Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

jeudi 27 juillet 2017

Les nuées.

Voici, il vient avec les nuées. (Apocalypse 1 :7).

Les nuées, dans la Bible, sont toujours en rapport avec Dieu.

Les nuées, ce sont ces douleurs, ces chagrins, ces épreuves dans notre vie ou dans celle des autres, qui semblent démentir la souveraineté de Dieu. Mais c’est précisément par ces épreuves que l’Esprit de Dieu nous enseigne à marcher par la foi. Si notre vie était sans nuages, nous n’aurions point de foi. « Les nuées ne sont que des poussières qui tombent des pieds de notre Père »…, elles nous prouvent qu’il est là. C'est une véritable révélation lorsqu’on comprend que les peines, les pertes, les souffrances, ne sont que des nuées qui environnent notre Dieu. Dieu est toujours environné de nuées, il ne vient jamais à nous dans toute Sa splendeur .

Il n’est pas tout à fait exact de dire que Dieu veut, au travers de nos épreuves, nous apprendre quelque chose. Au contraire, par chaque nuage qu’il envoie, il veut nous désapprendre quelque chose. En nous couvrant de sa nuée, Dieu cherche à simplifier notre foi, jusqu’à ce que nous soyons à son égard comme des enfants. Il veut établir une relation directe entre Lui et nous, et ainsi tout le reste sera dans l’ombre. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, je continuerai à être enveloppé de nuages et d’obscurité. Qu’en est-il ? Mes relations avec Dieu sont-elles devenues plus simples et plus naturelles qu’auparavant ?

Il y a un lien direct entre les voies étranges par lesquelles Dieu nous conduit, et ce que nous savons de Lui. Apprenons à interpréter les énigmes de la vie à la lumière de ce que nous savons de Dieu. Tant que nous ne pouvons pas regarder en face les situations les plus sombres sans rien perdre de notre confiance en Dieu, nous ne le connaissons pas vraiment.

« Ils eurent peur en entrant dans la nuée. » Qui est avec vous dans la nuée ? Elle deviendra plus sombre si c’est un autre que « Jésus seul ».


mercredi 26 juillet 2017

L'obéissance qui conduit.

Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté. (St Marc 6 :45 à 52).

Nous avons tendance à nous imaginer que, si Jésus-Christ nous oblige à faire quelque chose, l’obéissance nous conduira vers un succès éclatant. Ne croyons jamais que le plan de Dieu est de nous accorder les succès dont nous rêvons. Il est possible que ses intentions soient juste à l’opposé des nôtres. Nous croyons que Dieu nous conduira dans une direction particulière, vers le but que nous désirons atteindre, et nous faisons erreur. Le fait d’atteindre tel ou tel but n’est qu’un incident de parcours. Notre état présent, où nous ne voyons qu’un moyen, est aux yeux de Dieu un aboutissement.

Comment est-ce que je m’imagine les desseins de Dieu à mon égard ? Sa pensée est que je dépende entièrement de lui et de sa puissance. Si je reste calme et serein au milieu du tourbillon de la vie, Dieu a atteint son but. Il désire que je puisse voir Jésus marchant sur les eaux, sans aucun rivage en vue, sans autre but, sans autre certitude que celle-ci. Tout est bien puisque je le vois là, devant moi, marcher sur les flots. C’est ma manière de vivre et non le but de ma vie qui glorifie Dieu .

L’entraînement auquel Dieu me soumet n’est pas pour tout à l’heure, il est pour maintenant. Son dessein concerne la minute présente, et non un avenir problématique. Nous avons à lui obéir sans nous inquiéter des conséquences possibles. Ce qui, pour les hommes, est une préparation en vue de l’avenir, est pour Dieu, un aboutissement.

Le but de Dieu est de m’apprendre à reconnaître qu’il peut, Lui, marcher aujourd’hui sur les eaux tourmentées de mon existence. Si nous avons en tête un but plus lointain, nous nous désintéressons du présent. Comprenons donc que Dieu veut notre obéissance. Chaque instant nous deviendra précieux.


mardi 25 juillet 2017

Atteindre la pureté.

C’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies… (St Matthieu 15 :19).

Nous faisons de notre ignorance une garantie de notre innocence. Puis, nous considérons notre innocence comme une garantie de notre pureté. Lorsque nous entendons les rudes affirmations de notre Seigneur, nous nous récrions : « Mais je n’ai jamais éprouvé dans mon cœur aucune de ces horreurs ! ».

Nous n’admettons pas ce que Jésus met ici en évidence. De deux choses l’une : Jésus-Christ est réellement l’autorité suprême qui sonde le cœur humain, ou il n’est pas digne d’intérêt. Suis-je prêt à croire à son divin discernement, ou est-ce que je me complais dans ma naïve ignorance ? Le jour où ce sentiment d’innocence se dissipera, je découvrirai avec crainte toutes les possibilités de mal qui sont en moi. Tant que je me retranche derrière une innocence illusoire, je vis dans un paradis chimérique. Si je ne me suis jamais conduit comme un criminel, c’est à la fois mon manque de courage et les usages de la société civilisée qui m’en ont empêché. Mais quand Dieu met à nu mon cœur, le diagnostic de Jésus se vérifie.

Le seul secours possible est alors dans la Rédemption de Jésus-Christ. Si je m’abandonne à lui, les abominations dont mon cœur est capable, ne peuvent jamais se manifester. La véritable pureté est un sommet trop élevé pour que je puisse l’atteindre par mes propres efforts. Mais, lorsque le Saint-Esprit vient habiter en moi, il remplit mon cœur de l’Esprit saint qui est pureté absolue.



lundi 24 juillet 2017

Le Chrétien et les Béatitudes.

« Heureux les pauvres en esprit….. heureux les affligés….. heureux les débonnaires….. heureux….. » (St Matthieu 5 :3-10).

La première fois que nous lisons les enseignements de Jésus, nous trouvons cela merveilleusement simple et évident, et nous ne nous sentons pas vraiment concernés.

Par exemple, les Béatitudes nous paraissent être de beaux principes, faits pour des gens vivant loin du monde, inadaptés à la vie moderne, hors du monde rude et affairé dans lequel nous vivons. Cependant, nous découvrons bientôt que les Béatitudes contiennent la dynamite du Saint-Esprit. Elles explosent au contact direct des circonstances de notre vie. Lorsque le Saint-Esprit nous rappelle une Béatitude, nous sommes mis en demeure de prendre une décision : soit d’accepter, soit de refuser le bouleversement spirituel que produira l’obéissance à ces paroles. C’est ainsi qu’agit le Saint-Esprit. Nous n’avons pas besoin d’être « né de nouveau » pour mettre en pratique les Béatitudes dans leur sens littéral. C’est un jeu d’enfant. Par contre, leur interprétation par le Saint-Esprit, qui les applique aux circonstances de notre vie, est le rude labeur du chrétien fidèle.

L’enseignement de Jésus n’a rien de commun avec notre façon humaine de comprendre la vie. C’est pourquoi, de prime abord, il nous étonne et nous déconcerte. Nous devons progressivement adapter notre conduite et nos paroles à ces préceptes, que le Saint-Esprit applique à notre cas particulier. Le Sermon sur la Montagne n’est pas un recueil de lois et de règlements. C’est une description de ce que le Saint-Esprit va faire en nous.


dimanche 23 juillet 2017

Cette grâce qui transforme..

Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. (St Matthieu 5 :20).

Ce qui caractérise le vrai chrétien, ce n’est pas tant la bonté de ses actes que la bonté de ses intentions.

La grâce surnaturelle de Dieu l’a transformé. La seule chose qui soit supérieure à une bonne action, est une nature bonne. Jésus déclare : « Si tu es mon disciple, ce n’est pas seulement ta conduite qui doit être bonne, mais tes intentions, tes rêves, les moindres recoins de ton être. » On doit avoir des intentions si pures que le Tout-Puissant n ‘y trouve rien à reprendre. Qui peut se tenir dans la lumière éternelle de Dieu, sans que Dieu trouve en lui rien à reprendre ? le Fils de Dieu, lui seul. Et Jésus-Christ proclame que, par sa Rédemption, il peut mettre dans le cœur de tout homme ses propres dispositions, et le rendre aussi pur et simple qu’un petit enfant. La pureté que Dieu réclame est impossible à réaliser, à moins que mon être intérieur ne soit régénéré par Jésus.

Personne ne peut se rendre pur en obéissant à des lois. Jésus-Christ ne nous donne pas des règles et des ordonnances. Ses enseignements sont des vérités qui ne peuvent être mises en pratique que grâce aux dispositions qu’il met en nous. Le grand miracle du salut de Jésus-Christ est qu’il triomphe de l’hérédité. Le chrétien reste un homme, mais son ressort est changé.


mercredi 19 juillet 2017

La présence du Seigneur.

Ceux qui se confient en l’Éternel… marchent et ne se fatiguent point. (Esaïe 40 :31).

Marcher n’a rien de palpitant, ni de sensationnel. Cela demande pourtant de l’endurance, de la continuité. Pour « marcher sans se fatiguer » sans s’épuiser, il faut utiliser toutes ses forces. Le mot « marcher » est employé dans la Bible en rapport avec le caractère. « Jean, voyant Jésus marcher vers lui, dit : « Voici l’agneau de Dieu ». II n’y a jamais rien d’abstrait dans la Bible, tout y est vie et réalité concrète. Dieu ne dit pas : « Soyez spirituels », mais « Marchez devant moi ».

Lorsque nous sommes malades ou déprimés, nous recherchons le « sensationnel ». Cela aboutit sur le plan physique, à des manifestations nerveuses qui sont des contrefaçons du Saint-Esprit. Sur le plan émotionnel, cela entraîne des affections désordonnées et l’immoralité. Sur le plan spirituel, nous finissons par détruire toute vie authentique.

La présence réelle de Dieu n’est pas liée à un signe particulier, mais elle dépend de notre volonté de regarder sans cesse au Seigneur. Quand nous cessons de compter sur Lui, les difficultés surgissent. L’expérience dont parle le Psalmiste : « C'est pourquoi nous sommes sans crainte lorsque les flots mugissent… » deviendra notre expérience, si nous sommes décidés à nous appuyer non sur le sentiment de la présence de Dieu, mais sur la certitude de sa présence.

L’Éternel était ici. et je ne le savais pas. Dans les moments critiques, demandons à Dieu de nous guider, mais gardons-nous de dire sans cesse « Ô Seigneur, conduis-moi dans telle ou telle direction. » Il est certain qu’il nous conduira. Si les décisions que le bon sens nous dicte ne correspondent pas à la volonté de Dieu, il nous le fera comprendre. Restons alors en repos, et attendons que sa présence nous éclaire.



mardi 18 juillet 2017

Notre Seigneur !

Vous m’appelez Seigneur et Maître, et vous dites bien, car je le suis. (Jean 13 :13).

Notre Seigneur n’impose jamais son autorité ; jamais il ne dit : « Tu dois ». Il nous laisse parfaitement libres.

Il nous laisse libres de lui cracher au visage, comme certains hommes l’ont fait et libres de le mettre à mort. Il ne nous dira rien. Mais, lorsque, grâce à la Rédemption sa vie est créée en moi, je reconnais aussitôt qu’il a sur moi une autorité absolue. C’est la domination morale de Celui dont il est dit : « Tu es digne… ». Mais mon indignité refuse de se courber devant Celui qui est digne. Chaque fois que je rencontre un homme qui m’est supérieur, et que je refuse de reconnaître sa supériorité, je révèle mon indignité. Dieu fait notre éducation par des gens qui nous dépassent, non en intelligence mais en « sainteté », jusqu’à ce que nous nous soumettions au Seigneur lui-même.

Si notre Seigneur nous imposait l’obéissance, il serait un tyran et n’aurait plus la véritable autorité. Il ne réclame jamais notre obéissance, mais lorsqu’il se révèle à nous, nous lui obéissons aussitôt. Il devient sans peine notre Seigneur et nous vivons dans l’adoration du matin au soir. La manière dont je conçois l’obéissance met en évidence ma croissance spirituelle.

L’obéissance est un mot auquel nous devons redonner sa vraie valeur. L’obéissance n’est possible qu’entre des égaux : c’est le rapport d’un fils à son Père, et non d’un domestique à son patron. « Moi et le Père, nous sommes un » . « Bien qu’il fut Fils, il a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes. » Le Fils a obéi en tant que Rédempteur parce qu’il était le Fils, et non pas pour le devenir.



lundi 17 juillet 2017

Le miracle de la foi.

Et il dit : ” Qui es-tu, Seigneur ? ” (Actes 9 :5).

Grâce au miracle de la Rédemption, Saul de Tarse, Pharisien ardent et opiniâtre, fut en une seconde transformé en humble esclave, dévoué au Seigneur Jésus.

Ce qui peut s’expliquer n’a rien de miraculeux. Lorsque nous comprenons comment les choses se passent, nous pouvons les ajuster à nos désirs. C’est pourquoi tout naturellement nous cherchons à comprendre. L’obéissance n’est pas une chose naturelle et la désobéissance n’est pas forcément un péché. Il n’y a dans l’obéissance en elle-même aucune vertu morale, à moins qu’on reconnaisse chez celui qui donne les ordres une autorité supérieure. La désobéissance peut être le moyen de s’affranchir d’une autorité abusive. Quand un homme dit à un autre : « Il faut… tu dois… », il tend à l’asservir et à l’éloigner de Dieu. L’homme en obéissant devient esclave, à moins qu’il ne discerne par-delà l’autorité de l’homme, celle d’un Dieu saint auquel il se soumet.

Bien des personnes ne commencent à se tourner vers Dieu que lorsqu’elles rejettent leurs traditions religieuses. Car, il n’y a qu’un seul Maître légitime du cœur humain et ce n’est pas la religion, mais Jésus-Christ. Mais malheur à moi si, le voyant devant moi, je lui dis : « Non, je ne te veux pas ! ». II n’insistera pas pour que j’obéisse, mais en refusant, j’aurai commencé à signer l’arrêt de mort du Fils de Dieu dans mon cœur. Lorsque je m’oppose à Jésus-Christ, en lui disant : « Je refuse », il n’insistera pas. Mais, je tourne le dos à la puissance créatrice de sa Rédemption. La grâce de Dieu ne s’inquiète pas de savoir à quel point je suis corrompu, pourvu que je vienne à la lumière, mais malheur à moi si je tourne le dos à la lumière ! (voir Jean 3 :19 à 21).


dimanche 16 juillet 2017

Le rôle de la prédication.

Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse. (1 Corinthiens 2 :4).

Paul était un savant et un orateur de premier ordre. Ce n’est pas une fausse humilité qui lui fait dire ces choses. Mais il pensait qu’il affaiblirait la puissance de Dieu, si, en l’écoutant, on était frappé par son éloquence.

La foi en Jésus est un miracle que seule la puissance de la Rédemption peut produire, et non l’éloquence d’un discours, « non pas les discours persuasifs de la sagesse, mais la puissance de Dieu… une démonstration d’esprit et de puissance ». La puissance créatrice de la Rédemption se manifeste au travers de la prédication de l’Évangile, mais jamais à cause de la personnalité du prédicateur. Si le prédicateur doit s’imposer un jeûne, ce n’est pas en s’abstenant de manger, mais bien en s’abstenant de toute éloquence, de tout raffinement dans la diction, de tout effort pour émouvoir, de tout ce qui pourrait finalement voiler l’Évangile de Dieu. Le prédicateur est là comme représentant de Dieu, « comme si Dieu vous exhortait par nous ».

Il est là non pour présenter un idéal humain, mais l’Évangile de Dieu. Si c’est seulement à cause de ma prédication que les gens désirent devenir meilleurs, ils ne feront pas un seul pas vers Jésus-Christ. Tout ce qui est susceptible de flatter mon amour-propre dans ma prédication de l’Évangile fera de moi finalement un traître à l’égard de Jésus. Car j’empêche son acte rédempteur de déployer ses énergies créatrices.

« Quand j’aurai été élevé de la terre, dit Jésus, j’attirerai tous les hommes à moi. »



samedi 15 juillet 2017

Dieu nous conduit.


A combien plus forte raison votre Père Céleste donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. (Matthieu 7 :11).

Jésus donne ici des règles de conduite pour ceux qui ont en eux son Esprit. Par cette comparaison familière, il cherche à pénétrer notre esprit de la pensée que Dieu contrôle toutes choses. Cela doit amener le disciple à une attitude de confiance totale et le pousser à demander et à chercher tout ce dont il a besoin avec ardeur.

Nourrissez votre esprit de la pensée que Dieu est là, tout près de vous. Lorsque cette idée est bien ancrée en vous, il vous devient naturel de dire, dans les difficultés : « Qu’importe, mon Père qui est dans les Cieux va aussi m'aider ». Une telle pensée viendra instinctivement et sans effort. Autrefois, vous aviez l’habitude de demander l’avis des uns et des autres. Mais maintenant, vous êtes tellement rempli de la pensée que Dieu conduit tout, qu’il vous suffit de le consulter directement. Les règles de conduite, que Jésus établit pour ceux qui ont reçu son Esprit, se ramènent à ce principe. Dieu est mon Père, il m’aime. Il n’oublie jamais rien de ce qui me concerne. Alors pourquoi m’inquiéter ? Il vous donnera la paix du cœur qui nous manque tant dans ce genre de circonstances.

Il y a des moments, dit Jésus, où Dieu est forcé de nous laisser dans l’obscurité ; mais ayez confiance en Lui. Dieu nous apparaîtra peut-être comme un ami malveillant, mais Il ne l’est pas ; comme un Père dénaturé, mais II ne l’est pas ; comme un juge injuste, mais Il ne l’est pas.

Fortifiez en vous cette pensée, que Dieu contrôle toutes les circonstances de votre vie. Rien ne vous arrive sans que Dieu le veuille. C’est pourquoi vous pouvez, avec une parfaite confiance, vous reposer sur Lui. Prier, ce n’est pas seulement demander, mais maintenir notre âme dans un climat tel qu’il nous semble naturel de tout demander à Dieu.
Demandez, et vous recevrez. Dieu vous répondra en son temps et à sa façon. Restez dans la confiance.


vendredi 14 juillet 2017

Débiteur de Jésus-Christ.


Je me dois aux Grecs et aux barbares… (Romains 1 :14).

Paul était accablé par le sentiment qu’il était le débiteur de Jésus-Christ, et ce sentiment dominait et dirigeait toute sa conduite. La pensée que Jésus était son créancier divin inspirait toute sa vie.

Suis-je animé par le sentiment que j’ai une dette à l’égard de Christ concernant toute âme qui n’est pas encore sauvée ? Mon honneur de chrétien, c’est d’acquitter ma dette envers le Christ en sauvant d’autres âmes. Tout ce qui, en moi, a la moindre valeur, c’est à la Rédemption opérée par Jésus-Christ que je le dois. Est-ce que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour que sa Rédemption puisse se manifester dans d’autres vies ? Je ne peux le faire que si le Saint-Esprit suscite en moi le sentiment d’être le débiteur de Christ.

Je ne suis pas appelé à être un grand personnage parmi les hommes, mais un esclave du Seigneur Jésus. « Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ». Paul s’était livré lui-même à Jésus-Christ. Il disait : « Je me dois à toute créature dans le monde entier, à cause de l’Évangile de Jésus. Je ne suis libre que pour être totalement esclave de Jésus-Christ. »

Il doit en être de même pour quiconque porte le nom de chrétien. Cessez de prier pour vous-même et dépensez-vous au service des autres. Soyez esclaves de Jésus. C’est ainsi que l’on peut être fait pour les autres pain rompu et vin répandu.


Message pour la Fête nationale 2017.




En cette Fête Nationale, nos pensées vont vers les victimes (et leurs familles) de l'odieux et lâche attentat de Nice du 14 juillet 2016.

Comment oublier un tel calvaire ?

Nous voulons prier pour tous ceux qui se sont sacrifier pour la liberté et notre beau pays de France, et aussi à nos soldats qui sont sur des opérations extérieures. 

Puissent Jésus et Marie intercéder pour les Français et les patriotes qui aiment leur pays. Prions aussi pour nos dirigeants. Nous pouvons espérer pour qu'ils soient dignes et qu'ils honorent la tâche pour laquelle ils ont été élus.

Amen.

mercredi 12 juillet 2017

La place de Dieu.


L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur. (Esaïe 6 :1).

L’histoire des rapports de notre âme avec Dieu est, bien souvent, l’histoire de la disparition de celui dont nous avions fait notre héros. A bien des reprises, Dieu doit éloigner ceux que nous aimons le plus, pour pouvoir prendre Lui-même leur place. Parfois ces séparations nous font souffrir et nous plongent dans le découragement. Traduisez ce verset sur le plan personnel : « L’année où mourut celui qui dans mon cœur prenait la place de Dieu, qu’est-il arrivé ? »

Direz-vous : « J’ai tout abandonné… Je suis tombé malade… J’ai perdu toute raison de vivre ? ” ou « J’ai vu le Seigneur. »

La manière dont Dieu m’apparaît dépend avant tout de l’état de mon âme. Ce que je suis détermine ce que Dieu peut me révéler. Avant que je puisse dire moi aussi : « J’ai vu le Seigneur », il faut qu’il y ait déjà en moi quelque chose qui vienne de Dieu, qui corresponde à Dieu. Tant que je ne suis pas né de nouveau, tant que je n’ai pas commencé à voir le royaume de Dieu, je vois tout sous l’angle de mes préjugés. J’ai besoin d’une opération chirurgicale accomplie par les événements extérieurs et d’une purification intérieure.

Dieu doit avoir la première, et la seconde, et la troisième place dans ma vie, jusqu’à ce que tout mon être soit rempli de lui; qu’il soit toujours devant moi, à l’exclusion de tout le reste. « Dans le monde entier, il n’y a que toi, mon Dieu, il n’y a que toi. »

Payez toujours le prix nécessaire. Que Dieu puisse voir que vous êtes prêt à tout pour vivre selon la vision qu’il vous a donnée.


lundi 10 juillet 2017

Connaître Christ.

Afin de connaître Christ… (Philippiens 3 :10).

Le chrétien sanctifié ne cherche pas à satisfaire ses propres désirs. Il cherche à connaître Jésus-Christ. Jamais il ne croit que les circonstances qu’il traverse soient le fruit du hasard. Il ne distingue pas deux domaines dans sa vie, l’un profane et l’autre religieux. Tous les obstacles qu’il rencontre sont destinés, dans sa pensée, à lui faire mieux connaître Jésus-Christ auquel il s’abandonne entièrement. Le but du Saint-Esprit est de nous amener à glorifier Jésus-Christ dans tous les domaines, et s’il le faut, il nous ramènera sans cesse au même point. En cherchant notre propre gloire, nous faisons de notre activité une idole. L’enfant de Dieu, au contraire, dans son travail, cherche sans cesse à donner toute la gloire à Jésus-Christ. Soit que nous mangions, soit que nous buvions, soit que nous lavions les pieds des disciples, nous devons le faire dans l’intention de glorifier Jésus-Christ. Chaque détail de notre vie trouve son modèle dans un détail de la vie de Jésus.

Le Seigneur cherchait à glorifier son Père même dans les choses les plus terre à terre : « Jésus, sachant qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu… prit un linge… et se mit à laver les pieds de ses disciples. »

Le but du chrétien est de connaître Christ. Est-ce que là où je suis, aujourd’hui, ce que je fais me porte à le mieux connaître ? Sinon, je manque le but. Je ne suis pas ici pour me trouver moi-même, mais pour le connaître, Lui. Dans l’œuvre de Dieu, nous avons trop souvent tendance à penser, et à dire : « Ceci doit être fait – donc il faut que je le fasse. » Ce n’est pas l’attitude du chrétien expérimenté. Son but est de reconnaître et de manifester en toute circonstance la volonté de Jésus-Christ.


dimanche 9 juillet 2017

Dans une assemblée...


Veillons les uns sur les autres pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres. N’abandonnons pas notre assemblée. (Hébreux 10 :24-25).

Nous sommes tous tentés d’être spirituellement paresseux et nous fuyons volontiers les tracas et l’agitation de la vie. Notre seul objectif est d’assurer notre tranquillité. Ce passage de l’ Épître aux Hébreux nous exhorte à nous stimuler les uns les autres, et à nous serrer les coudes. Cela demande de l’initiative, la recherche des intérêts de Christ et non des nôtres. La vie proposée par Jésus-Christ est exactement le contraire d’une vie d’isolement, de retraite ou de séparation.

La vraie spiritualité se révèle par la lutte contre l’injustice, la bassesse, l’ingratitude, le désordre et toutes choses qui tendent à entretenir en nous la paresse spirituelle. Nous invoquons la nécessité de la prière et de la lecture de la Bible comme prétextes à l’isolement. Nous nous servons de Dieu, en somme, pour nous assurer la paix et la joie. Ce que nous recherchons, ce n’est pas le règne de Christ, c’est le contentement qu’il peut nous procurer. Nous nous engageons par là dans la mauvaise direction. Nous prenons les effets pour les causes.

« Je crois de mon devoir, dit Pierre, de vous tenir en éveil, et de ranimer vos souvenirs… ». Il est très désagréable d’être bousculé ainsi par quelqu’un dont Dieu se sert pour nous aiguillonner, par un chrétien plein de vie. Ne confondons pas vie spirituelle et activisme. Il peut être la contrefaçon de la vraie spiritualité. C’est la paresse spirituelle qui entretient en nous l’envie de ne pas être dérangé et le désir de chercher la solitude. Jésus n’encourage jamais la pensée de l’isolement : « Allez dire à mes frères… », dit-il.




samedi 8 juillet 2017

Croire, tout simplement...


Josué dit au peuple : « Vous ne pourrez pas servir l’Éternel. » (Josué 24 :19).

Avez-vous encore la moindre confiance en quoi que ce soit au monde, en dehors de Dieu , en n’importe quelle qualité naturelle ou n’importe quel concours de circonstances ? Devant ce devoir nouveau que Dieu vous révèle, comptez-vous sur vous-même à un degré quelconque ? C’est pour le savoir que Dieu vous met à l’épreuve.

Vous avez raison de penser que vous ne pouvez pas avoir une vie sainte, mais vous pouvez décider de laisser Jésus vous rendre saint.

« Vous ne pourrez pas servir l’Éternel », mais vous pouvez vous abandonner au Seigneur pour que sa toute-puissance agisse en vous. Votre communion avec Dieu est-elle sans ombres, pour qu’Il puisse manifester en vous sa vie merveilleuse ?

Le peuple répondit à Josué : « Non, c’est l’Éternel que nous voulons servir. » Ce n’est pas une décision prise à la légère, mais un engagement raisonné. « Mais il n’est pas possible, dites-vous, que Dieu m’ait appelé à cette tâche ; je suis trop indigne, ce ne peut pas être moi ! » C’est pourtant bien vous, et plus vous serez faible et misérable, mieux cela vaudra. Tant qu’on se fie en n’importe quoi d’autre, on ne peut pas dire réellement : « C’est l’Éternel que je veux servir ».

Nous disons : « Si seulement je pouvais vraiment croire. » Mais en réalité la question est « si je voulais croire. »

Il n’est pas étonnant que Jésus-Christ insiste tant sur le péché d’incrédulité. « Il ne put pas faire là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité. » Si nous croyions vraiment que Dieu peut faire ce qu’il promet, à quelle transformation ne pourrions-nous pas nous attendre ? Est-ce que ma foi est assez hardie pour accepter et croire les promesses de Dieu ?

jeudi 6 juillet 2017

Passer par la porte étroite.


Entrez par la porte étroite… car étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie… (Matthieu 7 :13-14).

Si nous voulons vivre en disciples de Jésus-Christ, n’oublions pas que tout ce qui est noble est difficile. La vie chrétienne est ardue autant que glorieuse, mais sa difficulté ne nous fait ni trembler, ni reculer. Elle nous stimule à la victoire. Est-ce que le merveilleux salut de Jésus-Christ a un tel prix à nos yeux que nous sommes prêts à faire tout pour qu’Il règne ?

Dieu sauve les hommes par sa grâce souveraine qu’il accorde à cause de la Rédemption accomplie par Jésus. Il produit en nous la volonté d’agir selon son bon plaisir. Mais, il nous faut mettre en œuvre ce salut dans la vie de chaque jour. Dès que nous croyons à sa Rédemption, nous commençons à obéir et nous découvrons qu’il nous en rend capables. Si nous échouons, c’est que nous n’avons pas mis en pratique ce que nous avons reçu. Dans les moments difficiles, nous sommes mis à l’épreuve. Si nous avons obéi à l’Esprit et mis en pratique dans notre vie quotidienne et ce que Dieu nous révèle, nous serons soutenus à la fois par la grâce de Dieu et par les habitudes que nous aurons acquises.

Remercions Dieu de nous confier des tâches difficiles. Son salut rend joyeux, mais appelle à l’héroïsme et à la sainteté. Il révèle ce dont nous sommes capables. Jésus est venu « pour conduire à la gloire un grand nombre de fils » , et Dieu ne veut rien nous épargner de l’éducation d’un fils. Il ne fait pas de nous des êtres avachis, car la grâce de Dieu transforme hommes et femmes à la ressemblance de Jésus-Christ, leur frère. Pour vivre dans l’existence quotidienne la noble vie de disciple de Jésus, il faut une ferme discipline. La noblesse d’âme exige un constant effort.



mercredi 5 juillet 2017

La vision et l'action.


Le mirage se changera en étang et la terre desséchée en sources d’eaux. (Esaïe 35 : 7).

Avant qu’une chose se réalise, nous en avons la vision. Mais, lorsque nous constatons que cette vision, bien qu’elle soit authentique, ne se réalise pas, Satan profite de ce moment favorable pour nous tenter. Nous en arrivons alors à dire que ce n’est pas la peine de continuer. Au lieu de voir s’accomplir la vision, nous traversons la vallée de l’humiliation.

Dieu nous donne d’abord une vision, puis il nous fait descendre dans la vallée, pour nous marteler jusqu’à ce que la vision ait pris forme en nous. C’est dans cette vallée que tant d’entre nous faiblissent et perdent pied. Chaque vision se réalisera un jour, si nous avons la patience d’attendre. Sachons bien que Dieu a le temps. Il ne se presse jamais. 
Nous sommes, nous, au contraire, terriblement pressés et impatients. Éclairés par la splendeur de la vision reçue, nous nous mettons en marche, mais la vision n’est pas encore devenue réalité en nous. Il faut donc que Dieu nous conduise dans la vallée et nous fasse passer par le feu et par l’eau, pour nous façonner jusqu’à ce que nous soyons prêts à recevoir ce qu’il voulait nous donner. Dès l’instant où nous avons eu la vision, Dieu a commencé à travailler pour former en nous son idéal. Mais, sans cesse, nous échappons de ses mains et essayons de nous façonner nous-mêmes à notre façon.

La vision que Dieu nous accorde n’est pas un rêve, mais une révélation de ce que Dieu veut que nous soyons. Laissez-le vous mettre sur son tour, comme le potier, et vous façonner à sa guise, et il est certain qu’il vous rendra conforme à la vision qu’il vous a donnée. Pendant qu’il travaille, ne perdez pas patience.


mardi 4 juillet 2017

S'appuyer sur Dieu


Recommande ton sort à l’Éternel, mets en lui ta confiance, Et il agira. (Psaume 37 : 5).

Ne faites pas de projets sans Dieu....

Il semble que Dieu se plaise à renverser les projets que nous avons formés sans le consulter. Nous nous plaçons nous-mêmes dans des conditions que Dieu n’avait pas choisies, et soudain, nous nous apercevons que nous avions tiré nos plans sans tenir compte de lui. Nous ne l’avons pas laissé intervenir comme une réalité vivante. La seule manière d’être garanti contre les soucis, c’est de faire intervenir Dieu, dans tous nos calculs, comme le facteur dominant.

Si dans notre vie religieuse, nous avons l’habitude de donner à Dieu la première place, nous sommes enclins à penser que ce serait lui manquer de respect que de lui accorder la première place dans les détails de notre vie pratique. Si nous nous imaginons que nous devons prendre nos airs du dimanche pour nous approcher de Dieu, nous ne viendrons jamais à Lui. Il faut nous présenter à lui tels que nous sommes.

Ne faites pas non plus entrer le mal dans vos calculs. Dieu nous demanderait-il donc de ne tenir aucun compte du mal ? « La charité… ne soupçonne pas le mal. » L’amour n’ignore pas l’existence du mal, mais il n’entre pas dans ses calculs. Si nous sommes sans Dieu, alors il nous faut compter avec la puissance du mal. Il conditionne nos calculs, et tous nos raisonnements sont construits en fonction de cette puissance.

Ne faites pas vos projets en vous attendant à de mauvais jours. On ne peut pas être pessimiste si on se confie en Jésus-Christ. Jésus a dit : « Que votre cœur ne se trouble pas. » Dieu nous ordonne aussi de ne pas nous faire de soucis. Ressaisissez-vous, cent fois par jour s’il le faut, jusqu’à ce que vous ayez pris l’habitude de donner à Dieu la priorité, au centre de tous vos projets.



lundi 3 juillet 2017

S'irriter....


Ne t’irrite pas ; ce serait mal faire. (Psaume 37 :8).

S’irriter, c’est s’appauvrir, soit au point de vue de la pensée, soit au point de vue de l’âme.
Il est facile de dire : « Ne t’irrite pas ! « , mais il est plus difficile d’être soi-même assez fort moralement pour ne pas s’irriter. Tant que l’épreuve ne nous atteint pas, que nous ne vivons pas comme beaucoup de nos contemporains dans la déroute et l’angoisse, nous parlons aisément de « nous reposer sur le Seigneur », et d’attendre patiemment sa délivrance.

Mais quand tout cela nous atteint, pouvons-nous encore nous reposer en Dieu ? Si, dans ces cas-là, nous ne pouvons obéir à l’ordre : « Ne t’irrite pas », ordre qu’il doit être vécu dans les jours de perplexité comme dans les jours de paix, alors nous ne le vivrons jamais. Et s’il n’est pas valable pour vous, ne vous attendez pas à ce qu’il soit valable pour quelqu’un d’autre. Le repos en Dieu ne dépend pas des circonstances extérieures, mais de notre communion avec Dieu.

Se tracasser conduit toujours au péché. Nous nous imaginons qu’une certaine dose d’anxiété et de soucis est une preuve de sagesse. Cela révèle seulement notre lâcheté. L’irritation en face des circonstances prouve que nous tenons à choisir notre propre chemin. Notre Seigneur ne s’est jamais fait de soucis. il n’a jamais été anxieux, car il n’était pas venu accomplir sa propre volonté, mais celle de Dieu. Si nous sommes enfants de Dieu, ce n'est pas très constructif de nous irriter.

Vous entretenez peut-être la pensée que vos difficultés dépassent les possibilités de Dieu ? Mettez de côté toutes vos suppositions ridicules, et demeurez à l’ombre du Tout Puissant. Engagez-vous devant Dieu à renoncer à l’inquiétude, pour cette chose qui vous tourmente. Pourquoi cette irritation, ces soucis ? Parce que nous faisons nos calculs sans tenir compte de Dieu.

dimanche 2 juillet 2017

Un pécheur...


Malheur à moi ! Je suis perdu. Car je suis un homme dont les lèvres sont impures. (Esaïe 6 :5).

Quand je suis vraiment en présence de Dieu, ce n’est pas du péché en général qu’il me convainc, mais d’un péché précis. On dira facilement : « Oui, je sais que je suis pécheur… », mais en présence de Dieu, ce n’est pas cette constatation banale qui nous permet de nous en tirer. Être convaincu de péché, c’est en arriver à dire : « Je suis ceci.... j’ai fait cela.... »

Cette conviction-là est la preuve même que l’on se trouve vraiment en présence de Dieu. Ce n’est rien de vague, mais c’est d’un péché précis que l’Esprit de Dieu me convainc. C’est alors que Dieu nous révèle que toute notre nature est corrompue. Il en est toujours ainsi lorsque nous sommes face à face avec Lui .

Les saints les plus éminents ou les plus humbles, tes pécheurs les plus corrompus ou les plus « honnêtes », passent par cette expérience de conviction de péché. Lorsqu’un homme se trouve au premier degré de l’échelle de l’expérience chrétienne, il peut dire : « Je ne vois pas bien quelle faute j’ai commise, mais le Saint-Esprit me la montrera d’une manière précise. » Esaïe, en contemplant la sainteté de Dieu, se rendit compte qu’il était un homme aux lèvres impures ; il fallait qu’il soit purifié. « Il toucha ma bouche (avec un charbon ardent) et me dit : ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée et ton péché est expié , il faut qu’il soit consumé par le feu qui purifie. »




jeudi 29 juin 2017

Se réconcilier.


Dépêche-toi de te mettre d’accord avec ton adversaire. (Matthieu 5 :25).

Jésus-Christ pose ce principe : « Faites ce que vous savez que vous devez faire, faites-le maintenant, faites-le promptement. Sans quoi, le procès suivra son cours, et vous aurez à payer jusqu’au dernier centime, dans la douleur, dans la détresse et dans l’agonie. »

Les lois de Dieu sont irrévocables et on ne peut pas y échapper.

Réclamer à mon adversaire ce qu’il me doit, sans doute, j’en ai le droit. Mais, Jésus insiste sur le devoir capital qu’il y a pour moi, à payer avant tout à mon adversaire tout ce que je lui dois. Peu importe que je sois ou non lésé. Ce qui importe c’est que je ne fasse rien pour léser autrui.

Agissez promptement, jugez-vous vous-même sans plus tarder. Dès qu’il s’agit de votre salut, ne tardez pas un seul instant. Sinon, le procès suivra son cours. Dieu veut que son enfant soit pur et blanc comme la neige. Tant qu’il reste en vous la moindre désobéissance, Dieu ne vous épargnera aucun des avertissements nécessaires. Quand nous prétendons avoir raison, c’est généralement que nous avons tort au moins sur un point. Et l’Esprit de Dieu insiste alors, avec énergie pour que nous venions à la lumière.

« Dépêche-toi de te mettre d’accord avec ton adversaire. » Est-ce que vous avez soudain découvert que vous aviez la moindre rancune contre quelqu’un ? Confessez-vous à Dieu, et réconciliez-vous tout de suite, sans plus tarder et maintenant.



mercredi 28 juin 2017

Mutilé, mais pas pour Dieu.


Si ta main droite te fait tomber dans le mal, coupe-la et jette-la loin de toi. Car, il est plus avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse que d’avoir ton corps tout entier jeté aux gémonies. (Matthieu 5 :30).

Jésus ne dit pas que tout le monde doit se couper la main droite, mais que si votre main droite vous empêche de le suivre, eh bien, il faut la couper. Il y a des choses en elles-mêmes irréprochables qui ne sont pas conciliables avec le don total de soi-même à Dieu. Votre main droite est un de vos biens les plus précieux. Même cela, dit Jésus, vous devez le sacrifier, si cela est nécessaire pour me suivre. Aucune discipline plus sévère ne fut jamais proposée à l’humanité.

Quand Dieu nous fait naître de nouveau, notre vie semble à bien des égards mutilée. Il y a une foule de choses que vous n’osez plus faire, des choses qui vous touchent de si près que, pour vous et pour ceux qui vous entourent, c’est comme si vous arrachiez votre oeil ou si vous coupiez votre main droite. Les incroyants s'écrient que c’est absurde. Aucun croyant véritable ne peut se dispenser de ces restrictions et de ces suppressions, au début de sa vie chrétienne. Mais, il vaut mieux être borgne ou manchot aux yeux des hommes, et harmonieux aux yeux de Dieu. Jésus-Christ, par son Esprit, est obligé de vous soumettre à toutes ces restrictions. Au moins n’en profitez pas pour critiquer les autres...

On commence par une vie mutilée, mais on aboutit à la perfection : « Soyez parfaits, dit Jésus, comme votre Père céleste est parfait. »


mardi 27 juin 2017

Ministre de l'Evangile.


Non que j’aie déjà obtenu le prix… mais je m’efforce de le saisir, ayant été moi-même saisi par Jésus, le Messie. (Paul aux Philippiens, 3 :12).

Ne choisissez jamais par vous-même d’être ministre de l’Évangile.

Mais, quand une fois vous avez reçu l’appel de Dieu, malheur à vous si vous vous détournez du chemin, que ce soit à gauche ou à droite... Nous ne sommes pas ici parce que nous l’avons décidé de nous-mêmes, mais parce que Dieu nous a saisis. Il n’est donc pas question de se dire que nous ne sommes pas « à la hauteur ». Ce que vous avez à prêcher, c’est Dieu qui l’ordonne, ce ne sont pas vos tendances personnelles.

Gardez votre âme en communion constante avec Dieu, et rappelez-vous que vous n’avez pas seulement à rendre votre témoignage, mais à prêcher l’Évangile. Tout chrétien doit rendre son témoignage, mais quand on se sent appelé à prêcher, c’est que la main de Dieu vous a saisi comme un étau. Cette main vous fait souffrir, mais ne vous lâche pas. En est-il bien ainsi pour chacun d’entre nous ?

N’affaiblissez jamais, n’atténuez en rien la parole de Dieu. Prêchez-la dans sa sévère rigueur. Vous devez être loyalement fidèle à la parole de Dieu. Mais, dans vos rapports personnels avec vos frères, rappelez-vous bien qui vous êtes, non pas un ange venu du ciel, mais un pauvre pécheur sauvé par la grâce de Dieu.

« Mes frères, dit Paul aux chrétiens de Philippes, je ne me figure pas y être encore arrivé. Je ne sais qu’une chose: oublieux du passé, tendant de toutes mes énergies vers l’avenir, je m’efforce vers le but… ».



lundi 26 juin 2017

Dévoués à son service


Je suis avec toi pour te délivrer, dit l’Éternel. (Jérémie 30 :11).

Dieu promit à Jérémie qu’il le délivrerait : « Je te donnerai ta vie sauve, comme un butin qu’on emporte avec soi. » C’est tout ce que Dieu promet à ses enfants.

Où qu’il nous envoie, il protège notre vie. Quant à nos biens, quant à notre argent, cela n’a pas d’importance. Nous ne devons pas nous en inquiéter, sans quoi, nous serons dans les alarmes et nous connaîtrons les pires angoisses. Si Dieu protège notre vie, nous sommes à couvert. N’allons pas entretenir dans notre cœur les inquiétudes de toute espèce.

Le Sermon sur la Montagne nous enseigne que, chargés d’exécuter les ordres de Jésus-Christ, nous n’avons pas à nous préoccuper de nos intérêts personnels. Jésus nous dit : « Ne vous tourmentez pas pour savoir si les hommes vous traitent avec justice. » Une telle préoccupation nous éloigne de notre devoir essentiel : le dévouement à Jésus. Ne vous attendez jamais à être traité avec justice dans ce monde, mais vous-même, pratiquez-la. Si nous comptons sur la justice des autres, nous nous laisserons aller à grogner, à nous apitoyer sur nous-mêmes : « Pourquoi suis-je donc traité comme cela ? ».

Soumis à Jésus-Christ, dévoués à son service, tout le reste ne compte plus pour nous. Jésus nous dit : « Allez de l’avant, faites ce que je vous demande ; je protège votre vie. Mais ne cherchez pas à la protéger vous-mêmes. Vous ne seriez plus sous ma garde ».

Sous ce rapport, les plus pieux d’entre nous sont comme des athées. Nous ne croyons pas à la protection divine, et nous ne nous fions qu’à notre bon sens, dont nous faisons une idole. C’est notre intelligence que nous suivons, et non pas Dieu.

dimanche 25 juin 2017

Le temps favorable.


C’est maintenant le temps favorable ; c’est maintenant le jour du salut. (II Corinthiens 6 :2).

La grâce que vous avez reçue hier ne peut pas vous suffire pour aujourd’hui.

La grâce est une source toujours jaillissante et vous pouvez y puiser à chaque instant. Elle est là « dans les afflictions, dans les détresses, dans les angoisses… ». C’est là que se manifeste la grâce de Dieu, dans notre patience.

A des moments pareils, vous est-il arrivé de ne pas saisir cette grâce divine ? Est-ce que vous dites : « Ce sera pour plus tard » ? Vous priez Dieu de venir à votre aide. Mais Sa grâce est là, devant vous et vous n’avez qu’à la saisir. Nous considérons la prière comme une préparation à notre travail, mais dans la Bible, elle est bien autre chose. Elle est l’acte de puiser à même la grâce de Dieu. Ne vous dites pas : « Je supporterai cela jusqu’à ce que je puisse aller me recueillir et prier Dieu qu’il me délivre. » Priez maintenant.

Puisez au moment du besoin à cette source qui est toujours là. La prière doit être une action pratique, et non pas une simple élévation de l’âme pieuse. Nous avons tant de peine à comprendre que la prière est l’acte de puiser à même la grâce de Dieu.

« Sous les coups, dans les cachots, dans les émeutes, dans les fatigues… ». Comme l’apôtre Paul, sachez puiser à même la grâce de Dieu. Vous serez émerveillé vous-même, autant que ceux qui en seront les témoins. Mais, puisez maintenant. Aucune douleur, aucune humiliation ne vous empêchera de manifester la grâce de Dieu.

Donnez, comme Paul, tout ce que vous avez. Ne gardez rien pour vous, de tout ce que Dieu vous donne. C’est la pauvreté triomphante.




samedi 24 juin 2017

L'affliction.


Maintenant mon âme est troublée… Et pourquoi dirais-je : “Père, délivre-moi de cette heure” ?… Mais c’est pour cette heure-là que je suis venu. Père, glorifie ton nom ! (Jean 12 :27-28).

Comme enfant de Dieu, je n’ai pas à Lui demander de m’épargner la peine de l’affliction, mais seulement que je puisse rester et devenir ce que je dois être à travers la fournaise. C’est dans la fournaise que notre Seigneur s’est trouvé lui-même. L’affliction ne lui a pas été épargnée, mais en elle, il s’est trouvé et il s’est enrichi.

Nous disons que l’affliction ne devrait pas exister, mais elle existe, et c’est dans cette fournaise que nous devons nous trouver nous-mêmes. Si nous essayons d’y échapper et si nous refusons d’en tenir compte, nous sommes des insensés. L’affliction est un des faits capitaux de la vie. Il ne sert à rien de le nier. Le péché, l’affliction et la souffrance sont des réalités, et si Dieu les permet, ce n’est certainement pas à nous de dire qu’il se trompe.
L’affliction fait disparaître beaucoup de notre frivolité, mais elle ne nous rend pas toujours meilleurs. Ou la souffrance m’élève ou elle m’abaisse.

Vous ne pouvez pas vous trouver vous-même dans le succès. Vous perdriez la tête dans la médiocrité quotidienne et vous seriez dégoûté de vous-même. Vous ne pouvez vous trouver vous-même que dans la fournaise de l’affliction. La raison en est peut-être difficile à connaître, mais c’est un fait confirmé par l’Écriture et par notre expérience.

Vous reconnaissez tout de suite l’homme qui s’est trouvé lui-même dans la fournaise de l’affliction. Lorsque vous êtes désemparé, allez à lui et il vous accueillera. Il trouvera toujours du temps à vous donner. Les autres vous dédaigneront et n’auront pas de temps à vous consacrer. Celui qui s’est ainsi trouvé lui-même peut venir au secours des autres.




jeudi 22 juin 2017

Le péché.. et la douleur...


Homme de douleur et familier avec la souffrance. (Isaïe 53 :3).

Nous ne pouvons pas être familiers avec la souffrance au même degré que notre Seigneur. Nous la traversons, nous la supportons et nous n’arrivons pas à être familiers avec elle.

Au commencement de notre vie, nous ne pouvons pas accepter le fait du péché. Nous nous faisons une idée rationnelle de la vie humaine. Nous croyons qu’en surmontant ses mauvais instincts et en faisant sa propre éducation, un homme par une évolution graduelle peut atteindre la vie selon Dieu. Mais, quand nous avançons dans la vie, nous rencontrons un fait dont nous n’avions pas tenu compte, à savoir le péché et ce fait à lui seul renverse tous nos beaux raisonnements. Le péché a rendu la vie laide et irrationnelle. Le péché n’est pas une simple déficience, c’est une terrible réalité, c’est une révolte ouverte contre Dieu. Dans ma vie, c’est une lutte à mort entre le péché et Dieu lui-même.

Le Nouveau Testament nous l’enseigne très clairement. Si le péché règne en moi, il tuera en moi toute la vie qui me vient de Dieu. Si c’est Dieu qui règne en moi, il tuera en moi le péché. Il n’y a pas d’autre alternative. L’aboutissement suprême du péché dans le monde, c’est la crucifixion de Jésus-Christ. Ce sera la même chose dans ma vie et dans la vôtre.

Dans notre conception de la vie et du monde, il faut nous habituer à cette idée, que le péché est un fait, le seul qui explique à la fois la venue de Jésus-Christ sur la terre, et l’existence dans notre vie, de l’affliction et de la souffrance.


mercredi 21 juin 2017

Juger les autres.


Comme vous jugez les autres, vous serez vous-mêmes jugés; et la mesure que vous appliquez à autrui vous sera, à vous-mêmes, appliquée. (Matthieu 7 :2).

Il ne s’agit pas ici d’une simple hypothèse ; c’est une loi établie par Dieu. Le jugement que vous portez, on le portera sur vous. Ce n’est pas une vengeance, c’est une juste rétribution. Plus vous êtes habile à déceler les défauts des autres, plus
on le sera à votre égard. On vous rend la monnaie de votre pièce. Dieu lui-même applique cette loi (voir Psaume 28 :25 à 28).

Au second chapitre de sa lettre aux Romains, Paul précise encore plus cette loi, en nous montrant que celui qui critique le péché de son prochain est lui-même coupable du même péché. Dieu ne tient pas compte seulement des actes accomplis, mais des intentions qui les préparent. Nous ne savons pas croire aux enseignements de la Bible, et en particulier à celui-là.

Ce qui nous rend si perspicaces à discerner chez les autres l’hypocrisie, la fraude, la fausseté, c’est qu’elles habitent notre cœur. Ce qui caractérise l’enfant de Dieu, c’est l’humilité. « Tous ces péchés, et bien d’autres encore, se seraient manifestés en moi si Dieu ne m’avait accordé sa grâce ; je n’ai nul droit de les condamner chez autrui. »
« Ne jugez point, dit Jésus, pour que vous ne soyez point jugés. »

Qui de nous oserait se tenir devant Dieu, en lui disant : « Ô Dieu, juge-moi comme j’ai jugé mes frères. » Nous avons condamné nos frères. Si Dieu nous condamnait de la sorte, nous irions en enfer. Mais Dieu nous juge à travers l’Expiation merveilleuse accomplie par Jésus-Christ.


mardi 20 juin 2017

Le sacerdoce de la prière.


Pour vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal. (1 Pierre 2 :9).

Par quel droit pouvons-nous devenir « un sacerdoce royal »? Par le droit de l’Expiation.

Sommes-nous prêts à tourner le dos résolument à notre égoïsme spirituel et à nous consacrer à cette fonction royale, à ce sacerdoce de la prière ? En grattant sans cesse notre conscience pour voir si tout va bien, nous faisons de nous-mêmes des chrétiens pleins d’eux-mêmes, chétifs et malades, et non pas des enfants de Dieu simples, droits et robustes. Jusqu’à ce que nous ayons pris la bonne attitude à l’égard de Dieu, nous faisons des efforts désespérés. Nous croyons plein de satisfaction que nous avons remporté une merveilleuse victoire sur nous-même.

Que devient dans tout cela le miracle de la Rédemption ? Croyez de toute votre âme, et sans la moindre réserve, que la Rédemption vous a sauvé entièrement et ne vous tracassez plus au sujet de vous-même. Faites simplement ce que Jésus-Christ vous demande. Priez pour l’ami importun qui vient vous déranger à minuit, priez pour les enfants de Dieu, priez pour tous les hommes. Priez en ne comptant que sur Jésus-Christ pour faire de vous ce que vous devez être, et non pas en invoquant vos efforts méritoires pour obtenir le secours du Seigneur.

Combien de temps faudra-t-il à Dieu pour nous débarrasser de notre habitude malsaine de toujours penser à nous-mêmes ? Il faut que nous arrivions à être dégoûtés de nous-mêmes jusqu’à la nausée, jusqu’à ce que rien ne puisse nous étonner de ce que Dieu nous fera voir en nous. Par nous mêmes, nous sommes incapables de saisir notre profonde corruption. La seule façon pour nous d’être en règle, c’est de nous abandonner à Jésus-Christ. Après quoi nous devons, de toutes nos forces, essayons de nous consacrer au ministère de l’intercession.