Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

jeudi 17 août 2017

Se dépouiller..

Lorsqu’il entendit ces paroles, il devint tout triste, car il était très riche. (St Luc 18 :23).

Le jeune homme riche s’en alla muet de tristesse. Il n’avait rien à dire. Ce que Jésus lui avait dit était clair ; aucun doute possible. Cela produisit en lui une tristesse si grande qu’il était sans paroles. Êtes-vous jamais passé par là ? Dieu vous a-t-il parlé sévèrement au sujet de ce qui fait votre richesse : vos facultés, vos dons naturels, une amitié personnelle, une affection ? Avez-vous été muet de tristesse ? Le Seigneur ne vous pressera pas, ne plaidera pas sa cause, mais à chaque occasion, il vous répétera simplement : « Si tu veux vraiment venir, tu connais les conditions. »

« Vends tout ce que tu as.... » Dépouillez-vous moralement devant Dieu de tous vos biens, et cela fait, tel que vous êtes donnez-vous à Dieu. Il faut pour cela livrer combat à soi-même, pour soumettre notre volonté à celle de Dieu. Êtes-vous plus attaché à votre propre idée des exigences de Jésus, qu’à lui-même ? Une telle disposition intérieure obligera Jésus à vous adresser une parole dure, qui produira en vous une grande tristesse. Ce que Jésus dit est pénible et ne peut être facilement accepté sauf par ceux qui ont reçu sa nature. N’atténuez jamais la sévérité d’une parole de Jésus.

Je peux mettre ma richesse en bien des sentiments divers : dans l’orgueil d’être pauvre, de n’être rien, ou bien d’être quelqu’un. Chacune de ces fausses richesses m’empêchera d’être le disciple de Jésus. Il faut que je me dépouille de tout, même de l’orgueil du dépouillement. Le découragement n’est qu’un égoïsme déçu. La fierté de me dévouer pour Jésus peut être une forme d’égoïsme.




mercredi 16 août 2017

"Viens et suis moi !".


Il te manque encore une chose; vends tout ce que tu as…, puis viens et suis-moi. (St Luc 18 :22).

« Lorsque le jeune homme riche entendit ces paroles… ». Avez-vous jamais entendu le Maître prononcer une parole dure ? Si vous répondez non, je me demande si vous l’avez jamais entendu dire quoi que ce soit. Jésus-Christ nous dit beaucoup de choses que nous entendons, sans les écouter vraiment. Quand nous y prêtons attention, ses paroles sont étonnamment dures.

Jésus ne semble pas avoir, le moins du monde, pressé cet homme de faire ce qu’il lui avait dit. Il n’a pas essayé de le garder près de lui. Il lui a simplement dit : « Vends tout ce que tu as, puis viens, et suis-moi ». Notre Seigneur ne supplie, ni ne cajole. Jamais il n’essaie de séduire. Il dit simplement les paroles les plus sévères que des oreilles humaines aient jamais entendues, puis s’en tient là.

Ai-je jamais entendu Jésus dire une parole dure ? M’a-t-il parlé, à moi personnellement, et l’ai-je écouté avec toute mon attention ? Non pas une parole que je puisse exposer à d’autres, mais quelque chose qui était bien pour moi ? Cet homme comprit ce que Jésus disait ; il l’entendit et en mesura la portée, et cela lui brisa le cœur. Il partit, non pas révolté, mais tout triste et entièrement découragé. Il était venu à Jésus plein d’ardeur, et la parole de Jésus le glaça. Sa piété enthousiaste céda au découragement. Et Jésus n’insista pas ; il le laissa partir. Le Seigneur sait parfaitement que, une fois que sa parole a été entendue, elle portera du fruit tôt ou tard. Il est dommage que plusieurs d’entre nous empêchent le fruit de mûrir. Mais, si nous revenons à l’obéissance, Jésus ne nous fera aucun reproche.




mardi 15 août 2017

Dieu nous connait.

Il appelle par leur nom les brebis. . . (St Jean 10 :3).

Jésus me connaît-il, même quand je me suis lamentablement mépris sur son compte ? (Jean 20, v. 17).

Il est possible de connaître à fond toute la doctrine chrétienne, et cependant de ne pas connaître Jésus. Notre âme est en danger lorsque la doctrine prend le pas sur notre intime contact avec Jésus. Pourquoi Marie de Magdala pleurait-elle ? Elle ne savait rien de la doctrine. N’importe quel Pharisien aurait pu aisément se moquer d’elle sur ce point, mais il n’aurait pu ébranler cette certitude : Jésus avait chassé d’elle sept démons. Cependant ce bienfait n’était rien auprès de sa personne-même. Marie vit Jésus debout, près d’elle, mais elle ne savait pas que c’était Lui. Dès qu’elle entendit sa voix, elle sut qu’elle avait déjà rencontré celui qui parlait, et elle cria : « Maître ! ».

Jésus me connaît-il, même quand je me suis entêté à douter ? (St Jean 20 :27). Ai-je eu des doutes sur un point particulier de l’action de Jésus ? Une expérience dont d’autres auraient rendu témoignage, mais que je n’ai pas faite moi-même ? Les autres disciples dirent à Thomas qu’ils avaient vu Jésus, mais il persista dans le doute : « Si je ne vois… je ne croirai pas » (St Jean 20 :25). Thomas eut besoin de voir Jésus de ses yeux, de le toucher. Jésus accorde parfois ce contact précieux, mais nous ne pouvons le savoir d’avance. Lorsque cette expérience se produit, nous nous écrions « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».

Jésus me connaît-il, même quand je l’ai égoïstement renié ? (St Jean 21 : 15-17). Pierre avait renié Jésus avec des serments et des imprécations. Cependant, après la résurrection, Jésus apparut à Pierre, seul. Il lui pardonna, d’abord en particulier, puis devant les autres. « Seigneur, tu sais que je t’aime ! ».

Est-ce que je connais personnellement Jésus-Christ ? Ce qui caractérise le vrai disciple est une connaissance du Christ que rien ne peut ébranler.



dimanche 13 août 2017

La lutte pour la sanctification.


Ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. (Hébreux 12 :5).

Rien n’est plus facile que d’éteindre l’Esprit. Nous le faisons en méprisant le châtiment du Seigneur, en perdant courage quand il nous reprend. Si nous n’avons qu’une expérience superficielle de la sanctification, nous prenons l’apparence pour la réalité. Et quand l’Esprit de Dieu commence à nous avertir, nous nous disons que cela doit venir du diable.

N’éteignez pas l’Esprit, et ne le méprisez pas quand il vous dit de cesser à être aveugle sur ce point. Nous ne sommes pas aussi avancé que tu le croyons. Jusqu’ici, il ne m’a pas été possible de te nous révéler, mais nous le faisons maintenant. Quand le Seigneur vous corrige ainsi, soumettez-vous à lui docilement. Laissez-le rétablir entre vous et lui des relations normales.
« Ne perds pas courage quand il te reprend. »

Nous nous mettons à bouder Dieu, et nous disons : « Ce n’est pas ma faute. J’ai prié, et les choses ont mal tourné ; je vais tout abandonner. » Réfléchissez à ce qui arriverait si nous parlions ainsi, dans n’importe quel autre domaine de la vie....

Suis-je prêt à laisser Dieu me saisir par sa puissance, et faire en moi une œuvre digne de Lui ? La sanctification n’est pas ce que je veux que Dieu fasse pour moi, mais bien ce que Dieu veut faire pour moi selon sa propre pensée. Il faut qu’il amène mon âme et mon esprit à une soumission telle que, coûte que coûte, je le laisserai libre de me sanctifier totalement.



samedi 12 août 2017

N'éteignez pas l'Esprit.


N’éteignez pas l’Esprit. (1 Thessaloniciens 5 :19).

La voix de l’ Esprit est aussi douce que la brise, et si légère qu’on ne peut la percevoir que si l’on vit en communion parfaite avec Dieu. Les avertissements de l’ Esprit nous parviennent avec la plus extraordinaire douceur et, si nous ne sommes pas assez attentifs pour discerner sa voix, nous ne l’entendrons pas. Notre vie spirituelle se dégradera. Ces avertissements nous parviennent toujours comme un doux murmure, si doux que seul l’Enfant de Dieu peut le percevoir.

Si en rendant votre témoignage, comme cela se fait fréquemment dans les églises évangéliques, vous revenez toujours sur le passé en disant : « Tel jour, il y a bien des années, j’ai été sauvé », alors prenez garde. En effet, en marchant dans la lumière de Dieu, vous n’avez nul besoin de revenir en arrière. Vous vivez maintenant une merveilleuse communion avec Dieu. Mais, si vous n’êtes plus dans la lumière de Dieu, vous devenez un chrétien romantique vivant de souvenirs et votre témoignage rend un son dur et métallique. La solution n'est pas d'essayer de camoufler par le souvenir d’expériences passées et un refus actuel de marcher dans la lumière. Quand l’Esprit vous avertit, arrêtez-vous et redressez ce qui est tortueux ; sinon, inconsciemment vous l’attristeriez.

Si Dieu vous fait passer par une épreuve et que vous avez presque remporté la victoire, mais pas pleinement, il vous soumettra alors à une nouvelle épreuve, mais il parlera moins fort que la première fois. Vous sentirez moins vivement la présence de Dieu et l’humiliation de ne pas lui avoir obéi sera plus grande. En continuant à attrister ainsi l’Esprit, le moment viendra où l’épreuve cessera parce que vous aurez attristé et éloigné l’Esprit. Mais, si vous triomphez de l’épreuve, l’heure viendra où vous pourrez louer Dieu pour ce que vous vivez. N’ayez aucune pitié pour ce qui déplaît à Dieu. Laissez Dieu vous en débarrasser, même si vous devez en souffrir.



jeudi 10 août 2017

Avancez malgré tout.

Élisée ne vit plus Élie. (2 Rois 2 :12).

Vous avez le droit de vous appuyer sur Élie, celui que Dieu vous a donné pour vous guider, mais n’oubliez pas que le jour viendra où il vous sera enlevé. Vous vous dites : « Mais je ne peux pas poursuivre ma route sans Élie », pourtant Dieu veut vous apprendre à avancer sans lui.

Élisée est seul pour passer le Jourdain (v. 14), symbole de la séparation. Vous avez vous aussi à traverser tout seul votre Jourdain, sans soutien, sans personne qui peut prendre cette responsabilité à votre place. Il vous faut maintenant mettre en pratique ce que vous avez appris. Il ne sert à rien de croire qu’on n’y arrivera pas. Vous êtes confronté à une nouvelle expérience et vous devez y faire face. Vous appuyant sur Dieu, il vous faut franchir votre Jourdain seul.

Élisée est seul à Jéricho (v. 15), où Élie avait fait de grandes choses. Vous craignez de prendre une initiative hardie et de mettre Dieu à l’épreuve. Mais, si vous restez fidèle à ce que vous avez appris avec Élie, Dieu vous accordera un signe de sa présence.

Élisée est seul à Béthel (v. 23). Là, vous non plus ne saurez que faire, ce sera la fin de votre sagesse, car c’est la sagesse de Dieu qui interviendra. Au moment où vous êtes sur le point de désespérer, où vous vous sentez complètement à bout, tenez ferme et, demeurez fidèle à Dieu et sa vérité triomphant en vous fera de votre vie une source de bénédiction. Mettez en pratique ce que « votre Élie » vous a enseigné, mais ne cherchez plus son secours. Servez-vous de son manteau et priez. Prenez la résolution de vous confier en Dieu seul.



mercredi 9 août 2017

La souffrance, pourquoi ?


Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. (1 Pierre 4 :19).

Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même. Comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s’immiscer dans la vie d’un autre chrétien pour interrompre la discipline de la souffrance.

Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s’apitoient sur nous ; ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant, ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s’il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : « Dieu me traite durement. » C’est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16, v. 23).

Ne calomnions pas Dieu ; il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu’on s’apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son cœur. Il ne cherchait de sympathie qu’auprès de son Père et des anges du ciel (St Luc 15, v.10).

Remarquez que Dieu semble parfois traiter de façon surprenante ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous dirons que Dieu nous veut ici parce que nous y sommes tellement utiles. Mais, Dieu place ses serviteurs là où ils pourront le glorifier et nous n’avons pas à en juger nous-mêmes. Il sait ce qu’il fait.




mardi 8 août 2017

Nous prions... Dieu écoute.


Père, je te rends grâce de ce que tu m ‘as exaucé ! (St Jean 11 :41).

Quand le Fils de Dieu prie, sa pensée ne fait qu’un avec celle de son Père. Dieu entend toujours les prières de son Fils, et, si son Fils est vivant en moi, le Père exaucera aussi les miennes. Je dois veiller à ce que le Fils de Dieu puisse se manifester dans mon corps mortel. « Votre corps est le temple du Saint-Esprit », la « Bethléem » où naît le Fils de Dieu. Le Seigneur peut-il vraiment faire en moi ce qu’il désire ? L’absolue simplicité de la vie du Fils de Dieu peut-elle se manifester comme pendant sa vie terrestre ? Quand je suis confronté aux difficultés de la vie, puis-je m’appuyer sur la prière du Fils éternel parlant à son Père ?

« En ce jour-là, vous demanderez en mon nom… », dit Jésus. De quel jour s’agit-il ? Du jour où le Saint-Esprit est venu en moi et m’a fait réellement un avec mon Seigneur .
Le Seigneur Jésus-Christ peut-il être parfaitement satisfait de votre vie, ou paradez-vous votre spiritualité ?

Que dans votre vie spirituelle, ce qu’on appelle « le bon sens » ne mette jamais le Fils de Dieu à l’écart. Le bon sens est un don de Dieu qui fait partie de la nature humaine, mais ce n’est pas le don de son Fils. Jésus nous donne une intuition surnaturelle. Ne faites pas une idole de votre bon sens. Il ne vous permettra jamais de comprendre le Père. Vos facultés naturelles sont incapables de connaître et d’adorer Dieu, tant qu’elles n’ont pas été transfigurées par la présence du Fils de Dieu. Notre corps mortel doit être tenu à tout instant dans une parfaite soumission à Jésus, afin qu’il puisse agir à travers nous. 

Sommes-nous soumis à Jésus-Christ pour que « sa vie se manifeste dans notre chair mortelle » ?


lundi 7 août 2017

Prier le Père.


Le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. (St Luc 1 :5).

Comme Jésus naquit de la vierge Marie, il doit naître en chacun de nous, pour manifester en nous sa sainte innocence, sa simplicité et sa communion avec le Père. C’est Dieu qui fait naître en moi son Fils. Étant devenu enfant de Dieu, j’ai le droit de regarder mon Père « en face ». Je réponds toujours aux objections de mon propre bon sens : « Pourquoi voulez-vous me détourner de ce privilège ? Ne savez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon Père ? ». Quelles que soient les circonstances, le saint, l’innocent, l’éternel Enfant divin doit rester en communion avec son Père.

Ai-je assez de simplicité pour m’identifier ainsi avec le Seigneur ? Poursuit-il en moi son œuvre merveilleuse ? Dieu peut-il voir son Fils formé en moi ? Tout autour de nous, dans notre monde d’aujourd’hui, une clameur s’élève : « A mort le Fils de Dieu ! ». Il n’y a plus de place pour lui, plus aucune possibilité de tranquille communion avec le Père.

Le Fils de Dieu prie-t-il en moi, ou bien est-ce moi qui prétends Le diriger ? Peut-il accomplir son ministère en moi comme il le faisait aux jours de sa vie terrestre ? Les souffrances du Fils de Dieu qui est en moi atteignent-elles le but qu’il avait en vue ? Plus on connaît la vie intime des chrétiens, plus on se rend compte de ce que Dieu attend de nous : « Compléter ce qui manque aux souffrances de Christ. ».



Mariage d'Alberto et de Françoise.



La grande famille d'Alberto et Françoise après la cérémonie



En route pour la Chapelle



La bénédiction des bikers et des rutilantes motos par le Right Rev. Burglé


Samedi 29 juillet dernier, nous nous sommes retrouvés au Domaine de la Rose d'Argence à Fourques (Gard) afin de célébrer le mariage de Françoise et d'Alberto Camaione.

Après la cérémonie civile à la Mairie de Beaucaire, notre Recteur n'a pas hésité à enfourcher une Harley Davidson conduite par le valeureux John, pour aller sur les lieux de la cérémonie religieuse.

Après des textes soigneusement choisis, les enfants de Françoise et Alberto ont lu à leur parents un texte émouvant où ils ont exprimé tout leur amour. S'appuyant sur un texte de l'Evangile de Saint Matthieu, lors de l'homélie, le célébrant a souligné combien chacune et chacun, sur cette terre, peut se révéler "être le sel de la terre et la lumière du monde".

Après la cérémonie, Le Right Reverend Burglé a dit une fervente prière pour les motards. La bénédiction des bikers et de leurs belles Harley Davidson a clôturé cette merveilleuse journée pleine d'émotion.

Les convives se sont ensuite retrouvés pour faire la fête.

Nous tenons à remercier, du fond du coeur, Alberto et Françoise pour ces grands moments de partages humains et spirituels.

Puisse le Seigneur les accompagner encore de très longues années.




dimanche 6 août 2017

Dans la maison de mon Père.


Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? (St Luc 2 :49).

L’enfance du Seigneur ne fut pas un « âge mûr » prématuré, car elle est un état éternel. Suis-je un enfant de Dieu, innocent et saint, comme mon Seigneur et Sauveur ? Est-ce que je me considère comme vivant dans la maison du Père ? Est-ce que le Fils de Dieu vit en moi comme dans la maison de son Père ?

Dieu est la réalité permanente, et chaque moment de la vie m’apporte ses ordres. Suis-je toujours en contact avec la réalité divine, ou bien est-ce que je prie seulement quand les choses vont mal ? J’ai à m’identifier au Seigneur dans une sainte communion, une communion dont plusieurs n’ont aucune idée. « Je dois m’occuper des affaires de mon Père » – et vivre maintenant, dans sa maison.

Appliquez cet enseignement à vos circonstances personnelles. Votre vie est-elle un reflet de la vie du Seigneur, au point que vous soyez simplement un enfant de Dieu, parlant librement et continuellement à son Père, et convaincu que tout ce qui vous arrive vient de lui ? Le Fils éternel habite-t-il en vous comme dans la maison du Père ? Sa grâce rayonne-t-elle à travers vous, sur votre famille, sur votre travail, sur votre entourage ? Avez-vous été surpris par les circonstances que vous traversez ? Ne vous en inquiétez pas. Cela fait partie de l’œuvre que le Fils de Dieu veut faire en vous, pour votre sanctification. Laissez-le faire et restez seulement en communion parfaite avec Lui.

La vie de votre Seigneur doit devenir votre vie. Il faut qu’il vive et agisse en vous comme il agissait et vivait au milieu des hommes.



samedi 5 août 2017

La réponse à la prière.


En ce jour-là, vous demanderez en mon nom. (St Jean 16 :26)

Nous avons beaucoup trop l’habitude de considérer la croix comme une épreuve dont nous devons triompher, mais nous ne pouvons en triompher que si nous l’acceptons. La croix ne signifie pour nous que l’identification totale et absolue avec le Seigneur Jésus-Christ. Cette union se réalise avant tout dans la prière.

Votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Alors, pourquoi demander ? C’est que la prière ne doit pas avoir pour but d’obtenir de Dieu des exaucements. La prière est la parfaite et complète communion avec lui. Si nous prions pour être exaucés, nous risquons de nous irriter contre Dieu. Il nous répond toujours, mais pas toujours comme nous l’attendons, et dans nos moments d’irritation spirituelle, nous refusons d’être unis à Lui dans la prière. Nous ne sommes pas appelés à démontrer que Dieu exauce la prière, mais à être de vivants témoins de la grâce de Dieu .

« Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime ». Êtes-vous parvenu à un tel degré d’intimité avec Dieu que votre vie de prière ne fait qu’un avec celle de Jésus ? En « ce jour-là », sa vie sera devenue votre vie.

Quand il vous semble que Dieu ne répond pas à votre prière, n’essayez pas d’en accuser quelqu’un d’autre que vous. C’est là un piège de Satan. Vous découvrirez qu’il y a une raison, et ce sera une profonde leçon pour vous, et non pour qui que ce soit d’autre.



vendredi 4 août 2017

Un appel incompréhensible.


Jésus prit les Douze auprès de lui et leur dit : « Tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. ». Mais ils ne comprirent rien à cela. (St Luc 18 :31-34).

Dieu appela Jésus-Christ pour le faire aboutir, semble-t-il, à la faillite totale. Jésus appelle ses disciples pour le voir mis à mort et cela leur brisera le cœur. La vie de Jésus-Christ fut, au point de vue humain, certainement un désastre, mais un immense triomphe aux yeux de Dieu. Ses desseins ne sont pas nos desseins.

L’appel déconcertant de Dieu se fait aussi entendre dans nos vies. Cet appel ne peut être formulé explicitement. Il va de soi. Il est comme l’appel de la mer que personne n’entend, sauf celui qui est né marin. On ne peut pas définir clairement l’appel de Dieu, car il nous appelle à être ses compagnons et pour un but connu de lui seul. Le signe que nous sommes appelés, c’est justement croire que Dieu sait ce qu’il fait. Ce qui nous arrive n’est jamais le fruit du hasard, mais correspond entièrement au plan de Dieu. Dieu travaille à réaliser ses desseins.

Si nous sommes vraiment en communion avec Lui et savons reconnaître qu’il nous introduit dans ses plans, nous ne cherchons plus à les deviner. A mesure que nous avançons dans la vie chrétienne, elle devient plus simple, parce que nous cessons de nous demander : « Pourquoi Dieu permet-il ceci ou cela ? ».

Toute la scène est dominée par la souveraineté de Dieu. Nos destinées sont dans sa main. Un chrétien est un homme qui se fie à l’intelligence et à la sagesse de Dieu, et non à la sienne. Si nous avons un plan personnel, il ruine la simplicité et la sérénité qui doivent caractériser l’enfant de Dieu.


jeudi 3 août 2017

Cheminer avec Dieu.


« Jésus prit les douze auprès de lui. » (St Luc 18 :31).

Comment Dieu ose-t-il se fier à nous ? « Il a manqué de sagesse en me choisissant, dites-vous, je n’ai aucune valeur ». C’est justement pour cela qu’il vous a choisi. Tant que vous croyez valoir quelque chose, Dieu ne peut pas vous employer, parce que vous avez des ambitions personnelles à poursuivre. Mais, si vous lui avez permis de vous débarrasser de toute votre suffisance, alors il peut vous prendre avec lui pour « aller à Jérusalem », et cela pour accomplir un dessein sur lequel il n’a pas à vous consulter.

Nous nous imaginons qu’un homme qui a des qualités naturelles fera, à cause de cela, un bon chrétien. Or, ce qui est important, ce ne sont pas nos dons, mais notre dénuement ; non ce que nous apportons, mais ce que Dieu met en nous. Nos vertus naturelles, notre force de caractère, notre savoir , notre expérience – tout cela ne compte pour rien. La seule chose qui compte, c’est que nous soyons saisis par la souveraine contrainte de Dieu, et faits par lui ses compagnons (voyez I Corinthiens 1 :26-30). Dieu prend pour compagnons des gens qui reconnaissent leur pauvreté. Il ne peut rien faire de celui qui se croit bon à quelque chose. Nous, chrétiens, ne sommes pas là pour nous occuper de nos propres affaires, mais de celles de Dieu. Nous ne savons pas où Dieu veut en venir, mais rien ne doit porter préjudice à notre relation avec Lui. Si quelque chose vient à l’altérer, il faut prendre le temps de tout remettre en ordre. L’essentiel dans notre vie spirituelle n’est pas le travail que nous faisons, mais notre relation avec Dieu et l’atmosphère qui en résulte. C’est la seule chose sur laquelle Dieu nous demande de veiller, et c’est bien celle qui est la plus négligée.


La véritable volonté de Dieu.


« Voici, nous montons à Jérusalem. » (St Luc 18 :31).

Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus, le sommet de son obéissance à la volonté du Père. « . . . Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » C’était la pensée dominante du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient de ce but. « Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. »

La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c’est que nous aussi nous montons « à Jérusalem » , pour accomplir la volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l’homme ait des ambitions personnelles. Mais, le chrétien ne poursuit aucun but personnel. On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ, de se décider à être chrétien et de décider pour ceci ou cela. Mais, dans le Nouveau Testament, c’est la volonté souveraine de Dieu qui est mise au premier plan. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis… » (Jean 15 :16). Nous ne sommes pas appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n’avons aucune idée du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair. Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible parce que notre vue est trop courte pour voir ce qu’il a en vue.

Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées à nous sur le but que Dieu se propose. On pense qu'on est fait pour aller ici, ou pour aller là-bas. Dieu nous a appelé à telle œuvre précise et nous nous mettons en route, dans un élan émotionnel, souvent sans même réfléchir. Nous travaillons et, pendant ce temps, l’appel souverain de Dieu continue à se faire entendre. Le travail que nous faisons ne sert à rien. Il n’a pas plus de valeur qu’un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la volonté de Dieu.

« Il prit avec lui les Douze. » Il nous prend sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.


mardi 1 août 2017

Ces épreuves qui nous renforcent.

Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. (St Jean 16 :33)

On pense souvent que la vie chrétienne nous apporte la délivrance de toute épreuve. Ce qu’elle apporte, c’est la délivrance dans l’épreuve, ce qui est tout différent. « Heureux celui que le Très-Haut admet en sa présence… pour qu’il habite dans ses parvis… là, aucun malheur ne l’atteindra ». Aucun fléau ne peut vous atteindre dans l’intimité de Dieu.

L’enfant de Dieu n’échappe pas aux épreuves, mais Jésus vous dit de ne pas en être surpris : « Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde – ne vous laissez effrayer par rien. » Certains qui, avant leur conversion, n’auraient pas songé à parler de leurs épreuves, deviennent souvent, une fois nés de nouveau, des « faiseurs d’embarras », car ils se font une fausse idée de la vie d’un racheté.

Dieu ne nous donne pas une vie triomphante, il nous donne la vie à mesure que nous triomphons. L’effort même nous communique une force. S’il n’y a pas d’effort, la force ne nous est pas donnée. Est-ce que vous demandez à Dieu de vous donner la vie, la liberté et la joie ? Il ne vous les donnera pas, tant que vous n’accepterez pas l’épreuve. Dès que vous ferez face à l’épreuve, vous recevrez la force. Surmontez votre crainte, allez de l’avant, et Dieu vous nourrira des fruits de l’arbre de vie. Quand on dépense ses forces physiques, on s’épuise. Mais, quand on dépense ses forces spirituelles, on devient encore plus fort. Dieu ne nous donne jamais des forces pour demain, ou pour tout à l’heure, mais il nous les donne pour l’effort du moment présent. Nous sommes tentés d’affronter les difficultés en nous appuyant sur notre bon sens commun. Mais, l’enfant de Dieu peut se rire des difficultés qui l’écrasent, car il sait que Dieu peut accomplir l’incroyable.