Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

mardi 28 février 2017

Une question incontournable.


M’aimes-tu ? (St Jean 21 :17).

Pierre, cette fois-ci, ne dit rien de ses sentiments (St Matthieu 26, 33-35). L’individu égoïste et charnel les manifeste volontiers. Mais l’amour véritable, qui vient de l’âme régénérée, de la véritable personnalité, n’apparaît en nous que lorsque Jésus-Christ, par sa question directe, nous a blessés au vif. L’amour de Pierre, jusque-là, n’était que l’amour humain et naturel d’un cœur sensible pour un homme qui a de belles qualités. Cet amour-là peut pénétrer l’individu. Il ne pénètre pas jusqu’à l’âme. L’amour véritable n’a pas besoin de paroles. C’est par nos actes que nous devons témoigner de notre amour, pour Jésus.

Pour que la Parole de Dieu ait prise sur nous, il faut que nous perdions, fût-ce par une blessure de notre amour-propre, toutes nos illusions sur nous-mêmes. La parole de Dieu nous blesse bien plus qu’aucun péché ne peut le faire, parce que le péché engourdit notre sensibilité morale. La question que Jésus nous pose aiguise notre sensibilité, et la blessure qu’il produit en nous est une douleur plus aiguë que toute autre, car elle n’atteint pas seulement notre cœur d’homme charnel, mais notre âme profonde. La parole du Seigneur, plus acérée qu’une épée à deux tranchants, pénètre jusqu’aux plus intimes profondeurs de notre âme, jusqu’à nos plus secrètes pensées.

Il n’y a plus moyen de nous faire illusion sur nous-mêmes, de faire du sentiment. Nous ne pouvons plus raffiner ni ergoter. Ce que Jésus nous dit va droit au but, la blessure est trop vive pour que nous puissions penser à autre chose. Nous ne pouvons pas nous y tromper, car cette blessure est une révélation.


samedi 25 février 2017

Avons-nous vraiment confiance en Jésus ?


Étranger, tu n’as rien pour tirer l’eau du puits. (Jean 4 :11).

« J’admire, dirons-nous ». Tout ce que Dieu nous dit, mais comment pourrais-je réaliser tout cela dans les mille détails de ma vie quotidienne ?

En face de Jésus-Christ, nous avons une secrète tendance à le juger de haut : « Idéal magnifique, mais en pratique cela ne peut pas marcher. »

Chacun de nous, sur tel ou tel point, prend cette attitude à l’égard de Jésus. Nous y sommes poussés par les propos ironiques de nos amis : « Mais alors, comment allez-vous faire pour vivre ? Quelles ressources aurez-vous ? » Ou bien c’est de nous-mêmes que nous déclarons à notre Maître que ses moyens ne suffisent pas pour nous tirer d’affaire. Peut-être, par un pieux mensonge, dites-nous que nous avons bien confiance en Jésus, mais c’est en nous-mêmes que nous n'avons pas confiance. En réalité, chacun de nous sait bien ce dont il est capable. Mais, nous n’avons pas confiance en Jésus, et en outre nous sommes vexés de penser qu’Il peut faire pour nous ce que nous ne pouvons pas faire.

Ce manque de confiance vient de ce que, fouillant en nous-mêmes, nous demandons comment Jésus pourra bien s’y prendre pour que l’impossible se réalise. Il vient en somme des profondeurs de ma propre misère. Dès que je découvre en moi cette secrète méfiance, il me faut l’exposer au grand jour :
"Seigneur, j’ai douté de Toi et de Ta puissance infinie. J’ai jugé de Toi d’après ma pauvre petite intelligence. Je me suis cru capable de Te juger et de Te comprendre."




mercredi 22 février 2017

Servir sans être servi.


Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. (Matthieu 20 :28).

Paul a la même conception du service que notre Seigneur lui-même. « Je me suis fait l’esclave de tous », écrit-il aux Corinthiens. Il nous semble que ceux qui sont appelés au saint ministère sont destinés à former une classe d’hommes bien différente des autres.

Or, selon Jésus-Christ, ils doivent être le paillasson sur lequel on s’essuie les pieds. Ils doivent être des guides spirituels, non pas des supérieurs. « Je sais vivre petitement », dit Paul. Pour lui, servir, c’est se dépenser jusqu’au bout pour les autres, sans s’inquiéter ni de l’éloge, ni du blâme.

Tant qu’un seul être humain est là qui ne connaît pas Jésus Christ, Paul se doit à lui pour le lui apprendre.

Le ressort principal de ce ministère de Paul n’est pas l’amour des hommes, c’est l’amour de Jésus-Christ. Si c’est pour les hommes que nous nous dépensons, nous allons à la déception et au découragement, car nous trouverons chez eux plus d’ingratitude sous vent que chez un humble chien. Mais si c’est pour Dieu que nous travaillons, là point d’ingratitude qui puisse nous arrêter dans notre activité au service des autres.

C’est parce que Paul se rendait clairement compte de la façon dont Jésus l’avait traité lui-même qu’il était si résolu à servir les autres. « J’étais auparavant un adversaire acharné, un blasphémateur de Jésus-Christ. Jamais les hommes n’auront à mon égard autant de haine et d’exécration que j’en avais pour Lui. »

Quand nous pensons que Jésus-Christ s’est donné pour nous malgré toute notre indignité, aucun mauvais traitement de la part des autres ne nous empêchera de les servir.



mardi 21 février 2017

La tenacité.


Arrêtez, et sachez que moi, je suis Dieu. (Psaume 46 :11).

La ténacité, c’est plus que l’endurance. C’est l’endurance combinée avec la certitude absolue que ce que nous attendons va se produire. La ténacité n’est pas seulement le fait de s’accrocher ou de se suspendre à quelqu’un ou à quelque chose, ce qui peut n’être que la crainte de se laisser tomber par faiblesse.

La ténacité, c’est l’effort intense d’un soldat qui n’admet pas que son chef puisse être vaincu. Un disciple de Jésus-Christ n’est pas dominé par la crainte d’aller en enfer. Ce qu’il craint par-dessus tout, c’est que son Maître ne triomphe pas, et que les grandes causes pour lesquelles il a lutté. Le pardon, la justice, la concorde et l'amour, ne parviennent pas à l’emporter à la fin. On dirait tellement à voir ce qui se passe, que ce ne sont là que des feux follets. C’est le moment de faire appel à la ténacité. Au lieu de nous accrocher à Dieu sans rien faire pour Lui, travaillons avec résolution, avec la certitude que Dieu ne sera pas vaincu.

Si nos espérances ne sont pas encore, à l’heure qu’il est, accomplies, cela prouve qu’elles sont en train d’être purifiées. Aucun idéal conçu par l’esprit humain qui ne doive s’accomplir un jour. Un des efforts les plus difficiles que nous ayons à faire en cette vie est l’effort pour attendre que Dieu accomplisse ce que nous espérons. « Parce que tu as gardé la Parole de ma patience. » (Apocalypse 3,10).




lundi 20 février 2017

Jusqu'où aller par amour ?

Laissez-la faire ; pourquoi la tracasser ? Ce qu’elle vient de faire pour moi, c’est une belle chose. (Marc 14 :6).

L’amour humain lui-même, s’il n’emporte pas celui qui aime au delà des bornes de la vie ordinaire, ce n’est pas de l’amour. L’amour qui est toujours discret, toujours raisonnable, toujours calculateur, ce n’est pas de l’amour. C’est peut-être une tendre affection ou un sentiment généreux, ce n’est pas de l’amour.

Est-ce qu’il n’est jamais arrivé d’être emporté par amour pour Dieu à faire quelque chose non pas par devoir, non pas même parce que c’était utile, mais tout simplement pour Lui témoigner mon amour ?

Me suis-je jamais rendu compte que je puis malgré tout apporter à Dieu de petites choses qui Le réjouiront ? Ou bien est-ce que je perds mon temps à rêvasser sur la grandeur de la Rédemption, pendant qu’il y a un tas de choses que je pourrais faire ? Non pas des choses merveilleuses et colossales, mais de petites choses humaines, toutes simples et ordinaires, qui prouveront à Dieu que je Lui appartiens. Ai-je jamais donné à Jésus, mon Seigneur, la douce joie que lui procura ce jour-là Marie de Béthanie ?

Il y a des moments où Dieu semble attendre que nous lui donnions une petite preuve, quelle qu’elle soit, de notre amour. S’abandonner à Dieu vaut mieux que rechercher notre sainteté personnelle. Absorbés par la préoccupation de notre pureté, nous évitons scrupuleusement tout ce qui pourrait offenser Dieu. L’amour parfait chasse toutes ces craintes. C’est entendu. Nous sommes des serviteurs inutiles, mais Dieu saura se servir de nous, si nous savons nous abandonner à Lui.




dimanche 19 février 2017

Rêver puis agir...

Levez-vous, partons d’ici. (Jean 14 : 31).


Rêver à une chose pour pouvoir l’exécuter convenablement, c’est fort bien. Mais, y rêver encore quand ce serait le moment d’agir, ce n'est peut-être plus le moment.

Après que notre Seigneur eut dit à ses disciples tant de choses merveilleuses, il nous semble qu’il aurait pu leur dire d’aller méditer sur tout cela. Mais, il n’a jamais encouragé la rêverie. Quand nous cherchons à nous rendre compte de ce que Dieu nous demande de faire, il est légitime d’y songer. Mais, si nous prenons l’habitude de rêver longuement avant de faire ce qui nous est ordonné, c’est une habitude déplorable et que Dieu réprouve. L’inspiration qui nous vient de Dieu, c’est toujours pour couper court à cette rêvasserie : « Ne reste pas là, va de l’avant ! ».

Si nous sommes tranquilles, en présence de Dieu, et qu’Il nous ait dit : « Venez vous-mêmes à l’écart », il s’agit là d’une méditation pour mieux discerner le chemin qu’il veut nous tracer. Mais, prenez bien garde de ne pas vous laisser aller à la rêverie, une fois que Dieu a parlé. Ne cherchez plus rien en vous-mêmes. Que Dieu seul soit la source de vos pensées, de vos visions, de vos joies. Pour vous, allez et faites sa volonté.

Une amoureuse ne passe pas tout son temps à rêver à celui qu’elle aime ; elle s’applique à faire quelque chose pour lui. Voilà ce que Jésus attend de nous. Rêver encore, quand Dieu a parlé, c’est le signe que nous n’avons pas confiance en lui.



samedi 18 février 2017

Des choses terre à terre...

Lève-toi, resplendis. (Isaïe 60,1).

Il nous faut toujours faire le premier pas, comme si Dieu n’existait pas. Cela ne sert à rien d’attendre que Dieu vienne à notre secours, il n’en fera rien. Mais, que nous nous levions seulement, et il est là tout de suite. Et, quand l’Esprit de Dieu est là, tout ce que nous faisons devient spirituel. Il n’y a qu’à y aller carrément, à ne pas rester planté comme un soliveau. « Lève-toi, resplendis » et la besogne la plus vile devient rayonnante.

Les besognes les plus terre à terre sont la meilleure pierre de touche de la qualité de notre âme. Il s’agit là, semble-t-il, de ce qui est le plus bas, le plus loin de l’idéal : le terre à terre le plus abject.

Mais par leur contact nous savons tout de suite si notre vie spirituelle est une réalité. Relisez le chapitre 13 de Saint Jean. Vous y verrez Celui qui est l’incarnation de Dieu se livrant à la corvée la plus terre à terre. Il lave les pieds de ses douze compagnons, et Il leur dit : « Si moi, qui suis votre Seigneur et votre Maître, j’ai fait cela pour vous, vous aussi vous devez le faire entre vous. »

Il faut avoir l’Esprit de Dieu en soi pour accomplir ces humbles besognes en les illuminant. En voyant un enfant de Dieu s’acquitter d’une tâche pareille, il semble que toujours elle en paraîtra sanctifiée. C’est la chose la plus terre à terre, mais elle nous semble désormais tout autre. 

Quand le Seigneur fait, à travers nous, n’importe quelle besogne, elle est transfigurée. Notre Seigneur, ayant revêtu notre corps humain, l’a transfiguré, et c’est pour chacun de ses disciples le temple du Saint-Esprit.



jeudi 16 février 2017

Combattre la dépression.

Lève-toi et mange. (I Rois 19 :5).

L’ange n’a pas donné à Élie une vision, il ne lui a pas expliqué les Écritures. Il n’a rien fait de sensationnel. Il s’est contenté de dire à Élie la chose la plus ordinaire : « Lève-toi et mange ».

Pour n’être jamais déprimé, il faudrait que je ne sois pas un être vivant. Un cristal n’est jamais déprimé. Si un être humain était à l’abri de toute dépression, il serait incapable aussi d’exaltation. Il existe des causes de dépression, tout ce qui participe à la mort. En essayant de vous rendre compte de quoi vous êtes capable, n’oubliez pas que vous êtes aussi capable de dépression.

Quand l’Esprit de Dieu vient en nous, ce n’est pas pour nous donner des visions. Il nous dit de faire les choses les plus humbles, les plus ordinaires. La dépression tend à nous éloigner de toutes ces réalités banales et quotidiennes qui font partie intégrante de la création.

Mais, quand Dieu nous visite, il nous ramène à ces réalités familières et toutes simples en nous appliquant à ces humbles tâches. Nous sommes tout surpris d’y trouver Dieu. C’est là le vrai remède à la dépression. Nous avons tout simplement à faire ce qui est là devant nous, en cherchant notre force en Dieu. En faisant telle ou telle chose en vue de combattre notre dépression, nous l’aggravons. En la faisant pour obéir à l’Esprit qui nous dirige, la dépression s’évanouit. En nous levant pour obéir à Dieu, nous sommes transportés dans une vie plus haute.


mardi 14 février 2017

Gardien de mon frère ?

Aucun de vous ne vit pour lui-même. (Romains 14 :7).

La pensée vous est-elle jamais venue que vous portez devant Dieu la responsabilité d’autres âmes que la vôtre ?

Par exemple, chaque fois que je m’éloigne de Dieu dans ma vie personnelle, tous en souffrent autour de moi. Nous sommes liés les uns aux autres. « Quand un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui. » Quand vous vous laissez aller à l’égoïsme, à la négligence, au désordre, à l’indifférence, à l’endurcissement spirituel, tout votre entourage en pâtit.

« Mais, direz-vous, c’est la perfection que vous réclamez ? Qui peut réaliser un tel idéal ? » Dieu seul ; de Lui viendra toute notre puissance.
« Vous serez mes témoins. » Qui de nous est prêt à dépenser pour Jésus-Christ tout ce qu’il possède d’énergie nerveuse, d’énergie morale, d’énergie spirituelle ? Il faut cela pourtant pour être son témoin. Cela ne se fait pas d’un seul coup : soyez patients envers vous-même.

Pourquoi Dieu nous a-t-il placés sur la terre ? Pour être sauvés et sanctifiés ? Non, mais pour besogner à sa besogne. Suis-je prêt à être, à son service, le pain rompu, le vin répandu, à tout perdre, à tous les points de vue, sauf un seul, que j’amène comme je le pourrai des âmes à servir à leur tour Jésus-Christ ?

Ma vie, en tant qu’elle est au service de Dieu, c’est la seule façon que j’aie de remercier Dieu pour le salut incomparable qu’Il m’a donné. Rappelez-vous que n’importe qui d’entre nous peut très bien être mis de côté, comme une pièce fausse (« …de peur qu’après avoir prêché aux autres, dit Paul, je ne sois moi-même rejeté »).



lundi 13 février 2017

Apprenons à écouter Dieu.

Ce que je vous dis dans l’ombre, redites-le en plein jour ; ce qui vous est dit à l’oreille, publiez-le du haut des toits. (St Matthieu 10 :27).

Il arrive que Dieu nous fait passer par l’épreuve de l’ombre, pour nous apprendre à l’écouter. C’est dans l’obscurité qu’on élève les oiseaux chanteurs. Dieu nous met parfois à l’ombre de sa main pour faire notre éducation. « Ce que je vous dis dans l’ombre… ». Une fois dans les ténèbres, restez là où Dieu vous a mis, et ne dites plus rien. Attendez en silence. Si vous vous mettiez à parler, vous feriez fausse route. Quand on est dans l’obscurité, c’est le moment d’écouter. Ne parlez aux autres de ce qui vous arrive, ne cherchez pas des explications dans des livres. Écoutez seulement ce que Dieu veut vous faire entendre.

Vous recevrez de sa part un précieux message que vous pourrez donner à d’autres, quand vous serez de nouveau dans la lumière.
Après chaque période de ténèbres vient en nous de la joie mêlée d’humiliation. (Si c’était de la joie sans mélange, il serait fort douteux que nous ayons entendu la voix de Dieu).

Notre joie vient de ce que Dieu nous parle. Notre humiliation est terrible : « Comme il a fallu longtemps pour que j’entende la voix de Dieu, pour que je comprenne ce qu’il avait à me dire. Que de jours, que de semaines où Dieu me parlait pour rien ! ».

Il vous accorde maintenant le don précieux de l’humiliation. Votre cœur s’attendrira. Désormais vous écouterez Dieu.



vendredi 10 février 2017

Avons-nous toujours l'espérance ?


Tu garderas dans une paix parfaite celui qui appuie sa pensée sur Toi; car il se confie en Toi. (Isaïe 26 :3).

Votre pensée s’appuie-t-elle sur Dieu ou est-elle en train de périr d’inanition, ce qui aboutit fatalement, chez un chrétien, à la banqueroute ?

Si votre pensée ne s’est jamais attachée à Dieu, commencez tout de suite. N’attendez pas que Dieu vienne vous chercher, mais détournez vos regards de vos idoles, et regardez à Dieu, pour être sauvé. Notre pensée, notre imagination, c’est le plus grand don que Dieu nous ait fait. C’est à Lui par conséquent que nous devons la consacrer. Si vous avez su faire prisonnière chacune de vos pensées, pour qu’elle obéisse au Christ, cela sera pour votre foi une garantie de premier ordre quand l’épreuve sera là, parce que votre foi et l’Esprit de Dieu seront à l’unisson. Apprenez à n’avoir que des pensées dignes de Dieu devant tous les grands phénomènes de la nature, et votre imagination, au lieu d’être l’esclave de vos impulsions charnelles, sera toujours au service de Dieu,

« Nous avons péché comme nos pères… et nous avons oublié ». Alors, plantez un stylet à l’endroit où vous vous êtes endormi. Peut-être pensez-vous que Dieu ne vous parle pas en ce moment. C’est votre faute. Rappelez-vous que vous appartenez à Dieu. Pensez à tout ce qu’il a déjà fait pour vous, et votre amour pour Lui grandira sans mesure. Votre imagination ne sera plus stérile, mais agile et féconde, et votre espérance deviendra éblouissante.



mercredi 8 février 2017

La fatigue spirituelle.


Le Dieu d’éternité… ne se lasse pas, il ne se fatigue point. (Isaïe 40 :28).

L’épuisement vient quand nos forces vitales sont à bout.

L’épuisement spirituel n’est jamais la conséquence du péché, mais du travail que nous faisons pour Dieu. Pour échapper à l’épuisement, il faut savoir où puiser la force. Si Dieu vous demande d’être le pain rompu et le vin répandu, cela veut dire que vous avez à être vous-même la nourriture des autres, jusqu’à ce qu’ils apprennent à la trouver en Dieu. II vous faut bien compter qu’ils vous épuiseront jusqu’au fond.

Appliquez-vous à vous ravitailler à mesure, ou vous succomberez bientôt.

Nous devons à Dieu de nous donner aux autres, qui sont Ses enfants, aussi complètement qu’à Lui-même.

Est-ce que par la manière dont vous servez Dieu vous vous êtes laissé aller jusqu’à l’épuisement ? S’il en est ainsi, passez en revue tous vos mobiles d’action. Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler pour Dieu ? Est-ce votre inclination personnelle, ou bien vous êtes-vous fondé sur la Rédemption accomplie par Jésus-Christ ?

Ne vous lassez pas de surveiller les sources de votre activité, et n’oubliez pas où se trouve la seule source authentique. Vous n’avez pas le droit de dire à Dieu : « Oh ! Seigneur, je me sens tellement épuisé ! ».

Il vous a sauvé, il vous a consacré, il vous a sanctifié pour pouvoir vous épuiser. Laissez-vous épuiser pour le service de Dieu, mais rappelez-vous que tout vous vient de Lui. « Toutes mes sources de vie, en Toi je les trouverai ».



mardi 7 février 2017

Prêts pour la sanctification ?


Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie tout entiers. (1 Thessaloniciens 5, 23).

Quand nous demandons à Dieu de nous sanctifier, osons-nous affronter l’idéal que Paul nous propose ? Nous ne voyons pas assez tout ce qu’implique la sanctification. Tout ce qui, en nous, nous attache à la terre doit se rétrécir étroitement, et ce qui nous attache à Dieu s’élargir d’une façon prodigieuse. Pour devenir saint, il faut concentrer toutes ses forces sur ce qui intéresse Dieu lui-même, assujettir à ce seul but toutes les puissances de notre être. Sommes-nous prêts à nous laisser transformer par Dieu ? Une fois cette œuvre opérée, sommes-nous prêts à nous donner entièrement à Dieu, comme l’a fait Jésus ?

« Pour eux je me consacre et je donne ma vie. » On n’est vraiment consacré que lorsqu’on s’est tellement uni à Jésus que la règle de sa vie devient la règle de notre vie. Sommes-nous prêts à toujours accepter ce que cela nous coûtera, c’est-à-dire l’abandon de tout ce qui en nous ne vient pas de Dieu ?

Sommes-nous prêts à nous laisser emporter vers les cimes par cette prière de l’apôtre Paul ? Sommes-nous prêts à dire : « Seigneur, crée en moi toute la sainteté dont Tu peux revêtir un pécheur sauvé par Ta grâce. »

Jésus a prié Dieu que nous soyons tous un avec lui, comme il est un avec le Père. Ce qui caractérise la présence du Saint Esprit dans une âme humaine, c’est une ressemblance marquée avec Jésus-Christ, et l’éloignement à l’égard de tout ce qui ne lui ressemble pas. Sommes-nous prêts à nous abandonner à l’action du Saint-Esprit ?



lundi 6 février 2017

Si l'on est abattu...

Nous espérions bien que… mais maintenant tout est fini, et voilà le troisième jour… (St Luc 24 :21).

Les disciples d’Emmaüs ne mettaient en avant que des faits exacts, mais les conséquences qu’ils en tiraient étaient erronées.

Dans le domaine spirituel, la dépression est toujours coupable. Quand je suis abattu, c’est moi qui suis en faute. Ce n’est pas Dieu, ni quelqu’un d’autre. La dépression a deux sources possibles : ou bien j’ai satisfait une convoitise ou bien je n’ai pas pu le faire. Toute convoitise est une impatience. La convoitise spirituelle me pousse à exiger de Dieu une réponse, au lieu de chercher Dieu, pour qu’Il puisse, s’Il le veut, me donner la réponse. La convoitise des disciples, c’est qu’ils avaient conçu le Christ à leur façon. Ils comptaient que c’était Lui qui délivrerait Israël. J’ai compté que Dieu m’exaucerait de telle manière. Voilà déjà le troisième jour. N’ai-je pas le droit d’être déprimé et de blâmer Dieu ?

Chaque fois que nous réclamons ainsi la réponse à notre prière, c’est que nous faisons fausse route. La prière, c’est l’union avec Dieu, et non pas la main mise sur l’objet de notre désir. La dépression physique est un symptôme de maladie. Il en est de même au point de vue spirituel.

Nous voudrions des manifestations éclatantes de la puissance de Dieu, et nous ne soupçonnons pas que Dieu est là, autour de nous, dans notre vie de tous les jours. C’est là, si nous sommes fidèles, que la gloire de Jésus-Christ nous apparaîtra.


samedi 4 février 2017

Offert en sacrifice.


Si même je dois verser mon sang en libation pour achever le sacrifice de vous-mêmes que vous offrez a Dieu par votre foi, j’en suis heureux et je m’en réjouis avec vous tous. (Philippiens 2 :17)

Acceptez-vous d’être offert en sacrifice pour parachever ce que la foi des autres tâche de faire ? Acceptez-vous de verser votre sang en libation pour Dieu au bénéfice de vos frères ? Ou bien est-ce que vous regimbez, en disant : « Non. Je ne tiens pas à être sacrifié à ce moment-ci. Je ne veux pas que Dieu m’impose ainsi son choix. Je veux pouvoir choisir moi-même le cadre de mon sacrifice et aussi les assistants, des gens qui puissent me comprendre et m’approuver ».

Il y a une grande différence entre celui qui marche vers le sacrifice dans la fierté de son héroïsme, et celui à qui Dieu demande d’être le paillasson sur lequel chacun s’essuie les pieds.

Si Dieu veut vous apprendre l’abaissement et l’humiliation, êtes-vous prêt à vous offrir en sacrifice de cette manière-là ? Êtes-vous prêt à n’être rien du tout, moins encore qu’une goutte d’eau dans un baquet tout plein ? Êtes-vous prêt à ne compter pour tien du tout, tellement qu’il ne sera jamais plus question de vous à propos de l’âme que vous aurez contribué à sauver ? 

Êtes-vous prêt à vous dépenser, à vous laisser user au service des autres ? Non pas à vous faire servir, mais à servir les autres. On trouve des saints qui ne consentent pas à faire un travail humiliant, tout en restant des saints. Leur amour-propre les retient.


vendredi 3 février 2017

L'amour du Christ.


Car l’amour du Christ me domine et m’étreint. (1 Corinthiens 5, 14).

Paul nous dit ici que l’amour du Christ le domine et le tient serré comme dans un étau. Il en est bien peu parmi nous qui savent ce que c’est que d’être ainsi tenus et dirigés par l’amour de Dieu. Ce qui nous tient, c’est ce que nous sentons, c’est la poussée des circonstances. Paul n’était tenu que par l’amour du Christ. Chez un homme ou une femme qui en est là, on sait que l’Esprit de Dieu agit sans obstacle.

Quand nous faisons cette rencontre personnelle avec Dieu, nous avons sans doute à témoigner de ce que Dieu a fait pour nous. Mais, après le baptême du Saint-Esprit, tout cela ne compte plus, et nous commençons à comprendre la parole de Jésus : « Vous serez Mes témoins ».

Il ne s’agit plus du témoignage élémentaire, portant sur ce que Jésus peut faire, mais d’être les représentants de Jésus, acceptant tout ce qui nous arrive comme fait à Lui-même, louange ou blâme, persécution ou approbation.

Il est quasiment impossible de jouer ce rôle si nous ne sommes pas entièrement sous la domination de Jésus. C’est la seule chose qui compte, et c’est pourtant la dernière, souvent, dont le chrétien s’aperçoit. Paul dit que l’amour de Dieu s’est emparé de lui. Peu importe qu’on le traite de fou. Il ne vit plus que pour une seule chose : convaincre les hommes du jugement de Dieu, et de l’amour du Christ. Cet abandon à l’amour du Christ est la condition d’une vie féconde où l’on voit éclater la sainteté de Dieu, non pas celle de l’homme.




jeudi 2 février 2017

Etre traité comme rien....


Nous sommes traités comme les ordures de l’univers. (II Corinthiens 4, 13).

Ces mots ne sont point une exagération. S’ils ne s’appliquent pas à nous qui nous appelons serviteurs de l’Évangile, ce n’est pas que Paul s’en soit servi à tort, mais que nous sommes trop avisés et trop délicats pour accepter d’être des balayures. « Compléter en ma chair ce qui manque à mes souffrances pour le Christ », ce n’est pas un effet de la sanctification, mais de ce que j’ai été « mis à part pour l’Évangile ».

« Bien-aimés, dit l’apôtre Pierre, ne vous étonnez pas de l’ardeur des tourments destinés à vous éprouver. »

Si, au contraire, nous en sommes tout étonnés, c’est que nous sommes des lâches. Nous reculons instinctivement devant la boue. Nous refusons de nous baisser, de nous courber. Libre à vous d’être sauvé tout juste. Vous pouvez refuser à Dieu d’être mis à part pour l’Évangile. Ou bien alors, vous pouvez accepter d’être traité vous-même comme le rebut de la terre, pourvu que la Bonne Nouvelle soit proclamée.

Le serviteur de Jésus-Christ ne craint pas de marcher au martyre. Lorsqu’on se fonde sur la morale purement humaine et qu’on se trouve en présence de la pire abjection, on a un sursaut de répugnance instinctive et l’on ferme son cœur. La Rédemption divine, cette merveilleuse vérité, est si profonde qu’aucune bassesse n’y peut surnager. L’amour absorbe tout. Paul ne dit pas que Dieu l’a mis à part pour en faire une âme d’élite, mais bien « pour révéler son Fils en moi ».