Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

samedi 18 novembre 2017

Être vraiment libres..

Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. (St Jean 8 :36).

Tant qu’il subsiste en nous quelque chose de notre individualisme orgueilleux nous affirmons qu'on ne peut pas.. L’âme libérée ne dit jamais cela, mais s’ouvre simplement à Dieu, et est avide de plus. C’est ainsi que Dieu nous forme. Nous sommes faits pour contenir la plénitude de Dieu, mais le péché d’une part, et notre moi d’autre part, nous empêchent de nous approcher de lui. Dieu nous délivre du péché et c'est à nous de nous délivrer de notre moi, c’est-à-dire d’offrir à Dieu en sacrifice notre vieille nature orgueilleuse pour lui substituer une nature spirituelle transformée par l’obéissance.

Dieu développe notre vie spirituelle sans tenir compte de notre ancienne nature. Il ouvre un chemin nouveau, qui va à l’encontre de la vieille nature. Notre rôle est d’y marcher sans jamais nous opposer à sa volonté, ou rester immobile et figé, en continuant à dire qu'on ne peut pas pas ! Dieu ne veut pas nous obliger à obéir, c’est à nous-mêmes de nous discipliner. Ce n’est pas Dieu qui doit réduire en captivité toutes nos pensées, c’est à nous à le faire. On peut toujours se plaindre à Dieu qu'on laisse vagabonder son esprit. Ne vous y laissez plus aller tout simplement. N’écoutez plus votre vieille nature qui vous tyrannise, et soyez un homme libre, une vraie personnalité.

« Si le Fils vous affranchit… «  Le « Fils », et non pas le « Sauveur ». Le Sauveur nous affranchit du péché, mais c’est le Fils qui nous rend libres. C’est ce que nous dit Saint Paul dans l’Épître aux Galates (2 :20) : « J’ai été crucifié avec Christ », il entend par là que sa vieille nature a été brisée, et sa personnalité non pas confondue, mais intimement unie à son Seigneur. « Vous serez réellement libres », profondément libres, entièrement libérés. Il ne s’agit pas de chercher à être forts, mais d’être unis à Jésus qui nous rend forts.



vendredi 3 novembre 2017

La puissance divine.

Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. (Jacques 4 :8).

Il est très important de donner à tous l’occasion de mettre en pratique chaque vérité divine. Nous ne pouvons le faire pour eux ; la responsabilité leur en est laissée. Ils doivent agir délibérément car le message de l’Évangile doit toujours pousser à l’action. Le refus d’agir est une paralysie qui laisse l’homme inchangé, mais celui qui agit n’est plus jamais le même. Cela semble être une folie et c’est ce qui retient tant de personnes qui pourtant ont été convaincues par le Saint-Esprit. A l’instant même où je me lance dans l’action, je vis enfin, alors qu’auparavant, je végétais. Lorsque toute ma volonté s’élance vers l’action, je vis véritablement.


Chaque fois qu’une vérité divine vous est révélée, mettez-la en pratique, pas nécessairement en agissant aussitôt, mais en prenant une ferme résolution d’agir, un engagement écrit. Alors, l’enfant de Dieu le plus faible, est affranchi de sa faiblesse et toute la merveilleuse puissance de Dieu vient en lui. Quand la vérité divine nous apparaît d’abord, nous reconnaissons nos fautes, mais nous y retombons souvent. Nous connaissons ainsi des hauts et des bas, jusqu’à ce que nous comprenions que nous ne devons plus reculer. Il nous faut saisir une parole de notre Seigneur et Sauveur, et nous en servir pour passer un contrat avec lui. C’est la pensée du Seigneur, quand il nous dit : « Venez à moi ! ». Il veut dire : « Liez-vous à moi par un contrat ». Nous avons du mal à nous y décider. Mais, celui qui se décide enfin voit à l’instant même la vie divine envahir son cœur. La puissance de domination du monde, de notre « moi » (donc de Satan) est paralysée, non par l’acte lui-même, mais par la puissance divine que cet acte a déclenchée.

dimanche 29 octobre 2017

Pourquoi Jésus est mort ?

Il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui, justice de Dieu. (2 Corinthiens 5 :21).

La conception moderne de la mort de Jésus-Christ, c’est qu’il est mort pour nos péchés par pitié pour nous. La pensée du Nouveau Testament, c’est qu’il s’est chargé de nos péchés, non par pitié, mais pour s’identifier à nous. Il a été fait péché. Nos péchés sont ôtés à cause de la mort de Jésus.

Il est mort par obéissance à son Père, et non par pitié pour nous. Si Dieu nous accueille, ce n’est pas à cause de notre obéissance ou parce que nous renonçons à certaines choses, mais uniquement à cause de la mort du Christ. Nous disons que Jésus est venu pour nous révéler le Dieu d’amour, le Père.

Le Nouveau Testament nous dit qu’il est venu pour ôter le péché du monde. Il révèle Dieu comme Père à ceux qui l’ont d’abord reçu comme Sauveur. Jésus-Christ ne s’est jamais présenté comme celui qui révélait au monde la paternité divine, mais comme la pierre d’achoppement (voir Jean 15 :22-24). Quand Jésus dit : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14 :9), il parle exclusivement à ses disciples.

Le Nouveau Testament n’enseigne nulle part que Christ est mort pour que je puisse m’en tirer indemne. Ce qu’il enseigne, c’est que Jésus est mort pour tous, mais il n’a pas vécu ma mort. Je dois m’identifier avec sa mort pour être libéré du péché et hériter de sa justice même. La substitution dont parle le Nouveau Testament a deux aspects : « Lui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu ». Le Christ n’est pas pour moi si je n’accepte pas que Christ soit formé en moi.


dimanche 22 octobre 2017

Quand l'Esprit Saint agit.


L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit… (Romains 8 :16).

Lorsque nous nous approchons de Dieu, nous sommes parfois tentés de marchander. Nous désirons le témoignage de l’Esprit avant d’obéir à Dieu. « Pourquoi Dieu ne se révèle-t-il pas à moi ? », nous demandons-nous. Il ne le peut pas. Ce n’est pas qu’il ne le veuille pas, mais il ne le peut pas parce que notre refus de nous abandonner à lui lui barre la route. Dès que nous nous rendons à Dieu sans réserve, il se rend témoignage à Lui-même.
Il ne peut pas vous rendre témoignage à vous, mais il rend immédiatement témoignage à la propre nature qu’il a mise en vous. Si vous aviez le témoignage avant la réalité, tout se dissiperait en une émotion sentimentale. Dès que vous vous appuyez sur la Rédemption et que vous faites taire vos vains raisonnements, Dieu se manifeste à vous et vous découvrez avec effarement que jusque là, c’est vous qui l’empêchiez de le faire. Si vous doutez que Dieu puisse vous délivrer du péché, alors laissez-le agir, ou bien dites-le lui. Ne vous appuyez pas sur l’avis des uns ou des autres, mais selon l'Evangile. « Venez à moi ! Venez, si vous êtes fatigué et chargé ; demandez-lui si vous êtes mauvais, de vous changer » (St Luc 11 :13) .
Nous confondons parfois l’évidence toute simple du bon sens avec le témoignage du Saint-Esprit. Mais, l’Esprit ne rend témoignage qu’à notre esprit et à l’œuvre de la Rédemption. Il ne rend jamais témoignage à notre raison. Si nous voulons l’y contraindre, il n’est pas étonnant que nous soyons dans les ténèbres et dans l’incertitude. Jetez tout cela par-dessus bord, fiez-vous à Dieu, et il vous accordera le témoignage du Saint-Esprit.


vendredi 13 octobre 2017

Soyons de vrais missionnaires.

Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez et enseignez toutes les nations. (St Matthieu 28 :18 à 20).

L’appel du missionnaire se fonde sur l’ordre souverain de Jésus-Christ et non sur les besoins du monde païen. Nous regardons volontiers au Seigneur comme à celui qui peut nous assister dans l’œuvre que nous accomplissons pour Dieu. Mais, il se présente comme celui qui exerce un pouvoir absolu sur ses disciples. Il ne dit pas que les païens seront perdus si nous n’allons pas vers eux. Il dit simplement : « Allez, et enseignez toutes les nations ». Allez, parce que vous êtes convaincus de ma souveraineté. Enseignez et prêchez en étant animés par l’Esprit de vie que vous recevez de moi...

« Alors les onze disciples allèrent sur la montagne que Jésus leur avait désignée » (v. 16). Si je veux connaître la souveraineté universelle de Christ, il faut que je prenne le temps d’adorer Celui dont je porte le nom.

« Venez à moi » c’est alors que nous rencontrons Jésus. Êtes-vous fatigués et chargés ? Il y a tant de missionnaires qui le sont. « Venez à moi ! ». Nous réservons ces paroles merveilleuses du Souverain du monde pour la fin d’une réunion d’appel, alors qu’elles sont adressées par Jésus à ses disciples....

« Allez… » dit Jésus. Cela veut dire simplement : « Vivez ! » (Actes 1 :8) nous dit comment obéir à cet ordre. Jésus n’a pas dit : « Allez à Jérusalem, et en Judée, et en Samarie ». Jésus a dit : « Vous serez mes témoins » dans ces divers lieux. Il se charge lui-même de nous montrer où il faut aller.

« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous… », voilà comment nous vivons pour aller de l’avant. Où que Dieu nous place, c’est lui qui nous dirige.
« Je ne craindrai rien… ». Voilà comment tenir ferme, et marcher jusqu’au bout.



mercredi 11 octobre 2017

Saint Séraphin de Montegranaro.



Saint Séraphin de Montegranaro

Saint Séraphin d'Ascoli

Religieux Capucin italien (✝ 1604)


A dix ans, Félix gardait les moutons d'un paysan de son village de Montegranaro dans les Marches en Italie. Il avait le temps de prier.
A quinze ans, il devint aide-maçon d'un patron qui le battait parce qu'il trouvait que le temps de la prière était du temps perdu pour le travail.
Un jour qu'il travaillait pour une châtelaine, celle-ci remarqua la tristesse du jeune maçon qui lui répondit : "J'aimerais aller vivre au fond d'un bois pour ne penser qu'à Dieu."

Elle obtint son entrée chez les Capucins de Todi. Mais ils n'avaient besoin ni de gardiens de moutons ni de maçons.
Alors ils le firent attendre, puis, une fois admis, ils lui rappelèrent, par leur mépris, qu'il était en surcharge.
Frère Séraphin, de son nom de Religieux, ne tarda pas à les étonner. Il ne savait pas lire, mais il savait expliquer l'Évangile comme si Le Saint-Esprit était venu le lui commenter.

Il guérissait et ses extases furent étonnantes. Six ans après sa mort, le Pape Paul V permit qu'on allumât des lampes à son tombeau: c'était reconnaître sa sainteté.


À Ascoli Piceno dans les Marches, en 1604, Saint Séraphin de Montegranaro, Religieux Capucin, qui brilla par sa vraie pauvreté, son humilité et sa piété.
Martyrologe romain.

samedi 7 octobre 2017

Venir à Jésus-Christ.

Venez à moi. (St Matthieu 11 :28).

La pierre de touche de votre vie spirituelle est cet ordre de Jésus de venir à lui. Sans doute, lorsque vous considérez tout ce que vous refusez de lui apporter, en êtes-vous humilié. Car vous discuterez, vous ergoterez, vous préférerez souffrir, plutôt que de venir à Jésus. Vous ferez n’importe quoi, plutôt que d’accepter cette attitude déraisonnable : « Tel que je suis, je viens ». Tant qu’il subsistera en vous la plus petite trace d’orgueil spirituel, vous vous attendrez à ce que Dieu vous demande de grandes choses, alors qu’il vous dira simplement de venir.

« Venez à moi ». Lorsque vous entendez cet appel, vous comprenez qu’avant de venir, quelque chose doit se passer en vous. Le Saint-Esprit vous montrera ce que vous devez faire pour ôter de votre vie ce qui vous empêche d’aller à Jésus.

Il vous sera impossible de faire d’autres progrès tant que vous n’aurez pas obéi. Le Saint-Esprit vous fera voir ce qui empêche son action, mais c’est à vous de consentir que Dieu vous en débarrasse.

Que de fois vous êtes-vous approché de Dieu pour présenter vos requêtes, et êtes-vous reparti en pensant : « Cette fois-ci, j’ai fait tout mon devoir »... Et cependant vous êtes reparti les mains vides. Pourtant Dieu était là, les mains tendues pas seulement pour vous recevoir, mais pour que vous le receviez, lui.

Quelle n’est pas la patience inlassable de Jésus, quand il dit : « Venez à moi ».




dimanche 1 octobre 2017

La vallée de l'humiliation.

Si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous. (St Marc 9, v. 22).

Après les moments d’exaltation, nous sommes précipités dans la triste réalité, qui n’a ni beauté, ni poésie, ni rien de palpitant. La montagne semble d’autant plus haute et majestueuse que la vallée est morne et sombre. Mais, c’est pourtant là qu’il nous faut vivre pour la gloire de Dieu. Sur la montagne, nous contemplons Sa gloire, mais ce n’est jamais là que nous vivons pour elle. C’est dans les heures d’humiliation que sont révélées notre vraie valeur et notre fidélité.

A cause de notre égoïsme naturel, nous sommes capables de faire, dans l’enthousiasme, des choses héroïques. Mais, Dieu veut nous laisser dans la grisaille de la vie quotidienne, dans la vallée, vivant notre communion personnelle avec lui. Pierre pensait que ce serait bien pour lui et ses compagnons de rester sur la montagne, mais Jésus fit redescendre ses disciples dans la vallée. C’est là qu’il leur expliqua le sens de la vision.

« Si tu peux quelque chose… » Il faut que nous passions par la vallée de l’humiliation pour que Dieu puisse déraciner notre incrédulité. Interrogez votre propre expérience, et vous reconnaîtrez que, tant que vous n’aviez pas compris qui est réellement Jésus, vous doutiez de sa puissance. Tant que vous étiez sur la montagne, vous n’éprouviez aucune difficulté à croire, mais revenu dans la vallée, vous avez été confronté avec les faits. Vous pouvez peut-être témoigner de progrès que vous avez faits dans la sanctification, mais n’y a-t-il pas en ce moment-même quelque chose qui vous humilie ? 
Lorsque vous avez été sur la montagne avec Dieu, vous avez compris que tout pouvoir, dans les cieux et sur la terre, appartient à Jésus. Allez-vous en douter maintenant que vous êtes dans la vallée ?


dimanche 24 septembre 2017

Porter notre croix.

Pour celui qui veut te contraindre de faire à sa suite une corvée d’un mille, eh bien, fais-en deux avec lui. (St Matthieu 5 :41).

L’enseignement de Jésus aboutit en somme à ceci : que l’attitude qu’il réclame de nous à l’égard de notre prochain est une chose tout à fait irréalisable s’il n’a pas opéré en nous une transformation surnaturelle.

Jésus exige qu’il n’y ait pas en nous la moindre trace de déplaisir ou de ressentiment, même refoulée, lorsque nous nous trouvons en présence de la tyrannie et de l’injustice. Aucun héroïsme, aucun enthousiasme d’origine humaine ne sera capable d’un tel effort. Il y faut la force surhumaine que Jésus seul peut nous donner après nous avoir purifié au feu de sa forge, jusqu’à ce qu’il ne reste en nous que ce seul désir : « Je suis là pour que Dieu m’envoie où Il voudra. » Même si tout le reste s’obscurcit en nous, ce lien qui nous unit à Jésus-Christ doit rester en pleine lumière.

Le Sermon sur la Montagne n’est pas un code de perfection, c’est l’énoncé de ce qui se produira en moi quand Jésus-Christ m’aura transformé en mettant en moi son Esprit. Au fond, Jésus Christ est le seul qui puisse réaliser ce que dit le Sermon sur la Montagne.

Si nous voulons devenir des disciples de Jésus, cela ne pourra se faire que d’une manière surnaturelle. Tant que nous nous acharnons à le devenir par nous-mêmes, nous échouerons toujours. « Je vous ai choisis. » C’est ici le miracle de la grâce de Dieu. Nous pouvons lui tourner le dos, mais nous ne pouvons pas le susciter nous-mêmes. Dieu ne nous demande pas de faire ce pour quoi nous avons des aptitudes naturelles. Il nous demande seulement de faire ce pourquoi sa grâce nous a préparés parfaitement, et en particulier de porter notre croix.


samedi 23 septembre 2017

Monter à Jérusalem.

Voici, nous montons à Jérusalem. (St Luc 18 :31).

Dans la vie ordinaire, à mesure que nous avançons, nos ambitions se transforment. Dans la vie chrétienne, le but est fixé dès le début, car si Jésus-Christ est le commencement, il est pareillement la fin. Nous partons de Jésus et nous tendons vers Lui jusqu’à ce que nous parvenions à « la plénitude de l’humanité parfaite du Christ ». Il ne s’agit pas de notre idéal chrétien quel qu’il soit. Le but véritable du missionnaire, ce n’est pas d’être utile ou de convertir les païens, c’est tout simplement d’obéir à son Dieu. Le reste suivra comme une conséquence.

Jésus, en montant à Jérusalem cette dernière fois, marchait vers l’accomplissement suprême de la volonté de son Père vers la croix. Nous ne pouvons pas être ses compagnons et ses disciples, si nous ne l’accompagnons pas jusque-là. Rien n’a pu faire dévier Jésus de son ferme propos durant cette marche suprême. Dans les villages où on le recevait mal, il poursuivait sa route sans se hâter. Dans ceux où on le bénissait, il ne consentait point à s’attarder. Ni la méchanceté ni la reconnaissance ne pouvaient le détourner du but qu’il s’était fixé de Jérusalem.

« Le disciple n’est pas au-dessus de son Maître. » Nous rencontrerons les mêmes circonstances, en montant à notre Jérusalem. Nous verrons la puissance de Dieu se manifester par notre intermédiaire. Quelques-uns en seront reconnaissants, beaucoup d’autres seront indifférents ou affreusement ingrats, mais rien ne devra nous détourner de notre chemin.

« Là, ils le crucifièrent ». Ce fut là l’aboutissement de la marche de Jésus vers Jérusalem et l’accomplissement de notre salut. Nous ne sommes plus appelés à la crucifixion, mais à la gloire. Soyons fidèles en montant à Jérusalem.



mercredi 20 septembre 2017

Pas facile de servir Dieu.

Maintenant l’Éternel parle – lui qui m’a formé des ma naissance pour être son serviteur. (Esaïe 49 :5).

Dès que nous avons compris que Dieu nous appelait à son service, en Jésus-Christ, nous voyons disparaître en nous tous les préjugés et toutes les tendances particularistes. Car, c’est la race humaine tout entière que Dieu a créée pour Sa gloire et à laquelle Il veut se donner. 
Le péché a aiguillé l’humanité sur une autre voie, mais cela n’a rien changé du tout au dessein éternel de Dieu. Dieu a créé toute l’humanité pour qu’elle le glorifie, et chacun de nous, dès qu’il est né de nouveau, en a la vision très claire. Dieu m’a élu, Dieu m’a formé pour son service et rien n’est plus beau que cette pensée. Le prodigieux dessein de Dieu, en créant le monde, me remplit de joie et d’espérance. Dieu m’apprend à contempler dans les limites étroites de mon cœur l’amour de toute l’humanité. « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique… » (Jean 3 :16). C’est l’amour de Dieu lui-même et c’est la nature de Dieu lui-même qui se forment ainsi dans notre propre cœur.

Nous devons avoir toujours présent à la pensée le dessein magnifique du Dieu créateur et ne pas y mêler nos propres vues. Si cela nous arrivait, Dieu serait forcé de chasser de notre âme ces préoccupations égoïstes, fût-ce au prix de la plus vive souffrance. Le missionnaire sait qu’il a été créé pour être au service de Dieu et pour Le glorifier. La Rédemption accomplie par Jésus-Christ nous rend parfaitement aptes à ce service.

Aussi, comprenons-nous pourquoi les exigences de Jésus sont si absolues. Il demande à ses disciples la perfection de Dieu parce qu’il a mis en eux la nature de Dieu.


mardi 19 septembre 2017

Être parfait...

Soyez parfaits, comme votre Père qui est aux cieux. (St Matthieu 5 :48).

Pas facile. 
Dans ce passage, Jésus nous exhorte à traiter tous les hommes avec la même générosité. Comme enfant de Dieu, vous ne devez pas vous laisser guider par vos sympathies naturelles ou personnelles. Il y a des gens pour qui nous éprouvons de la sympathie, beaucoup moins pour d’autres. Cela ne doit pas entrer en ligne de compte dans notre vie chrétienne. « Si nous marchons dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière », alors Dieu nous mettra en contact étroit même avec ceux qui ne nous inspirent aucune sympathie.

L’exemple que Jésus nous propose n’est pas l’exemple d’un homme, ni même d’un bon chrétien, c’est l’exemple de Dieu lui-même : « Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Soyez à l’égard de votre prochain ce que Dieu lui-même est à l’égard de vous. Dieu nous fournira dans notre vie de tous les jours mille occasions de faire voir si nous sommes parfaits comme notre Père céleste est parfait. Être disciple de Jésus, c’est s’intéresser aux autres autant que Dieu s’y intéresse lui-même. « Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. »

Ce qui caractérise le vrai chrétien, ce n’est pas tant de bien agir que de ressembler à Dieu. Si l’Esprit de Dieu a transformé notre être intérieur, vous aurez en vous des traits qui viendront de Dieu, qui ne seront pas seulement des qualités humaines. La vie de Dieu en nous, c’est la vie de Dieu lui-même, et non pas la vie humaine s’efforçant d’arriver à Dieu. Le secret de l’âme chrétienne, c’est que sa vie naturelle devient surnaturelle par la grâce de Dieu. Et cela, non seulement dans sa communion avec Dieu, mais dans tous les détails de sa vie quotidienne. Quand s’élève autour de nous un tumulte discordant, nous sommes surpris de découvrir que nous sommes rendus capables de conserver tout notre sang-froid et toute notre sérénité.



dimanche 17 septembre 2017

Nos tentations...

Nous n’avons pas soi grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, puisqu’il a eu part à toutes nos épreuves… mais non pas au péché. (Hébreux 4, 55).

Jusqu’à la nouvelle naissance, la seule espèce de tentation que nous puissions connaître est celle que définit Saint Jacques : « Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l’entraîne et le séduit. »

Mais, par la régénération, nous sommes transportés sur un tout autre plan où nous trouvons des tentations toutes nouvelles, celles même que Jésus affronta. Tant que nous ne sommes pas nés de nouveau, tant que nous ne sommes pas devenus les frères de Jésus, ses tentations et les nôtres n’ont rien de commun. Car, les tentations de Jésus ne sont pas celles d’un homme ordinaire, mais celles du Fils de Dieu dans son humanité. Une fois régénérés, Satan ne peut plus user envers nous de tentations grossières. Il nous tente pour nous faire perdre ce que Dieu a mis en nous dans la nouvelle naissance, pour nous rendre inutilisables au service de Dieu. Il ne nous tenta pas pour nous faire tomber dans le péché, mais pour nous faire changer d’attitude à l’égard de Dieu, et c’est là une tentation si subtile que l’Esprit de Dieu peut seul la discerner.

La tentation ainsi comprise, c’est en somme la mise à l’épreuve, par une puissance adverse, d’une âme riche en trésors spirituels. C’est ce qui nous permet de comprendre la tentation de notre Seigneur. Jésus, à son baptême, ayant accepté la mission de se charger des péchés du monde, l’Esprit de Dieu le mit à l’épreuve en le laissant tenter par l’Adversaire. Mais il en triompha sans défaillir. Il traversa la tentation « sans aucun péché », et garda intacts tous ses trésors spirituels.



samedi 16 septembre 2017

Baptême de Lorenzo Büche.




Aujourd'hui, en ce samedi 16 Septembre 2017, dans la chapelle du Domaine de la rose d'Argence, à Fourques (Gard), nous avons célébré le baptême de Lorenzo Bûche.

Sa grande soeur Lena, dans un petit discours émouvant, a dit tout son amour à son petit frère.

Puisse le Seigneur accompagner Lorenzo tout au long de sa vie.




vendredi 15 septembre 2017

Comment prier ?

Mais toi, quand tu pries, entre seul dans ta chambre, comme fit Élisée, ferme bien ta porte et alors prie ton Père qui est là, avec toi, dans ta solitude cachée. (St Matthieu 6 :6).

Le point capital dans la vie religieuse peut s’exprimer ainsi : regardez à Dieu et ne pas regardez les hommes. Ne priez pas afin qu’on sache que vous êtes un homme de prière. Trouvez moyen d’être tout seul, là où personne ne saura que vous priez, fermez votre porte, et là parlez avec Dieu seul à seul. Ne priez pas pour un autre motif que pour être en contact avec votre Père céleste. Vous ne pouvez pas être un disciple du Christ si vous n’avez pas des moments réguliers pour la prière secrète.

« Quand vous priez, ne bredouillez pas de vaines litanies… ». Les païens, dit Jésus, s’imaginent naïvement que plus ils insistent, plus Dieu les exaucera. Dieu n’a pas du tout besoin que nous insistions pour nous exaucer, puisque nous sommes au bénéfice de la Rédemption. La prière n’est pas simplement un moyen d’obtenir de Dieu ce que nous lui demandons. La prière a pour but d’entrer avec Dieu en une communion parfaite. Grâce à une nouvelle naissance, le Fils de Dieu vient demeurer en moi, il me transforme à son image et m’apprend à prier comme il faut.

« Quiconque demande reçoit. » Nos prières ne sont pas du patois de Canaan, notre volonté n’y joue aucun rôle, et puis nous nous étonnons que Dieu ne nous exauce pas. Mais, c’est que nous n’avons jamais demandé vraiment. « Vous demanderez ce que vous voudrez », dit Jésus. Il faut que notre volonté intervienne. Il faut demander comme un enfant demande, Jésus ne se lasse pas de nous le répéter. Bien entendu, nos demandes doivent être en harmonie avec le Dieu que Jésus nous a révélé.


mardi 12 septembre 2017

En communion complète.

J’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. (St Jean 17 :4).

L’abandon véritable n’est pas le fait d’abandonner à Dieu sa vie extérieure. C’est l’abandon de la volonté, qui comprend tous les autres, et qui est, pour chacun de nous la crise décisive et suprême. Dieu ne contraint jamais un homme à l’abandon de sa volonté. Il ne l’implore jamais. Il attend que l’homme le fasse de lui-même. C’est une bataille qu’on ne livre jamais deux fois.

L’abandon nous donne la délivrance. « Venez à moi, et je vous donnerai du repos ». Quand nous avons commencé l’expérience du salut, alors nous abandonnons notre volonté à Jésus pour trouver du repos. Chaque difficulté qui trouble notre esprit ou notre cœur se transforme en un appel : « Venez à moi ! » Et nous allons à lui, volontairement.

L’abandon nous délivre de nous-mêmes. « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même. » J’abandonne à Jésus ma personne elle-même, toute pénétrée du repos qu’Il m’a donné. « Pour être mon disciple, me dit-il, donne-moi tous les droits que tu avais sur toi-même. » Ma vie n’est plus désormais que la manifestation de cet abandon de moi-même à Jésus. Nous n’avons plus à nous préoccuper d’aucune éventualité. Jésus veille sur nous, et cela nous suffit.

L’abandon nous permet d’affronter la mort. « … tu tendras les mains, un autre te ceindra… » (St Jean 21 :18). Seriez-vous prêt à être ainsi lié par le bourreau pour aller à la mort ? Votre abandon ne doit pas être le résultat d’une émotion passagère et vous seriez capable de vous reprendre. Êtes-vous uni à Jésus-Christ jusque dans sa mort, de manière à le suivre en tout et partout ?

Après l’abandon, nous n’avons plus qu’un seul désir : vivre en communion parfaite et ininterrompue avec Dieu.


lundi 11 septembre 2017

Comme dans le brouillard.

Vous ne savez ce que vous demandez. (St Matthieu 20 :22).

II y a des moments dans la vie spirituelle où nous sommes comme dans un brouillard et nous devons l’accepter. Nous n’avons pas à nous accuser nous-mêmes. Il plaît à Dieu de nous conduire par un chemin que nous ne comprenons pas. Ce n’est qu’en marchant sans crainte à travers le brouillard que nous parviendrons au but.

Jésus, dans une parabole (St Luc 11 :5 à 8), nous dit que Dieu nous apparaît parfois comme cet homme qui est au lit, et ne veut pas se lever pour prêter trois pains à son ami. II vous semble alors que l’amitié de Dieu pour vous est tout à fait voilée. Rappelez-vous que l’amour le plus grand sur la terre peut être forcé dans certains cas de rester muet. Même quand Dieu paraît se dérober à vos yeux, ayez confiance.

Jésus semble encore indiquer (St Luc 11 :11 à 13) qu’à d’autres moments Dieu peut nous apparaître comme un père dénaturé, dur et insensible. Mais vous savez bien qu’il ne l’est pas. « Quiconque demande reçoit. » Si, à certains moments, vous ne reconnaissez plus le visage du Père céleste, accrochez-vous à cette idée qu’un jour viendra où il vous révélera clairement pourquoi il a permis que vous ayez à traverser ce brouillard.

« Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ? » (St Luc 18 :8) Jésus trouvera-t-il la foi qui compte sur lui, malgré l’obscurité, malgré le brouillard ?

Tenez-vous ferme, confiant malgré tout dans les promesses de Jésus, même si vous ne comprenez pas du tout ce que Dieu est en train de faire. Dieu a de vastes desseins à réaliser, bien plus vastes que les petites choses que vous lui demandez.




dimanche 10 septembre 2017

Servir et montrer.

Si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Seigneur et votre Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les sais aux autres. (St Jean 13 :14).

Nous avons à nous mettre au service de Dieu, et par conséquent au service de ceux qui nous entourent, à n’importe quel moment et dans n’importe quelles circonstances. C’est là où nous sommes que nous devons servir, et montrer à quoi nous pourrons être bons si Dieu nous place ailleurs.

Quoi de plus terre à terre que ce que nous voyons Jésus faire ici ? Pour le faire comme lui, il faut que Dieu nous accorde toute sa puissance. Puis-je comme lui verser de l’eau dans un bassin, enlever des sandales et essuyer des pieds avec un torchon ? Ce sont ces occupations serviles où se révèle le mieux de quoi nous sommes faits. II faut la présence en nous du Dieu tout-puissant pour s’acquitter comme il faut de la plus humble tâche.

« Je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez aussi comme je vous ai fait. » Regardez les gens que Dieu amène autour de vous. Vous serez humilié en vous apercevant que tout ce qui vous choque en eux est le reflet de ce que vous avez été vous-même tout le temps à l’égard de Dieu. C’est Dieu lui-même qui use de ce moyen pour vous le révéler. Et ce qu’Il vous demande, c’est d’être pour votre prochain ce qu’Il a été à votre égard.

« Quand je serai dans mon champ missionnaire, je ferai comme ça ! ». Ainsi parlons-nous quelquefois... Vous parlez comme un soldat qui voudrait fabriquer des cartouches dans la tranchée. Il aurait le temps d’être tué vingt fois avant d’en fabriquer une.


Sachons faire, à tout moment, tout ce que Dieu nous demande. Sans cela, nous ne serons jamais prêts au moment décisif.


vendredi 8 septembre 2017

Suivre la discipline du Christ.

Par elles, je soumets toutes mes pensées au Christ, pour qu’elles lui obéissent comme des esclaves. (II Corinthiens 10 :5).

Et, voici maintenant un autre aspect de cette lutte courageuse qui caractérise la sainteté. Chacune de mes pensées et chacun de mes projets, je dois les soumettre au joug du Christ. Combien de chrétiens aujourd’hui prétendent travailler pour Dieu er ne sont guidés que par leurs inclinations naturelles, sans se soumettre à la discipline du Christ ? Dans la vie de notre Seigneur, tout était soumis à la volonté de son Père. Il n’y avait en lui pas un seul élan, pas une seule inclination provenant d’une volonté personnelle qui aurait été distincte de celle de Dieu.

« Le Fils ne peut rien faire par lui-même. » Quelle différence, si nous nous comparons à lui.... Sous l’influence d’une impression vive, nous nous mettons à l’œuvre, immédiatement, poussés par un élan instinctif, au lieu de soumettre chacun de nos projets à la discipline du Christ.

A l’heure actuelle, on attache trop d’importance à l’activité pratique pour elle-même, et l’on juge sévèrement les croyants qui attendent pour agir d’avoir fait de chacun de leurs projets un esclave du Christ. On refuse de les prendre au sérieux. Mais, ce qui importe par-dessus tout, c’est d’obéir à Dieu, et non pas de s’imaginer qu’on travaille pour lui, alors qu’on ne fait que suivre les impulsions de sa nature indisciplinée. C’est une chose incroyable que des chrétiens puissent agir ainsi, sans soumettre à la discipline de Dieu leurs actes et leurs projets.

Nous oublions trop facilement que si chacun de nous tient son salut de Jésus-Christ, Jésus-Christ doit aussi transformer toute sa pensée et qu’il doit arriver à concevoir Dieu, Satan, le péché, le monde, tout enfin, du point de vue de Jésus-Christ.



jeudi 7 septembre 2017

Détruire et reconstruire.

Les armes dont je me sers ne sont point charnelles, mais leur divine puissance renverse les forteresses. Par elles, je démolis les raisonnements hardis qui s’élèvent comme des remparts contre la connaissance de Dieu. (2 Corinthiens 10 :4-5).

Être délivré du péché, ce n’est pas être délivré de la nature humaine. II y a en nous certains préjugés que nous devons laisser tomber en les écartant de notre pensée. Il y a des inclinations que nous devons détruire par la violence, celle du Saint-Esprit. Il y a certains penchants que nous n’avons pas à combattre, mais à laisser dormir, en comptant que Dieu nous en délivrera. Mais toute théorie, toute conception qui se dresse comme un rempart contre la connaissance de Dieu, nous devons la démolir, par la puissance divine et non pas par des compromis ou des moyens charnels.

La lutte ne commence que lorsque Dieu nous a changés et qu’il a commencé de nous sanctifier. Le combat que nous avons à livrer n’est pas un combat contre le péché. Celui-là, c’est Jésus-Christ notre Rédempteur qui s’en charge. La lutte dans laquelle nous avons à nous engager a pour but de nous faire passer de la vie naturelle à la vie de l’Esprit. Cette lutte n’est point facile, et Dieu ne veut pas qu’elle le soit. Nous avons à choisir sans cesse entre deux directions opposées. Car, Dieu en nous purifiant du péché, nous donne seulement l’innocence, c’est-à-dire la possibilité du bien. Nous avons à réaliser ce bien en forgeant nous-mêmes notre caractère. 

Dans cette lutte, nous trouvons devant nous les remparts de nos préjugés humains et de nos convictions humaines, que nous devons démolir les uns après les autres. C’est ainsi seulement que nous pouvons entrer dans le royaume de Dieu.


mercredi 6 septembre 2017

Une source jaillissante.


L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante… (St Jean 4 :14).

Si nous laissons Jésus nous remplir de sa grâce, elle ira se répandre en d’autres âmes, avec autant d’abondance que nous la recevons nous-mêmes. Si ce n’est pas le cas, vous regardez en vous et vous découvrirez quelque obstacle. Si vous vous tenez tout près de la Source, vous recevrez, non pas pour vous, mais pour les autres, des fleuves d’eau vive dont rien ne pourra arrêter le cours.

Il faut que la vie que Jésus nous donne passe sans cesse, à travers nous jusqu’aux autres. Beaucoup d’entre nous sont comme la mer Morte, qui reçoit toujours et ne donne jamais. Nous n’avons pas à l’égard de Jésus l’attitude qu’il faut. Si nous croyons en lui sans réserve, il nous l’a promis, des fleuves d’eau vive se répandront sur les autres. Il ne s’agit pas d’un bienfait que l’on transmet, d’une expérience dont on fait part. Il s’agit d’un fleuve qui coule sans cesse. Tenez-vous seulement tout près de Jésus, et vous aurez en abondance tout ce qu’il faudra pour les autres. Votre vie ne connaîtra ni la sécheresse, ni la stérilité.

Mais vous vous récriez : « Comment d’un simple individu, d’un modeste croyant, peut-il sortir des fleuves d’eau vive. Où sont-ils, ces fleuves ? Je ne les vois pas ». Ne cherchez pas à mesurer votre capacité, ni les puissances que Dieu peut mettre en vous. Dans l’histoire du royaume de Dieu, vous verrez que ce sont les âmes les plus obscures, les plus inconnues, les plus humbles et les plus fidèles à Jésus-Christ, par lesquelles il a réalisé les plus grandes choses.



mardi 5 septembre 2017

Des fleuves d'eau vive.


Des fleuves d’eau vive. (St Jean 7 :38).

Les eaux d’un fleuve parviennent en des régions si lointaines que ceux qui habitent à sa source n’en ont jamais entendu parler. Jésus nous dit que si nous croyons en lui, si petits que nous soyons, il nous donnera le pouvoir de répandre la vie de l’âme jusqu’aux extrémités de la terre. Ce n’est certes pas nous qui produisons le fleuve ou qui en dirigeons le cours. «L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez… », Dieu permet bien rarement à une âme de se rendre compte à quel point elle fait du bien aux autres.

Un fleuve ne se laisse jamais arrêter, il triomphe de tous les obstacles. Tant qu’il le peut, il poursuit régulièrement son large cours. Survient une barrière. Il suspend son cours un peu de temps, mais bientôt il a trouvé moyen de tourner l’obstacle. Quelquefois, il disparaît aux yeux, s’engouffre sous terre, et reparaît après plusieurs kilomètres, plus large et plus majestueux que jamais. II y a autour de vous des vies dont Dieu se sert, mais la vôtre semble arrêtée par un obstacle, et tout à fait inutile. Fixez vos regards sur Celui qui est la source de votre vie. Dieu vous fera contourner l’obstacle ou l’enlèvera de votre route. Le fleuve de l’Esprit triomphe de tous les obstacles. Ne tenez pas vos yeux fixés sur la difficulté qui vous arrête. Mais, regardez à la source, et le fleuve continuera de couler, sans se préoccuper d’aucun obstacle. Mais que rien ne vous sépare de Jésus-Christ, la Source suprême et que rien n’intervienne entre vous et lui.

Quelle chose admirable qu’il puisse sortir de nos faibles petites âmes des fleuves abondants d’eau vive... Dieu nous révèle des vérités merveilleuses et chacune d’elles nous indique mieux et la puissance et la fécondité de ces fleuves de vie. Croyez en Jésus, et Dieu mettra en vous, pour répandre sur les autres ces inépuisables richesses de sa grâce.



lundi 4 septembre 2017

Veiller avec Jésus.


Veillez avec moi. (St Matthieu 26 :40).

« Veillez avec moi », dit Jésus. « Non pas avec aucune préoccupation personnelle, mais simplement et entièrement avec moi. »

Au début de notre vie chrétienne, nous ne savons pas veiller avec Jésus. Nous veillons seulement pour attendre sa venue. Nous ne savons pas veiller avec lui dans notre étude de la Bible et de ses révélations, dans chacune de nos circonstances. Quand notre Seigneur veut nous amener à nous unir à lui dans telle ou telle angoisse, pareille à celle de Gethsémani, nous reculons. Nous lui disons : « Seigneur, pourquoi me demander cela ? C’est trop terrible », Comment veiller en communion avec quelqu’un que nous ne comprenons pas ? Comment veiller avec Jésus à Gethsémani, quand le but de son agonie nous est incompréhensible ? Nous ne savons pas veiller avec lui. Nous voulons seulement qu’il veille avec nous.

Les disciples aimaient Jésus pour autant que le permettait leur capacité naturelle, mais son but leur échappait entièrement. Au jardin de Gethsémani, ils s’endormirent, accablés par leur propre douleur. Après trois ans d’intimité et de partage avec Jésus, « ils l’abandonnèrent tous et s’enfuirent ».

« Ils furent tous remplis du Saint-Esprit », lisons-nous dans les Actes. Ce sont les mêmes hommes, mais entre deux il s’est produit trois choses merveilleuses : la mort, la résurrection, l’ascension de Jésus. Maintenant, grâce à l’effusion de l’Esprit, ils sont revêtus de puissance, ils ont appris pour tout le reste de leur vie à communier et à veiller véritablement avec Jésus.



dimanche 3 septembre 2017

Être totalement à Jésus.


Ils étaient à Toi. Tu me les as donnés. (St Jean 17 :6).

Le missionnaire est quelqu’un en qui, par l’action du Saint-Esprit, s’accomplit cette parole : « Vous n’êtes pas à vous-mêmes. »

Pour pouvoir dire de tout son cœur : « Je ne suis plus à moi-même », il faut avoir atteint un niveau élevé dans la vie spirituelle. Dans le tourbillon où nous sommes appelés à vivre aujourd’hui, nous n’avons qu’une manière de nous en tirer, c’est de faire régner sur nous un autre que nous qui est Jésus-Christ. Tout ce que le Saint-Esprit me révèle de Jésus, c’est pour que je sois uni à Lui d’une façon toujours plus parfaite et non pas pour qu’on puisse m’exposer dans une vitrine comme un mannequin. Notre Seigneur n’a jamais envoyé ses disciples en mission à cause de ce qu’il avait fait pour eux. Ce n’est qu’après la résurrection, quand les disciples, par l’action du Saint-Esprit, eurent enfin saisi la vraie nature de Jésus-Christ, qu’Il peut leur dire : « Allez maintenant....».

« Quiconque vient à moi et ne hait pas… père, mère, ….sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » Jésus ne dit pas : « il ne peut être honnête et bon », Il veut dire : « Il ne peut être un homme sur lequel je puisse mettre cet écriteau : il est à Moi ». Chacune des affections que Jésus indique peut faire concurrence à mon attachement pour Lui. Je puis préférer à Jésus ma mère, ou ma femme, ou ma propre vie. « En ce cas, dit Jésus, tu ne peux pas être mon disciple. Tu peux encore être sauvé, mais tu ne peux pas être à Moi. »

Notre Seigneur fait de chacun de ses disciples son bien, sa chose, un prolongement de son être. « Vous serez mes témoins. » Il ne s’agit pas de faire quoi que ce soit pour Jésus, mais d’être tel qu’on lui donne de la joie. Le vrai missionnaire est celui qui appartient à Jésus, et à travers lequel Jésus peut agir.

Soyez à Lui totalement.



samedi 2 septembre 2017

Ce que Dieu nous donne.


Ils apportèrent cette eau à David ; mais il refusa d’en boire et il la répandit en l’honneur de l’Éternel. (2 Samuel 23 :16).

A cette eau précieuse, tirée du puits de Bethléem, vous pouvez comparer tous ces précieux dons de Dieu : l’amour, l’amitié et les bénédictions spirituelles. Est-ce que vous vous en emparez, au péril de votre âme, pour vous en assouvir égoïstement ? Alors, il ne vous est plus possible de les répandre devant Dieu. Vous ne pouvez plus offrir à Dieu, comme une sainte offrande, ce que vous vous réservez pour votre propre satisfaction. Le bienfait de Dieu, ainsi réservé, vous empoisonnera. Il vous faut le sacrifier, le répandre et en faire ce qui, en fait, est un véritable gaspillage.

De quelle façon puis-je répandre devant le Seigneur l’amour humain et la grâce divine ? C'est simplement la manière même dont je les considère. Il y a certains bienfaits qui nous viennent des autres et que nous n’oserions pas accepter si nous ne connaissions pas Dieu, parce que nul pouvoir humain n’est capable de les rendre.

Mais il me suffit de dire : « C’est trop beau pour moi, c’est trop beau pour une créature humaine, Je veux le répandre devant te Seigneur. » Et tout cela se répand autour de moi comme des fleuves d’eau vive. Tant que je n’ai pas fait à Dieu cette offrande, je risque de faire du mal à ceux que j’aime comme à moi-même, parce que tout cela se transforme en convoitises. Il y a des convoitises même dans les plus nobles aspirations. L’amour lui-même doit être transfiguré, et répandu devant le Seigneur.

Ne gardez pas pour vous les bienfaits du Seigneur.






vendredi 1 septembre 2017

Des fleuves d'eaux vives.


Celui qui croit en moi, de lui s’échapperont des fleuves d’eau vive. (St Jean 7 :38).

Remarquez que Jésus ne dit pas : « Celui qui croit en moi recevra en lui toute la plénitude des bienfaits de Dieu », mais bien, « De lui s’écoulera, de lui s’échappera tout ce qu’il recevra ».

Notre Seigneur ne veut pas que l’homme se cherche lui-même, se réalise lui-même. Son but n’est pas de faire croître et de perfectionner la nature humaine. Son but est de recréer l’homme à son image, et la nature du Fils de Dieu. C’est aussi de se dépenser tout entier, de se donner tout entier. Si nous croyons en Lui, ce n’est pas ce que nous acquérons qui a de l’importance, c’est ce qu’il répand à travers nous. Ce n’est pas le succès apparent dont il faut tenir compte, c’est seulement ce que Dieu répand à travers nous, et cela, il nous est tout à fait impossible de le mesurer.

Quand Marie de Béthanie brisa le vase d’albâtre et répandit le précieux parfum sur la tête de Jésus, c’était là un acte insensé, sans rime ni raison. Les disciples protestaient contre ce gaspillage. Mais, Jésus loua Marie et son geste d’adoration : « Partout où sera prêché l’Évangile, dans le monde entier, on racontera ce qu’elle a fait ».

Le Seigneur ne se connaît plus de joie lorsqu’il voit l’un de nous faire comme Marie, ne plus songer à soi, se donner tout à lui. Dieu a versé le sang de son Fils pour sauver le monde. Sommes-nous prêts à donner pour Lui notre vie ?

« Celui qui croit en moi, de lui s’échapperont des fleuves d’eau vive. » Et ces fleuves d’eau vive désaltéreront des centaines d’âmes assoiffées. Consentirons-nous à répandre ainsi notre vie pour les autres ?




jeudi 31 août 2017

Devenir des "saints" ?


Soyez saints, car je suis saint. (1 Pierre 1 :16).

N’oubliez jamais le but véritable de votre vie. La destinée de l’homme ce n’est pas la santé, ce n’est pas le bonheur, c’est la sainteté.

De nos jours, chacun de nous a beaucoup trop d’inclinations diverses et nous nous laissons entraîner par elles. Ce sont là, il faut le reconnaître, des aspirations légitimes et belles, qui atteindront un jour leur satisfaction. Mais, pour le moment, Dieu doit les réprimer. Car, la seule chose qui compte, dans chacune de nos vies, c’est notre attitude à l’égard du Dieu saint qui peut nous rendre saints.

Ai-je compris vraiment que je devais devenir saint ? Est-ce que je crois que Dieu peut venir habiter en moi et me rendre saint ? Si votre prédication me démontre que je suis loin de la sainteté, pourrai-je ne pas vous en vouloir ? L’Évangile nous exaspère quelquefois en nous révélant notre misère, mais suscite en nous quand même une ardente soif de perfection. Dieu veut amener l’homme à la sainteté. II veut fabriquer des âmes saintes. Dieu n’est pas simplement un distributeur de bénédictions. Ce n’est pas par pitié qu’il est venu sauver les hommes. Il est venu parce qu’il les avait créés pour la sainteté. Par la mort de Jésus-Christ, l’expiation s’accomplit, et Dieu peut nous rétablir dans une communion parfaite avec Lui, sans aucune ombre, en pleine lumière.

Par indulgence pour vous-même, ou pour les autres, n’acceptez jamais rien qui soit contraire à la sainteté de Dieu. La sainteté doit régner dans toutes nos démarches, dans toutes nos paroles et dans toutes nos pensées. Chaque détail de votre vie doit être tel que Dieu puisse l’approuver. La sainteté ne doit pas être seulement intérieure, elle doit se manifester au dehors.

Pas facile.....




mercredi 30 août 2017

Une joie parfaite...


. pour que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit parfaite. (St Jean 15 :11).

En quoi consistait donc la joie de notre Seigneur ? Aucun bonheur humain n’en peut approcher. La joie de Jésus consistait dans l’abandon total, dans l’entier sacrifice de lui-même à son Père. C’était la joie de faire ce que le Père lui avait ordonné. « Faire ta volonté est tout mon plaisir. » Jésus demande à Dieu que notre joie puisse devenir parfaite, c’est-à-dire pareille à la sienne. Est-ce que je laisse Jésus-Christ répandre en moi sa joie ?

L’essentiel dans ma vie, ce n’est pas ma santé (un peu quand même...), ce ne sont pas les circonstances extérieures, c’est la connaissance de Dieu et la parfaite communion avec lui, pareille à celle que possédait Jésus. Le plus grand obstacle à cette communion, c’est le souci constant et fallacieux de scruter attentivement tous les événements de notre vie. Les soucis de ce monde, comme dit Jésus, étouffent en nous la parole de Dieu. Avant même que nous ayons pu nous reconnaître, nous sommes entraînés dans le tourbillon des vaines apparences. L’œuvre que Dieu a entreprise pour nous ne peut être vraiment réalisée que lorsque nous sommes devenus Ses témoins, capables de dire aux hommes qui est Jésus.

Soyez en communion avec Dieu et trouvez dans cette communion votre joie, et il coulera de vous des fleuves d’eau vive. Ne pensez plus à vous-même, et soyez l’instrument docile dont Jésus pourra se servir. Quittez tout orgueil, vivez de la vie cachée avec le Christ en Dieu. La vie normale du chrétien est aussi naturelle que la respiration du jeune enfant. Ceux dont l’influence est la plus bienfaisante sont ceux qui ne le savent pas.



mardi 29 août 2017

Unis à Jésus-Christ dans le ministère.


Toutefois ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. (St Luc 10 :20).

Jésus-Christ nous dit en somme de ne pas nous réjouir de ce que nous avons pu remporter quelques succès dans notre ministère, mais réjouissons-nous de ce que nous êtes unis à Loi comme il faut l’être.

Le danger où nous sommes sans cesse exposés, dans le service de Dieu, c’est de nous réjouir des heureux résultats de notre ministère chrétien. Mais, si vous êtes unis à Jésus de la bonne manière, vous êtes dans l’impossibilité de savoir ce que Dieu peut accomplir par votre intermédiaire. Car, dans ce cas Jésus fait à tout moment couler de votre sein des fleuves d’eau vive, qui se répandent autour de vous, et dans sa miséricorde, il vous épargne toute préoccupation à ce sujet. Il vous dispense de rien savoir, il vous laisse dans l’ignorance. Vous savez, une fois que vous êtes sauvé, que c’est Dieu qui vous place là où vous êtes. Par l’influence que votre vie exercera sans que vous le sachiez, dans les circonstances où Dieu vous mettra, vous réaliserez son dessein aussi longtemps que vous resterez dans la lumière.

Aujourd’hui, l’on insiste volontiers sur l’idée qu’il faut servir Dieu. Méfiez-vous de ceux qui vous exhortent avant tout à être utiles à la cause de Dieu. En jugeant la vie de Jésus-Christ d’après ce critère, il n’y a jamais eu de pire banqueroute. Le but vers lequel le croyant doit tendre, ce n’est pas le service de Dieu, c’est Dieu lui-même. Ce qui importe, ce n’est pas votre travail, c’est le travail que Dieu fait à travers nous. Notre communion avec Dieu, c’est la seule chose dont Jésus tienne compte.



lundi 28 août 2017

Une foi éprouvée.


Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? (St Jean 11 :40).

Chaque fois que vous vous efforcez de vivre par la foi, vous rencontrez nécessairement des objections formulées par le bon sens et qui reposent sur les circonstances même où vous vous trouvez.

Le bon sens est l’apanage de l’homme naturel, la foi celui de l’homme spirituel. Les deux termes s’opposent. Avez-vous le courage de vous lier à Jésus-Christ alors que votre bon sens dit juste le contraire ? Acceptez-vous héroïquement de suivre Jésus-Christ, lorsque votre vie naturelle et votre bon sens vous crient : « Mais tout cela n’est que mensonge » ? Sur la montagne de la Transfiguration, on croit en la puissance de Dieu, mais redescendu dans la plaine, on rencontre les démoniaques, et tout paraît narguer et moquer votre foi. Chaque fois que mon programme de vie spirituelle apparaît clairement tracé, un fait surgit qui vient le contredire. Si je déclare que je me fie à Dieu pour subvenir à tous mes besoins et puis que je me trouve sans un sou et sans aucun espoir d’en trouver, que deviendra ma foi ? Soutiendra-t-elle l’épreuve ? Ou devra-t-elle capituler ?

II faut que notre foi soit éprouvée, car elle ne devient vraiment mûre que par ce combat. A quelle épreuve est soumise en ce moment même votre foi ? Il faut qu’elle la traverse victorieusement, ou qu’elle périsse. « Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute. » L’essentiel, c’est de se confier en Jésus. Croyez en lui fermement, et tous les obstacles ne pourront que fortifier votre foi. La vie du croyant n’est qu’une suite d’épreuves pour sa foi, et la dernière grande épreuve, c’est la mort. Dieu nous aide à l’affronter avec toutes nos armes, prêts à ce dernier combat. La foi ne doute jamais de la fidélité de Dieu.




dimanche 27 août 2017

Pourquoi prier ?

Seigneur, enseigne-nous à prier. (St Luc 11 :1).

La prière ne fait pas partie intégrante de la vie naturelle. II y a des gens qui prétendent que tout homme qui ne prie pas a le sentiment pénible que quelque chose lui manque. Pour moi, j’en doute fort. Ce qui souffrira de l’absence de prière, c’est la vie du Christ en lui. Car cette vie-là n’est pas entretenue par la nourriture matérielle, mais par la prière. Quand un homme est né d’en haut, c’est la vie du Fils de Dieu qui est née en lui, et il peut ou bien nourrir cette vie nouvelle grâce à la prière, ou bien la faire périr d’inanition. Notre conception de la prière n’est pas celle du Nouveau Testament. Pour nous la prière est un moyen de nous procurer, à nous, ce qui nous manque. Dans la Bible, c’est un moyen pour nous unir à Dieu et nous aider à Le connaître.

« Demandez et vous recevrez. »

Nous nous plaignons à Dieu, nous grognons, nous nous excusons et nous sommes parfois indifférents, mais nous demandons bien rarement. Notre Seigneur nous dit de ressembler aux petits enfants. Ils n’ont pas peur de demander, ceux-là. Demander vraiment, c’est reconnaître qu’on ne peut rien par soi-même. Il y a bien peu de gens qui ont ce courage. Il s’agit de nous effacer devant Jésus-Christ, de lui laisser le champ libre. Quand nous ne savons plus où donner de la tête, il ne nous reste plus que la prière. Ce n’est pas une lâcheté, c’est la seule manière d’entrer en contact avec la réalité véritable. Allez à Dieu, dépouillé de votre suffisance, et comptez sur Lui.

Il n’est pas tout à fait exact de dire que la prière change le cours des événements. Elle me change, moi, et moi je change le cours des événements.