Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

samedi 29 avril 2017

L'amour, cette évidence....


L’amour est magnanime, il est bienveillant… il ne soupçonne pas le mal… Il supporte tout, il est toute confiance, toute espérance, toute patience. (1 Corinthiens 13 :4-7).

L’amour véritable n’a rien de prémédité, il coule de source, il se manifeste de cent manières merveilleuses.

Il n’a rien d’un calcul mathématique. Nous ne pouvons pas dire : « Maintenant je vais tout supporter, ne jamais soupçonner le mal.» Ce qui caractérise l’amour, c’est sa spontanéité. Nous n’avons pas besoin d’ériger devant nous tous les commandements de Jésus. Mais, quand son Esprit est libre de se déployer en nous, nous observons tous ses commandements sans même nous en rendre compte. Il arrive qu’après coup nous sommes surpris nous-mêmes d’avoir eu, en telle occasion, un sentiment si désintéressé, si peu égoïste. Le véritable amour, comme tout ce qui appartient à la vie de Dieu en nous, on ne s’en rend pas compte sur le moment, mais seulement après coup.

La source de l’amour est en Dieu, et non pas en nous. Notre cœur naturel est incapable de produire l’amour ; il faut qu’il nous vienne d’en haut.
Quand nous faisons des efforts pour prouver à Dieu que nous l’aimons, c’est le signe certain que nous ne l’aimons pas. La preuve de notre amour, c’est son absolue spontanéité.

En regardant en arrière, nous ne pouvons pas expliquer pourquoi nous avons fait telle ou telle chose, c’est l’amour qui nous a entraînés. « L’amour est versé abondamment dans nos cœurs par l’Esprit que Dieu nous a donné. » (Romains 5 :5).




vendredi 28 avril 2017

L'incertitude avec Dieu.


Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. (1 Jean 3 :2).

Nous avons la tendance à regarder les choses d’un point de vue mathématique, à toujours calculer et prévoir. L’incertitude nous semble déplorable. Nous nous imaginons qu’il nous faut toujours tendre vers un but, mais c’est méconnaître la vraie nature de la vie spirituelle. La vie spirituelle est une certitude intime dans l’incertitude de tout ce qui peut arriver. Il est impossible d’être stabilisé, d’y faire son nid.

Le bon sens raisonne ainsi. En supposant qu'on parvienne à telle ou telle condition… Mais comment raisonner sur une condition qui est tout à fait en dehors de notre expérience ?

La certitude est l’idéal du sens commun. La vie spirituelle a le charme de l’incertitude. Posséder la certitude de Dieu, c’est être absolument incertain de ce que la journée va nous apporter. Il arrive bien souvent qu’on dit cela avec un soupir de tristesse. On devrait plutôt y voir l’attente pleine d’ardeur de surprises heureuses. Car, si l’avenir, même le plus immédiat est pour nous incertain, nous avons une plus sublime certitude. C'est Dieu lui-même. Dès que nous nous sommes abandonnés à Dieu et que nous nous contentons, pas à pas, de faire notre devoir le plus proche, il nous comble sans cesse des plus belles surprises.

Lorsque nous défendons avec acharnement une croyance, cela ne va plus. Ce n’est plus en Dieu que nous croyons, mais en notre doctrine.
« Si vous ne devenez comme de petits enfants… » dit Jésus. La vie spirituelle est la vie d’un petit enfant. « Croyez aussi en moi », dit Jésus. Mais il ne dit pas : « Croyez aussi en certaines doctrines sur moi. »

Laissez-le agir. Le “comment” de sa venue est magnifiquement incertain. Pour vous, soyez-lui fidèle.




jeudi 27 avril 2017

Comme un butin qu'on emporte...


Je te donnerai ta vie sauve, comme un butin qu’on emporte, partout où tu iras. (Jérémie 4 :5).

Tel est le cadeau absolument certain que fait le Seigneur à ceux qui se confient en lui : « Je te donnerai ta vie. »

Quel est le besoin essentiel de l’homme ? C'est d’avoir la vie, d’avoir sa vie, « comme un butin qu’on emporte » et qu’on garde partout avec soi, même si l’on doit traverser l’enfer. Nous, nous laissons hypnotiser par tant de vaines apparences, et même par tant de bénédictions que Dieu nous accorde. Tout cela est appelé à disparaître. Une chose demeure, la chose capitale, la vie « cachée avec le Christ en Dieu ».

Êtes-vous prêt à vous laisser prendre par Dieu dans sa communion, et à ne plus songer aux « grandes faveurs » ? Êtes-vous prêt à l’abandon total ?

L’abandon n’est pas total tant qu’on fait des réserves sur tel ou tel point, en se disant : « Et ça ? »

Il faut ne plus se poser aucune question de ce genre, et alors, lorsque l’abandon est intégral, Dieu nous dit : « Je te donne ta vie ; elle sera bien à toi, ce sera ton butin. »
Celui qui est las de la vie ne la tient pas de Dieu. Elle ne lui appartient pas véritablement. Pour sortir de ce désespoir, il n’est qu’un seul moyen : s’abandonner à Dieu. Alors, on éprouve une surprise joyeuse et admirable. Dieu nous possède totalement, mais il nous a donné notre vie, comme un butin que nous possédons.

Si vous n’en êtes pas encore là, c’est qu’il y a en vous peut-être encore quelque désobéissance, ou alors un défaut de simplicité.



mercredi 26 avril 2017

Que veut-on vraiment ?


Et toi, tu réclamerais pour toi de grandes faveurs ? (Jérémie 45 :5).

Réclames-tu pour toi de grandes faveurs ?

Non pas peut-être que tu veuilles être élevé toi-même très haut, mais tu voudrais que Dieu fasse de grandes choses pour toi. Or, Dieu veut te rapprocher de Lui, non pas seulement par les dons que tu reçois de sa main, mais par ce que tu connaîtras de Sa personne.

Une grande faveur, cela vient, cela passe ; c’est un accident dans notre vie. Un véritable don de Dieu n’est jamais quelque chose d’accidentel. Il est aisé de parvenir à la véritable communion avec Dieu, mais à la seule condition de le rechercher lui-même et non pas les bienfaits qu’il nous donne.

Si vous n’en êtes encore qu’à demander à Dieu des bénédictions matérielles, vous n’avez pas encore fait le premier pas vers l’abandon, vous vous faites un christianisme à votre façon. « J’ai bien demandé à Dieu le Saint-Esprit, mais il ne m’a pas donné la paix et le repos sur lesquels je comptais ».

Dieu voit bien pourquoi. Vous vous cherchez vous-même, et non pas Dieu. Jésus nous dit : « Demandez, et il vous sera donné ». Oui, mais savez-vous demander à Dieu comme il faut ? Une fois en communion avec Dieu, on cesse de lui demander une foule de choses. « Votre Père sait ce dont vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. »

Alors pourquoi nos prières ? Pourquoi nos demandes ? Pour apprendre à Le connaître ?
Vous demandez à Dieu la faveur suprême : « Seigneur, baptise-moi du Saint-Esprit ! » Si Dieu ne le fait pas, c’est parce que votre abandon n’est pas complet. Il y a quelque chose que vous ne voulez pas faire.

Quel est votre véritable but ? Dieu regarde toujours en avant. Il ne se préoccupe pas de votre bonheur présent. Son but dernier, le voici : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »




mardi 25 avril 2017

Allez vers Dieu...



Dieu mit à l’épreuve Abraham : « …Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac… offre-le en holocauste, sur la montagne que je t’indiquerai ». (Genèse 22 :1-2).

Abraham, loyal et sincère, prend la parole de l’Éternel au pied de la lettre. Dieu lui demande un sacrifice humain, comme les autres dieux, le sacrifice de son fils bien-aimé. Pour arracher de son cœur cette superstition, Dieu va le faire passer par une épreuve terrible. C’était le seul moyen. En obéissant en toute sincérité à ce que nous croyons être la volonté de Dieu, nous lui permettons d’arracher de nos cœurs les préjugés qui nous cachent la vérité à son sujet.

Par exemple celle croyance abominable que Dieu fait mourir un enfant parce que sa mère l’aimait trop : mensonge de Satan, qui défigure Dieu. Certes, si l’ennemi peut nous empêcher de gravir jusqu’au sommet de la montagne, où Dieu nous délivrera d’un pareil préjugé, Satan s’y emploiera. Mais, si nous sommes fidèles à Dieu, Dieu nous éclairera et nous purifiera.

La foi d’Abraham le rendait toujours prêt à obéir à Dieu en tout point, sans s’inquiéter d’autre chose. Abraham n’était pas un fanatique, sans cela il aurait immolé Isaac et déclaré que la voix de l’ange arrêtant son bras était la voix du diable.

Si vous êtes fidèle à Dieu, Dieu vous conduira, à travers tous les obstacles, à la connaissance parfaite de ce qu’Il est. Mais il faut que vous soyez prêt à laisser tomber vos préjugés et vos croyances traditionnelles. Ne demandez pas à Dieu de vous éprouver. Ne dites pas comme Pierre : « Je ferai n’importe quoi, j’irai à la mort pour toi ! ». Abraham ne dit rien de pareil, il resta fidèle à Dieu, et Dieu purifia sa foi.




lundi 24 avril 2017

Prêcher, mais quand ?


Je t’en conjure… prêche la parole, insiste en toute occasion, opportune ou inopportune. (2 Timothée 4 :12).

Il y en a beaucoup parmi nous qui ont une tendance fâcheuse de vouloir insister dans un moment défavorable.

Mais la parole de Paul à Timothée ne vise pas essentiellement tel ou tel moment du temps. Il s’agit avant tout de nos dispositions intérieures. « En toute occasion, opportune ou inopportune », c’est-à-dire que cela te convienne ou que cela te gêne.
S’il ne nous fallait agir que lorsque nous sommes bien disposés, combien d’entre nous ne feraient jamais rien du tout. Il y a des incapables dans le domaine spirituel comme dans le domaine matériel, des gens qui ne sont bons à rien, qui prétendent ne pouvoir rien faire en dehors des moments d’inspiration divine. La meilleure preuve que nous sommes vraiment en communion avec Dieu, c’est que nous travaillons pour lui de notre mieux, quelles que soient nos dispositions.

L’un des plus grands pièges, pour le serviteur de Dieu, c’est de se faire un fétiche de ses moments d’exaltation. Quand vous vous sentez inspiré, quand Dieu vous accorde une intuition exceptionnelle, on a tendance à dire qu'on veut toujours être comme cela, pour la gloire de Dieu. Non, certes, vous ne serez pas toujours comme cela. Dieu ne le veut pas.

Ces moments qu’il vous accorde ne viennent pas de vous, c’est un don de sa grâce, En prétendant vous maintenir dans l’exaltation, vous paralysez votre propre activité au service de Dieu. En vous faisant une idole de ces moments précieux, vous ferez disparaître Dieu de votre vie.

Apprenez à faire en tout temps le devoir qui est là devant vous. Dieu s’inquiétera du reste.



dimanche 23 avril 2017

Un baptême émouvant.




Une merveilleuse célébration dans nos belles Alpilles.


C'est sous un soleil éclatant que nous avons vécu, en ce dimanche 23 avril 2017, un grand moment de spiritualité  et des moments extraordinaires au sein de la Mission Saint Hilaire d'Arles. Pour cela, nous nous sommes retrouvés, au coeur des Alpilles, à la Bergerie du Mas Payan.

Anaé, qui vient tout juste d'avoir un an, a été baptisée. Sa maman, Jennifer, avait décidé également de passer par les eaux du baptême. Cet engagement chrétien, mûrement réfléchi, a été un témoignage réel et un moment fort pour les baptisés, mais aussi pour toute l'assistance. 

Des messages d'amour et d'amitié de Ludovic (papa d'Anaé) et de Jean-Baptiste (le parrain de Jennifer) donnèrent une note émouvante aux deux baptêmes.

Le célébrant avait déjà baptisé Nolan, le frère d'Anaé, dans ce cadre magnifique. Dans son homélie, notre recteur rappelait la joie et la bonté que Dieu peut nous donner. L'Espérance et la confiance furent également au coeur du message.

Des gardians à cheval nous firent une visite d'amitié et Mgr Burglé ne manqua pas de les bénir, ainsi que leurs montures camarguaises.

Cette cérémonie émouvante fut l'occasion pour toute la famille de se retrouver autour d'une bonne paëlla.

Que le Seigneur accompagne ces enfants de Dieu tout au long de leurs vies.

Certes, notre Mission est petite, mais une mission vivante avec des "pierres vivantes".


vendredi 21 avril 2017

Refléter la lumière du Christ.


Le Seigneur est l’Esprit… quant à nous tous, nous reflétons, sur notre visage découvert, la gloire du Seigneur. (2 Corinthiens 3 :18).

Un serviteur de Dieu doit être assez indépendant des autres hommes pour ne plus même se rendre compte qu’il est seul. Au début de la vie chrétienne, nous avons des désillusions, des découragements. Ceux qui nous semblaient être des lumières s’éteignent peu à peu, ceux qui nous soutenaient s’en vont.

Il faut que nous en prenions tellement l’habitude que nous ne nous apercevions même plus que nous sommes seuls. « Tous m’ont abandonné… mais le Seigneur m’a soutenu. » (2 Timothée 4;16-17). Notre foi doit se fonder non pas sur la lumière qui s’éteint, mais sur celle qui dure. Quand un grand chrétien disparaît, nous sommes affligés, jusqu’à ce que nous ayons compris qu’il doit en être ainsi. Pour nous, nous avons simplement à refléter, sur notre visage découvert, la gloire du Seigneur.

Il ne faut pas qu’aucun obstacle vous empêche de regarder Dieu en face, et fixement, pour orienter votre conduite et votre pensée. Chaque fois que vous prêchez l’Evangile, regardez Dieu en face pour savoir ce que vous devez dire, et la gloire du Seigneur vous illuminera jusqu’au bout. Le serviteur de Dieu doit être comme Moïse. « Moïse ne savait pas que la peau de son visage était devenue rayonnante pendant qu’il s’entretenait avec l’Éternel. »

Dieu ne nous demande pas d’étaler nos doutes à tous les yeux, ni de raconter les intimes extases de notre vie cachée avec Lui. Le secret du bon serviteur, c’est qu’il reflète toujours en lui-même la gloire de son Maître.




jeudi 20 avril 2017

Soyons dans la simplicité.


Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! (St Jean 4 :9).

Que de fois le Seigneur doit être stupéfait de voir combien nous avons l’esprit compliqué.
Ce sont nos préjugés qui nous rendent stupides. Quand nous restons dans la simplicité, nous y voyons clair. Philippe s’imaginait qu’il allait assister à quelque manifestation prodigieuse, mais quant à Jésus, ce n’était que son Maître. Il le connaissait trop bien. Nous cherchons Dieu dans quelque bouleversement catastrophique qui, pensons-nous, va venir, et en réalité Il est là, présent devant nous.

Nous sommes prêts sans doute à obéir à Jésus, mais nous le blessons par nos questions inintelligentes : “Seigneur, montre-nous le Père !” Il nous répond du tac au tac : “Il est là, devant vous, ou bien nulle part.” Nous voulons que Dieu se manifeste à ses enfants. Mais, Dieu ne se manifeste que dans ses enfants. Les gens du dehors s’en rendent compte, mais l’enfant de Dieu ne s’en aperçoit pas. Nous voudrions saisir Dieu dans notre intelligence. Mais, nous ne pouvons pas plus Le saisir que nous ne pouvons saisir notre propre pensée. En exigeant de Dieu des manifestations extraordinaires, nous blessons le Seigneur. Nos questions n’ont rien de la simplicité de l’enfant.

« Que votre cœur ne se trouble point ! ».

Si mon cœur se trouble, je blesse mon Sauveur. Si j’ai confiance en Jésus, ma vie est-elle conforme à celle confiance ? Est-ce que je me laisse aller à de tristes inquiétudes ?
Il faut que je m’habitue à prendre tout comme venant de Dieu. Dieu ne viendra pas tout à l’heure, Dieu est là maintenant. Quand vous le sentirez, vous serez affranchis de toute inquiétude.




mercredi 19 avril 2017

La confiance en Dieu.


Toutes les promesses de Dieu ont en Jésus leur divine garantie, et nous le proclamons bien haut. (2 Corinthiens 1 :20).

Jésus a raconté la parabole des talents (Mat. 25) pour nous avertir que nous pouvons très bien nous tromper sur nos véritables capacités. Il s’agit dans cette parabole non pas de nos dons naturels, mais du don surnaturel de la Pentecôte, de l’effusion du Saint-Esprit.
Notre capacité spirituelle n’est pas mesurée par notre éducation ou notre intelligence, mais par les promesses de Dieu. Si nous n’en tirons pas tout ce que Dieu nous a préparé, nous ne tarderons pas à Le calomnier, comme le serviteur calomnie son maître : “Tu réclames de moi ce dont tu ne m’as pas fourni les moyens. Tu exiges trop de moi, je ne puis t’obéir dans ces conditions.”

Vous n’avez pas le droit de dire à Dieu : “Je ne puis pas !” quand son Esprit est là, son Esprit tout-puissant. Il s’agit bien des limites de votre capacité ! Si nous avons reçu le Saint-Esprit, il agira en nous.

Le serviteur se justifie en tout point et accuse son maître : “Tu me réclames beaucoup trop, en proportion de ce que tu m’as donné.” Et nous, nous nous inquiétons pour notre vie matérielle, au mépris de Sa parole : “Cherchez d’abord le Règne de Dieu et la perfection divine; et tout le reste vous sera donné par-dessus”.

Que faisons-nous d’autre que de calomnier Dieu ? Par nos soucis nous disons à Dieu : “Tu me laisseras dans la misère.” Le paresseux cherche toujours des excuses : “Je n’ai pas eu de chance !” Notre paresse spirituelle cherche des excuses en présence de Dieu. Le paresseux invoque toujours son “indépendance”.

Croyons-nous aux promesses de Dieu ? C’est-à-dire Avons-nous reçu le Saint Esprit ?




mardi 18 avril 2017

Restons fermes.


Car Joab avait suivi la rébellion d’Adonija, bien qu’il n’eût pas suivi celle d’Absalom. (1 Rois 2, 28).

Joab s’était montré fidèle dans la grande tentation, il n’avait pas trahi son roi, David, pour suivre le brillant et ambitieux Absalom. Et pourtant, au soir de sa vie, il trahit David -pour suivre Monija le couard. Son histoire est là pour nous servir d’exemple (voyez 1 Corinthiens 10, 1 à 13). Parce que vous avez triomphé de la grande tentation, ce n’est pas une raison pour ne pas vous méfier des petites.

Nous sommes disposés à nous dire qu’il n’est pas du tout vraisemblable qu’après avoir traversé la grande épreuve, nous cédions encore aux convoitises du monde. Ne cherchez pas à prévoir d’où viendra pour vous la tentation. Elle viendra du côté le plus invraisemblable. A la suite d’une grande crise spirituelle, les petits détails de la vie quotidienne sont là.

Sans doute, ils n’occupent pas la place dominante, mais ils sont là, et si vous n’y prenez pas garde, ils vous feront trébucher. Vous êtes restés fidèle à Dieu dans des épreuves terribles. Méfiez-vous des petites épreuves sournoises. Ne cherchez pas à vous analyser d’une façon morbide, avec une appréhension maladive de ce qui peut vous arriver, mais soyez sur le qui-vive, l’arme au pied.

Que votre pensée soit limpide devant Dieu. Être fort et ne pas être sur ses gardes, c’est être doublement faible. Car, un simple détail nous fera trébucher, et notre chute sera lourde, Les héros de la Bible sont tombés sur ce qui faisait leur force, jamais sur leurs points faibles.

Être gardé par la puissance de Dieu, c’est la seule sécurité.







lundi 17 avril 2017

Sommes-nous vraiment prêts à suivre Dieu ?


Dieu l’appela du milieu du buisson, disant : “Moïse ! Moïse !” Il répondit : “Me voici.” (Exode 3 :4).

Quand Dieu nous parle, combien d’entre nous sont comme les gens dans le brouillard, et ne répondent rien. La réponse de Moïse prouve qu’il était là, prêt à tout. Nous sommes avant tout préoccupés d’expliquer à Dieu où nous voudrions aller. Et pourtant, ce qui importe, c’est d’être tout prêt, à chaque instant, à faire ce que Dieu nous ordonne. Nous attendons qu’il se présente des circonstances dramatiques, exceptionnelles, et alors nous sommes prompts à dire : “Me voici.” Là où Jésus est glorifié, nous sommes prêts à marcher. Mais, pour un devoir obscur, nous nous dérobons.

Être prêt à tout, pour obéir à Dieu, c’est être prêt à faire les plus petites besognes, aussi bien que les plus grandes. Ne cherchons pas à choisir notre activité. Quel que soit le programme de Dieu, suivons-le. Quand le devoir est là devant nous, si nous entendons la voix de Dieu, comme Jésus entendait la voix de son Père, soyons tout prêts à obéir, avec l’empressement de l’amour. Jésus-Christ attend-de nous la même obéissance qu’il avait à l’égard de son Père. Il peut nous donner, à son gré, des devoirs agréables ou des devoirs rebutants, parce que son Esprit est en nous : “Qu’ils soient un, comme nous sommes un.”
Soyez prêts à recevoir les visites imprévues de Dieu. Celui qui est toujours prêt n’a jamais à se préparer. Que de temps nous gaspillons à nous efforcer d’être prêts, lorsque Dieu nous appelle !
Le buisson ardent est le symbole de tout ce qui encadre l’âme vigilante. Elle est tout illuminée par la présence de Dieu.




jeudi 13 avril 2017

Message du Vendredi Saint.




Nous contemplons ce soir la Croix, et nous y cherchons quelque chose d’important : le message le plus profond de l’Évangile, ce qui va donner sens à notre vie d’homme et de chrétien. C’est une recherche un peu difficile, parce que c’est plutôt un non-sens qui nous frappe au premier abord et qu’on ne peut pas éluder : le non-sens de la condamnation du juste et de la souffrance de l’innocent. Jésus est le juste par excellence — et il a été condamné. Jésus est l’innocent, celui qui n’a fait que le bien — et il a souffert le supplice de la croix. Ce n’est certainement pas dans l’exaltation de ce qu’il y aurait quand même de bon dans tout cela qu’on cherchera dans la bonne direction : il n’y a rien de bon dans la condamnation du juste et la souffrance de l’innocent — c’est une réaction instinctive en nous et de grande valeur : qu’un seul juste soit condamné, qu’un seul innocent souffre, c’est un scandale — et rien de plus qu’un scandale.

La souffrance injuste de tant d’hommes aujourd’hui sur terre nous est insupportable — ou plutôt leur souffrance tout court nous est insupportable : le cri des hommes et des femmes opprimés politiquement, le cri des hommes et des femmes massacrés, le cri des hommes et des femmes accablés par des conditions économiques ou sociales injustes, le cri des hommes et des femmes discriminés, rejetés, haïs pour toutes les fausses bonnes raisons que nous sommes capables d’inventer — ce cri monte jusqu’à Dieu, et nous ne pouvons pas penser que sa réponse culmine dans le spectacle du Juste par excellence pendu au bois de la croix ! Nous n’adorons pas la souffrance et l’injustice, elle ne fait que nous révulser — et c’est pour nous en sauver que nous croyons que Dieu agit : nous l’avons suffisamment entendu, je crois, dans les psaumes que nous avons médités ce matin durant l’office des Ténèbres — par exemple dans le psaume 93 : « O Dieu vengeur, manifeste-toi ! Juge du monde, oppose-toi aux arrogants, fais retomber sur eux le mal qu’ils ont commis. Seigneur, jusqu’à quand les méchants seront-ils à la fête ? Oui, jusqu’à quand ? Ils profèrent grossièretés et insolences, ils font les fanfarons, tous ces gens qui causent le malheur des autres. Ils oppriment ton peuple, Seigneur, ils maltraitent ceux qui t’appartiennent. Ils tuent froidement la veuve et l’immigré, ils assassinent les orphelins. Et ils ajoutent : « Le Seigneur ne voit rien, le Dieu de Jacob n’y fait pas attention. » […] As-tu quelque chose de commun avec ces juges criminels, qui créent la misère au mépris des lois ? Ils s’en prennent aux honnêtes gens, ils condamnent l’innocent. Mais le Seigneur a été ma forteresse, mon Dieu le rocher où j’ai trouvé refuge. ».

Si donc au spectacle de la croix, nous ne faisions qu’aiguiser notre haine de l’injustice et notre propre souffrance à la vue de la souffrance humaine — et surtout si nous partions d’ici animés du désir renouvelé de combattre la première et d’alléger la seconde, nous n’aurions certainement pas perdu notre temps ! Mais le message de la Croix va plus loin encore : la Croix nous parle de rédemption, de libération du péché. Mais le péché, c’est bien précisément ce dont la souffrance n’a aucune chance de nous libérer, que ce soit la nôtre ou celle du Christ. Nous sommes tous pécheurs, d’une façon ou d’une autre, plus ou moins pris dans les filets de l’éloignement de Dieu (c’est le fond et le préalable du message chrétien) — mais s’il en est sur cette terre qui pèchent plus que les autres, ce sont certainement plutôt ceux qui font souffrir que ceux qui souffrent ! Quel sens cela aurait-il alors de nous libérer du péché par ce qui est l’effet et la pire conséquence du péché ?

La souffrance de Jésus sur la Croix a un tout autre sens — ou plutôt ça n’est pas elle qui compte avant tout. Il ne faut pas voir le sacrifice de Jésus sur la Croix comme le prix de la souffrance payé par Dieu lui-même en lieu et place de l’humanité pour obtenir le pardon de Dieu : encore une fois, le prix de la souffrance, l’humanité l’a déjà assez payé ! Ce que le Christ fait, jusqu’à la Croix et y compris, c’est autre chose : le Christ ne paye rien, il ne subit pas un juste châtiment — il fait, il accomplit plutôt quelque chose : jusqu’au bout — c’est-à-dire : y compris à travers la pire des souffrances injustement subie — il nous apprend à œuvrer pour la vérité et la justice, ou il nous apprend à œuvrer, nous aussi, jusqu’au bout pour la justice et la vérité ! C’est le sommet de l’Évangile de la Passion selon saint Jean que nous venons d’entendre : cette parole du Christ devant Pilate : « Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » A ce moment-là, Jésus ne peut plus rien faire : il est devant Pilate, qui lui-même ne peut rien pour lui, face aux accusations mensongères des chefs religieux juifs contre lui. Il ne peut plus que témoigner : il le fait jusqu’au bout, jusqu’à la mort, par sa mort.

Nous sommes renvoyés ainsi, je pense, à ce qui a commencé et que nous avons célébré déjà hier soir, Jeudi Saint, lors de la célébration de la Cène du Seigneur : à la fois le lavement des pieds et l’institution de l’Eucharistie. Dans le lavement des pieds — et plus tard sur la Croix —, le Christ va jusqu’au bout — et dans l’Eucharistie, il nous offre, si nous l’acceptons, la grâce de pouvoir communier et nous associer à son témoignage et à son action.

mercredi 12 avril 2017

Le Jeudi Saint.



Que fait Jésus lors du Jeudi Saint ?

Le Jeudi Saint célèbre le dernier repas du Christ avec ses douze apôtres. Au cours de ce repas, la Cène, Jésus lave les pieds de ses disciples, instituant ainsi ses disciples comme prêtre de la Nouvelle Alliance. Il prend le pain et le vin, il rend grâce, instituant ainsi le Sacrement de l’Eucharistie. Il annonce que l’heure de l’épreuve approche.
Après le repas, le Christ et les apôtres se rendent au jardin des Oliviers pour veiller et prier. Alors que ses disciples s’endorment de chagrin, le Christ est tenté par le Malin, dont il rejette les tentations pour accepter la coupe que lui offre Dieu son Père. C’est là que Judas arrive avec les soldats du Temple pour l’enlever.

Où sont les textes des récits évangéliques sur le Jeudi Saint ?

On trouve différents récits de la Dernière Cène dans le Nouveau Testament :
  • St Marc 14, 12-26 (Récit du Repas pascal)
  • St Luc 22,7-8 et 14-20 (Récit de la Dernière Cène)
  • 1 Cor. 11, 23-25 (Récit du repas pascal)
  • St Jean 13, 1-15 (Récit du lavement des pieds)
Chaque récit est un témoignage historique précieux qui permet de mieux s’imprégner de la Dernière Cène, d’en recevoir des grâces et de comprendre sa portée théologique.

Quel était le sens du repas pascal au temps de Jésus ?

Le repas pascal au temps de Jésus avait lieu le soir du 14 nizan qui correspond en principe au Jeudi saint. Ce repas appelé "Séder" commémorait la libération des hébreux de l’esclavage qu’ils subissaient en Égypte et plus précisément le repas pascal que mangèrent les hébreux debout à la hâte avant de quitter l’Égypte et de partir vers le désert. Il nous est raconté au chapitre 12 du livre de l’Exode qui demande que le peuple juif fasse mémoire de ce jour la ou Dieu a sauvé son peuple (Ex 12/14).
Le repas du Seder se prend dans les deux premiers jours de la Pâque (Pessah) qui dure sept jours (la semaine des Azymes) et qui célèbre a la fois la fertilité de la terre et la sortie d’Égypte. Pendant la semaine des Azymes on ne prend aucune nourriture contenant du levain et on ne mange donc que du pain azyme.
Ainsi dans l’Histoire du salut, Jésus célèbre la dernière Pâque juive et la première Pâque chrétienne. Il ne s’agit plus de se préparer à la traversée de la Mer Rouge, mais bien à la traversée de la Mort, par sa Passion et sa Résurrection. De même que le peuple juif a fait mémoire de l’Exode, de même, le Christ demande aux apôtres : "Faites cela en mémoire de moi". C’est pourquoi nous, chrétiens, célébrons cette Pâques tous les dimanche à la Messe dans l’Eucharistie.

Méditons.....

mardi 11 avril 2017

Le Mercredi Saint.


« Alors, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. »

Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Juda va vers les chefs des prêtres, il livre Jésus pour trente pièces d’argent. Il se rend le jouet des forces extérieures, et au fond il ne se respecte pas lui-même. Il va subir les événements, attendant une occasion favorable pour livrer Jésus. Judas mène ses tractations en secret et Jésus révèle au grand jour le complot : « L’un de vous va me livrer. » Jésus livre sa vie gratuitement : « L’heure est venue : voici que le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs. » Les hommes pensent saisir Jésus à l’improviste, mais ils n’ont aucun pouvoir sur lui, si cela ne leur avait pas été donné d’en haut. Judas compose avec les ennemis de Jésus, il entre en dialogue avec eux. Depuis la faute de l’origine, nous ne pouvons pas entrer en dialogue avec l’ennemi ! Ève a été entraînée dans un tourbillon que nous ne pouvons plus maîtriser : « La vie et la mort s’affrontèrent dans un duel prodigieux. Le maître de la vie mourut. Vivant il règne. » Nous entrons dans la compréhension du mystère de notre salut, de l’amour infini de Dieu qui nous sauve de l’enfermement et du mensonge pour que nous soyons arraché au pouvoir du Satan et de la mort.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. » 

Jésus oriente ses disciples chez "un tel," en lui disant « le Maître te fait dire. » Il est lui-même habité par une volonté qui exprime l’ouverture aux autres. Jésus habite sa mission, il donne à chacun la possibilité de coopérer avec lui. Jésus est libre et il se donne librement. S’il avertit ses apôtres, c’est pour les prévenir des ruses de l’ennemi qui rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. Il y a tant de manières de trahir Jésus ! Nous pouvons diluer son message, consentir à des compromissions, mélanger l’Evangile avec d’autres traditions en les mettant sur le même pied. Jésus ne retire pas son amour à Judas, c’est du nom « d’ami » qu’il l’accueille à la trahison. Jésus est libre, il se donne librement à la Cène, il le signifie par le lavement des pieds.

« Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »

Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! » Jésus parle sans haine de l’autre, de celui qui le livre. Il dit sa situation en connaissant le cœur de l’homme : « malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Juda prend la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond aussitôt : « C’est toi qui l’as dit ! » Comment entendre cette réponse ? Jésus le confirme dans son être, c’est bien toi qui le dis, tu existes avec ce que tu me fais. Jésus en ce moment terrible reconnaît Juda. Juda peut renouer. Jésus lui en donne la capacité. C’est l’angoisse des apôtres qui se manifeste. Ils interrogent Jésus du fond de leur cœur : Serait-ce moi ? Jésus assume pleinement sa situation, il assume ce qui s’impose à lui. C’est au cours de la dernière Pâque qu’il institue l’Eucharistie. Elle est pénétrée d’une profonde joie et d’un recueillement empreint de tristesse. Jésus s’apprête à sauver le monde, c’est la tristesse à la pensée que son départ va causer du désarroi dans le groupe des disciples.



lundi 10 avril 2017

Le Mardi Saint.


« Après avoir ainsi parlé, Jésus fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »"

Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Les disciples se regardaient les uns les autres et se demandaient de qui il parlait. Les disciples de Jésus sont percutés quand il leur dit qu’il va être livré, qu’il va être trahi. Jésus en est bouleversé, mais il ne se replie pas sur lui-même, il en parle à ses apôtres. A vue humaine, son œuvre d’Amour et d’unité semble ruinée. La trahison, le reniement, la fuite sont les signes d’un lourd échec de son action ! Tout ce qu’il a fait abouti en inquiétudes, en suspicions, en désunions. Déjà le drame qui débouchera sur la croix du vendredi saint se prépare. Cependant Jésus accepte la situation, il trempe la bouchée, et il la donne à Judas. Jésus fait confiance en Celui qui l’a envoyé, il lui donne toute son action, tout ce qu’il a entrepris, tout ce qu’il a espéré. Il continue à bénir, à vouloir, au-delà de sa réalisation, l’union du ciel et de la terre, du Père et de ses frères.

« Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. »

 Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller,” je vous le dis maintenant à vous aussi. C’est le bouleversement dans le cœur de Jésus. Il a pris notre humanité, qui en lui, renonce à elle-même. Au cœur de l’épreuve, la vie divine peut passer par sa nature humaine, elle manifeste la gloire du Fils et la gloire du Père. La vie en plénitude relie l’humanité au mystère de Dieu. La Vie de Dieu va pouvoir se répandre chez tous désormais. A l’heure de l’épreuve, de la désolation, du risque de la désespérance, Jésus nous précède. Il nous offre un chemin nouveau qui devient un chemin de vie. Nous pouvons mettre nos pas dans ses pas, être porté par lui dans toute détresse. Nous nous laissons imprégner par ce mouvement d’humanité qu’il nous donne. Le péché n’aura pas le dernier mot. La miséricorde de Dieu qui nous apporte un “retournement” de situation.

"Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois." 

Jésus est bouleversé par le comportement de Judas. Il était l’un des douze qui était toujours avec lui, qui jouissaient de toute son intimité. Jésus a pour Judas une parole d’amitié : "Fais vite ce que tu fais !" La réponse de Judas sera : "Celui que j’embrasserai, c’est lui !" C’est le baiser qui met fin à l’Amour ! Nous voulons demeurer dans le grand désir de Jésus de demeurer dans l’amour quoiqu’il arrive. A Simon-Pierre, Jésus répond plein d’une tendresse douloureuse, que pardonné il pourra le suivre dans l’amour. Jésus qui demeure dans le sein du Père nous entraîne dans ce mystère d’amour. La bonté de Jésus ne force pas la liberté de l’homme. Jésus s’est livré entre nos mains, il est venu pour nous sauver. Le Verbe de Dieu est descendu pour se faire petit enfant dans le cœur de Marie. Il a grandi, il a dit l’amour incroyable du Père : Il n’est pas reçu. Jésus est en danger, son amour est en danger, Marie qui l’a reçu a été touchée par Lui, elle va être entraînée à sa suite dans son mystère d’amour. Déjà, nous sommes entraînés, dans la résurrection de Jésus. L’humanité entre ainsi dans le mystère de Dieu.




dimanche 9 avril 2017

Le Lundi Saint.


"Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus."

Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. En ce lundi saint, l’Eglise médite le récit du geste de Marie de Béthanie qui apporte un vase de parfum précieux, signe de son amour pour Jésus. Ainsi, c’est avec grande Foi que nous entrons dans la Semaine Sainte, pour fêter bientôt le mystère pascal. Ce parfum qui embaume le corps du Bien Aimé en est le signe. Marie brise le vase de parfum « de grande foi. » La qualité de ce parfum de grande confiance va se vérifier non pas quand on l’achète, mais lorsqu’on aura brisé le vase ! Cette signification mystérieuse du parfum de grande foi est la porte d’entrée de la grande semaine sainte. L’onction de Marie manifeste l’entrée de Jésus dans sa Passion. Son geste est prophétique, c’est le geste de l’Amour qu’elle accomplit et qui révèle déjà le drame qui va bientôt arriver. Jésus sera crucifié et mis au tombeau. A l’avance, elle embaume le corps de son Bien Aimé. L’Époux va « entrer dans sa gloire. » Il ne s’y avance pas sans son Épouse à ses côtés. Marie, la mère de Jésus, s’efface devant Marie de Magdala qui surviendra encore au matin de Pâques.

"Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »

 Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Judas l’Iscariote dénonce durement le geste de Marie, sans même faire mention d’elle. Ses propos illustrent une accusation inacceptable. Il cache une immense jalousie derrière des motifs « religieux et humanitaires ! » En ce début de semaine sainte, un homme et une femme manifestent comment l’humanité traverse l’accusation et la férocité du monde pour rejoindre l’éternelle beauté de l’humanité. La foi chrétienne est une connaissance amoureuse du Christ Jésus, qui dans sa mort, nous révèle l’amour du Père pour toute l’humanité. Jésus, le jeudi saint, lavera les pieds de ses disciples. Celui qui se laisse saisir par l’amour du Christ et lui donne tout son amour, lave les pieds de ses frères. C’est ce refus qu’exprime Judas qui, après sa trahison, ira se pendre. Il refuse de s’ouvrir à l’Amour de Jésus. Nourris de la Parole de Dieu, nous entrons avec une foi nouvelle, d’un grand prix, qu’on ne peut pas trafiquer, à la suite de Jésus.

"Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »" 

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus. Nous sommes devant le désir de Marie et de Marthe d’aller à la suite de Jésus qui nous sauve. Ce désir correspond au désir de l’humanité pour son Dieu, elle le suit avec tout l’amour qui est contenu dans ce désir. Toute femme est appelée à rejoindre l’Époux qui vient, à témoigner de son amour pour lui en venant en aide aux pauvres !Marie de Béthanie oriente notre attention sur la personne humaine, corps et âme. Elle est évoquée par ses gestes forts, l’onction du corps de Jésus au moyen de l’huile parfumée. Elle baigne de parfum les pieds de Jésus pour magnifier son corps de Fils, d’Époux et de Christ. Jésus lavera les pieds des siens afin qu’ils « aient part » à toute la joie du matin de Pâque. S’il y tant de souffrances dans le monde, tant de guerres, c’est parce que l’humanité a perdu la joie de sa tendresse, d’aimer Dieu. La tendresse de l’amour de Dieu pour nous est vraiment extraordinaire ! Elle nous aide à garder nos cœurs purs et à demeurer dans l’amour des autres. Quand nous regardons le tabernacle dans lequel Jésus rayonne, nous comprenons combien il nous aime. Il accomplit le Salut en nous sauvant sur sa Croix. Il sera élevé dans la gloire du Père. Marie, la Mère de Jésus, porte tout cela dans le silence de son cœur.



samedi 8 avril 2017

Le Dimanche des Rameaux.


Le dimanche des Rameaux est un jour de fête pour la communauté chrétienne.

Il est célébré, comme son nom l’indique, le dernier dimanche avant Pâques et inaugure la Semaine Sainte.


Le dimanche des Rameaux est un jour symbolique qui commémore l’entrée solennelle de Jésus au sein de la ville de Jérusalem. Selon les évangiles, Jésus avait prévu de réaliser son entrée pendant la période de fête de Pessa’h, la Pâque juive. Il avait donc organisé avec soin son arrivée sur un petit âne en signe de modestie, accompagné de ses deux de ses disciples. Acclamé par les foules, qui brandissaient des branches d’arbres en signe de joie, le messie traversa les rues de la ville remplies de branches de palmier, de vêtements et autres offrandes symbolisant l’amour et le respect.
Cette fête est à la fois très joyeuse et chargée d’émotion, car peu de temps après ce grand moment de joie, Jésus fut arrêté pour être mis à mort. C’est pourquoi le dimanche des Rameaux commémore également la 
Passion du Christ et sa mort sur la croix.
Afin de se remémorer l’histoire du Christ, on célèbre aujourd’hui cette fête avec une grande messe de bénédiction des Rameaux.
Ces branchages symboliques, signes de vitalité et de renouveau, sont distribués dans les églises en souvenir de ce jour glorieux. Souvent tressées et ornées de rubans rouges, les feuilles sont couplées à la couleur sang afin de rappeler le triste jour de sa mort. En France et dans le monde, on a pour tradition d’exposer des rameaux verdoyants à l’intérieur des maisons.
Selon les pays et régions, les branchages choisis varient. En France, on coupe des branches de buis, de laurier ou d’olivier. Au Québec, ce sont plutôt des rameaux de palmier. Au Vietnam, ce sont des feuilles de cocotier et dans l’Europe de l’Est, des branches de saule.


jeudi 6 avril 2017

Pourquoi ne rien dire ?...


Il leur intima l’ordre de ne raconter à personne ce dont ils venaient d’être témoins, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts. (St Marc 9 :9).

Ne dites rien tant que le Fils de l’homme n’est pas ressuscité en vous, tant que Sa vie ne vous a pas pénétré, pour vous faire comprendre ce que Jésus enseignait durant qu’il était sur la terre. Quand notre vie intérieure est devenue ce qu’elle doit être, vous êtes tout surpris de voir combien chaque parole de Jésus est devenue claire pour vous. C’est que vous n’étiez pas capable jusque-là de la saisir.

On ne peut pas dire que notre Seigneur veuille nous rien cacher. C’est nous qui ne pouvons pas encore saisir ce qu’il voudrait nous dire.

« Que d’enseignements j’aurais encore à vous faire entendre, mais vous n’êtes pas encore de force à les supporter. » Pour comprendre certaines choses, il nous faut la communion intime avec le Christ ressuscité. Cette communion, la possédons-nous ? Le signe qu’elle existe en nous, c’est que les paroles de Jésus nous sont devenues claires. Dieu ne peut rien nous révéler si Son Esprit n’est pas en nous. Quand nous sommes trop sûrs que telle chose doit arriver, nous barrons la route à l’Esprit de Dieu. Il en est de même quand nous nous attachons à telle ou telle doctrine. Pour sortir de l’obscurité, il faut livrer notre esprit à Jésus ressuscité, pour que Sa vie pénètre en nous.

«  … de ne raconter à personne… ». Combien veulent tout de suite raconter ce qu’ils ont vu sur la montagne de la transfiguration ? Leur vie malheureusement ne corrobore pas leur témoignage, car le Fils de l’homme n’est pas encore ressuscité en eux.
L’est-il en vous ? L’est-il en moi ?