Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

jeudi 30 mars 2017

Pour les autres.


Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne va pas à la mort, qu’il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère. (I Jean 5, 16).

Si nous ne savons pas discerner la manière dont l’Esprit de Dieu travaille en nous, nous risquons de tomber dans l’hypocrisie spirituelle. Nous voyons chez les autres leurs manquements, et nous les jugeons de très haut, au lieu d’intercéder pour eux. Nous oublions que ce n’est pas notre intelligence, mais bien l’Esprit pénétrant du Dieu très Saint qui nous a révélé ces manquements, nous nous érigeons nous-mêmes en juges, au lieu de prier Dieu, afin qu’Il donne la vie au pécheur. Tout occupés de critiquer les autres, nous oublions d’adorer Dieu comme nous le devons, et nous devenons des hypocrites.

Une des tâches les plus délicates dont Dieu puisse nous charger, nous qui voulons le servir, c’est cette tâche de discerner ce qui ne va pas chez les autres. Il nous révèle leurs manquements pour que nous nous chargions de leur fardeau, et que nous adoptions à leur égard la pensée même du Christ pour eux. Si nous savons intercéder en leur faveur, Dieu leur donnera la vie. Ce n’est pas certes que de nous-mêmes nous puissions atteindre à la pensée de Dieu. Mais nous pouvons ouvrir notre âme à Dieu, pour que Sa grâce puisse nous traverser et aller aux âmes qui en ont besoin.

Est-ce que Jésus peut distinguer en nous quelques traces de Ses efforts douloureux pour la naissance d’une âme ? Il faut pour cela que nous ayons résolument adopté Sa manière de voir ceux pour lesquels nous intercédons. Puissions-nous mettre dans notre intercession tout notre cœur, afin que Jésus soit vraiment content de nous.



mardi 28 mars 2017

Prêt à l'accueillir.


Vous aussi, tenez-vous prêts. Car, c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. (St Luc 12 :40).

Pour le chrétien au service de son Maître, il est essentiel d’être prêt à rencontrer Jésus à n’importe quel moment. Ce n’est pas chose facile, quelles que soient nos circonstances. Ce qui s’y oppose, ce n’est pas tant le péché ou les difficultés extérieures, c’est que nous sommes si absorbés dans le travail que nous ne sommes pas prêts à rencontrer Jésus à l’improviste. Nous avons les yeux fixés sur nos croyances, sur le point de savoir si nous sommes utiles, mais l’essentiel, c’est de les fixer sur Jésus.

Jésus vient rarement à nous là où nous l’attendons. Il surgit devant nous à l’improviste, sans que rien nous prépare à sa venue. Pour être fidèle à Dieu, il faut toujours être prêt à recevoir les visites imprévues que nous fait Jésus. Notre travail n’a aucune importance, comparé à notre vision de la réalité spirituelle, tendue vers Jésus. Nous devons regarder à Lui avec la simplicité d’un petit enfant. C’est ce qu’Il attend de nous. Pour cela, nous devons renoncer à notre propre idéal de culture religieuse, et être dans la réalité divine.

En regardant ainsi à Jésus, en détournant vos yeux des préoccupations religieuses et sociales de votre époque, en vous demandant exclusivement quelle est Sa volonté, on dira que vous n’êtes pas pratique, que vous vous perdez dans des rêveries. Mais, quand Il apparaîtra aux moments les plus durs et les plus pénibles, vous serez le seul qui soit prêt à Le recevoir.




lundi 27 mars 2017

Difficile de comprendre


Après quoi Jésus dit à ses disciples : « Retournons en Judée. » Ils lui objectèrent : « Maître, les Juifs cherchaient tout dernièrement à te lapider, et tu veux maintenant retourner là-bas ! » (St Jean 11 :7-8).

Je puis, certes, ne pas comprendre ce que me dit Jésus, mais j’aurais grand tort d’en conclure qu’il se trompe.

Je n’ai jamais le droit de penser qu’en obéissant à un ordre de Dieu, je ferais tort à Jésus. C’est en Lui désobéissant que je Lui fais tort. Je n’ai jamais le droit de lui désobéir sous le prétexte de sauvegarder son honneur, même si je crois sincèrement pouvoir ainsi lui épargner un outrage. L’ordre me vient de Dieu, je m’en rends compte à cause de sa tranquille persistance. Lorsque je commence à calculer les avantages et les inconvénients, lorsque j’hésite, lorsque je discute, j’introduis un élément qui ne vient pas de Dieu, et finalement je conclus que l’indication que j’avais cru recevoir était fausse. Beaucoup d’entre nous sont fidèles à la conception qu’ils se font de Jésus-Christ. Combien y en a-t-il qui soient réellement fidèles à Jésus lui-même ?

La fidélité à Jésus suppose que je suis prêt à m’avancer dans la nuit, comme Pierre quand Jésus lui dit de marcher sur les flots. La fidélité à ma conception de Jésus suppose que je fais appel en premier lieu à mon intelligence. La foi n’est pas du tout un raisonnement éclairé, c’est la décision de s’en remettre entièrement à quelqu’un, là même où je suis dans la nuit.

Êtes-vous en train de vous demander si vous vous en remettrez à Jésus ? Allez-y. Obéissez-lui joyeusement et sans regarder à rien d’autre. Quand il vous dit quelque chose et que vous vous mettez à discuter, c’est que vous prétendez savoir mieux que lui ce qui est à son honneur.

Laissez tout cela. Ce qu’il vous dit, faites-le.




dimanche 26 mars 2017

Avec Dieu...

Monte et et je te ferai voir… (Apocalypse 4 :1).

L’élévation de la pensée ne peut provenir que de l’élévation du caractère.

Si dans tous vos actes vous tendez toujours le plus haut possible, Dieu vous dira sans cesse : « Mon ami, monte plus haut ». Chaque fois que nous sommes tentés, regardons en haut. Sans doute, plus haut nous rencontrons de nouvelles tentations. Satan lui-même nous dresse sur le pinacle. Dieu nous élève aussi, mais le résultat est bien différent. Quand le diable s’en mêle, il s’ingénie à vous hisser jusqu’à une forme de sainteté si escarpée qu’il vous est impossible de vous y tenir. Vous essayez de vous agripper dans une position d’équilibre instable. Vous n’osez pas bouger et c’est de l’acrobatie. Au contraire, quand Dieu vous a élevé, au lieu d’être agrippé à un pinacle, vous trouvez devant vous un magnifique plateau où l’on marche tout à son aise.

Comparez votre état spirituel à ce qu’il était il y a un an, et vous verrez que Dieu vous a fait monter plus haut. En vivant avec Dieu, nous arrivons à voir les choses de plus haut. Dès que Dieu vous révèle sa pensée sur un point, il faut sans perdre un instant nous guider là-dessus, ajuster notre action à ce qui nous a été révélé.

La meilleure preuve que vous avez progressé spirituellement, ce n’est pas le fait que vous n’êtes pas retombé en arrière, mais que vous discernez mieux où vous en êtes.
C’est dans ce discernement que Dieu vous a fait moiter plus haut. « Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? »

Dieu est dans la nécessité de nous cacher ce qu’il fait jusqu’à ce que notre caractère soit arrivé au point où il pourra nous le révéler.




vendredi 24 mars 2017

Une mission pas facile.

L’ami de l’époux. (St Jean 3 :29).

Notre vertu notre sainteté ne devraient jamais attirer l’attention sur elles-mêmes mais seulement, comme des aiguilles aimantées, sur Jésus-Christ. Si ma sainteté n’attire pas les âmes vers le Christ, elle n’est pas ce qu’elle doit être elle suscitera des sentiments déréglés et détournera les âmes du seul vrai chemin.

Un saint exemplaire, s'il n amène pas les âmes directement à Jésus-Christ mais seulement à l’admiration de ses vertus, sera pour elles un obstacle. On dira de lui qu'il a un beau caractère. Mais, il ne sera pas un véritable ami de l’époux.

Au lieu de s’effacer, il prend la première place. Pour rester toujours l’ami loyal et fidèle de l’époux, il nous faut surveiller attentivement notre attitude à son égard. C’est là un point encore plus important que notre obéissance. A certains moments, le devoir d’obéissance ne se pose pas. La seule chose que Dieu nous demande est de rester en contact direct avec Jésus-Christ. A d’autres moments, bien entendu, nous avons à chercher quelle est la volonté de Dieu, mais durant la plus grande partie de notre existence, ce que nous devons faire, ce n’est pas un effort conscient pour obéir à Dieu. C’est simplement un effort pour rester l’ami fidèle de l’Époux.

L’activité chrétienne peut nous détourner de celle concentration indispensable de notre âme sur Jésus-Christ. Au lieu d’être les vrais amis de l’époux, nous nous érigeons nous-mêmes en providence au petit pied. Nous lui empruntons son armure, et au fond nous combattons contre Lui.




lundi 20 mars 2017

Que représente le Christ ?


J’ai été crucifié avec le Christ. (Galates 2:2).

L’essentiel dans ma vie spirituelle, c’est de signer l’arrêt de mort de mon égoïsme, de faire converger mes sentiments et mes croyances en une condamnation ferme de mon péché, de ma volonté de vivre pour moi-même. Saint Paul dit : « J’ai été crucifié avec le Christ. »

Il ne dit pas : « J’ai résolu d’imiter Jésus-Christ » ou bien « Je m’efforcerai de le suivre », mais il déclare qu’il s’est identifié avec le Christ dans Sa mort. Quand j’en suis venu là, alors l’œuvre que le Christ a faite pour moi sur la croix s’accomplit en moi. En me donnant entièrement à Dieu, je permets au Saint-Esprit de faire naître en moi la sainteté de Jésus-Christ.

En un sens, je vis encore. Je suis encore le même individu, mais l’esprit qui m’anime n’est plus le même. Mon corps est toujours là, mais mon sale égoïsme est anéanti.

« Pour autant que je vis de la vie terrestre » (non pas la vie céleste à laquelle j’aspire, mais celle qui se manifeste aux yeux des hommes) « je vis dans la foi du Fils de Dieu ». Il ne s’agit pas d’une foi en Jésus-Christ que Paul aurait eue par ses propres moyens, mais de la foi de Jésus, qu’Il a communiquée à Paul. Il ne s’agit plus d’une foi qui est à elle-même son propre soutien, mais d’une foi qui nous enveloppe et dépasse infiniment les bornes de notre pensée, de la foi de Jésus lui-même.



dimanche 19 mars 2017

La complicité avec Dieu.


Et l’Éternel dit : « Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? » (Genèse 18 :17).

SES JOIES. Nous voyons dans ce chapitre les joies d’une amitié réelle avec Dieu qui est bien autre chose que le sentiment momentané de sa présence. Être en contact intime et assez permanent avec Dieu pour n’avoir pas besoin de lui demander quelle est sa volonté, c’est s’approcher bien près un but de ceux qui vivent par la foi.

Quand vous êtes directement uni à Dieu, vous êtes dans la pleine liberté, dans la parfaite joie. Vous êtes en quelque sorte vous-même la volonté de Dieu, et votre bon sens vous dirige de sa part, tant qu’il ne vous fait pas signe de vous arrêter. Vous prenez vos décisions dans un sentiment très doux de communion et d’amitié parfaite avec Dieu, sachant très bien que s’il vous arrivait de vous tromper. Dieu est toujours là pour vous dire : « Arrêtez-vous » et dans ce cas, arrêtez-vous à l’instant.

SES DIFFICULTÉS. Pourquoi Abraham finit-il par s’arrêter, dans son intercession ? Il n’avait pas encore atteint un degré suffisant d’intimité avec Dieu pour continuer hardiment, jusqu’à ce que sa requête soit exaucée.

Chaque fois que nous nous arrêtons de prier, en nous disant : « Après tout, qui sait ? ce n’est peut-être pas la volonté de Dieu », c’est que nous avons encore des progrès à faire. Nous n’en sommes pas encore au niveau où était Jésus, qui veut que nous soyons un avec lui, comme il est un avec son Père.

Pensez à ce qu’a été votre dernière prière. Cherchiez à vraiment contenter Dieu ? « Votre Père céleste sait ce dont vous avez besoin avant que vous le lui demandiez. »
Le but essentiel de la prière, c’est de nous faire trouver Dieu.




samedi 18 mars 2017

Avons-nous la foi d'Abraham ?


Abraham partit… sans savoir où il allait. (Hébreux 11 :8).

Dans l’Ancien Testament, le fait que le croyant est en relation personnelle avec Dieu se manifeste souvent par une séparation totale entre lui et son milieu.

Abraham quitte et son pays et sa parenté. Aujourd’hui, la séparation doit s’accomplir plutôt entre notre manière de voir les choses et celle de nos parents et amis les plus chers, lorsqu’ils ne connaissent pas Dieu. Jésus a bien marqué cela. (St Luc 14 :26).

La foi ne connaît pas le but vers lequel elle est conduite, mais elle aime et elle connaît Celui qui la conduit. Il ne s’agit pas de nous conduire nous-mêmes par notre intelligence, mais de saisir par la foi la main de notre Conducteur. Par la foi, nous saisissons Dieu personnellement. Mais c'est une erreur de s’imaginer que Dieu nous conduira toujours vers le succès.

Le but final qu’on atteint quand on vit par la foi, c’est qu’on acquiert du caractère. Notre vie spirituelle a des hauts et des bas. Quand nous sommes en prière, la bénédiction de Dieu nous transfigure. Puis, nous retombons dans le train-train de la vie journalière et la lumière disparaît.

La vie par la foi, ce n’est pas un envol momentané. C’est une vie où l’on marche droit devant soi, sans jamais faiblir. Il ne s’agit pas de sanctification, mais de quelque chose de bien plus élevée. Il s'agit d'une foi mise à l’épreuve et qui a tenu bon. Abraham n’est pas à proprement parler un modèle de sanctification, c’est le type de l’homme vivant par la foi, une foi éprouvée en un Dieu infiniment réel. Abraham, nous est-il dit, eut foi en Dieu.



jeudi 16 mars 2017

Ce qui plait à Dieu.


C’est pourquoi je fais tout… pour être par Lui agréé. (II Corinthiens 5 :9).

C’est par un effort intense que nous avons à maintenir toujours en première ligne notre ambition dominante, à ne jamais perdre de vue notre haut idéal, à n’avoir enfin l’ambition ni de gagner des âmes, ni de fonder des Églises, ni de susciter des réveils, mais la seule ambition d’être agréé par Jésus.

Ce qui nous amène à la banqueroute, ce n’est pas tant les lacunes de notre vie religieuse que le manque d’efforts pour tendre toujours droit au but. Une fois par semaine au moins, faites votre inventaire, voyez où vous en êtes et..... s’il peut vous agréer. Paul est comme un musicien qui ne s’inquiète pas de ce que pense l’auditoire, mais qui regarde au chef d’orchestre pour voir si celui-ci l’approuve.

Si notre ambition n’est pas rigoureusement de chercher l’approbation de Dieu, nous risquons d’être en fin de compte des réprouvés. Apprenez à voir clairement où tend votre ambition, et vous comprendrez pourquoi il est tellement indispensable de se placer toujours en présence de Jésus-Christ. « Je tiens mon corps assujetti, dit Paul, de peur qu’il ne se précipite dans un mauvais chemin ».

Il me faut apprendre à tout subordonner en moi à cette ambition dominante. Ce que je puis avoir, aux yeux de Dieu, de valeur parmi les hommes, dépend de ce que vaut ma vie intérieure et cachée. Mon ambition est-elle d’être agréé par Lui, ou bien, si noble soit-elle, est-elle inférieure à cet idéal ?




mercredi 15 mars 2017

Le tribunal du Christ.


Car nous devons tous comparaître devant le tribunal du Christ. (II Corinthiens 5 :10). 

Tous, dit Paul, prédicateurs aussi bien qu’auditeurs, nous aurons à comparaître. Si vous apprenez dès maintenant à vivre dans la pure lumière du Christ, lorsque viendra le jugement, vous aurez la joie de constater ce que Dieu aura fait dans votre âme. Pensez sans cesse à ce tribunal du Christ. Marchez de votre mieux dans le chemin de la sainteté.
Mais, si vous vous laissez aller à critiquer les autres, vous aurez beau être un saint, c’est l’esprit de Satan qui sera en vous. Il suffit d’un seul jugement de ce genre, et l’enfer envahit votre cœur. Si vous vous êtes laissé aller à un jugement pareil, arrachez-le sans tarder et exposez-le au grand jour.

Dites à Dieu : « Mon Dieu, j’ai été coupable. »

Si vous ne le faites pas, vous vous endurcirez. Tout péché porte en lui sa propre punition, qui est l’endurcissement dans le péché. Au châtiment qui vient de Dieu s’ajoute ce renforcement du péché qui vient de lui-même, avec abondance. Ni vos efforts, ni vos prières ne pourront vous arrêter sur la pente fatale. L’endurcissement vous aveugle et vous ne sentez plus votre péché. Aucun pouvoir ne vous en délivrera, sinon l’entrée en vous du Saint-Esprit.

Mais, si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière… Dans bien des cas, nous croyons marcher dans la lumière, alors que nous jugeons notre prochain selon nos propres vues. Le pire pharisaïsme, aujourd’hui, n’est pas l’hypocrisie, c’est l’inconscience qui perd pied, et n’est plus dans la réalité.



mardi 14 mars 2017

Même consternés, suivons Jésus.


Jésus marchait devant, et ses disciples étaient consternés. Ils le suivaient pourtant, mais plongés dans la crainte. (St Marc 10 :32).

Au début, il nous semblait que nous comprenions Jésus-Christ tout à fait. Dans notre enthousiasme, nous étions prêts à tout quitter pour le suivre. Mais, maintenant nous sommes indécis. Jésus est là, marchant devant nous, et son aspect est troublant.

Oui, l’aspect de Jésus, à certains moments, nous glace et nous consterne. Sa figure est étrange et rigide comme du granit. J’en suis épouvanté. Ce n’est plus le Guide, le Compagnon. Il paraît tout absorbé dans une préoccupation que je ne puis comprendre. Il marche devant moi sans jamais se retourner, vers un but que j’ignore. Je n’ose plus lui parler familièrement.

Jésus-Christ doit se préoccuper de tous nos péchés, de toutes nos tristesses, à nous pauvres humains. Voilà pourquoi il nous apparaît parfois troublant et mystérieux. Nous ne le comprenons plus alors. Nous ne savons comment nous mettre à le suivre ce Conducteur déconcertant, avec qui, semble-t-il, nous n’avons rien de commun.

Cette consternation est, dans notre vie de disciples du Christ, une discipline nécessaire. Ne soyons pas de ceux qui se fabriquent à eux-mêmes un enthousiasme factice. Les brandons qu’ils allument leur retombent dessus (Isaïe 50:10-11). Quand nous sommes dans le tunnel de la consternation, ayons patience. Car, au sortir des ténèbres, nous trouverons la joie incomparable qu’on éprouve quand on en est devenu capable, celle de suivre Jésus.


dimanche 12 mars 2017

Tout abandonner à Dieu.


Alors Pierre se mit à lui dire : « Et nous, nous avons tout quitté pour te suivre. » (St Marc 10 :28).

La réponse du Seigneur revient à dire que l’abandon doit être absolu, et non pas en vue d’un profit quelconque. Méfiez-vous d’un calcul de ce genre : « Je m’abandonne à Dieu pour être délivré du péché, pour devenir saint. »

Sans doute cela résultera de vos relations normales avec Dieu, mais calculer ainsi, c’est le contraire de l’esprit chrétien. L’abandon doit être absolu, sans viser à rien d’autre. Nous faisons avec Dieu une sorte de commerce. C’est comme si nous disions : « Seigneur, ce n’est pas Toi que je cherche, c’est moi-même ».

On voit ça souvent dans certaines assemblées. On se veut pur et rempli du Saint-Esprit. On veut que Dieu puisse nous placer dans sa vitrine. Ainsi, on pourrait dire : « Voilà ce que Dieu a fait pour moi ! ». Si nous abandonnons à Dieu quelque chose avec l’idée que cela nous rapportera davantage, ce n’est pas le Saint-Esprit qui inspire notre abandon, c’est le plus bas intérêt commercial. Gagner le ciel, être délivré du péché, être utile à Dieu, cela ne doit pas entrer en ligne de compte dans le véritable abandon, qui est l’abandon souverain, à Jésus lui-même.

Quand nous trouvons devant nous nos affections et nos intérêts naturels, que devient Jésus-Christ ? Nous lui tournons le dos, la plupart d’entre nous.
« Oui, Seigneur, j’ai entendu ton appel. Mais il y a là ma mère, ma femme, ma situation; je ne puis pas aller plus loin. »
« – Alors, dit Jésus, tu ne peux être mon disciple. »

Pour s’abandonner, il faut aller par delà nos bons sentiments. Mais, si nous y parvenons, la grâce de Dieu se répandra sur ceux que vous aurez dû quitter. En vous abandonnant, ne vous reprenez pas. Pour combien d’entre nous l’abandon n’est au fond qu’une velléité ?




vendredi 10 mars 2017

Savoir attendre.


Je ne voulus pas désobéir à la vision céleste. (Actes 26 :19).

Lorsque nous perdons la vision de Dieu, c’est toujours notre faute. C’est que notre âme est une outre percée. Si notre foi ne se traduit pas en activité pratique, la vision s’évanouit. Obéir à la vision céleste, c’est nous donner tout entier, pour qu’Il règne. C’est maintenir la vision toujours sous nos yeux ; non pas seulement durant nos prières ou nos réunions religieuses, mais pendant les soixante secondes de toutes nos minutes.

« Si elle tarde, attends-la. »

Ce n’est pas à nous d’accomplir la vision. C’est à nous d’attendre, fidèlement, jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse. Mais, une fois plongés dans la vie pratique, nous oublions ce que nous avions vu. Au début, la vision semblait nous suffire, nous ne savions pas attendre qu’elle s’accomplît. Nous nous sommes jetés dans l’activité concrète, et, quand la vision s’est accomplie, cela nous a échappé. Savoir attendre que la vision s’accomplisse, c’est la preuve que nous sommes fidèles à Dieu. La vie de notre âme est en danger quand nous ne savons pas attendre, absorbés que nous sommes par le travail pratique.

Dieu nous sème dans la tempête. Serez-vous une graine stérile ? Cela dépend de votre fidélité à la lumière que vous avez reçue. C’est Dieu qui doit vous semer, vous projeter au bon endroit. Si vous voulez choisir vous-même votre endroit, vous serez une graine stérile. Si Dieu vous sème, vous porterez du fruit.

Marchez selon que vous avez la lumière.


mercredi 8 mars 2017

Quitter Jésus ?


Et vous, voulez-vous aussi me quitter ? (St Jean 6 :67).

C’est une question qui pénètre jusqu’à la moelle. Plus les paroles de Jésus sont simples et familières, plus elles sont pénétrantes.

Nous croyons le connaître. Et pourtant il nous demande : « Et vous, voulez-vous aussi me quitter ? ».

Si nous voulons le suivre, il faut que sans faiblir nous en acceptions les risques. « Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et cessèrent de le suivre. »

Il n’est pas dit qu’ils retournèrent à leur péché, mais qu’ils cessèrent de suivre Jésus. Il y a aujourd’hui beaucoup de chrétiens qui se dépensent au service de Jésus-Christ, mais qui en réalité ne le suivent pas. Le but unique que Dieu nous propose, c’est d’arriver à nous unir à Jésus-Christ. Quand nous avons reçu la sanctification, c’est à cette union que nous devons tendre. Si Dieu vous fait la grâce de vous indiquer clairement ce qu’il attend de vous, ne cherchez pas à parvenir à ce but par un procédé quelconque. Contentez-vous de vivre, simplement et normalement, dans la dépendance absolue à l’égard de Jésus-Christ.
N’essayez jamais de substituer une méthode à vous à la méthode divine, qui n’est autre que la consécration absolue à Dieu. Ma seule certitude, c’est que je sais que, par moi-même, je ne sais rien. C’est le secret pour suivre Jésus.

Pierre ne voyait en Jésus que celui qui venait le sauver, lui, et en même temps sauver le monde. Notre Seigneur nous demande de porter son joug, et de nous associer à sa tâche. Dans le verset 70, Jésus indique à Pierre combien il peut se tromper. Nous ne pouvons pas répondre pour les autres.




mardi 7 mars 2017

Avec Dieu.


Je suis crucifié avec le Christ. (St Paul aux Galates 2 :20).

L’union avec Jésus-Christ est impossible pour qui n’est pas résolu à quitter non seulement son péché, mais toutes ses prétentions, toute sa manière de voir les choses.

Pour naître de l’Esprit, il faut d’abord lâcher prise avant de saisir, c’est-à-dire commencer par abandonner toutes nos prétentions. Ce que notre Seigneur veut que nous lui offrions, ce n’est pas notre bonté, notre honnêteté, ni même notre effort, c’est notre péché, réel et concret. Il ne peut pas recevoir de nous autre chose. En échange, il nous donnera Sa perfection, réelle et concrète. Mais, nous devons renoncer à toute prétention, à tout mérite au regard de Dieu.

Alors, l’Esprit de Dieu nous fera voir ce qu’il nous faut encore abandonner. Je dois renoncer à tout droit sur moi-même. Suis-je prêt à le faire, à renoncer à tout ce que je possède, à tout ce qui m’est cher, à tout au monde ? Suis-je prêt à m’identifier à la mort de Jésus-Christ ?

C’est toujours pour nous une déchirure bien douloureuse. Quand une âme se voit elle-même comme le Seigneur la voit, ce ne sont pas les abominables péchés de la chair qui la choquent le plus, mais l’affreux orgueil de son cœur dressé contre Jésus-Christ.

C’est alors, quand on se voit dans la lumière du Seigneur, qu’on a horreur de soi et que la conviction de notre péché nous terrasse. Quand cette nécessité de l’abandon se dresse devant vous, acceptez le déchirement, et Dieu vous rendra capable de tout ce qu’Il réclame de vous.



lundi 6 mars 2017

Vainqueurs par l'amour de Dieu.


Parmi toutes ces détresses, nous sommes plus que vainqueurs, par l’amour de Celui qui nous a aimés sur la croix. (Romains 8 :37).

Paul parle ici de tout ce qui semblerait devoir s’interposer et faire obstacle entre l’enfant de Dieu et l’amour de Dieu. Mais, chose merveilleuse, rien ne peut jamais s’interposer entre eux. Sans doute il y a des obstacles qui viennent gêner les manifestations de notre piété envers Dieu, mais aucun d’eux n’a le pouvoir de séparer de Dieu l’âme de Son enfant. Le rocher sur lequel est fondée notre foi, c’est l’amour prodigieux, c’est le miracle du Calvaire. Voilà pourquoi nous sommes « plus que vainqueurs » en toutes nos détresses, et ces détresses elles-mêmes, au lieu de nous terrasser, ne font qu’augmenter notre joie.

Triompher d’un obstacle, c’est en tirer un surcroît de joie. Au lieu de chercher avant tout à supprimer nos détresses, sachons en tirer ce surcroît de joie. Par Celui qui nous a aimés, nous sommes plus que vainqueurs ; non pas en dépit de nos détresses, mais grâce à elles, au sein même de nos misères.

« Je déborde de joie, dit l'Apôtre Paul, au milieu de toutes mes épreuves ».

Le rayonnement de notre âme ne provient pas de choses humaines et passagères, mais de l’amour de Dieu que rien ne peut ternir. Les circonstances de notre vie, tragiques ou monotones, ne peuvent rien contre l’amour de notre Dieu, manifesté en Jésus-Christ.



dimanche 5 mars 2017

Dieu dans la vie de tous les jours.


Par une grande patience dans les afflictions, dans les détresses, dans les angoisses… (II Corinthiens 6 :4).

Il vous faut toute la grâce du Dieu Tout-Puissant pour aller de l’avant lorsque vous n’avez ni élan intérieur, ni encouragement extérieur. Nous avons besoin de cette Grâce pour aller de l’avant dans votre vie religieuse, dans votre travail intellectuel, ou bien dans les besognes de la cuisine, pour aller de l’avant dans l’accomplissement de votre devoir, quand vous n’avez point d’inspiration, point d’enthousiasme, point de spectateurs.

Pour aller de l’avant dans ces conditions, la grâce de Dieu, à laquelle vous vous suspendez de toute votre énergie, vous est encore bien plus nécessaire que pour prêcher l’ Évangile.
Tout chrétien doit participer en quelque mesure à l’œuvre de l’Incarnation. Il s’agit pour lui de réaliser sa vision intérieure dans la vie concrète, en mettant hardiment la main à la pâte.

Nous fléchissons quand nous ne sentons plus en nous ni élan ni inspiration, mais la fastidieuse et banale monotonie de la tâche quotidienne. Pour que nous aboutissions à des résultats positifs, soit à l’égard de Dieu, soit à l égard des hommes, c’est la persévérance qu’il nous faut, le travail assidu et constant caché à tous les yeux.

Mais, pour cela, pour ne pas se laisser écraser par la vie, il faut vivre en regardant sans cesse à Dieu. Demandez à Dieu de voir sans cesse devant vous le Christ ressuscité, et les tâches les plus banales et les plus terre à terre ne parviendront pas à vous obscurcir. Pensez toujours à votre Maître lavant les pieds de ses douze compagnons.




samedi 4 mars 2017

Jésus-Christ est mon Seigneur.


Que m’importe la vie, pourvu que j’accomplisse ma course, et la tâche que j’ai reçue du Seigneur Jésus. Actes (20 :24).

Paul ne demande qu’une seule chose : la satisfaction d’accomplir jusqu’au bout la tâche que le Seigneur lui a prescrite.
Je ne dois pas chercher ma joie dans le succès, mais dans le parfait achèvement de ce que Dieu avait en vue quand il m’a créé et m’a régénéré. Notre Seigneur mettait sa joie à faire ce pour quoi son Père l’avait envoyé.

« Comme mon Père m’a envoyé, dit-il, moi aussi je vous envoie. »

Si le Seigneur m’a confié une tâche, je dois m’y vouer tout entier, et n’attacher de prix à ma vie que pour l’accomplissement de cette mission. Quelle joie vous aurez, quand vous entendrez Jésus vous dire : « Cela va bien, bon et fidèle serviteur. » Nous avons tous à trouver notre emploi dans la vie, et au point de vue spirituel nous le trouvons dans la mission que nous recevons du Seigneur. Pour cela, il faut avoir vécu dans la compagnie de Jésus, avoir trouvé en lui plus que notre salut personnel. « Je lui ferai connaître ce qu’il doit souffrir pour l’amour de moi. »

« M’aimes-tu ? Alors, pais mes brebis. » Nous n’avons pas à choisir notre tâche. Nous avons à nous consacrer à celle que le Seigneur nous donne, dans un moment de communion directe avec Dieu. L’appel des circonstances n’est jamais l’appel du Seigneur, mais seulement l’occasion d’agir. Dieu vous appelle directement. Cela n’implique pas que tout le programme de votre mission soit tracé d’avance. Mais cela signifie que vous devez mettre résolument de côté toute autre tâche qui pourrait s’offrir à vous.