Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

mardi 31 janvier 2017

Notre appel : annoncer la Bonne Nouvelle.


Le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la Bonne Nouvelle. (1 Corinthiens 1 :17).

Paul déclare ici que l’appel de Dieu, c’est l’appel à proclamer la Bonne Nouvelle, c’est-à-dire la réalité de la Rédemption dans la personne de notre Seigneur Jésus-Christ.

Nous sommes portés à faire de la sanctification le but final de notre enseignement. Paul se sert de ses expériences personnelles simplement à titre d’exemple, mais ce n’est jamais pour lui le but dernier. Aucun texte dans la Bible ne nous ordonne de prêcher le salut ou la sanctification. Notre rôle est d’élever Jésus-Christ (Jean 12, 32).

C’est une grossière erreur que d’oser dire : « Jésus a souffert pour que je devienne, moi, un saint. » Jésus a souffert pour racheter le monde entier, et le placer restauré, purifié, sans tache, devant le trône de Dieu. Le fait que la Rédemption peut manifester en nous son efficacité est une marque de sa puissance et de sa réalité, mais non pas son but. Si Dieu avait notre nature humaine, comme il serait fatigué, écœuré de nos incessantes prières pour notre salut et pour notre sanctification. Du matin au soir, nous l’accablons de nos requêtes. Il nous faut ceci ou bien il faut qu’Il nous délivre de cela. Quand nous aurons touché le roc profond de l’Évangile, nous ne L’ennuierons plus de nos jérémiades.

Paul n’avait qu’une passion : proclamer la Bonne Nouvelle. Il acceptait avec empressement les chagrins, les déceptions, les persécutions, parce que tout cela contribuait à faire de lui un serviteur ferme et dévoué de l’Évangile.


Pourquoi sommes-nous appelés ?

Mis à part pour annoncer la Bonne Nouvelle. (Romains 1,1).

Nous ne sommes pas appelés avant tout à être des saints et des saintes, mais bien à proclamer la Bonne Nouvelle, l’Évangile de Dieu, Ce qui importe par-dessus tout, c’est qu’on se rende bien compte que l’Évangile est la réalité suprême et permanente.

Ni la vertu des hommes, ni la sainteté, ni le ciel ni l’enfer, ne sont la réalité fondamentale, qui n’est autre que la Rédemption. Le chrétien qui veut travailler pour Dieu a plus que jamais besoin de se pénétrer de cette vérité. Rien n’est réel que la Rédemption, c’est Dieu même qui nous le révèle, il faut nous habituer à cette pensée. La sainteté individuelle est un effet, non pas une cause. Si nous mettions notre confiance en cette qualité humaine, qui est l’effet en nous de la Rédemption, nous ferions naufrage.

Paul ne dit pas qu’il s’est mis à part lui-même, il dit : « Quand Celui qui m’a mis à part le jugea bon... »

Paul n’était pas intensément préoccupé de sa propre sainteté. Tant que nos yeux seront fixés sur notre pureté personnelle, nous ne saisirons jamais la réalité de la Rédemption. Les chrétiens tombent en route, parce que leur pureté les occupe et non pas Dieu.

La réalité dure et rugueuse de la Rédemption en rapport avec le bourbier de la vie humaine, cela ne leur dit rien, Ils veulent avant tout que Dieu les rende plus dignes de leur propre estime. Tant que je ne me suis pas abandonné à Dieu sans réserve, Dieu ne peut pas me sauver.




dimanche 29 janvier 2017

Quand Dieu nous parle..

Samuel n’osait pas raconter la vision à Eli. (1 Samuel 3,15).

Il est rare que Dieu nous parle d’une façon qui nous émeuve fortement. Souvent nous nous méprenons sur ce qu’il veut nous dire. Nous pensons : « Est-ce bien la voix de Dieu ? »

Isaïe nous dit que la main de l’Éternel l’a saisi. Il s’agit là de tout ce qui nous arrive, et qui pèse sur nous. Rien ne nous arrive qui ne soit un message de Dieu lui-même. Savons-nous percevoir Sa voix dans tout ce qui est, aux yeux des hommes, accidentel ?

Apprenez à dire en toute circonstance : « Parle-moi, Seigneur » et votre vie sera un enchantement. Dites bien : « Parle-moi, Seigneur », mais prenez le temps d’entendre Sa réponse. Les corrections que Dieu nous envoie ne sont pas seulement une discipline, elles sont là pour nous amener à dire : « Parle-moi, Seigneur ».

Dieu ne vous a-t-il jamais parlé, par tel ou tel verset ? En écoutant mieux, notre oreille s’exerce, et peu à peu, comme Jésus, nous entendrons Dieu sans cesse.

Oserons-nous dire à Eli, c’est-à-dire à ceux que nous vénérons le plus, le message que Dieu nous a transmis ? Nous nous érigeons nous-mêmes en providence. Nous voulons épargner à Eli ce qui pourrait le troubler. Dieu n’ordonne pas à Samuel d’aller raconter sa vision à Eli. Il fallait qu’il en prenne lui-même l’initiative. En voulant épargner à autrui une souffrance, nous dressons un mur entre nous et Dieu. Nous assumons une terrible responsabilité en nous opposant à ce que le coupable se coupe la main droite ou s’arrache l’œil droit.

Quand Dieu vous indique Lui-même ce que vous avez à faire, ne consultez personne. Vous risqueriez trop de vous laisser guider par Satan. « J’obéis aussitôt, dit Paul, sans consulter ni la chair ni le sang ».



samedi 28 janvier 2017

Notre ignorance de Dieu.

Qui es-tu, Seigneur ? (Actes 26, 15).

« Ainsi m’a parlé l’Éternel, quand sa main m’a saisi” »(Isaïe 8, 11.)

Quand le Seigneur nous parle, nul moyen de Lui échapper. Il s’empare sur-le-champ de notre intelligence. Est-ce que Dieu vous a parlé directement ? Dans ce cas, vous n’avez pas pu ne pas saisir l’insistance pénétrante avec laquelle Il vous a parlé, non pas par vos oreilles, mais par vos circonstances, dans le langage que vous pouvez le mieux comprendre.
Dieu doit détruire notre confiance entêtée dans nos propres convictions.

«Oh ! je sais très bien que c’est là ce que je dois faire. » Et soudain la voix de Dieu nous renverse et nous confond en nous révélant les abîmes de notre ignorance. Nous avons manifesté notre ignorance à l’égard de Dieu dans la manière même dont nous avons prétendu le servir. Nous servons Jésus dans un esprit qui n’est pas le sien. Nous lui faisons tort, bien innocemment en prétendant l’exalter. Nous combattons pour lui dans l’esprit de Satan. Nos paroles sont irréprochables, notre âme empoisonnée.

« Il les réprimanda, et leur dit » : Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés. » Le cantique à l’amour de l’apôtre Paul (1 Corinthiens 13) définit l’Esprit du Seigneur chez celui qui veut être son porte-parole.
Ai-je fait tort à Jésus par la manière dont j’ai prétendu le servir ? Alors, je me suis trompé. Nous nous imaginons que notre devoir, c’est tout ce qui nous coûte.

Combien différent est l’Esprit du Seigneur : « Faire ta volonté, ô Dieu, est tout mon plaisir. » (Psaume 40, 8.)



vendredi 27 janvier 2017

Persécuter Jésus.

Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? (Actes 26, 14).

Est-ce que je suis décidé à ne laisser agir Dieu qu’à ma guise ? Terrible piège auquel nous sommes toujours pris, tant que nous n’avons pas été baptisés d’Esprit et de feu. L’entêtement et l’amour-propre nous amènent toujours à poignarder le Christ. Nous ne faisons peut-être de tort à personne, mais nous crucifions Jésus. Chaque fois que nous voulons, obstinément, « maintenir nos droits, notre dignité », chaque fois que nous voulons faire triompher nos ambitions, nous persécutons et nous crucifions Jésus. Il n’y a pas de plus affreuse découverte qu’une telle découverte.

Quand je vous transmets le message de Dieu, est-il vivant en moi, ardent et vibrant ? Ou bien ma vie dément-elle ce que j’essaye de prêcher ?
Je puis prêcher la sanctification et manifester en moi l’esprit de Satan, l’esprit qui persécute Jésus. L’Esprit de Jésus n’admet qu’une attitude : être un avec le Père. Aussi quelle humilité que la sienne : « Écoutez mon enseignement, dit-il, car je suis doux et humble de cœur ».

Tout ce que je fais doit se fonder sur ma parfaite union avec Lui, non pas sur ma propre volonté de m’élever vers Dieu. Cela implique sans doute qu’on profitera de moi, qu’on me trompera sans peine, qu’on me laissera de côté. Mais, en acceptant tout cela pour l’amour de Lui, j’ai la joie de n’être pas parmi ses persécuteurs.


jeudi 26 janvier 2017

Un prudence mesurée.

Ne vous faites donc pas de souci pour votre subsistance. (St Matthieu 6, 25).

Un avertissement dont nous avons besoin qu’on nous le répète souvent, c’est bien celui-ci : les soucis de ce monde, la séduction des richesses et les plaisirs de la vie tendent sans cesse à étouffer en nous la divine semence. C’est tantôt la nourriture et le vêtement, tantôt l’argent qu’on possède ou le manque d’argent, les amis qu’on a ou qu’on voudrait avoir et les difficultés de tout genre. C’est un flot qui monte toujours, et qui risque de nous submerger, si l’Esprit de Dieu n’est pas en nous, digne sûre et infranchissable.

Ne vous faites pas de souci pour votre subsistance. Ne vous inquiétez que d’une seule chose, nous dit le Seigneur, de votre position à mon égard. Le sens commun se rebiffe là contre.

« Mais c’est absurde, vous direz-vous. Il faut bien que je m’inquiète de comment je vivrai, de ce que je mangerai, de ce que je boirai ».
Non, dit Jésus, il ne le faut pas. N’allez pas vous imaginez là-dessus qu’Il ne sait rien de vos circonstances particulières. Il les connaît mieux que vous, et il vous dit : « D’abord Dieu, et le reste ensuite. »
« A chaque jour suffit son mal. »
Quel est donc le mal qui vous harcèle aujourd’hui ? Serait-ce de petits lutins qui vous soufflent à l’oreille : « Que faire cet été ? Que faire dans un mois ? »

« Ne vous inquiétez de rien », dit Jésus. La vraie prudence, c’est de penser au « combien plus » de votre Père céleste.


mercredi 25 janvier 2017

Une consécration quotidienne.

Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs… combien plus ne vous habillera-t-il pas ? (Matthieu 6, 30).

Une affirmation de Jésus, si simple qu’elle soit, est pour nous une énigme tant que nous manquons de simplicité. Notre vie ne sera vraiment simple que si nous recevons l’Esprit de Jésus-Christ, afin de compter sur Lui et de Lui obéir en toute chose. « Si votre Père, nous dit-il, revêt de splendeur l’herbe des champs, à combien plus forte raison vous donnera-t-il le nécessaire, si vous êtes unis à Lui. » Les défaillances de notre communion avec Dieu viennent toujours de ce que nous nous imaginons sottement en savoir plus que Jésus-Christ. Les soucis du monde nous ont envahis, et nous avons laissé de côté le « combien plus » du Père céleste.

« Regardez les oiseaux du ciel… ». Leur seul but est de suivre leur instinct de vie et Dieu les fait vivre. Jésus nous dit : « Dieu vous protégera de même, si vous obéissez à son Esprit ».

« Regardez les fleurs des champs… », elles croissent là où elles ont été placées. Beaucoup d’entre nous refusent de croître là où nous avons été placés, et alors nous ne prenons racine nulle part. Jésus nous dit que pourvu que nous suivions la règle de vie que Dieu nous a donnée, Dieu se charge de nous donner tout le reste.

Jésus nous a-t-il menti ? Si nous n’éprouvons pas la bonté de Dieu, c’est parce que nous ne lui obéissons pas. Nous nous perdons dans mille soucis divers, nous ne savons pas nous consacrer à Dieu, en laissant de côté tout le reste. Cette consécration ne saurait se faire une fois pour toutes. Il nous faut la renouveler chaque jour.



mardi 24 janvier 2017

Savoir rester à notre place

Mais quand Dieu jugea bon… (Galates 1 :15).

En travaillant pour Dieu, il nous faut apprendre à Lui laisser de la place, à ne pas le gêner dans ses mouvements. Nous faisons des calculs, des prévisions, nous disons : « Voilà ce qui arrivera » ou bien « Voilà comment les choses se passeront ». Nous n’oublions qu’un seul point : laisser à Dieu toute la place nécessaire pour qu’il intervienne où et quand Il le jugera bon.

Nous serions fort surpris si Dieu, tout à coup, interrompait notre réunion ou notre homélie d’une manière tout à fait inattendue. Ne comptez pas que Dieu interviendra de telle ou telle manière que vous prévoyez, mais comptez qu’Il viendra, et attendez-Le. C’est le vrai moyen de lui faire place. Comptez fermement qu’Il viendra, mais ne comptez pas du tout qu’il viendra d’une manière déterminée quand vous le voudrez. Si bien que nous connaissions Dieu, nous avons toujours à nous mettre dans la tête cette grande leçon qu’à n’importe quel instant, Il peut surgir. Nous oublions trop facilement cet élément de surprise, et pourtant c’est toujours ainsi que Dieu agit. Tout d’un coup, Dieu est là devant nous : « Quand, dans Son bon plaisir, Dieu décida…".

Que votre contact avec Dieu soit si souple et si constant que Dieu puisse vous surprendre, sans peine, de tous les côtés, à gauche aussi bien qu’à droite. Attendez-vous à tout de Sa part, et laissez-lui toute la place pour entrer comme il lui plaît dans votre vie.


lundi 23 janvier 2017

Un chemin incontournable.

Voici pourquoi je te suis apparu… (Actes 26, 16).

La vision de Paul sur le chemin de Damas n’était pas une extase passagère, mais bien une vision qui, s’imposant à lui, lui donnait un commandement précis.

Aussi Paul ajoute : « Je n’ai pas désobéi à la vision céleste ». Notre Seigneur lui dit au fond ceci : « J’aurai désormais la main haute sur toute ta vie : tu n’auras d’autre but, d’autre dessein, d’autre idéal que le mien. Car je t’ai choisi ».

Une fois nés de nouveau, nous ne pouvons manquer, si peu qu’il y ait en nous de vie spirituelle, d’avoir la vision de ce que Jésus nous demande d’être pour lui. Il est essentiel que nous apprenions à obéir à cette vision et à ne pas déclarer que c’est impossible. Il ne suffit pas de savoir que Dieu a opéré le salut du monde, et que le Saint-Esprit peut me mettre au bénéfice de toute l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ.

Il faut encore que je sois en rapport direct avec Lui. Paul ne reçut pas une doctrine à proclamer, il fut mis en vivant contact avec la personne vivante et souveraine de Jésus-Christ. Un verset est magnifiquement impératif : « Je t’ai apparu pour faire de toi mon serviteur… ». C’est un maître qui parle.

Il s’agit uniquement d’une relation personnelle entre lui et son serviteur. Paul n’était pas au service d’une cause, mais au service exclusif et absolu de Celui dont il disait : « Je résolus de ne rien savoir parmi vous sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. »


dimanche 22 janvier 2017

La vision qui transforme.

Nos visages découverts reflètent comme un miroir la gloire du Seigneur; nous sommes transformés en son image; par l’action de l’Esprit, sa gloire devient la nôtre. (II Corinthiens 3 :18).

Le caractère le plus frappant d’un véritable chrétien, c’est cette ouverture, cette franchise absolue à l’égard de Dieu, qui font de sa vie un miroir, où d’autres peuvent discerner Dieu. L’Esprit qui est en nous nous transforme, et notre regard devient un reflet. On reconnaît aisément celui qui a contemplé Dieu. On sent qu’il est l’image de son Seigneur. Méfiez-vous de tout ce qui peut ternir votre miroir intérieur: c’est généralement quelque chose qui paraît bon, mais de cette bonté qui n’est pas la meilleure.

Pour vous comme pour moi, le secret du bonheur, c’est ce regard central, toujours tourné vers Dieu. Que tout le reste s’efface devant cette unique préoccupation : travail, vêtement, nourriture, tout au monde. 

La poussée de tout ce qui nous harcèle tend sans cesse à étouffer notre élan vers Dieu. Il nous faut lutter pour maintenir sur tous les points nos positions spirituelles. Que tout le reste s’arrange comme il pourra, que les gens disent tout ce qu’ils voudront, ce qui importe, c’est que rien n’obscurcisse en nous la vie cachée avec le Christ en Dieu. Ne vous laissez jamais bousculer hors de cette communion, souvent si ondoyante, et qui ne devrait jamais l’être. La tâche peut-être la plus ardue pour un chrétien, c’est de refléter comme un miroir la gloire du Seigneur.


samedi 21 janvier 2017

Tourner le regard vers Dieu.

Tournez vos regards vers Moi, et soyez sauvés. (Isaïe 45, 22).

Sommes-nous de ceux qui s’attendent à ce que Dieu vienne de lui-même les combler de bienfaits et les sauver ?

Il dit : « Tournez-vous vers Moi, et soyez sauvés ». Dans la vie spirituelle, ce qui est le plus difficile, c’est de concentrer nos regards sur Dieu, et cette difficulté provient de ses bienfaits eux-mêmes. L’affliction, presque toujours, nous fait regarder à Dieu. Mais, ses bienfaits détournent nos regards sur autre chose. Le Sermon sur la Montagne peut se résumer ainsi : « Renoncez, s’il le faut, à tout le reste, jusqu’à ce que tout en nous, le corps et l’âme, le cœur et l’esprit, soit tourné vers Jésus-Christ. »

Beaucoup d’entre nous se font une certaine conception de ce qu’un chrétien doit être, et la vie des saints devient un obstacle qui nous détourne de Dieu. Ce chemin compliqué ne va pas au salut. « Tournez-vous vers Moi, et vous êtes sauvés ».

Non pas, « vous serez sauvés ». Quoi que ce soit que nous voulions atteindre, nous l’atteindrons en regardant à Lui de toute notre âme. Nous nous faisons mille soucis, nous boudons notre Dieu, alors qu’Il est là et qu’il nous répète : « Regarde en haut, et sois sauvé ! » Mes tracas, mes soucis, mes questions : « Que ferai-je cet été ? Que ferai-je demain ? », tout cela disparaît si je regarde à Dieu.

Âme dolente, secoue-toi et regarde à Dieu, n’espère qu’en Lui ! Même si tu es débordé par mille choses urgentes, aie le courage de les laisser toutes de côté. Regarde à Dieu, et le salut est là pour toi, instantanément.



vendredi 20 janvier 2017

Aimons-nous toujours Dieu ?

Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune. (Jérémie 2, 2).

Est-ce que j’ai pour Dieu le même amour qu’autrefois, ou bien est-ce que je me contente de son amour pour moi ? Est-ce que je suis sans cesse préoccupé de ce qui peut réjouir le cœur de Dieu ou bien est-ce que je gémis sur moi-même et sur les pénibles circonstances où je me trouve ?

Il n’y a aucune joie dans l’âme qui a oublié ce dont Dieu se réjouit. Quel honneur pour moi de penser que Jésus-Christ peut avoir besoin de moi ! « Donne-moi à boire. » Quel amour lui ai-je témoigné durant la semaine dernière ? Ai-je manifesté par ma vie un vif souci pour sa réputation ?

Dieu dit à Jérusalem : « Tu n’as plus d’affection pour moi maintenant, mais je me souviens du temps où tu en avais. Je me souviens de ton amour lorsque tu étais fiancée ».

Mon enthousiasme pour Jésus-Christ est-il resté le même ? Ai-je gardé intacts mon amour et mon dévouement pour lui ou bien me suis-je repris, et ma prudence a-t-elle diminué mon amour ? Suis-je assez attaché à lui pour accepter d’aller avec lui n’importe où, ou bien préoccupé de ce qui m’est dû, et en train de calculer jusqu’à quel point je dois renoncer à mes aises ?

Si, me remémorant ce que Dieu voit dans mon passé, je m’aperçois que Dieu n’est plus pour moi ce qu’il était alors, puisse cette découverte me couvrir de honte et d’humiliation, car de cette honte naîtra la tristesse selon Dieu et la vraie repentance.


jeudi 19 janvier 2017

Sommes-nous vraiment prêts ?

Quelqu’un qui n’est pas né de nouveau ne peut pas voir le royaume de Dieu. (St Jean 3,3).

Il nous arrive d’être tout prêts pour une réunion de prière, mais peu disposés à cirer des souliers.

Être né de l’Esprit, c’est l’effet d’une action directe de Dieu, mystérieuse comme le vent qui souffle, prodigieuse comme Dieu lui-même, cachée au plus profond de notre vie individuelle.

Être né d’en haut, c’est une nouveauté perpétuelle, un perpétuel commencement jusque dans l’éternité, une pensée jeune, un langage clair, une vie alerte, la perpétuelle surprise de la vie en Dieu. La moindre sécheresse, le plus léger dépit, c’est le signe que nous ne sommes plus en communion directe avec Dieu.

« Ah, disons-nous, si je ne fais pas cela maintenant, cela ne se fera jamais ». Être frais et dispos, ce n’est pas le fruit de l’obéissance, c’est le fruit du Saint-Esprit. L’obéissance nous maintient simplement dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière.

Veillez sur votre communion avec Dieu. Jésus, pour tous ses disciples, demande à Dieu la même communion qui existe entre son Père et Lui. Gardez votre vie ouverte à Jésus-Christ, ne vous contentez jamais d’une apparence. Est-ce que vous puisez votre vie à une autre source que Dieu lui-même ? Dans ce cas, s’il vous arrive de perdre le contact avec Dieu, vous ne pourrez jamais vous en rendre compte.

Être né de l’Esprit, cela nous procure une jeunesse perpétuelle, qui nous rend toujours absolument dispos.


mercredi 18 janvier 2017

Silence et ténèbres.

Une terreur sombre et profonde tomba sur lui. (Genèse 15, 12).

Chaque fois que Dieu accorde une vision à un croyant, Dieu le met pour ainsi dire à l’ombre de Sa main, où il n’a qu’à se taire et à écouter Dieu. Il y a une obscurité qui résulte de l’excès de lumière et c’est le moment d’écouter en silence. Quand Dieu, après une vision lumineuse, nous plonge dans les ténèbres, nous n’avons qu’une chose à faire, c’est d’attendre. Dieu réalisera ce qu’il vous a fait voir, si vous savez attendre. Mais, n’intervenez jamais à la place de Dieu pour accomplir sa promesse. Abraham dut traverser treize ans de silence, pendant lesquels toute sa confiance en lui-même fut détruite. Il comprit qu’il ne pouvait plus s’en tenir aux conseils du bon sens (voyez le chap. 16). Ces années de silence étaient une période d’éducation, non de réprobation. N’essayez pas de susciter en vous artificiellement la joie et la confiance. Fiez-vous à Dieu et laissez Dieu agir (Isaïe 50, 10. 11.).

Ma confiance repose-t-elle en moi-même, en tel ou tel enfant de Dieu, tel livre, telle prière, telle extase ? Ou bien ma confiance est-elle toute en Dieu lui-même, et non dans ses bienfaits ?

«Je suis le Dieu Tout-Puissant, El Chaddaï, le Père et la Mère de tous». Le but unique de toute l’éducation que Dieu nous dispense, c’est de nous apprendre à saisir la réalité de Dieu. Dès que Dieu devient pour nous réel, tous les autres deviennent des ombres. Quoi que puissent dire, quoi que puissent faire les autres croyants, rien ne peut troubler celui qui se fonde sur Dieu.



mardi 17 janvier 2017

Donne-moi à boire.

Thomas lui répondit en s’écriant : « Mon Seigneur et mon Dieu » (St Jean 20, 28).

« Donne-moi à boire. »

Combien d’entre nous réclament avidement que Jésus-Christ les désaltère, alors que nous devrions, nous, rechercher ce dont il a besoin ? Nous devrions épuiser pour lui tous nos biens, toutes nos facultés, toutes nos forces, et non pas l’épuiser, Lui, pour satisfaire à nos désirs.

« Vous serez mes témoins. » Cela suppose une vie de dévouement complet à notre Seigneur bien-aimé, de dévouement authentique, sans la moindre réserve, sans la moindre fraude, sans la moindre faiblesse : une vie consacrée à le satisfaire en toute chose, partout où il jugera bon de nous placer.

Méfiez-vous de tout ce qui peut revêtir le masque et usurper la place de votre loyal dévouement à Jésus-Christ. Le pire des usurpateurs, c’est le service déloyal. Il est plus aisé de servir Dieu que de se laisser vider par Lui jusqu’à la lie. Le but que Dieu veut atteindre, c’est la révélation de Lui-même en nous, et non pas la consigne de faire quoi que ce soit pour Lui. Dieu ne nous envoie pas combattre pour Lui. il veut seulement pouvoir nous utiliser comme il l’entend dans les combats qu’il livre lui-même.

Faisons bien attention de n’être pas plus attachés à notre activité chrétienne qu’à Jésus-Christ.




samedi 14 janvier 2017

Mourir vraiment pour renaître.

Nous avons été ensevelis avec Lui.., afin que… nous aussi nous puissions vivre d’une vie nouvelle, et marcher en avant. (Romains 6, 4).

Il est impossible d’entrer dans la voie de la sanctification totale sans que notre moi, notre « vieil homme » soit dûment enseveli. Tant que nous n’avons pas été réduits à rien, la sanctification n’est qu’un rêve. Il nous faut mourir d’une mort où l’on ressuscite pour vivre de la vie de Jésus, de la vie que rien ne peut détruire, de la vie où l’on est un avec Dieu, où l’on a un seul but : être témoin de Dieu.

En êtes-vous là réellement, et non pas seulement en imagination ? Pour être enseveli, il ne s’agit pas de se monter la tête. Il s’agit de cesser de vivre. Acceptez-vous ce que Dieu vous demande, de cesser d’être le chrétien consciencieux et appliqué que vous avez été jusqu’ici ? Nous louvoyons autour du cimetière, mais nous refusons d’y entrer. Pourtant, ce qu’il nous faut, c’est être baptisés, c’est-à-dire plongés dans la mort du Christ.

Encore une fois, en êtes-vous là ? Ou bien, à l’égard de la vie de votre âme, continuerez-vous à jouer la comédie ? Pouvez-vous dire, en regardant en arrière, avec une très douce, très apaisante, avec une immense reconnaissance : « Tel jour, je suis mort à moi-même et j’ai fait ma paix avec Dieu ? »

Si vous ne l’avez pas fait encore, ne voulez-vous pas le faire aujourd’hui ? Cela dépend uniquement de vous.



vendredi 13 janvier 2017

Envoie-moi...

Qui enverrai-je et qui marchera pour nous ? – Me voici, répondis-je, envoie-moi. (Isaïe 6, 8).

Dieu n’adressa pas d’appel direct à Isaïe. Isaïe entendit seulement Dieu demandant : « Qui enverrai-je ? »

L’appel de Dieu n’est pas seulement pour quelques-uns, il s’adresse à tous. Si mes oreilles sont ce qu’elles doivent être, j’entendrai l’appel de Dieu. « Beaucoup sont appelés, peu sont élus. » Cela veut dire simplement que parmi les appelés, peu écoutent de manière à être élus. Les élus sont ceux qui, entrés en contact avec Dieu par Jésus-Christ, ont changé leur attitude, et dont les oreilles, débouchées, perçoivent « le murmure doux et subtil » répétant sans cesse : « Qui marchera pour nous ? »

Il ne s’agit pas d’un appel direct à un individu, à qui Dieu disait : « Toi, il te faut aller ! »
Dieu n’a pas du tout contraint Isaïe. Isaïe se tenait devant Dieu, il entendit l’appel, et il se rendit compte qu’il n’avait qu’un seul parti à prendre, une seule réponse à faire : « Me voici, envoie-moi. »

Débarrassez-vous de l’idée que Dieu viendra vous chercher, avec des injonctions ou des requêtes. Quand notre Seigneur appela ses disciples, il n’exerça sur eux nulle contrainte. Son appel, à la fois ardent et serein : « Suis-moi », s’adressait à des hommes en possession de tout leur sang-froid. Si nous permettons à l’Esprit de Dieu de nous amener devant Dieu, face à face, nous entendrons, comme Isaïe, le murmure doux et subtil, et librement, sans crainte, nous dirons  aussi : « Me voici, envoie-moi. »



mardi 10 janvier 2017

Obéir à Dieu.

Ils réquisitionnèrent un nommé Simon… et le chargèrent de la croix. (St Luc 23, 26).

Si nous obéissons à Dieu, d’autres en souffriront plus que nous, et cela nous tourmente. Pour nous, si nous avons de l’amour pour notre Seigneur, l’obéissance ne nous coûte pas. C’est une joie, mais elle coûte à ceux qui ne l’aiment pas. En obéissant à Dieu, nous renverserons les plans de certaines personnes, qui nous diront : « C’est cela que vous appelez être chrétien !». Pour éviter de les faire souffrir, il nous faudrait tout simplement désobéir à Dieu.

Retranchés dans notre orgueil, nous dirons : « Jamais je n’accepterai de recevoir quoi que ce soit de quelqu’un d’autre ». Il le faut bien pourtant, ou sinon désobéir à Dieu. Avons-nous le droit de refuser ce que notre Maître a lui-même accepté ? (St Luc 8, 23).

Si nous disons : « Je veux supporter seul toutes les conséquences », nous paralysons notre vie spirituelle. Car, c’est impossible. Nous sommes tellement dépendants de tous les desseins de Dieu qu’en lui obéissant, nous agissons nécessairement sur les autres. Si nous voulons obéir à Dieu, il nous faut accepter humblement toutes les conséquences.

Certes, nous pouvons désobéir à Dieu pour nous épargner cette humiliation et nous pouvons attrister notre Seigneur. Mais, si nous choisissons de lui obéir, il veillera lui-même sur tous ceux qui auront subi le contrecoup de notre obéissance. Obéissons. Dieu pourvoira.

Ne dictez rien à Dieu. A Lui de prévoir et de pourvoir.



dimanche 8 janvier 2017

Notre esprit tout entier...

Que votre esprit tout entier, votre âme, votre corps, tout votre être, soit conservé irréprochable. (1 Thessaloniciens 5, 23).

« Votre esprit tout entier ».

La grande action mystique du Saint-Esprit se fait dans les régions obscures de notre personnalité, où nous ne pouvons atteindre. Le psaume 139 peut se résumer ainsi : « Tu es le Dieu de l’aurore, et le Dieu de la nuit ; le Dieu des sommets, le Dieu des abîmes. Mais mon âme, ô Dieu, a des horizons plus lointains que l’aurore, des ténèbres plus épaisses que la nuit, des sommets plus hauts qu’aucune montagne, des abîmes plus profonds qu’aucun océan. Dieu de toute la nature, sois mon Dieu. Ce qui est en moi me dépasse en tout sens : mes mobiles, mes impulsions, mes rêves m’échappent, O mon Dieu, sonde-moi ».

Avons-nous compris que Dieu peut garder pure notre imagination bien au delà de notre pensée consciente ? « Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché ».

S’il ne s’agissait là que de notre pensée claire et distincte, nous serions bien à plaindre. Le péché rend notre pensée obtuse. Aussi n’en avons-nous pas conscience. La purification de notre âme doit atteindre ses plus lointaines régions, si nous voulons demeurer dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière. Alors, le même Esprit dont la force animait Jésus nourrira notre esprit. C’est quand Dieu met en nous ce gardien formidable, l’Esprit de sainteté, c’est seulement alors qu’en nous l’esprit, l’âme et le corps, sont conservés irréprochables, sans que Dieu puisse réprouver, jusqu’à la venue de Jésus lui-même.

Ces grandes vérités, qui nous viennent de Dieu, savons-nous y faire attention ?


samedi 7 janvier 2017

Un sacrifice....

Abraham bâtit l’autel.., et lia Isaac, son fils, sur l’autel. (Genèse 22, 9).

Le sacrifice d’Isaac est le symbole de l’erreur où nous tombons en nous imaginant que Dieu réclame de nous le sacrifice qui aboutit à la mort.
Dieu nous demande le sacrifice de nous-mêmes à travers la mort, qui nous rend capables, comme Jésus l’a fait, de sacrifier nos vies. Il ne faut pas s'imaginer qu'on est prêt à marcher à la mort avec Dieu. Il est mieux d'être prêt à m’unir à sa mort rédemptrice, pour pouvoir ainsi offrir sa vie à Dieu.

Nous nous imaginons que Dieu nous demande de renoncer à une foule de choses. Dieu a voulu débarrasser Abraham de cette erreur. La discipline que Dieu nous impose dans notre vie quotidienne nous en délivre à notre tour. Dieu ne nous dit jamais de renoncer à quoi que ce soit, pour le plaisir d’y renoncer. Quand il nous ordonne de renoncer à quelque chose, c’est pour acquérir la seule chose qu’il vaille la peine de posséder, la communion avec Lui. Il s’agit avant tout de briser les liens qui font obstacle à cette vie. Une fois ces liens brisés, par l’union de notre âme à la mort de Jésus, notre communion avec Dieu devient assez intime pour pouvoir vraiment lui offrir notre vie en vivant sacrifice.

A quoi servirait-il que vous donniez à Dieu votre vie, si ce n’était que pour mourir ? Ce qu’il réclame de vous, c’est votre personne même, offerte en sacrifice vivant. Il souhaite pouvoir disposer de toutes vos capacités, de toutes vos énergies, rachetées et sanctifiées par le sacrifice de Jésus. Cela seul est agréable à Dieu.



vendredi 6 janvier 2017

Ami avec Jésus.

Il y a si longtemps que je suis avec vous, Philippe, et tu ne me connais pas ! (St Jean 14, 9).

Ce n’est pas une réprimande, pas même l’expression d’un étonnement. Jésus fait l’éducation de Philippe. L’intimité avec Jésus est la plus longue à conquérir. Avant la Pentecôte, Jésus, pour ses disciples, était Celui grâce auquel ils pouvaient vaincre les démons et réveiller les âmes endormies. (St Luc 20, 18 à 20). Ils avaient déjà avec lui une intimité précieuse, mais il y en avait une autre, bien plus profonde, qui devait venir : « Je vous ai appelés mes amis ».

La véritable amitié est rare sur la terre. Elle implique l’union parfaite, dans la pensée, dans le cœur, dans l’esprit. La vie tout entière est une discipline qui doit nous permettre de réaliser cette union intime avec Jésus-Christ. Nous recevons ses bienfaits, nous connaissons Sa parole, mais Lui, le connaissons-nous ?

« Il est avantageux pour vous que je m’en aille ». Jésus veut dire qu’il pourra mieux les faire pénétrer dans son intimité. Jésus se réjouit quand un de ses disciples s’applique à conquérir son amitié. C’est grâce à elle seule que nous pouvons porter du fruit (St Jean 15).

Une fois parvenus à cette intimité, il n’y a plus pour nous de solitude. Notre cœur sait toujours où trouver de la sympathie. Nous avons toujours de quoi parler aux autres, sans user d’aucun artifice. Celui qui possède l’intimité de Jésus ne laissera jamais d’autre impression de lui-même, sinon que Jésus est là, sans rien qui lui fasse obstacle.

Car Jésus a satisfait toutes les profondeurs de son âme. Une telle vie, c’est l’équilibre puissant, c’est la merveilleuse sérénité que notre Seigneur communique à ses intimes.




jeudi 5 janvier 2017

Adorer Dieu.

Abraham… dressa sa tente, ayant Béthel à l’occident et Aï à l’orient : il bâtit là son autel à l’Éternel, et l’invoqua. (Genèse 12, 8).

Adorer Dieu, c’est lui redonner tout ce qu’il nous a donné de meilleur. Chaque fois que Dieu vous accorde un bienfait, rendez-le lui comme un témoignage de votre amour.

Prenez votre temps, recueillez-vous devant Dieu et, par un acte d’adoration, redonnez-lui ce qu’il vous a donné. Si, au contraire vous le mettiez de côté pour votre usage personnel, cela moisirait en vous, comme la manne que les Israélites mettaient en réserve. Les trésors spirituels que Dieu vous donne, il ne veut pas que vous les gardiez pour vous-même. Il faut que vous les lui rendiez pour que d’autres en profitent.

Béthel est le symbole de la communion avec Dieu ; Aï le symbole du monde. Abraham dresse sa tente entre les deux. Notre activité pour Dieu dans le monde n’a de valeur que par notre intime communion avec lui, dans notre for intérieur. La précipitation est toujours coupable. Le temps ne manque jamais pour adorer Dieu. Vouloir s’isoler du monde pour rester seul avec Dieu n’est pas sans danger. Il nous faut dresser notre tente de manière à pouvoir toujours nous recueillir devant Dieu, quelque tintamarre que mène le monde.

Il est faux de concevoir comme trois étapes distinctes l’adoration, l’attente et l’action. Certains chrétiens sautent, comme des grenouilles, de l’adoration à l’attente, puis de l’attente à l’action. Dieu ne l’entend pas ainsi. Les trois doivent marcher ensemble, comme dans la vie de Jésus. Jamais il ne se hâtait, jamais il ne restait sans rien faire. C’est une discipline à conquérir qui ne s’acquiert pas en un jour.


mercredi 4 janvier 2017

Nous sommes si faibles...

Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. (St Jean 13, v. 36).

Nous lisons plus loin (Jean 21, v. 19) : « Après avoir ainsi parlé, Jésus lui dit : « suis-moi ».

Trois ans auparavant, Jésus avait déjà dit à Pierre « suis-moi ! » et Pierre avait suivi sans peine, séduit par Jésus, mais sans le secours du Saint-Esprit. Il aboutit au reniement, et son cœur se brisa. C’est alors qu’il reçut le Saint-Esprit, et Jésus lui dit à nouveau : « suis-moi ».
Jésus seul était devant lui. Le premier « suis-moi » n’avait rien de mystique et Pierre suivit Jésus sur le chemin ; le deuxième le conduira jusqu’au martyre (St Jean 21, v. 18).

Entre ces deux appels, Pierre a renié Jésus avec des imprécations, et il s’est effondré avec sa suffisance. Il ne lui reste plus rien de sa confiance en lui-même. Il est prêt à recevoir le Saint-Esprit de la part du Seigneur ressuscité (Jean 20, v. 22).

Quels que soient les changements que Dieu ait opérés en vous, ne vous appuyez sur personne, sinon sur le Seigneur Jésus-Christ, et sur le Saint-Esprit qu’Il donne.

Tous nos efforts, toutes nos bonnes résolutions, aboutissent au reniement, parce que nous n’avons pas de puissance pour les réaliser. Mais quand nous sommes effondrés, réellement vidés de nous-mêmes, nous pouvons recevoir le Saint-Esprit : « Recevez le Saint-Esprit ». Laissez-vous envahir par lui, et il n’y aura dans votre vie qu’un vainqueur, le Seigneur Jésus-Christ.




lundi 2 janvier 2017

Sortir de l'obscurité.

Les nuages et l’obscurité l’environnent. (Psaume 97, v. 2)


J'ai rencontré un homme qui fréquentait une Eglise évangélique quelque peu pentecôtiste. Il me disait « qu'il était né de l’Esprit Saint ». Il me disait dans un enthousiasme débordant, que, pour quelqu'un comme moi qui n'avait pas vécu cette expérience « exceptionnelle », l’enseignement de Jésus est tout simple. Mais, ce qui peut inquiéter, c'est qu'il a ajouté que dès qu’il a été baptisé du Saint-Esprit, il a découvert que «les nuages et l’obscurité l’environnent ».

Il voulait pénétrer plus profondément dans l’enseignement de Jésus, mais ne pouvait rien comprendre sans la lumière intérieure de l’Esprit de Dieu. 
« Si nous ne nous sentons pas contraints de nous dépouiller de nos habitudes religieuses comme Moïse dut ôter ses souliers devant le buisson ardent, si nous nous approchons encore de Dieu avec une familiarité indiscrète, demandons-nous si nous nous sommes jamais tenus en sa présence», me disait-il. 
Mais, il constatait quelque peu dépité, en lisant sa Bible, que «après avoir connu une joie et une libération merveilleuses en découvrant ce que Jésus fait, il pénétrait dans d’épaisses ténèbres en réalisant ce qu’il était un peu perdu». Quel triste constat.

"Les paroles que je vous dis sont esprit et vie", précise le Christ.

La Bible n’est quelquefois pour nous qu’un amas de paroles- nuages et obscurité – jusqu’à ce que soudain les mots deviennent esprit et vie. La Bible, si on veut la comprendre, on se doit d'abord de l'étudier sérieusement et non de se mettre dans un état d'exaltation passager qui peut nous égarer spirituellement.

Jésus les révèle, à chacun en particulier, mais en ses temps et heures, lorsqu'on s'y attend souvent le moins. Il n'agit pas sur commande sous prétexte «qu'on lui a donné son coeur». C’est ainsi que Dieu nous parle, non par des visions ou des rêves, mais simplement par des mots simples et édifiants qui nous conduisent à Lui....





Marcher par la foi.

Abraham… partit, sans savoir où il allait. (Hébreux 11, v. 8).

Avez-vous tout quitté, comme Abraham ?

Dans ce cas, logiquement, vous ne pouvez rien répondre quand on vous demande ce que vous allez faire ! Vous ne le savez pas mais votre seule certitude, c’est que Dieu sait ce qu’Il fait. Examinez aujourd’hui votre attitude envers Dieu. Est-ce l’abandon total, la confiance entière ?

S’il en est ainsi, vous serez continuellement émerveillés, car vous ne savez pas où Dieu va vous conduire. Chaque matin, au réveil, vous allez au-devant de la journée, appuyés sur Dieu. « Ne vous inquiétez pas pour votre vie… ni pour votre corps… », ne vous inquiétez de rien avant de « partir » par la foi !

Si vous demandez à Dieu ce qu’il va faire, Il ne vous le dira jamais mais vous révélera qui Il est. Croyez-vous qu’Il est le Dieu des miracles ? Êtes-vous entièrement à Lui ? Alors rien ne pourra vous surprendre.

Il est bien le Dieu dont l’amour se révèle quand vous vous tenez tout près de Lui, mais vos soucis l’offensent! Abandonnez-lui toute votre existence et elle aura un charme ineffable qui réjouira Jésus! Apprenons à sortir de nous-mêmes, à abandonner convictions, doctrines et expériences, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien entre nous et Dieu.