Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

jeudi 31 août 2017

Devenir des "saints" ?


Soyez saints, car je suis saint. (1 Pierre 1 :16).

N’oubliez jamais le but véritable de votre vie. La destinée de l’homme ce n’est pas la santé, ce n’est pas le bonheur, c’est la sainteté.

De nos jours, chacun de nous a beaucoup trop d’inclinations diverses et nous nous laissons entraîner par elles. Ce sont là, il faut le reconnaître, des aspirations légitimes et belles, qui atteindront un jour leur satisfaction. Mais, pour le moment, Dieu doit les réprimer. Car, la seule chose qui compte, dans chacune de nos vies, c’est notre attitude à l’égard du Dieu saint qui peut nous rendre saints.

Ai-je compris vraiment que je devais devenir saint ? Est-ce que je crois que Dieu peut venir habiter en moi et me rendre saint ? Si votre prédication me démontre que je suis loin de la sainteté, pourrai-je ne pas vous en vouloir ? L’Évangile nous exaspère quelquefois en nous révélant notre misère, mais suscite en nous quand même une ardente soif de perfection. Dieu veut amener l’homme à la sainteté. II veut fabriquer des âmes saintes. Dieu n’est pas simplement un distributeur de bénédictions. Ce n’est pas par pitié qu’il est venu sauver les hommes. Il est venu parce qu’il les avait créés pour la sainteté. Par la mort de Jésus-Christ, l’expiation s’accomplit, et Dieu peut nous rétablir dans une communion parfaite avec Lui, sans aucune ombre, en pleine lumière.

Par indulgence pour vous-même, ou pour les autres, n’acceptez jamais rien qui soit contraire à la sainteté de Dieu. La sainteté doit régner dans toutes nos démarches, dans toutes nos paroles et dans toutes nos pensées. Chaque détail de votre vie doit être tel que Dieu puisse l’approuver. La sainteté ne doit pas être seulement intérieure, elle doit se manifester au dehors.

Pas facile.....




mercredi 30 août 2017

Une joie parfaite...


. pour que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit parfaite. (St Jean 15 :11).

En quoi consistait donc la joie de notre Seigneur ? Aucun bonheur humain n’en peut approcher. La joie de Jésus consistait dans l’abandon total, dans l’entier sacrifice de lui-même à son Père. C’était la joie de faire ce que le Père lui avait ordonné. « Faire ta volonté est tout mon plaisir. » Jésus demande à Dieu que notre joie puisse devenir parfaite, c’est-à-dire pareille à la sienne. Est-ce que je laisse Jésus-Christ répandre en moi sa joie ?

L’essentiel dans ma vie, ce n’est pas ma santé (un peu quand même...), ce ne sont pas les circonstances extérieures, c’est la connaissance de Dieu et la parfaite communion avec lui, pareille à celle que possédait Jésus. Le plus grand obstacle à cette communion, c’est le souci constant et fallacieux de scruter attentivement tous les événements de notre vie. Les soucis de ce monde, comme dit Jésus, étouffent en nous la parole de Dieu. Avant même que nous ayons pu nous reconnaître, nous sommes entraînés dans le tourbillon des vaines apparences. L’œuvre que Dieu a entreprise pour nous ne peut être vraiment réalisée que lorsque nous sommes devenus Ses témoins, capables de dire aux hommes qui est Jésus.

Soyez en communion avec Dieu et trouvez dans cette communion votre joie, et il coulera de vous des fleuves d’eau vive. Ne pensez plus à vous-même, et soyez l’instrument docile dont Jésus pourra se servir. Quittez tout orgueil, vivez de la vie cachée avec le Christ en Dieu. La vie normale du chrétien est aussi naturelle que la respiration du jeune enfant. Ceux dont l’influence est la plus bienfaisante sont ceux qui ne le savent pas.



mardi 29 août 2017

Unis à Jésus-Christ dans le ministère.


Toutefois ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. (St Luc 10 :20).

Jésus-Christ nous dit en somme de ne pas nous réjouir de ce que nous avons pu remporter quelques succès dans notre ministère, mais réjouissons-nous de ce que nous êtes unis à Loi comme il faut l’être.

Le danger où nous sommes sans cesse exposés, dans le service de Dieu, c’est de nous réjouir des heureux résultats de notre ministère chrétien. Mais, si vous êtes unis à Jésus de la bonne manière, vous êtes dans l’impossibilité de savoir ce que Dieu peut accomplir par votre intermédiaire. Car, dans ce cas Jésus fait à tout moment couler de votre sein des fleuves d’eau vive, qui se répandent autour de vous, et dans sa miséricorde, il vous épargne toute préoccupation à ce sujet. Il vous dispense de rien savoir, il vous laisse dans l’ignorance. Vous savez, une fois que vous êtes sauvé, que c’est Dieu qui vous place là où vous êtes. Par l’influence que votre vie exercera sans que vous le sachiez, dans les circonstances où Dieu vous mettra, vous réaliserez son dessein aussi longtemps que vous resterez dans la lumière.

Aujourd’hui, l’on insiste volontiers sur l’idée qu’il faut servir Dieu. Méfiez-vous de ceux qui vous exhortent avant tout à être utiles à la cause de Dieu. En jugeant la vie de Jésus-Christ d’après ce critère, il n’y a jamais eu de pire banqueroute. Le but vers lequel le croyant doit tendre, ce n’est pas le service de Dieu, c’est Dieu lui-même. Ce qui importe, ce n’est pas votre travail, c’est le travail que Dieu fait à travers nous. Notre communion avec Dieu, c’est la seule chose dont Jésus tienne compte.



lundi 28 août 2017

Une foi éprouvée.


Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? (St Jean 11 :40).

Chaque fois que vous vous efforcez de vivre par la foi, vous rencontrez nécessairement des objections formulées par le bon sens et qui reposent sur les circonstances même où vous vous trouvez.

Le bon sens est l’apanage de l’homme naturel, la foi celui de l’homme spirituel. Les deux termes s’opposent. Avez-vous le courage de vous lier à Jésus-Christ alors que votre bon sens dit juste le contraire ? Acceptez-vous héroïquement de suivre Jésus-Christ, lorsque votre vie naturelle et votre bon sens vous crient : « Mais tout cela n’est que mensonge » ? Sur la montagne de la Transfiguration, on croit en la puissance de Dieu, mais redescendu dans la plaine, on rencontre les démoniaques, et tout paraît narguer et moquer votre foi. Chaque fois que mon programme de vie spirituelle apparaît clairement tracé, un fait surgit qui vient le contredire. Si je déclare que je me fie à Dieu pour subvenir à tous mes besoins et puis que je me trouve sans un sou et sans aucun espoir d’en trouver, que deviendra ma foi ? Soutiendra-t-elle l’épreuve ? Ou devra-t-elle capituler ?

II faut que notre foi soit éprouvée, car elle ne devient vraiment mûre que par ce combat. A quelle épreuve est soumise en ce moment même votre foi ? Il faut qu’elle la traverse victorieusement, ou qu’elle périsse. « Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute. » L’essentiel, c’est de se confier en Jésus. Croyez en lui fermement, et tous les obstacles ne pourront que fortifier votre foi. La vie du croyant n’est qu’une suite d’épreuves pour sa foi, et la dernière grande épreuve, c’est la mort. Dieu nous aide à l’affronter avec toutes nos armes, prêts à ce dernier combat. La foi ne doute jamais de la fidélité de Dieu.




dimanche 27 août 2017

Pourquoi prier ?

Seigneur, enseigne-nous à prier. (St Luc 11 :1).

La prière ne fait pas partie intégrante de la vie naturelle. II y a des gens qui prétendent que tout homme qui ne prie pas a le sentiment pénible que quelque chose lui manque. Pour moi, j’en doute fort. Ce qui souffrira de l’absence de prière, c’est la vie du Christ en lui. Car cette vie-là n’est pas entretenue par la nourriture matérielle, mais par la prière. Quand un homme est né d’en haut, c’est la vie du Fils de Dieu qui est née en lui, et il peut ou bien nourrir cette vie nouvelle grâce à la prière, ou bien la faire périr d’inanition. Notre conception de la prière n’est pas celle du Nouveau Testament. Pour nous la prière est un moyen de nous procurer, à nous, ce qui nous manque. Dans la Bible, c’est un moyen pour nous unir à Dieu et nous aider à Le connaître.

« Demandez et vous recevrez. »

Nous nous plaignons à Dieu, nous grognons, nous nous excusons et nous sommes parfois indifférents, mais nous demandons bien rarement. Notre Seigneur nous dit de ressembler aux petits enfants. Ils n’ont pas peur de demander, ceux-là. Demander vraiment, c’est reconnaître qu’on ne peut rien par soi-même. Il y a bien peu de gens qui ont ce courage. Il s’agit de nous effacer devant Jésus-Christ, de lui laisser le champ libre. Quand nous ne savons plus où donner de la tête, il ne nous reste plus que la prière. Ce n’est pas une lâcheté, c’est la seule manière d’entrer en contact avec la réalité véritable. Allez à Dieu, dépouillé de votre suffisance, et comptez sur Lui.

Il n’est pas tout à fait exact de dire que la prière change le cours des événements. Elle me change, moi, et moi je change le cours des événements.


samedi 26 août 2017

In memoriam Pierrette Guilbert Haloburdo.



Pierrette Guilbert Haloburdo
1952 - 2017


C'est avec une grande tristesse que nous apprenons ce matin, le décès prématuré, à l'âge de 65 ans, de Pierrette Guilbert Haloburdo, en Caroline du Nord (Etats Unis), après une courte maladie.

Pierrette a retrouvé au Paradis sa Maman Suzanne, disparue il y a déjà 4 mois.

Pierrette était la soeur de notre ami, Monseigneur Jacques-Jean Guilbert, évêque de la Province de Québec (Canada) de l'Eglise Catholique, tradition d'Utrecht.

Nous voulons penser à son époux, Mark, avec qui elle était mariée depuis 46 longues années.

A toute la famille éprouvée par cette terrible épreuve, nous voulons exprimer tout notre soutien et notre sympathie.

La Messe de ce Dimanche matin sera dédiée, dans la Prière Universelle, à Pierrette et à sa famille.


Rt Rev. Serge Burglé.



vendredi 25 août 2017

Sommes-nous vraiment en paix ?


Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. (St Jean 14 :27).

Nous pouvons à certains moments nous croire en paix, souvent par pure ignorance des maux qui nous environnent. Mais, quand nous avons pris contact avec la vie réelle, alors la paix intérieure est impossible pour nous, si nous ne la recevons pas directement du Seigneur Jésus. Quand notre Seigneur nous parle de paix, elle se réalise immédiatement pour nous, car ses paroles sont « esprit et vie ». Ai-je reçu de Jésus ce calme parfait que lui seul peut donner ? Je vous donne ma paix. C’est une paix qui vient en nous lorsque nous regardons son visage et que nous sommes illuminés par sa sérénité.

Êtes-vous en ce moment douloureusement troublé ? Êtes-vous ballotté sur les flots dans la tourmente ? Ou bien, vous sentez-vous au milieu d’un désert aride, où vous grattez le sol et où vous retournez les rochers sans pouvoir découvrir la moindre petite source ?

De toute manière, vous êtes altéré de paix, de joie et de réconfort. Regardez au Seigneur Jésus et recevez de lui sa paix sereine. La preuve que vous êtes à Dieu, c’est justement que vous pouvez librement regarder à Jésus. Quand on n’est pas à Dieu, on ne peut regarder qu’à soi-même.

En ce moment même, regardez-vous à Jésus, regardez-vous à la Croix pour qu’il vous éclaire et vous dirige dans chaque difficulté qui se présente ? Il vous donnera sa paix, qui rayonnera de vous sur les autres. Si, au contraire, vous vous tracassez et vous vous laissez aller à l’inquiétude, vous annulez l’influence de Jésus, et vous faites tout ce qu’il faut pour être malheureux.

Regardez à Jésus et vos perplexités s’évanouiront devant sa sereine simplicité. « Que votre coeur ne se trouble point ».



jeudi 24 août 2017

Une véritable amitié.


Je vous ai appelé mes amis. (Saint Jean 15 :15).

Pour connaître la joie du sacrifice, il faut absolument que notre abandon soit complet. Renoncer entièrement à soi-même, comme c’est difficile... « Oui, je renoncerai, pourvu que… oui, je vois bien après tout qu’il me faut consacrer ma vie à Dieu. ». II ne peut pas y avoir la moindre joie dans un renoncement incomplet.

Mais, dès que l’abandon est véritable, le Saint-Esprit nous ouvre la joie de Jésus. Le sacrifice de nous-mêmes doit aboutir à donner notre vie entière pour notre grand Ami. Quand le Saint-Esprit nous remplit le cœur, notre désir ardent est de donner notre vie pour Jésus. L’idée de sacrifice ne nous vient pas à la pensée, parce que l’amour qu’allume en nous le Saint-Esprit se donne tout entier sans le moindre effort.

Notre Seigneur est le parfait modèle d’une vie qui se donne tout entière : « Je prends plaisir, ô Dieu, à faire ta volonté. » Il a marché, avec une joie radieuse, sur la route du sacrifice total. Suis-je vraiment Soumis en tout à Jésus-Christ ? Si Jésus n’est pas mon étoile polaire, mon sacrifice ne servira de rien. Mais, si j’ai les yeux toujours fixés sur lui, lentement et sûrement, je suis transformé à son image.

II ne faut pas que vos inclinations naturelles viennent paralyser votre amour. Cela se voit même dans le domaine de l’amour humain, où certaines inclinations peuvent tuer l’amour. L’enfant de Dieu ne doit avoir d’inclination véritable que pour Jésus-Christ. L’amour pour Dieu n’est pas un simple caprice du cœur. Aimer Dieu comme Dieu nous aime, c’est agir. Rien n'est plus pratique.

« Je vous ai appelé mes amis. » C'est une amitié merveilleuse, qui n’a rien à faire avec notre ancienne vie. C'est une amitié sereine et humble, pure devant Dieu.



mercredi 23 août 2017

Du pain ou des pierres.


Voyons. Lequel d’entre vous, si son fils venait à lui demander du pain, songerait à lui donner une pierre ? (St Matthieu 7 :9).

Notre Seigneur compare ici l’homme qui prie à un enfant normal qui fait une demande normale. L’enfant de Dieu n’est-il pas assuré d’avoir l’oreille de son Père ? Si Dieu ne vous exauce pas tout de suite, ne croyez pas qu’il ne veut pas le faire et ne vous laissez pas aller au découragement, mais consultez votre boussole. Êtes-vous en un rapport normal avec votre mari, avec votre femme, avec vos parents, avec vos enfants, avec vos camarades ? «Certes, Seigneur, dites-vous, je me suis laissé aller à la mauvaise humeur, mais j’ai tant besoin de réconfort spirituel." Vous ne l’obtiendrez pas tant que vous n’aurez pas rétabli en vous l’état normal.

Nous mêlons quelque révolte à notre adoration. Nous discutons, nous avons l’audace de discuter avec Dieu les conditions de notre abandon. Nous ne voulons pas regarder notre boussole. M’est-il arrivé de demander à Dieu de m’envoyer de l’argent pour acheter quelque chose dont j’ai envie, alors qu’il y a une dette que je n’ai pas payée ? Ai-je demandé à Dieu de m’accorder plus de liberté, alors que je prive de sa liberté quelqu’un de ma famille ? Je n’ai pas pardonné à telle personne. J’ai oublié le commandement de Jésus : « Tout ce que vous désirez que les autres fassent à votre égard, faites-le pareillement pour eux. »

Je ne suis enfant de Dieu que grâce à la nouvelle naissance. Je ne suis enfant de Dieu que tant que je marche dans la lumière. La prière chez la plupart d’entre nous devient du patois de Canaan, une sorte de vague excitation mystique ou émotionnelle. Notre vie spirituelle est une fabrique de brouillards. Si nous regardons la boussole, nous verrons ce qui n’est pas en règle : telle dette, telle amitié, telle inclination. La prière ne sert à rien, si nous ne vivons pas en enfants de Dieu.




mardi 22 août 2017

Priez dans sa chambre....


Toi, quand tu pries, entre seul dans ta chambre, comme fit Élisée, ferme bien ta porte et alors prie ton Pare qui est là, avec toi, dans ta solitude cachée. (St Matthieu 6 :6).

Jésus n’a pas dit : « Rêve au sujet de ton Père céleste, dans ta solitude cachée », mais bien, « Prie ton Père… ».

La prière véritable suppose un grand effort de volonté. Une fois dans notre chambre, une fois la porte fermée, le plus difficile, c’est de prier. Notre pensée ne se laisse pas discipliner. Ce qui fait d’abord obstacle à la prière, c’est la sarabande échevelée de toutes nos idées vagabondes. C’est là qu’il faut lutter avec énergie, pour balayer toute cette rêvasserie, pour concentrer toute notre pensée et pour prier enfin de toute notre volonté.

Il nous est bon d’avoir un endroit à nous pour nous recueillir. Mais dès que nous y sommes, toutes sortes de pensées importunes nous assaillent comme des mouches. « Il faut faire ceci… il faut faire cela… ». Jésus nous dit : « Ferme bien ta porte. »

Cela veut dire avant tout : « Ferme ta pensée à toutes ces mouches vagabondes, et ne pense plus qu’à Dieu. » Dieu est là, présent dans notre solitude, et Il nous voit, non pas comme nous nous voyons nous-mêmes, ni comme les autres nous voient, mais tels que nous sommes. Dans ce sanctuaire intérieur, nous ne pouvons plus douter de Dieu, il devient pour nous la certitude suprême. C’est là, et là seulement, nous dit Jésus, que nous rencontrons notre Père céleste. A peine entrés, nous voyons qu’Il est là. Apprenez à lui apporter toutes vos préoccupations. En vous réveillant le matin, laissez Dieu entrer en vous ; votre journée en dépend. Priez votre Père qui est là, dans votre solitude cachée, et tous vos actes. Toutes vos paroles porteront aux autres la présence de Dieu.



lundi 21 août 2017

Le baptême du Saint Esprit.

Pour moi, je vous donne un baptême d’eau… mais Lui vous donnera un baptême d’Esprit Saint et de feu. (St Matthieu 3 :11).

Y a-t-il eu un moment dans ma vie où j’ai pu dire : « Pour moi.., mais Lui… ? » Il le faut pourtant pour que je puisse comprendre ce qu’est le baptême du Saint-Esprit.

« Pour moi… », je suis au bout de mes capacités, je suis devant l’impossible. « Mais Lui… », il entre en scène à ce moment et il fait ce que Lui seul peut faire. Suis-je prêt pour sa venue ? Jésus ne peut pas venir si je n’ai pas déblayé le chemin devant lui, si je n’ai pas mis de côté tout ce qui est en moi, le bien comme le mal, le mal comme le bien. Suis-je prêt à le laisser projeter la lumière sur tous mes péchés ? C’est là justement qu’il vient à moi. Là où je me reconnais coupable, il se donne à moi. Là où je me crois sans reproche, il s’éloigne.

La repentance n’amène pas tant la conviction du péché que le sentiment d’une incroyable indignité. Quand je me repens, je sens que je ne suis capable de rien de bon ; je ne suis même pas digne de Lui porter ses sandales. Me suis-je vraiment repenti de cette façon ? Ou subsiste-t-il en moi comme une vague idée que je puis être bon à quelque chose ? Tant que ma repentance n’est pas radicale, Dieu ne peut pas entrer dans ma vie.

« Mais Lui vous donnera un baptême d’Esprit Saint et de feu. » L'Apôtre ne parle pas d’une expérience ou d’une impression que nous éprouverions, mais d’une action de Jésus-Christ : « Lui vous donnera… ». La seule impression consciente de ceux qui reçoivent le baptême du Saint-Esprit, c’est celle de leur absolue indignité.

« Pour moi… », j’étais ce que j’étais, bon à rien. « Mais Lui… » est venu, et le miracle s’est produit. Laissez-le seulement agir en vous.



samedi 19 août 2017

Du repos.


Je vous donnerai du repos. (St Matthieu 11 :28).

Chaque fois que quelque chose vient affaiblir votre communion avec Jésus-Christ, tournez-vous aussitôt vers lui, et demandez-lui de vous donner sa sérénité. Ne tolérez pas que quoi que ce soit en vous trouble cette paix. Traitez tout élément de discorde qui s’insinue entre Jésus et vous, comme une chose à combattre et non à supporter. Demandez au Seigneur de mettre sa nature en vous, et votre propre nature disparaîtra. Il sera tout en vous. La préoccupation de soi engendre insensiblement la pitié pour soi-même qui vient de Satan. « On ne me comprend pas... Sur ce point-là, on me doit des excuses... Il faut que ce soit tiré au clair... » Laissez donc les autres tranquilles, et demandez au Seigneur de mettre en vous la nature du Christ. Il vous soutiendra jusqu’à ce que vous soyez rempli de sa plénitude.

La vie chrétienne parfaite est celle de l’enfant. Quand je me préoccupe trop de ce qui se passe en moi, cela va mal. C’est le malade qui connaît la valeur de la santé. L’enfant de Dieu ne se préoccupe pas de savoir ce qu’est la volonté de Dieu, car il est lui-même dans la volonté de Dieu. Quand nous nous écartons si peu que ce soit de la volonté de Dieu, nous nous mettons à lui dire : « Quelle est ta volonté ? ». Un enfant de Dieu ne prie pas pour que Dieu lui démontre qu’il répond à la prière. Il est sans inquiétude, sachant que Dieu répond toujours.

En essayant de combattre notre égoïsme par les méthodes dictées par le bon sens, nous le développons au contraire. Jésus dit : « Venez à moi, et je vous donnerai du repos ». La nature de Christ prendra la place de notre propre nature. Partout où Jésus passe, il apporte le repos. Le repos d’une activité parfaite, d’où tout amour de soi-même est absent.




vendredi 18 août 2017

Se préoccuper de Dieu.

Venez à moi....

Dieu veut que notre vie ait pour centre Jésus-Christ. Mais, nous subissons, par moments, des pressions extérieures, et nous retombons alors dans l’introspection, dont nous pensions être délivrés. Cette préoccupation de nous-mêmes est la première chose qui vient troubler la plénitude de notre vie en Dieu et elle provoque une lutte continuelle. La préoccupation de nous-mêmes n’est pas un péché. Elle peut résulter d’un tempérament nerveux ou d'un choc inopiné de circonstances nouvelles. La volonté de Dieu, c’est que nous soyons parfaits en lui. Tout ce qui trouble notre sérénité doit être corrigé, et le remède n’est pas d’ignorer le mal, mais d’aller à Jésus. Si nous allons à lui, et que nous lui demandons de remplacer en nous la préoccupation de nous-mêmes par la recherche de sa présence, il le fera jusqu’à ce que nous ayons appris à demeurer en lui .

Ne consentez jamais à ce que votre vie en Christ ne soit diminuée ou partagée, sans y porter remède. Ne laissez rien venir entre le Christ et vous, ni vos amis, ni vos circonstances. Ne laissez rien perdre, rien échapper de votre communion directe avec lui. Vous risqueriez de retomber dans la préoccupation de vous-même. Rien n’est plus important que de rester honnête avec soi-même dans le domaine spirituel.

Le remède souverain est tout simple : « Venez à moi ! ». Notre vraie valeur, sur le plan intellectuel, moral et spirituel, est révélée par ces quelques mots. Si quelque chose en nous n’est pas vrai, nous sommes tentés de discuter plutôt que d’aller simplement à Jésus.




jeudi 17 août 2017

Se dépouiller..

Lorsqu’il entendit ces paroles, il devint tout triste, car il était très riche. (St Luc 18 :23).

Le jeune homme riche s’en alla muet de tristesse. Il n’avait rien à dire. Ce que Jésus lui avait dit était clair ; aucun doute possible. Cela produisit en lui une tristesse si grande qu’il était sans paroles. Êtes-vous jamais passé par là ? Dieu vous a-t-il parlé sévèrement au sujet de ce qui fait votre richesse : vos facultés, vos dons naturels, une amitié personnelle, une affection ? Avez-vous été muet de tristesse ? Le Seigneur ne vous pressera pas, ne plaidera pas sa cause, mais à chaque occasion, il vous répétera simplement : « Si tu veux vraiment venir, tu connais les conditions. »

« Vends tout ce que tu as.... » Dépouillez-vous moralement devant Dieu de tous vos biens, et cela fait, tel que vous êtes donnez-vous à Dieu. Il faut pour cela livrer combat à soi-même, pour soumettre notre volonté à celle de Dieu. Êtes-vous plus attaché à votre propre idée des exigences de Jésus, qu’à lui-même ? Une telle disposition intérieure obligera Jésus à vous adresser une parole dure, qui produira en vous une grande tristesse. Ce que Jésus dit est pénible et ne peut être facilement accepté sauf par ceux qui ont reçu sa nature. N’atténuez jamais la sévérité d’une parole de Jésus.

Je peux mettre ma richesse en bien des sentiments divers : dans l’orgueil d’être pauvre, de n’être rien, ou bien d’être quelqu’un. Chacune de ces fausses richesses m’empêchera d’être le disciple de Jésus. Il faut que je me dépouille de tout, même de l’orgueil du dépouillement. Le découragement n’est qu’un égoïsme déçu. La fierté de me dévouer pour Jésus peut être une forme d’égoïsme.




mercredi 16 août 2017

"Viens et suis moi !".


Il te manque encore une chose; vends tout ce que tu as…, puis viens et suis-moi. (St Luc 18 :22).

« Lorsque le jeune homme riche entendit ces paroles… ». Avez-vous jamais entendu le Maître prononcer une parole dure ? Si vous répondez non, je me demande si vous l’avez jamais entendu dire quoi que ce soit. Jésus-Christ nous dit beaucoup de choses que nous entendons, sans les écouter vraiment. Quand nous y prêtons attention, ses paroles sont étonnamment dures.

Jésus ne semble pas avoir, le moins du monde, pressé cet homme de faire ce qu’il lui avait dit. Il n’a pas essayé de le garder près de lui. Il lui a simplement dit : « Vends tout ce que tu as, puis viens, et suis-moi ». Notre Seigneur ne supplie, ni ne cajole. Jamais il n’essaie de séduire. Il dit simplement les paroles les plus sévères que des oreilles humaines aient jamais entendues, puis s’en tient là.

Ai-je jamais entendu Jésus dire une parole dure ? M’a-t-il parlé, à moi personnellement, et l’ai-je écouté avec toute mon attention ? Non pas une parole que je puisse exposer à d’autres, mais quelque chose qui était bien pour moi ? Cet homme comprit ce que Jésus disait ; il l’entendit et en mesura la portée, et cela lui brisa le cœur. Il partit, non pas révolté, mais tout triste et entièrement découragé. Il était venu à Jésus plein d’ardeur, et la parole de Jésus le glaça. Sa piété enthousiaste céda au découragement. Et Jésus n’insista pas ; il le laissa partir. Le Seigneur sait parfaitement que, une fois que sa parole a été entendue, elle portera du fruit tôt ou tard. Il est dommage que plusieurs d’entre nous empêchent le fruit de mûrir. Mais, si nous revenons à l’obéissance, Jésus ne nous fera aucun reproche.




mardi 15 août 2017

Dieu nous connait.

Il appelle par leur nom les brebis. . . (St Jean 10 :3).

Jésus me connaît-il, même quand je me suis lamentablement mépris sur son compte ? (Jean 20, v. 17).

Il est possible de connaître à fond toute la doctrine chrétienne, et cependant de ne pas connaître Jésus. Notre âme est en danger lorsque la doctrine prend le pas sur notre intime contact avec Jésus. Pourquoi Marie de Magdala pleurait-elle ? Elle ne savait rien de la doctrine. N’importe quel Pharisien aurait pu aisément se moquer d’elle sur ce point, mais il n’aurait pu ébranler cette certitude : Jésus avait chassé d’elle sept démons. Cependant ce bienfait n’était rien auprès de sa personne-même. Marie vit Jésus debout, près d’elle, mais elle ne savait pas que c’était Lui. Dès qu’elle entendit sa voix, elle sut qu’elle avait déjà rencontré celui qui parlait, et elle cria : « Maître ! ».

Jésus me connaît-il, même quand je me suis entêté à douter ? (St Jean 20 :27). Ai-je eu des doutes sur un point particulier de l’action de Jésus ? Une expérience dont d’autres auraient rendu témoignage, mais que je n’ai pas faite moi-même ? Les autres disciples dirent à Thomas qu’ils avaient vu Jésus, mais il persista dans le doute : « Si je ne vois… je ne croirai pas » (St Jean 20 :25). Thomas eut besoin de voir Jésus de ses yeux, de le toucher. Jésus accorde parfois ce contact précieux, mais nous ne pouvons le savoir d’avance. Lorsque cette expérience se produit, nous nous écrions « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».

Jésus me connaît-il, même quand je l’ai égoïstement renié ? (St Jean 21 : 15-17). Pierre avait renié Jésus avec des serments et des imprécations. Cependant, après la résurrection, Jésus apparut à Pierre, seul. Il lui pardonna, d’abord en particulier, puis devant les autres. « Seigneur, tu sais que je t’aime ! ».

Est-ce que je connais personnellement Jésus-Christ ? Ce qui caractérise le vrai disciple est une connaissance du Christ que rien ne peut ébranler.



dimanche 13 août 2017

La lutte pour la sanctification.


Ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. (Hébreux 12 :5).

Rien n’est plus facile que d’éteindre l’Esprit. Nous le faisons en méprisant le châtiment du Seigneur, en perdant courage quand il nous reprend. Si nous n’avons qu’une expérience superficielle de la sanctification, nous prenons l’apparence pour la réalité. Et quand l’Esprit de Dieu commence à nous avertir, nous nous disons que cela doit venir du diable.

N’éteignez pas l’Esprit, et ne le méprisez pas quand il vous dit de cesser à être aveugle sur ce point. Nous ne sommes pas aussi avancé que tu le croyons. Jusqu’ici, il ne m’a pas été possible de te nous révéler, mais nous le faisons maintenant. Quand le Seigneur vous corrige ainsi, soumettez-vous à lui docilement. Laissez-le rétablir entre vous et lui des relations normales.
« Ne perds pas courage quand il te reprend. »

Nous nous mettons à bouder Dieu, et nous disons : « Ce n’est pas ma faute. J’ai prié, et les choses ont mal tourné ; je vais tout abandonner. » Réfléchissez à ce qui arriverait si nous parlions ainsi, dans n’importe quel autre domaine de la vie....

Suis-je prêt à laisser Dieu me saisir par sa puissance, et faire en moi une œuvre digne de Lui ? La sanctification n’est pas ce que je veux que Dieu fasse pour moi, mais bien ce que Dieu veut faire pour moi selon sa propre pensée. Il faut qu’il amène mon âme et mon esprit à une soumission telle que, coûte que coûte, je le laisserai libre de me sanctifier totalement.



samedi 12 août 2017

N'éteignez pas l'Esprit.


N’éteignez pas l’Esprit. (1 Thessaloniciens 5 :19).

La voix de l’ Esprit est aussi douce que la brise, et si légère qu’on ne peut la percevoir que si l’on vit en communion parfaite avec Dieu. Les avertissements de l’ Esprit nous parviennent avec la plus extraordinaire douceur et, si nous ne sommes pas assez attentifs pour discerner sa voix, nous ne l’entendrons pas. Notre vie spirituelle se dégradera. Ces avertissements nous parviennent toujours comme un doux murmure, si doux que seul l’Enfant de Dieu peut le percevoir.

Si en rendant votre témoignage, comme cela se fait fréquemment dans les églises évangéliques, vous revenez toujours sur le passé en disant : « Tel jour, il y a bien des années, j’ai été sauvé », alors prenez garde. En effet, en marchant dans la lumière de Dieu, vous n’avez nul besoin de revenir en arrière. Vous vivez maintenant une merveilleuse communion avec Dieu. Mais, si vous n’êtes plus dans la lumière de Dieu, vous devenez un chrétien romantique vivant de souvenirs et votre témoignage rend un son dur et métallique. La solution n'est pas d'essayer de camoufler par le souvenir d’expériences passées et un refus actuel de marcher dans la lumière. Quand l’Esprit vous avertit, arrêtez-vous et redressez ce qui est tortueux ; sinon, inconsciemment vous l’attristeriez.

Si Dieu vous fait passer par une épreuve et que vous avez presque remporté la victoire, mais pas pleinement, il vous soumettra alors à une nouvelle épreuve, mais il parlera moins fort que la première fois. Vous sentirez moins vivement la présence de Dieu et l’humiliation de ne pas lui avoir obéi sera plus grande. En continuant à attrister ainsi l’Esprit, le moment viendra où l’épreuve cessera parce que vous aurez attristé et éloigné l’Esprit. Mais, si vous triomphez de l’épreuve, l’heure viendra où vous pourrez louer Dieu pour ce que vous vivez. N’ayez aucune pitié pour ce qui déplaît à Dieu. Laissez Dieu vous en débarrasser, même si vous devez en souffrir.



jeudi 10 août 2017

Avancez malgré tout.

Élisée ne vit plus Élie. (2 Rois 2 :12).

Vous avez le droit de vous appuyer sur Élie, celui que Dieu vous a donné pour vous guider, mais n’oubliez pas que le jour viendra où il vous sera enlevé. Vous vous dites : « Mais je ne peux pas poursuivre ma route sans Élie », pourtant Dieu veut vous apprendre à avancer sans lui.

Élisée est seul pour passer le Jourdain (v. 14), symbole de la séparation. Vous avez vous aussi à traverser tout seul votre Jourdain, sans soutien, sans personne qui peut prendre cette responsabilité à votre place. Il vous faut maintenant mettre en pratique ce que vous avez appris. Il ne sert à rien de croire qu’on n’y arrivera pas. Vous êtes confronté à une nouvelle expérience et vous devez y faire face. Vous appuyant sur Dieu, il vous faut franchir votre Jourdain seul.

Élisée est seul à Jéricho (v. 15), où Élie avait fait de grandes choses. Vous craignez de prendre une initiative hardie et de mettre Dieu à l’épreuve. Mais, si vous restez fidèle à ce que vous avez appris avec Élie, Dieu vous accordera un signe de sa présence.

Élisée est seul à Béthel (v. 23). Là, vous non plus ne saurez que faire, ce sera la fin de votre sagesse, car c’est la sagesse de Dieu qui interviendra. Au moment où vous êtes sur le point de désespérer, où vous vous sentez complètement à bout, tenez ferme et, demeurez fidèle à Dieu et sa vérité triomphant en vous fera de votre vie une source de bénédiction. Mettez en pratique ce que « votre Élie » vous a enseigné, mais ne cherchez plus son secours. Servez-vous de son manteau et priez. Prenez la résolution de vous confier en Dieu seul.



mercredi 9 août 2017

La souffrance, pourquoi ?


Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. (1 Pierre 4 :19).

Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même. Comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s’immiscer dans la vie d’un autre chrétien pour interrompre la discipline de la souffrance.

Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s’apitoient sur nous ; ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant, ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s’il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : « Dieu me traite durement. » C’est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16, v. 23).

Ne calomnions pas Dieu ; il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu’on s’apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son cœur. Il ne cherchait de sympathie qu’auprès de son Père et des anges du ciel (St Luc 15, v.10).

Remarquez que Dieu semble parfois traiter de façon surprenante ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous dirons que Dieu nous veut ici parce que nous y sommes tellement utiles. Mais, Dieu place ses serviteurs là où ils pourront le glorifier et nous n’avons pas à en juger nous-mêmes. Il sait ce qu’il fait.




mardi 8 août 2017

Nous prions... Dieu écoute.


Père, je te rends grâce de ce que tu m ‘as exaucé ! (St Jean 11 :41).

Quand le Fils de Dieu prie, sa pensée ne fait qu’un avec celle de son Père. Dieu entend toujours les prières de son Fils, et, si son Fils est vivant en moi, le Père exaucera aussi les miennes. Je dois veiller à ce que le Fils de Dieu puisse se manifester dans mon corps mortel. « Votre corps est le temple du Saint-Esprit », la « Bethléem » où naît le Fils de Dieu. Le Seigneur peut-il vraiment faire en moi ce qu’il désire ? L’absolue simplicité de la vie du Fils de Dieu peut-elle se manifester comme pendant sa vie terrestre ? Quand je suis confronté aux difficultés de la vie, puis-je m’appuyer sur la prière du Fils éternel parlant à son Père ?

« En ce jour-là, vous demanderez en mon nom… », dit Jésus. De quel jour s’agit-il ? Du jour où le Saint-Esprit est venu en moi et m’a fait réellement un avec mon Seigneur .
Le Seigneur Jésus-Christ peut-il être parfaitement satisfait de votre vie, ou paradez-vous votre spiritualité ?

Que dans votre vie spirituelle, ce qu’on appelle « le bon sens » ne mette jamais le Fils de Dieu à l’écart. Le bon sens est un don de Dieu qui fait partie de la nature humaine, mais ce n’est pas le don de son Fils. Jésus nous donne une intuition surnaturelle. Ne faites pas une idole de votre bon sens. Il ne vous permettra jamais de comprendre le Père. Vos facultés naturelles sont incapables de connaître et d’adorer Dieu, tant qu’elles n’ont pas été transfigurées par la présence du Fils de Dieu. Notre corps mortel doit être tenu à tout instant dans une parfaite soumission à Jésus, afin qu’il puisse agir à travers nous. 

Sommes-nous soumis à Jésus-Christ pour que « sa vie se manifeste dans notre chair mortelle » ?


lundi 7 août 2017

Prier le Père.


Le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. (St Luc 1 :5).

Comme Jésus naquit de la vierge Marie, il doit naître en chacun de nous, pour manifester en nous sa sainte innocence, sa simplicité et sa communion avec le Père. C’est Dieu qui fait naître en moi son Fils. Étant devenu enfant de Dieu, j’ai le droit de regarder mon Père « en face ». Je réponds toujours aux objections de mon propre bon sens : « Pourquoi voulez-vous me détourner de ce privilège ? Ne savez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon Père ? ». Quelles que soient les circonstances, le saint, l’innocent, l’éternel Enfant divin doit rester en communion avec son Père.

Ai-je assez de simplicité pour m’identifier ainsi avec le Seigneur ? Poursuit-il en moi son œuvre merveilleuse ? Dieu peut-il voir son Fils formé en moi ? Tout autour de nous, dans notre monde d’aujourd’hui, une clameur s’élève : « A mort le Fils de Dieu ! ». Il n’y a plus de place pour lui, plus aucune possibilité de tranquille communion avec le Père.

Le Fils de Dieu prie-t-il en moi, ou bien est-ce moi qui prétends Le diriger ? Peut-il accomplir son ministère en moi comme il le faisait aux jours de sa vie terrestre ? Les souffrances du Fils de Dieu qui est en moi atteignent-elles le but qu’il avait en vue ? Plus on connaît la vie intime des chrétiens, plus on se rend compte de ce que Dieu attend de nous : « Compléter ce qui manque aux souffrances de Christ. ».



Mariage d'Alberto et de Françoise.



La grande famille d'Alberto et Françoise après la cérémonie



En route pour la Chapelle



La bénédiction des bikers et des rutilantes motos par le Right Rev. Burglé


Samedi 29 juillet dernier, nous nous sommes retrouvés au Domaine de la Rose d'Argence à Fourques (Gard) afin de célébrer le mariage de Françoise et d'Alberto Camaione.

Après la cérémonie civile à la Mairie de Beaucaire, notre Recteur n'a pas hésité à enfourcher une Harley Davidson conduite par le valeureux John, pour aller sur les lieux de la cérémonie religieuse.

Après des textes soigneusement choisis, les enfants de Françoise et Alberto ont lu à leur parents un texte émouvant où ils ont exprimé tout leur amour. S'appuyant sur un texte de l'Evangile de Saint Matthieu, lors de l'homélie, le célébrant a souligné combien chacune et chacun, sur cette terre, peut se révéler "être le sel de la terre et la lumière du monde".

Après la cérémonie, Le Right Reverend Burglé a dit une fervente prière pour les motards. La bénédiction des bikers et de leurs belles Harley Davidson a clôturé cette merveilleuse journée pleine d'émotion.

Les convives se sont ensuite retrouvés pour faire la fête.

Nous tenons à remercier, du fond du coeur, Alberto et Françoise pour ces grands moments de partages humains et spirituels.

Puisse le Seigneur les accompagner encore de très longues années.




dimanche 6 août 2017

Dans la maison de mon Père.


Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? (St Luc 2 :49).

L’enfance du Seigneur ne fut pas un « âge mûr » prématuré, car elle est un état éternel. Suis-je un enfant de Dieu, innocent et saint, comme mon Seigneur et Sauveur ? Est-ce que je me considère comme vivant dans la maison du Père ? Est-ce que le Fils de Dieu vit en moi comme dans la maison de son Père ?

Dieu est la réalité permanente, et chaque moment de la vie m’apporte ses ordres. Suis-je toujours en contact avec la réalité divine, ou bien est-ce que je prie seulement quand les choses vont mal ? J’ai à m’identifier au Seigneur dans une sainte communion, une communion dont plusieurs n’ont aucune idée. « Je dois m’occuper des affaires de mon Père » – et vivre maintenant, dans sa maison.

Appliquez cet enseignement à vos circonstances personnelles. Votre vie est-elle un reflet de la vie du Seigneur, au point que vous soyez simplement un enfant de Dieu, parlant librement et continuellement à son Père, et convaincu que tout ce qui vous arrive vient de lui ? Le Fils éternel habite-t-il en vous comme dans la maison du Père ? Sa grâce rayonne-t-elle à travers vous, sur votre famille, sur votre travail, sur votre entourage ? Avez-vous été surpris par les circonstances que vous traversez ? Ne vous en inquiétez pas. Cela fait partie de l’œuvre que le Fils de Dieu veut faire en vous, pour votre sanctification. Laissez-le faire et restez seulement en communion parfaite avec Lui.

La vie de votre Seigneur doit devenir votre vie. Il faut qu’il vive et agisse en vous comme il agissait et vivait au milieu des hommes.



samedi 5 août 2017

La réponse à la prière.


En ce jour-là, vous demanderez en mon nom. (St Jean 16 :26)

Nous avons beaucoup trop l’habitude de considérer la croix comme une épreuve dont nous devons triompher, mais nous ne pouvons en triompher que si nous l’acceptons. La croix ne signifie pour nous que l’identification totale et absolue avec le Seigneur Jésus-Christ. Cette union se réalise avant tout dans la prière.

Votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Alors, pourquoi demander ? C’est que la prière ne doit pas avoir pour but d’obtenir de Dieu des exaucements. La prière est la parfaite et complète communion avec lui. Si nous prions pour être exaucés, nous risquons de nous irriter contre Dieu. Il nous répond toujours, mais pas toujours comme nous l’attendons, et dans nos moments d’irritation spirituelle, nous refusons d’être unis à Lui dans la prière. Nous ne sommes pas appelés à démontrer que Dieu exauce la prière, mais à être de vivants témoins de la grâce de Dieu .

« Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime ». Êtes-vous parvenu à un tel degré d’intimité avec Dieu que votre vie de prière ne fait qu’un avec celle de Jésus ? En « ce jour-là », sa vie sera devenue votre vie.

Quand il vous semble que Dieu ne répond pas à votre prière, n’essayez pas d’en accuser quelqu’un d’autre que vous. C’est là un piège de Satan. Vous découvrirez qu’il y a une raison, et ce sera une profonde leçon pour vous, et non pour qui que ce soit d’autre.



vendredi 4 août 2017

Un appel incompréhensible.


Jésus prit les Douze auprès de lui et leur dit : « Tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. ». Mais ils ne comprirent rien à cela. (St Luc 18 :31-34).

Dieu appela Jésus-Christ pour le faire aboutir, semble-t-il, à la faillite totale. Jésus appelle ses disciples pour le voir mis à mort et cela leur brisera le cœur. La vie de Jésus-Christ fut, au point de vue humain, certainement un désastre, mais un immense triomphe aux yeux de Dieu. Ses desseins ne sont pas nos desseins.

L’appel déconcertant de Dieu se fait aussi entendre dans nos vies. Cet appel ne peut être formulé explicitement. Il va de soi. Il est comme l’appel de la mer que personne n’entend, sauf celui qui est né marin. On ne peut pas définir clairement l’appel de Dieu, car il nous appelle à être ses compagnons et pour un but connu de lui seul. Le signe que nous sommes appelés, c’est justement croire que Dieu sait ce qu’il fait. Ce qui nous arrive n’est jamais le fruit du hasard, mais correspond entièrement au plan de Dieu. Dieu travaille à réaliser ses desseins.

Si nous sommes vraiment en communion avec Lui et savons reconnaître qu’il nous introduit dans ses plans, nous ne cherchons plus à les deviner. A mesure que nous avançons dans la vie chrétienne, elle devient plus simple, parce que nous cessons de nous demander : « Pourquoi Dieu permet-il ceci ou cela ? ».

Toute la scène est dominée par la souveraineté de Dieu. Nos destinées sont dans sa main. Un chrétien est un homme qui se fie à l’intelligence et à la sagesse de Dieu, et non à la sienne. Si nous avons un plan personnel, il ruine la simplicité et la sérénité qui doivent caractériser l’enfant de Dieu.


jeudi 3 août 2017

Cheminer avec Dieu.


« Jésus prit les douze auprès de lui. » (St Luc 18 :31).

Comment Dieu ose-t-il se fier à nous ? « Il a manqué de sagesse en me choisissant, dites-vous, je n’ai aucune valeur ». C’est justement pour cela qu’il vous a choisi. Tant que vous croyez valoir quelque chose, Dieu ne peut pas vous employer, parce que vous avez des ambitions personnelles à poursuivre. Mais, si vous lui avez permis de vous débarrasser de toute votre suffisance, alors il peut vous prendre avec lui pour « aller à Jérusalem », et cela pour accomplir un dessein sur lequel il n’a pas à vous consulter.

Nous nous imaginons qu’un homme qui a des qualités naturelles fera, à cause de cela, un bon chrétien. Or, ce qui est important, ce ne sont pas nos dons, mais notre dénuement ; non ce que nous apportons, mais ce que Dieu met en nous. Nos vertus naturelles, notre force de caractère, notre savoir , notre expérience – tout cela ne compte pour rien. La seule chose qui compte, c’est que nous soyons saisis par la souveraine contrainte de Dieu, et faits par lui ses compagnons (voyez I Corinthiens 1 :26-30). Dieu prend pour compagnons des gens qui reconnaissent leur pauvreté. Il ne peut rien faire de celui qui se croit bon à quelque chose. Nous, chrétiens, ne sommes pas là pour nous occuper de nos propres affaires, mais de celles de Dieu. Nous ne savons pas où Dieu veut en venir, mais rien ne doit porter préjudice à notre relation avec Lui. Si quelque chose vient à l’altérer, il faut prendre le temps de tout remettre en ordre. L’essentiel dans notre vie spirituelle n’est pas le travail que nous faisons, mais notre relation avec Dieu et l’atmosphère qui en résulte. C’est la seule chose sur laquelle Dieu nous demande de veiller, et c’est bien celle qui est la plus négligée.


La véritable volonté de Dieu.


« Voici, nous montons à Jérusalem. » (St Luc 18 :31).

Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus, le sommet de son obéissance à la volonté du Père. « . . . Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » C’était la pensée dominante du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient de ce but. « Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. »

La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c’est que nous aussi nous montons « à Jérusalem » , pour accomplir la volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l’homme ait des ambitions personnelles. Mais, le chrétien ne poursuit aucun but personnel. On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ, de se décider à être chrétien et de décider pour ceci ou cela. Mais, dans le Nouveau Testament, c’est la volonté souveraine de Dieu qui est mise au premier plan. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis… » (Jean 15 :16). Nous ne sommes pas appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n’avons aucune idée du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair. Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible parce que notre vue est trop courte pour voir ce qu’il a en vue.

Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées à nous sur le but que Dieu se propose. On pense qu'on est fait pour aller ici, ou pour aller là-bas. Dieu nous a appelé à telle œuvre précise et nous nous mettons en route, dans un élan émotionnel, souvent sans même réfléchir. Nous travaillons et, pendant ce temps, l’appel souverain de Dieu continue à se faire entendre. Le travail que nous faisons ne sert à rien. Il n’a pas plus de valeur qu’un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la volonté de Dieu.

« Il prit avec lui les Douze. » Il nous prend sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.