Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

mercredi 30 novembre 2016

La loi et l'Evangile....

Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. (1 Jacques 2, v.10).

La loi morale ne nous considère pas du tout comme de faibles créatures humaines. Elle ne tient aucun compte de notre hérédité ou de nos infirmités. Elle exige de nous la perfection.

La loi morale ne change pas en faveur du plus noble ou du plus faible des hommes ; elle est la même constamment et pour toujours. Établie par Dieu, elle ne se fait pas faible pour les faibles, elle n’excuse pas nos insuffisances, elle reste immuable pour le temps et pour l’éternité. Si nous ne nous en rendons pas compte, c’est parce que nous sommes inconscients, mais dès que nous revenons à la vie, notre situation est tragique.

« Pour moi, dit l’apôtre Paul, étant autrefois sans loi, je vivais. Mais, quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus » (Romains 7, v. 9).

Quand nous comprenons cela, l’ Esprit de Dieu nous convainc de péché. Aussi longtemps que nous n’avons pas fait cette expérience, nous ne réalisons pas qu’il n’y a aucun espoir, la croix de Jésus-Christ est pour nous une comédie. La conviction de péché nous fait sentir la terrible contrainte de la loi et produit le désespoir. On se sent, comme Paul, « vendu et asservi au péché ». Le pécheur endurci que nous sommes se sent trop coupable pour que Dieu puisse le pardonner. La seule voie qui s’ouvre vers une réconciliation avec Dieu, c’est la mort de Jésus-Christ. Il faut que je me libère de l’idée persistante que je pourrais me mettre en règle avec Dieu grâce à mon obéissance. Car qui de nous est capable d’obéir à Dieu parfaitement ?

Nous comprenons d’autant mieux le pouvoir de la loi morale, que nous sommes laissés libres de choisir. Dieu ne nous contraint jamais. Parfois, nous aimerions qu’il nous pousse à agir, et d’autres fois nous souhaiterions qu’il nous laisse tranquilles. Quand la volonté de Dieu règne, toute contrainte est inutile.


mardi 29 novembre 2016

Par sa Grâce.....

et sa grâce envers moi n’a pas été vaine (1 Corinthiens 15, v. 10).

Nos lamentations au sujet de notre incompétence sont une insulte à notre Créateur, si nous l’accusons de ne pas s’occuper de nous. Prenez l’habitude d’examiner du point de vue spirituel tous ces propos qui paraissent pleins de modestie, et vous serez stupéfait de constater combien ils sont impertinents à l’égard de Dieu.

« Je ne voudrais pas dire, certes, que j’ai atteint la sainteté. Je ne suis pas un saint ! ». Dire cela devant Dieu, signifie : « Seigneur il est tout à fait impossible que tu me sauves et me sanctifies, je n’ai pas eu de chance. Il me manque tellement de choses dans mon corps et dans mon esprit. Non, Seigneur, ce n’est pas possible ! ». Cela peut paraître une attitude humble aux yeux des hommes, mais c’est mépriser Dieu ouvertement.

D’autre part, ce qui sera humble aux yeux de Dieu paraîtra peut-être orgueilleux aux yeux des hommes. Si vous dites sincèrement : « Merci, Seigneur, par ta grâce, je sais que je suis sauvé et sanctifié », c’est pour Dieu la plus parfaite humilité, puisque vous vous êtes totalement abandonné à lui, et que vous croyez à sa parole. Ne vous tourmentez jamais pour savoir si ce que vous dites aux gens donne l’impression de l’humilité, ou non, mais soyez humble devant Dieu, et laissez-lui être tout en vous.

Une seule chose est importante pour vous, c’est votre communion personnelle avec votre Rédempteur et Sauveur. Laissez aller tout le reste, mais conservez à tout prix cette relation essentielle, et Dieu accomplira ses desseins par vous. Car, une seule vie humaine peut avoir pour Dieu une valeur incalculable dans l’accomplissement de ses desseins. Et votre vie peut être cette vie-là.


lundi 28 novembre 2016

L'attachement à Jésus.

L’Esprit de vérité… me glorifiera. (St Jean 16, v. 14).

Les mouvements piétistes d’aujourd’hui n’ont plus rien de la rude réalité du Nouveau Testament. La mort de Jésus-Christ n’a pour eux rien d’indispensable. Tout ce qu’ils recherchent, c’est une atmosphère pieuse, de prière et de dévotion. Cette conception de l’expérience religieuse n’a rien de surnaturel, ni de miraculeux et n’a rien de commun avec les souffrances de Jésus. Elle n’est pas marquée du sang de l’Agneau et ne porte pas le sceau du Saint-Esprit. Elle ne laisse pas cette empreinte, qui fait dire aux hommes : « C’est bien l’œuvre du Dieu Tout-Puissant. » Or, c’est cela, et cela seul, que nous révèle le Nouveau Testament.

L’expérience chrétienne normale, selon le Nouveau Testament, c’est l’attachement personnel, exclusif, à la personne de Jésus-Christ. Toute autre forme d’expérience chrétienne, ou prétendue telle, détachée de la personne de Jésus n’a de chrétien que le nom. Il n’y a point de régénération, ni de nouvelle naissance et point d’entrée dans le Royaume de Christ, si ce n’est la pensée que Jésus est notre « modèle ». Dans le Nouveau Testament, Jésus est le Sauveur bien avant d’être le modèle. Aujourd’hui, il est simplement le fondateur d’une religion, un type de perfection. S’il est bien cela, il est pourtant infiniment plus. Il est le salut lui-même. Il est la Bonne Nouvelle de Dieu.


Jésus promet : « Quand lui, l’Esprit de vérité, sera venu… il me glorifiera. » Quand je crois à la Révélation contenue dans le Nouveau Testament, je reçois de Dieu le don du Saint-Esprit qui réalise en moi ce que Jésus a dit et mis en œuvre, pour moi sur la croix.

dimanche 27 novembre 2016

Par la grâce...


gratuitement justifiés par sa grâce (Romains 3, v. 24).

La Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu éveille fréquemment une ardente aspiration, mais en même temps une profonde répulsion, parce que le message qu’elle nous apporte nous irrite. L’homme est fier de pouvoir donner tant et plus, mais recevoir comme un mendiant, c’est autre chose.

« Je donnerai ma vie comme martyr s’il le faut, je me dévouerai tout entier, je ferai n’importe quoi, mais ne m’humiliez pas en me mettant sur le même pied que le plus grand des pécheurs qui n’a qu’à accepter le don du salut par Jésus-Christ ».
Il faut que nous comprenions que nous ne pouvons rien mériter ou obtenir de Dieu par nos efforts. Il faut le recevoir comme un cadeau gratuit, ou bien nous en passer. Le plus grand bienfait spirituel, c’est de reconnaître notre dénuement.

Jusqu’à ce que nous en arrivions là, le Seigneur ne peut rien pour nous. Il ne peut intervenir tant que nous croyons pouvoir nous suffire à nous-mêmes. C’est par la porte du dénuement que nous entrons dans son Royaume. Tant que nous croyons être riches, tant que nous possédons quelque capital d’orgueil, quelque indépendance, Dieu ne peut rien pour nous.

C’est seulement lorsque nous avons faim de vie spirituelle, que nous recevons le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit nous communique comme un don la nature divine. Il fait vivre en nous la vie puissante de Jésus, qui, pénétrant notre âme, nous élève jusqu’à sa hauteur dans le royaume de Jésus (Jean 3, v. 5).



samedi 26 novembre 2016

Être soi-même avec Dieu...

la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ. . . par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. (Galates 6, v. 14).

Concentrer ma pensée sur la Croix du Christ, ce n’est pas devenir un de ces piétistes préoccupés uniquement de leur propre sainteté. C’est, au contraire, me préoccuper toujours davantage de la cause de Christ. Le Seigneur n’a jamais été ni un reclus, ni un ascète. Il ne s’est pas coupé de la société mais, intérieurement, il en était détaché. Sans être distant, il vivait néanmoins dans une autre sphère. Son mode de vie était celui de chacun, aussi les gens religieux de son temps l’appelaient-ils mangeur et buveur. Cependant, rien n’a pu faire obstacle à l’entière consécration de son énergie spirituelle.

Une contrefaçon de la consécration consiste à chercher à mettre en réserve de l’énergie spirituelle, dans le but de s’en servir plus tard, mais c’est là une erreur fatale. Pour un grand nombre de chrétiens, le Saint-Esprit les a affranchis de leur pêché, mais il n’y a chez eux ni libération, ni épanouissement. Le genre de vie religieuse que nous rencontrons si souvent aujourd’hui n’a rien de commun avec la robuste sainteté de Jésus-Christ. « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.» Nous devons vivre dans le monde, sans lui appartenir .

Employons notre énergie spirituelle au service de Dieu et de notre prochain. La consécration c’est notre part, la sanctification, c’est l’affaire de Dieu.

Préoccupons-nous donc en premier lieu des intérêts de Dieu. Lorsque se pose à nous un problème difficile, demandons-nous ce qui peut promouvoir la cause de Jésus-Christ.

vendredi 25 novembre 2016

Regarder à la Croix.

Loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ. (Galates 6, v. 14).

Si vous voulez posséder toute l’énergie que Dieu peut donner à un être mortel et qui est la vie même de Jésus ressuscité, alors méditez sur la tragédie de la Croix.

Cessez de vous appesantir sur les hauts et les bas de votre vie spirituelle. Contemplez simplement le drame de Golgotha, et aussitôt vous serez envahi par l’énergie de Dieu. « Regardez à moi ! ». Concentrez votre attention sur la source, et la force divine jaillira pour vous. Concentrons-nous sur ce qui est essentiel.

La croix produit en nous le salut, la sanctification, la guérison, mais ce n’est pas cela que nous devons prêcher. Nous devons prêcher Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Proclamer la mort de Jésus sur la Croix produira tout son effet. Centrez sur lui tout votre message, et même si vos auditeurs paraissent ne pas vous écouter, ils ne seront plus jamais les mêmes. Si j’expose mes pensées personnelles, elles n’ont pas plus d’importance pour vous que les vôtres n’en ont pour moi. Mais, si je vous annonce la vérité de Dieu, vous désirez l’entendre encore, et moi aussi. Il faut concentrer notre attention sur la source même de l’énergie spirituelle, la Croix, rester en contact avec elle, et toute la puissance qu’elle contient sera libérée. Dans les mouvements évangéliques et les milieux pentecôtistes, on parle davantage des effets de la Croix, des dons spirituels que de la Croix elle-même.

De nos jours, on reproche aux Églises leur faiblesse, et cette critique est justifiée. N'est-ce pas en partie parce qu’elles n’ont pas assez mis en lumière la tragédie du Calvaire, et la portée de la Rédemption ?




mardi 22 novembre 2016

S'éloigner de Dieu.....

Aie pitié de nous, Éternel, aie pitié de nous! Car nous sommes rassasiés de mépris (Psaume 123, v. 3).

Ce dont nous avons le plus à nous garder, ce n’est pas tant de l’affaiblissement de notre foi en Dieu, que du changement de nos sentiments chrétiens.

« Prenez donc garde en votre esprit, et ne soyez pas infidèles ». L’altération des sentiments a de terribles effets. 
L’ennemi trouve là une brèche par laquelle il pénètre dans notre âme et la détourne de Dieu. Il y a des sentiments que nous ne devons jamais tolérer, car ils nous détourneraient de la foi en Dieu, et nous pousseraient à mettre notre confiance dans la puissance et dans la sagesse humaine.

Méfiez-vous des « soucis de ce monde », car ce sont eux qui produisent de l’amertume. Il est extraordinaire de constater le pouvoir qu’ont les petits problèmes de l’existence pour nous éloigner de Dieu. Refusez de vous laisser submerger par les soucis de la vie.

Autre chose encore qui nous éloigne de Dieu, c'est le désir de nous justifier. Saint Augustin priait ainsi : « Ô Seigneur délivre-moi du désir de vouloir toujours me justifier ! ». Ce sentiment détruit la foi en Dieu. « Il faut que je m’explique. Il faut qu’on arrive à me comprendre ». C'est notre seul désir. Notre Seigneur n’a jamais tenté de « s’expliquer », il laissait les erreurs se corriger d’elles-mêmes.

Quand nous nous apercevons que la vie spirituelle de ceux qui nous entourent ne fait pas de progrès, et que nous laissons cette constatation tourner à la critique, nous nous coupons de Dieu. Car, Dieu ne nous a pas donné le discernement pour que nous jugions notre frère, mais pour que nous intercédions en sa faveur.



samedi 19 novembre 2016

Le pardon des péchés.


son Bien-Aimé, en qui nous avons… la rémission des péchés. (Ephésiens 1, v. 7).

Nous devons nous garder d’une certaine manière de présenter Dieu qui ne se trouve pas dans le Nouveau Testament. Dieu, dit-on parfois, est un père si tendre et plein d’amour que certainement il pardonnera à tous. Il ne peut nous pardonner que grâce à la terrible tragédie de la croix de Christ. Supposer que le pardon puisse être accordé d’une autre façon est, même sans que l’on s’en rende compte, un blasphème.

Le pardon, qui est si facile à recevoir, a coûté à Jésus l’agonie du Calvaire. Nous pouvons accepter le pardon de nos péchés, le don du Saint-Esprit, et notre sanctification, avec la simplicité de la foi, et oublier quel prix immense Dieu a dû payer pour que tout cela puisse nous être donné.

Le pardon est le divin miracle de la grâce. Pour que Dieu puisse pardonner le péché sans cesser d’être un Dieu juste, il a fallu la croix de Jésus-Christ. Il faut repousser une conception de la Paternité divine qui exclut l’Expiation. Le Dieu Saint ne peut pas nous pardonner. S’il le faisait, ce serait une iniquité. Pour que nous puissions l’être, il faut que l’Expiation nous ramène à lui. Le pardon de Dieu ne devient possible que par la Rédemption.

Comparée au miracle que constitue le pardon des péchés, l’expérience de la sanctification paraît plus facile. Ce n’est que la réalisation merveilleuse du pardon des péchés dans la vie humaine. Mais, ce qui nous remplit de la plus profonde reconnaissance envers Dieu, c’est le pardon de nos péchés. Paul a toujours senti cela profondément. Quand vous vous serez rendu compte de la grandeur immense d’un tel pardon, l’amour de Dieu vous étreindra le cœur.


vendredi 18 novembre 2016

La conviction du péché.

« Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché… » (Jean 16, v. 8)

Bien peu d’entre nous connaissent une profonde conviction de péché. Nous savons ce que c’est, que d’être troublés parce que nous avons mal agi mais la conviction de péché opérée en nous par le Saint-Esprit, efface toute autre pensée et n’en laisse qu’une seule. On se dit : « J’ai péché contre toi, contre toi seul. »

Quand un homme est ainsi convaincu de péché, il comprend parfaitement que Dieu ne peut pas le pardonner, car s’il le faisait, il abaisserait sa justice au-dessous de celle des hommes. Dieu pourtant nous a pardonnés, mais il a fallu que son cœur soit brisé par la mort de son Fils. Le grand miracle de la grâce de Dieu, c’est le pardon de nos péchés, et c’est seulement par la mort de Jésus-Christ que Dieu peut pardonner sans cesser d’être un Dieu juste. C’est une erreur de dire que Dieu nous pardonne parce qu’il est amour. Quand nous aurons été vraiment convaincus de péché, nous ne le redirons plus jamais.

L’amour de Dieu exige le Calvaire, et rien de moins. L’amour de Dieu est inscrit sur la Croix, et nulle part ailleurs. Dieu ne peut me pardonner qu’à travers la croix de mon Seigneur. Là, sa justice est satisfaite.

Le pardon n’implique pas seulement que je suis sauvé de l’enfer et accepté pour le ciel (personne ne voudrait accepter un tel pardon). Mais, par le pardon, ma communion avec Dieu est recréée. Je suis uni à Dieu par Jésus-Christ. Le miracle de la Rédemption, c’est que Dieu fait de moi, pécheur, le reflet de son Fils, en substituant à ma nature celle même de Jésus-Christ.




dimanche 13 novembre 2016

Un Dieu qui guide.

Moi-même, pendant mon voyage, l’Éternel m ‘a conduit. . . (Genèse 24, v. 27).

Nous devons arriver à une communion si étroite avec Dieu que nous n’ayons plus à lui demander continuellement sa direction. Notre sanctification est la preuve que nous sommes enfants de Dieu, et la vie normale d’un enfant, c’est l’obéissance. Quand l’envie le prend de désobéir, aussitôt, sa conscience l’avertit. Dans le domaine spirituel, l’avertisseur, c’est le Saint-Esprit. Quand il nous dit : « Stop », nous devons nous arrêter aussitôt, et rechercher ce qui doit être corrigé, de façon à discerner clairement la volonté de Dieu. Si nous sommes nés de l’Esprit, nous ne devrions pas demander sans cesse à Dieu sa direction. « Le Seigneur m’a conduit », dirons-nous, et en regardant en arrière, nous verrons le plan admirable que Dieu a lui-même tracé.

Nous n’avons pas de peine à voir la main de Dieu dans les événements exceptionnels, mais nous devons apprendre à reconnaître Dieu dans les petits détails de notre vie. Ne pensez jamais que le hasard soit autre chose que la manifestation de la volonté de Dieu, et soyez prêt à découvrir en tout ce qui vous arrive la main divine.

Prenez garde de ne pas vous faire une idole de la fermeté de vos convictions pour l’opposer à votre fidélité à Dieu.

« Je ne ferai jamais cela » dites-vous, mais vous le ferez certainement si Dieu l’ordonne. Personne n’a paru plus inconséquent que le Seigneur, mais il n’a jamais été inconséquent avec son Père. La logique chrétienne ne vient pas d’un principe, mais de la vie divine. C’est cette vie en nous qui, à tout moment, nous révèle la volonté de Dieu. Il est plus facile d’être un fanatique qu’un vrai fidèle, car être fidèle à Dieu peut être extrêmement humiliant.



vendredi 11 novembre 2016

Une nouvelle vie...

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles. (2 Corinthiens 5, v. 17).

Quelle conception vous faites-vous du salut de votre âme ? 

Faire l’expérience du salut, c’est voir tout se transformer dans notre vie. Nous ne regardons plus les choses de la même façon, car nous avons de nouveaux désirs. Ce qui nous attirait a perdu son attrait. Une des pierres de touche d’une telle expérience, c’est le changement d’attitude envers ce qui, pour nous, avait de la valeur. Si vous avez toujours la nostalgie de vos anciennes inclinations, il est absurde de prétendre que vous êtes « né de nouveau ». Vous vous trompez vous-même. 

Si vous êtes vraiment « né de nouveau », l’Esprit de Dieu rend cette transformation manifeste dans votre vie, dans votre pensée, et quand l’épreuve vient, vous êtes le premier stupéfait de voir l’extraordinaire différence que cela fait en vous. Il vous est absolument impossible d’imaginer que c’est vous-même qui avez fait cela. C’est ce changement merveilleux et complet qui prouve que vous êtes régénéré.

Mon salut et ma sanctification m’ont-ils réellement transformé ? Est-ce que je vis selon l’amour décrit dans 1 Corinthiens 13, ou est-ce que je tergiverse ? Le salut véritable opéré en moi par le Saint-Esprit, m’affranchit entièrement. Tant que je marche dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière, Dieu ne voit rien à reprendre en moi, car par son Esprit sa vie agit en moi sans cesse, sans que j’en sois conscient, et jusque dans les profondeurs de mon être.


jeudi 10 novembre 2016

Suivre vraiment Dieu.

Prends ton fils. . . (Genèse 22, v. 2).

L’ordre de Dieu doit être exécuté sur-le-champ : prends maintenant, et non pas tout à l’heure. Comme nous sommes enclins à discuter...

Nous sommes conscients que nous devons obéir, mais nous cherchons des prétextes pour différer le sacrifice que Dieu nous demande. Quand Dieu nous dit de monter sur les hauteurs qu’il nous désigne, il ne faut pas remettre à plus tard, mais le faire maintenant. Le sacrifice est accompli en intention avant d’être exécuté en fait.

« Abraham se leva de bon matin… et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait indiqué » (v. 3). Quelle merveilleuse simplicité dans la foi d’Abraham ! Quand Dieu parle, il ne consulte personne. Veillez à ne pas consulter « la chair et le sang », c’est-à-dire vos propres sympathies, vos idées, tout ce qui vient de vous et qui n’est pas fondé sur votre communion avec Dieu. Ce sont toutes ces choses qui font obstacle à votre obéissance.

Abraham n’avait pas choisi ce sacrifice. Méfiez-vous toujours d’un service que vous voulez vous imposer vous-même. Un sacrifice que nous nous imposons peut être malsain. Si Dieu vous donne une coupe agréable à boire, buvez-la en le remerciant. S’il vous tend une coupe amère, buvez-la en communion avec lui. Si l’ordre de Dieu pour vous entraîne des épreuves douloureuses, supportez-les vaillamment, mais ne choisissez jamais vous-même le décor de votre martyre. Dieu choisit le creuset où il éprouva Abraham, et Abraham n’hésita pas, il resta ferme.

Quand on ne vit pas dans la communion de Dieu, il est facile de le taxer d’injustice. Mais lorsqu’on passe par le creuset, on apprend à mieux le connaître. Dieu vise à fondre ensemble ses desseins et ceux des hommes.


mercredi 9 novembre 2016

Des prêtres-ouvriers...


« … ministre de Dieu dans l’Évangile de Christ… » (1 Thessaloniciens 3, v. 2).

Après que Dieu vous a sanctifié, ne croyez pas que vous connaîtrez nécessairement le but de votre vie, car Dieu, par le Saint-Esprit, vous a saisi et donné une place dans ses desseins. Il veut se servir de vous dans le monde pour réaliser ses plans, comme il s’est servi de son Fils pour réaliser notre salut. Si vous vous efforcez de faire de grandes choses par vous-même, en pensant : « Dieu m’a appelé à faire ceci ou cela », vous faites obstacle à la volonté de Dieu.

Tant que vous êtes préoccupé avant tout de votre développement spirituel, ou de quelque autre ambition bien arrêtée, vous ne pouvez pas servir utilement les desseins de Dieu. Il faut renoncer pour toujours à toute ambition personnelle, et laisser Dieu vous diriger lui-même. Toutes vos actions sont alors celles du Seigneur. Ne soyez pas étonné si vous ne pouvez jamais en comprendre toute la portée.

Il faut que j’apprenne à ne point avoir de but personnel, à n’avoir d’autre but que celui de Dieu. Dieu fait de moi son instrument, et tout ce qu’il me demande, c’est que je me confie en lui, et que je ne dise jamais : « Seigneur, cela me fait trop mal, je ne peux pas !
En parlant ainsi, je deviens pour Dieu un embarras. Quand je cesse de vouloir lui imposer ma volonté, il peut se servir de moi pour accomplir la sienne, sans obstacle ni entrave. Il peut me froisser, m’élever ou m’abaisser, il peut faire de moi ce qu’il veut. Il me demande seulement d’avoir une foi entière en lui et en sa bonté. La pitié de soi-même vient du diable. Si je m’y laisse aller, je ne peux pas être utilisé par Dieu. Enfermé dans un « petit monde à part », bien au chaud, Dieu ne pourra jamais m’en faire sortir , car j’aurais trop peur d’attraper froid !



mardi 8 novembre 2016

La Grâce divine.


Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair… (Colossiens 1, v. 24).

Le serviteur de Dieu est appelé au rôle de sacrificateur, intermédiaire entre Dieu et les hommes. Il doit être en communion intime avec Christ et si pénétré de la réalité de la Rédemption, que Dieu peut continuellement, par son intermédiaire, apporter aux autres sa vie créatrice. Ce n’est pas la puissance d’un homme se superposant à la puissance d’un autre homme, mais la présence réelle de Christ se manifestant à travers la vie de son serviteur. Quand nous exposons, d’après le Nouveau Testament, la vie et la mort de notre Seigneur, nos paroles-mêmes deviennent un moyen de grâce. Dieu s’en sert pour créer en ceux qui écoutent une vie nouvelle grâce à la Rédemption qu’il a accomplie.

Si nous exposons seulement les effets de la Rédemption dans la vie humaine, au lieu de parler de ce qui nous est révélé dans la Bible sur Jésus, ceux qui écoutent ne seront pas amenés à la nouvelle naissance, mais seulement à un raffinement de leur culture spirituelle. L’Esprit de Dieu ne pourra pas confirmer notre parole, car une telle prédication est d’un autre domaine que le sien. Notre communion avec Dieu doit être assez profonde afin que, lorsque nous proclamons ses vérités, il fasse dans les cœurs ce que lui seul peut accomplir.

Quand nous disons de quelqu’un : « Quelle personnalité extraordinaire ! Quel homme fascinant ! Comme il est profond ! », l’Évangile de Dieu ne peut se manifester au travers de ces éloges. C’est impossible. Car si un homme attire les cœurs par ses qualités personnelles, on est conquis par lui, et non par Dieu. Mais si, au contraire, il est identifié à son Seigneur, alors on est conquis par le Seigneur lui-même. L’homme ne doit jamais être glorifié. C’est Jésus seul que nous avons à glorifier devant les hommes.



lundi 7 novembre 2016

La puissance de l'Esprit Saint.


L’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais, l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables. (Romains 8, v. 26).

Nous sommes conscients que c’est le Saint-Esprit qui nous incite à prier, mais nous ne nous rendons pas toujours compte que le Saint-Esprit lui-même prie en nous, exprimant ce que nous ne savons exprimer. Lorsque nous sommes nés de nouveau, nés de Dieu, et habités par l’Esprit, il formule à notre place l’inexprimable.

Le Saint-Esprit intercède en nous en faveur des enfants de Dieu, en accord avec sa volonté. Dieu sonde notre cœur, non pour y lire nos prières conscientes, mais pour y trouver la prière de l’Esprit Saint.

L’Esprit de Dieu se sert de l’esprit du croyant comme d’un sanctuaire dans lequel il offre à Dieu son intercession : « Votre corps est le Temple du Saint-Esprit ». Quand Jésus purifia le Temple, « il ne laissa personne transporter un objet quelconque à travers le parvis » (St Marc 1O, v. 16). L’Esprit de Dieu ne vous permet pas de vous servir de votre corps à votre convenance. Jésus a chassé sans pitié tous ceux qui vendaient et achetaient dans le Temple, en disant : « Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs »

Nous sommes-nous rendus compte que notre corps est le Temple du Saint-Esprit ? Si oui, nous devons veiller à le garder pur et sans tache, pour lui. Nous devons nous souvenir que notre pensée consciente, bien qu’elle ne soit qu’une toute petite partie de nous-mêmes, doit être un sanctuaire pour le Saint-Esprit. Il veillera lui-même sur notre subconscient, mais c’est à nous de veiller sur tout ce qui est conscient en nous, nous en sommes responsables.



dimanche 6 novembre 2016

Dieu nous guide.

Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. (Romains 8, v. 28).

Les circonstances de la vie d’un chrétien sont réglées par Dieu lui-même.

Rien n’y arrive par hasard. Dans sa sagesse, Dieu vous met dans des situations dont vous ne saisissez pas le sens. Il vous conduit dans des lieux choisis à l’avance, vous fait rencontrer certaines personnes, et vous place dans des conditions telles que l’intercession, suscitée en vous par le Saint-Esprit, soit orientée dans tel ou tel sens.

Ne cherchez jamais à guider les événements, à vous dire : « Je vais diriger et prévoir, éviter ceci et me méfier de cela. » Votre vie étant dans la main de Dieu, ne pensez donc pas que les circonstances que vous traversez sont étranges. Votre rôle dans la prière d’intercession, ce n’est pas de souffrir l’agonie de l’intercession, mais de profiter des circonstances ordinaires où Dieu vous place, des gens simples parmi lesquels vous vous trouvez, pour les apporter devant le trône de Dieu, et donner au Saint-Esprit l’occasion de prier pour eux par votre entremise. C’est de cette manière que Dieu, par le moyen de ses enfants, atteint le monde entier.

Suis-je un obstacle à l’œuvre du Saint-Esprit en restant dans le vague, ou peut-être en me substituant à lui ? Dans l’intercession, il faut que l’homme fasse sa part, et sa part, ce sont les circonstances dans lesquelles il se trouve, et les gens avec lesquels il est en contact. Ma pensée doit être comme le sanctuaire du Saint-Esprit, afin qu’à mesure que je nomme ceux pour qui je prie, le Saint-Esprit intercède pour eux.

Vos prières d’intercession ne peuvent être les miennes, et les miennes ne peuvent être les vôtres. Mais en chacun de nous, le Saint-Esprit prie pour telle ou telle personne qui a besoin de cette intercession.




samedi 5 novembre 2016

Croire.

Crois-tu cela ? (St Jean 11, v. 26).

Marthe croyait que Jésus avait une grande puissance. Elle croyait que, s’il avait été là, il aurait guéri son frère. Elle croyait aussi que Jésus avait un rapport assez intime avec Dieu, pour que, quoi qu’il demande, Dieu l’exauce. Mais cependant, il lui fallait arriver à connaître Jésus d’une manière plus personnelle. La foi de Marthe ne trouvait son accomplissement que dans un avenir lointain. Jésus l’amène graduellement à une foi vraiment personnelle qui se concrétise et s’exprime : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ… ».

Retrouvez-vous ce même cheminement dans votre vie ? Le Seigneur vous apprend-il à vivre dans son intimité ? Laissez-le vous poser la même question : « Crois-tu cela ? ». Quels sont les doutes qui vous tourmentent ? Les circonstances où vous vous trouvez, mettent-elles votre foi à l’épreuve ? Pour que votre foi devienne vraiment personnelle, il faut que votre personne soit en jeu, que vous reconnaissiez votre détresse personnelle.
Croire, c’est s’abandonner. La foi abstraite est déjà une sorte de confiance, mais pas un véritable abandon. La foi personnelle précise cette confiance, et la restreint à un seul objet. La foi concrète consiste à s’abandonner à Jésus-Christ, et à ne vouloir que lui pour Seigneur .

En présence de Jésus-Christ qui me dit : « Crois-tu cela ? », je découvre que la foi en Jésus est aussi naturelle que la respiration, et je suis stupéfait de ne pas m’en être aperçu plus tôt.



vendredi 4 novembre 2016

Partager les souffrances du Christ.

Réjouissez-vous… de la part que vous avez aux souffrance de Christ… (1 Pierre 4, v. 13).

Si Dieu veut vous employer à son service, il vous ferai passer par une multitude d’expériences qui ne vous paraîtront pas nécessaires. Elles ont pour but de vous rendre utile et capable de comprendre mieux le cœur des autres. Ainsi, vous ne serez jamais surpris par les circonstances.

« Je ne sais pas comment m’y prendre avec cette personne », dirons-nous. Et pourquoi ? Dieu vous avait donné amplement l’occasion de vous instruire auprès de lui, au sujet de ce qui vous préoccupe maintenant, et aujourd’hui vous vous cognez contre un mur, parce que vous avez méprisé ces enseignements.

Les souffrances de Christ ne sont pas comme celles de l’homme ordinaire. Il a souffert selon la volonté de Dieu et non en voyant les choses comme nous les voyons. C’est seulement quand nous sommes unis à Jésus-Christ que nous pouvons comprendre le but que Dieu poursuit en agissant ainsi avec nous. Un chrétien doit arriver à comprendre le dessein de Dieu. L’histoire de l’Église Chrétienne nous apprend que la tendance générale a toujours été d’éviter d’avoir part aux souffrances de Christ. Les hommes ont cherché à réaliser le plan de Dieu en suivant un autre chemin qu’ils ont tracé eux-mêmes. Mais, le chemin de Dieu, c’est le chemin monotone et long de la souffrance.

Est-ce que nous avons part aux souffrances de Christ ? Est-ce que nous sommes prêts à ce que Dieu anéantisse nos ambitions personnelles, à ce que Dieu détruise, pour les transfigurer, nos résolutions personnelles ? Cela ne veut pas dire que nous sachions exactement où Dieu nous mène, car nous en éprouverions de l’orgueil. Sur le moment, nous ne voyons pas bien le but que Dieu poursuit.

Nous marchons plus ou moins en aveugles, sans comprendre, puis, un beau jour, la lumière se fait, et nous pouvons dire : « Vraiment, à mon insu, Dieu m’avait préparé pour ma tâche présente ! ».


jeudi 3 novembre 2016

S'approcher de Dieu.

Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. (Jacques 4, v. 8).

Il est très important de donner à tous l’occasion de mettre en pratique chaque vérité divine. Nous ne pouvons le faire pour eux, la responsabilité leur en est laissée. Ils doivent agir délibérément, car le message de l’Évangile doit toujours pousser à l’action. Le refus d’agir est une paralysie qui laisse l’homme inchangé, mais celui qui agit n’est plus jamais le même. Cela semble être une folie, et c’est ce qui retient tant de personnes qui pourtant ont été convaincues par le Saint-Esprit. A l’instant même où je me lance dans l’action, je vis enfin, alors qu’auparavant je végétais. Lorsque toute ma volonté s’élance vers l’action, je vis véritablement.

Chaque fois qu’une vérité divine vous est révélée, mettez-la en pratique, pas nécessairement en agissant aussitôt, mais en prenant une ferme résolution d’agir, un engagement écrit. Alors, l’enfant de Dieu le plus faible, est affranchi de sa faiblesse. Toute la merveilleuse puissance de Dieu vient en lui. Quand la vérité divine nous apparaît d’abord, nous reconnaissons nos fautes, mais nous y retombons souvent. Nous connaissons ainsi des hauts et des bas, jusqu’à ce que nous comprenions que nous ne devons plus reculer. Il nous faut saisir une parole de notre Seigneur et Sauveur, et nous en servir pour passer un contrat avec lui. C’est la pensée du Seigneur, quand il nous dit : « Venez à moi », il veut dire, « liez-vous à moi par un contrat ». Nous avons du mal à nous y décider. Mais, celui qui se décide enfin voit à l’instant même la vie divine envahir son cœur. La puissance de domination du monde, de notre « moi », de Satan, est paralysée, non par l’acte lui-même, mais par la puissance divine que cet acte a déclenchée.




mercredi 2 novembre 2016

S'abandonner à Christ.

J’ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. (Galates 2, v. 20).

Ces mots impliquent un renoncement délibéré à mon indépendance, et ma soumission à la seigneurie de Jésus-Christ. Dieu peut me mettre trois cent soixante-cinq fois par an devant cette nécessité, mais il ne peut faire à ma place ce que j’ai à faire. Il faut que je brise la dure coque de mon égoïsme qui me sépare de Dieu, pour que ma personnalité s’en échappe et vienne s’unir dans une communion parfaite avec Dieu lui-même. Cela, non pour réaliser mes propres idées, mais pour être fidèle à Jésus. Quand j’en suis là, tout devient clair. 

Bien peu d’entre nous connaissent vraiment la fidélité absolue à Christ : « A cause de moi » c’est cette attitude-là qui fait le saint authentique.

Cet abandon est-il accompli ? Tout le reste n’est que pieuse fraude.

Le seul point décisif est celui-ci : Est-ce que j’accepte de m’abandonner , d’être soumis sans réserve à Jésus-Christ, sans poser de conditions sur la manière dont mon esprit d’indépendance sera brisé ? Dès lors se produit l’union surnaturelle avec Christ, et le Saint-Esprit m’en donne une claire confirmation : « J’ai été crucifié avec Christ ». Pour être un véritable disciple, je dois en venir là : renoncer à tous mes droits, et devenir l’esclave de Jésus-Christ. Sans cet abandon, ma sanctification ne peut pas commencer .

Il faut que Dieu puisse nous utiliser à son gré. Ce n’est pas à nous de décider ce que nous devons faire, c’est à Dieu seul.



mardi 1 novembre 2016

Aimer Dieu.


Si vous m’aimez, gardez mes commandements. (St Jean 14,v.15).

Notre Seigneur ne nous contraint jamais à l’obéissance. Il nous dit très catégoriquement ce que nous avons à faire, mais ensuite il nous laisse libres. Notre obéissance doit résulter de notre communion avec lui. C’est pourquoi, lorsque le Seigneur nous invite à être ses disciples, il y met toujours un «si ».

« Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même ». Le Seigneur ne nous propose pas de nous assurer une bonne situation dans l’éternité, mais de nous utiliser en nous gardant sous sa dépendance, c’est pourquoi ses paroles nous semblent si sévères (voir Luc 14, v. 26) : « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père… « . Mais attention, n’interprétez jamais ces paroles en les séparant de Celui qui les a prononcées.
Le Seigneur ne me donne pas de règles, mais il me propose très clairement un idéal de vie. Si j’ai pour lui un véritable amour, je ferai ce qu’il me dit sans aucune hésitation. Si j’hésite, c’est parce qu’il y a quelqu’un que j’aime plus que lui, et ce quelqu’un, c’est moi-même.

Jésus-Christ ne m’obligera pas à lui obéir, il faut que je le fasse de moi-même, et en le faisant, j’accomplirai ma véritable destinée spirituelle. Mes journées peuvent être remplies d’une quantité de petits incidents négligeables et médiocres. Mais si j’obéis à Jésus-Christ dans ces circonstances qui paraissent survenir par hasard, elles deviendront comme des trous d’épingles par lesquels Dieu m’apparaîtra. Et un jour, je découvrirai que, par mon obéissance, beaucoup d’âmes ont été bénies. La Rédemption qui amène à l’obéissance est toujours créatrice de salut. A travers mon obéissance le Dieu Tout-Puissant lui-même, agit.