ, c’est une conception de l’œuvre chrétienne qui n’est pas inspirée par le Nouveau Testament. On insiste sur les notions modernes d’efforts soutenus, d’énergie, d’action, de rendement, au détriment de la vie intérieure. On insiste sur ce qui n’est pas important.

Jésus a dit : « Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards… car voici, le Royaume de Dieu est au-dedans de vous », ce qui signifie qu’il est obscur et caché. Un chrétien dit « actif » vit trop souvent « en vitrine ». Pourtant, c’est quand nous sommes seuls, dans le secret de la communion invisible avec Dieu que nous pouvons recevoir la puissance de vie.

Il faut que nous échappions à l’influence néfaste qu’exerce sur nous l’esprit du monde religieux dans lequel nous vivons. Dans la vie de notre Seigneur, il n’y a jamais eu de hâte, de précipitation, d’activité fébrile, dont nous faisons tant de cas, et le disciple doit être comme son Maître. Le principe essentiel, du Royaume de Jésus-Christ, est la communion personnelle avec lui, et non l’efficacité aux yeux des hommes.

Ce n’est pas l’organisation d’activités pratiques qui prépare au service de Dieu, mais le fait de se laisser pénétrer par Dieu. Vous ne savez pas où Dieu vous placera, ni quel effort il vous demandera. Si vous gaspillez votre temps dans une activité débordante, au lieu de vous retremper dans les vérités éternelles de la Rédemption, vous craquerez lorsque le moment de l’effort sera venu. Mais si vous mettez à profit le temps qui vous est donné pour être enraciné et fondé en Dieu, vous aurez la force de rester fidèle, quoi qu’il arrive.


samedi 15 octobre 2016

Être missionnaire et écouter Dieu.


Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. (St Matthieu 9, v. 38).

La clé du problème missionnaire est entre les mains de Dieu, et cette clé c’est la prière et non l’action, du moins, pas l’action au sens où on entend communément ce mot de nos jours.

Car, il implique une sorte d’évasion par laquelle on néglige la communion avec Dieu. La réponse au problème missionnaire, n’est pas la solution du bon sens, ni le secours médical, ni la civilisation ou l’éducation, ni même l’évangélisation. La réponse, c’est la prière. « Priez donc le Maître de la Moisson. »

Pour l’homme naturel, la prière n’est pas rentable : c’est une absurdité. Il faut bien reconnaître, en effet, que du point de vue du sens commun, prier est stupide.

Dans l’optique de Jésus-Christ, il n’y a pas « diverses nations », il y a le monde. Savons-nous, nous aussi, nous élever au-dessus de toutes les distinctions qui séparent les hommes les uns des autres, et nous attacher à une seule personne : Jésus-Christ lui-même ? Il est le Maître de cette moisson, produite par les détresses et la conviction de péché. Et c’est dans cette moisson-là que nous devons demander que des ouvriers soient envoyés. Nous sommes absorbés par diverses activités, alors que les gens autour de nous sont prêts à être moissonnés.

Nous n’en récoltons pas un seul et nous gaspillons en activités fébriles le temps que Dieu nous donne. Supposez qu’il se produise chez votre père, ou chez votre frère, une crise spirituelle salutaire. Êtes-vous prêt à servir d’ouvrier dans cette moisson de Jésus-Christ ? « Oh , direz-vous, j’ai un travail particulier à faire. »

Aucun chrétien n’a le droit d’avoir un travail particulier. Un chrétien est appelé à appartenir à Jésus, à le servir et à ne pas lui dicter ce qu’il doit faire. Le Seigneur ne nous appelle pas à une Il tâche spéciale, il nous appelle à Lui.

« Priez donc le Maître de la Moisson ». Il dirigera lui-même les circonstances de votre vie, et vous enverra dans sa Moisson.


mardi 11 octobre 2016

Marcher avec Dieu.


Hénoc marcha avec Dieu. (Genèse 5, v. 24).

La seule façon de juger la vie religieuse d’un homme et son caractère, ce n’est pas tant la manière dont il se comporte dans les circonstances exceptionnelles, mais ce qu’il fait dans la vie de tous les jours. C’est dans l’existence quotidienne, quand il n’est pas « sous les feux de la rampe » que l’homme se montre sous son vrai jour (voir Jean 1, v. 36).

Ce n’est pas une petite affaire d’arriver à marcher du même pas que Dieu. Cela demande, spirituellement, un « second souffle ». On apprend aussi à accorder notre pas au sien, et lorsqu’on y parvient, la vie de Dieu se manifeste en nous. Notre personnalité propre s’estompe, disparaît dans la communion avec Dieu, et on ne voit plus que la démarche vigoureuse et la puissance de Dieu.

Il est difficile de marcher au même pas que Dieu, car, à peine avons-nous fait trois pas, que nous nous apercevons qu’il nous a déjà distancés. Il a ses façons d’agir, qui ne sont pas les nôtres, et il nous faut les apprendre. Il est écrit de Jésus, « il ne se découragera pas, il ne se relâchera pas ».

Jésus n’a jamais agi d’après son propre point de vue, mais d’après celui de son Père et il nous faut apprendre à faire comme lui. La vérité dans le domaine spirituel s’apprend par l’atmosphère qu’on respire, et non par le raisonnement intellectuel.

L’Esprit de Dieu change notre manière de voir les choses, et l’impossible devient Possible. Il ne faut rien de moins qu’une étroite communion avec Dieu pour marcher du même pas que lui. Certes, il faut longtemps pour y parvenir. Mais persévérez, et vous verrez que, bientôt, vous aurez une vision nouvelle et un nouvel idéal.



samedi 8 octobre 2016

Je ne peux pas .....


Offrez à Dieu vos membres comme des instruments de justice… pour arriver à la sainteté. (Romains 6, v. 13 et 19).

Je ne peux ni me sauver, ni me sanctifier moi-même. Je ne peux expier le péché. Je ne peux racheter le monde. Je ne peux pas faire que le mal soit bien, rendre pur ce qui est impur, saint ce qui est souillé. Je ne peux, je ne peux, je ne peux... Quelle litanie !

Tout cela, c’est l’œuvre souveraine de Dieu. Ai-je vraiment confiance en l’œuvre accomplie par Jésus-Christ ? Son œuvre expiatoire est parfaite. Cette pensée est-elle toujours présente à mon esprit ? Ce qui nous manque le plus, ce n’est pas d’agir, mais de croire.

La Rédemption n’est pas une expérience que je fais, c’est l’acte souverain de Dieu accompli par le moyen du Christ, et c’est sur cet acte que je dois fonder ma foi. Si ma foi s’appuie sur mon expérience, j’aboutis à un type de vie que la Bible ne connaît pas : une vie isolée, où je contemple ma propre pureté. Une piété qui n’est pas fondée sur l’Expiation faite par le Seigneur, est inutile et ne sert qu’à entretenir une vie recluse. Elle est inutile pour Dieu et nuisible aux hommes. Que Jésus-Christ lui-même soit la pierre de touche de toutes nos expériences ! Tant que la pensée de l’Expiation n’inspirera pas toute notre manière de vivre, nous ne pourrons rien faire qui soit agréable à Dieu.

L’Expiation accomplie par Jésus doit pénétrer, très simplement, toute mon activité, toute ma vie pratique. Chaque fois que j’obéis à Dieu, j’ai le secours de sa toute puissance, en sorte que la grâce de Dieu et l’obéissance coïncident. L’obéissance implique que je crois sans réserve à l’expiation, et la grâce surnaturelle de Dieu vient inonder mon cœur.

Gardez-vous d’une contrefaçon de la piété qui s’isole de la vie humaine. Revenez sans cesse à la pierre de touche de l’Expiation. Dans quelle mesure guide-t-elle vos actions et votre comportement ?



vendredi 7 octobre 2016

Se donner à Christ.


Venez à moi. (St Matthieu 11, v. 28).

La pierre de touche de votre vie spirituelle est cet ordre de Jésus de venir à lui.

Sans doute, lorsque vous considérez tout ce que vous refusez de lui apporter, en êtes-vous humilié. Car, vous discuterez, vous ergoterez, vous préférez souffrir, plutôt que de venir à Jésus. Vous ferez n’importe quoi, plutôt que d’accepter cette attitude déraisonnable : « Tel que je suis, je viens. » Tant qu’il subsistera en vous la plus petite trace d’orgueil spirituel, vous vous attendrez à ce que Dieu vous demande de grandes choses, alors qu’il vous dira simplement : « Viens ».

« Venez à moi ! »

Lorsque vous entendez cet appel, vous comprenez qu’avant de venir, quelque chose doit se passer en vous. Le Saint-Esprit vous montrera ce que vous devez faire pour ôter de votre vie ce qui vous empêche d’aller à Jésus.

Il vous sera impossible de faire d’autres progrès tant que vous n’aurez pas obéi. Le Saint-Esprit vous fera voir ce qui empêche son action, mais c’est à vous de consentir que Dieu vous en débarrasse.

Que de fois vous êtes-vous approché de Dieu pour présenter vos requêtes, et êtes-vous reparti en pensant : «Eh bien, cette fois-ci, j’ai fait tout mon devoir.» Et cependant vous êtes reparti les mains vides. Pourtant Dieu était là, les mains tendues pas seulement pour vous recevoir, mais pour que vous le receviez, lui.

Quelle n’est pas la patience inlassable de Jésus, quand il dit : « Venez à moi ».


lundi 3 octobre 2016

Mariage de Cathy et Stéphane.



La lecture du Psaume 148 par Sandra


Samedi 1er octobre 2016, nous nous sommes à nouveau retrouvés au Château de Barbegal (près de Raphèle-les-Arles) pour le mariage de Cathy et Stéphane.

Comme toujours, Daniel Grange, le maître des lieux s'est illustré par un accueil discret, mais toujours bienveillant.

Toute la famille avait tenu à participer activement à la cérémonie par des lectures soigneusement choisies et de ferventes prières. Au delà de l'émotion, c'est l'amour d'une famille unie qui se manifesta durant ces moments de grand partage.

Monseigneur Burglé, durant l'homélie, souligna l'importance de l'amour dans la vie quotidienne d'un couple et d'une famille, dans ces temps troublés que nous vivons.

Que le Seigneur accompagne Cathy et Stéphane dans ce nouveau chemin qu'ils ont pris sous Son regard.


dimanche 2 octobre 2016

Servir et non se servir...


Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière. (St Marc 9, v. 29).

« Pourquoi n’avons-nous pas pu chasser ce démon ? » demandent les disciples.

La réponse est à chercher dans la relation personnelle avec Jésus-Christ qui seul permet de chasser cette espèce-là. Nous resterons toujours impuissants, comme l’ont été les disciples ce jour-là, si nous essayons de faire l’ouvre de Dieu en comptant sur nos forces naturelles et non sur sa puissance. Nous déshonorons Dieu par notre zèle, si nous ne le connaissons pas vraiment lui-même.

Vous êtes devant un cas difficile, et, en apparence, rien ne se produit. Pourtant, vous savez que la délivrance sera accordée, parce que vous êtes en communion avec Jésus-Christ. Voici donc le principe de votre service : veiller à ce qu’il n’y ait aucun interdit qui vous sépare de Jésus. S’il y a le moindre obstacle, il faut qu’il soit non pas ignoré ou dissimulé, mais regardé bien en face, et ôté en présence de Jésus-Christ. Alors, cet obstacle-même, et toutes les circonstances par lesquelles vous êtes passés à cause de lui, contribueront à glorifier Jésus-Christ, dans une mesure qu’il vous sera impossible de comprendre avant de le voir face à face.

Nous devons pouvoir nous élever sur des ailes d’aigle, mais aussi savoir comment redescendre. Les saints ont la capacité de redescendre et de vivre dans la plaine.

« Je puis tout par Christ qui me fortifie ». En disant cela, Paul parlait surtout de ce qui l’abaissait. Nous avons la possibilité de repousser l’humiliation, et d’affirmer : « Non, merci, je préfère, de beaucoup, rester sur le sommet de la montagne, avec Dieu".

A la lumière de Jésus-Christ, suis-je prêt à affronter les choses comme elles sont dans la réalité ou bien cette réalité ébranle-t-elle ma foi en lui, et me jette-t-elle dans le désespoir ?