Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

dimanche 22 avril 2018

Baptême de Baptiste.



En ce Dimanche 22 Avril 2018, nous nous sommes retrouvés au domaine de la Rose d'Argence, à Fourques (dans le Gard), pour célébrer le baptême de Baptiste.

Quel beau prénom pour un baptisé !

Dans une ambiance conviviale, mais recueillie, chacune et chacun a accompagné par ses prières Baptise dans son entrée dans la vie chrétienne.

Nous lui souhaitons de précieuses bénédictions tout le long de sa vie.

samedi 21 avril 2018

Restons simples avec Dieu.


Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! (St Jean 4 :9).

Que de fois le Seigneur doit être stupéfait de voir combien nous avons l’esprit compliqué...
Ce sont nos préjugés qui nous rendent stupides. Quand nous restons dans la simplicité, nous y voyons clair. Philippe s’imaginait qu’il allait assister à quelque manifestation prodigieuse mais, quant à Jésus, ce n’était que son Maître. Il le connaissait trop bien. Nous cherchons Dieu dans quelque bouleversement catastrophique qui, pensons-nous, va venir, et en réalité Il est là, présent devant nous.
Nous sommes prêts sans doute à obéir à Jésus, mais nous le blessons par nos questions inintelligentes...
« Seigneur, montre-nous le Père ! » Il nous répond du tac au tac : « Il est là, devant vous, ou bien nulle part. » Nous voulons que Dieu se manifeste à ses enfants. Mais, Dieu ne se manifeste que dans ses enfants. Les gens du dehors s’en rendent compte, mais l’enfant de Dieu ne s’en aperçoit pas. Nous voudrions saisir Dieu par notre intelligence. Mais, nous ne pouvons pas plus Le saisir que nous ne pouvons saisir notre propre pensée. En exigeant de Dieu des manifestations extraordinaires, nous blessons le Seigneur. Nos questions n’ont rien de la simplicité de l’enfant.
« Que votre cœur ne se trouble point ! ». Si mon cœur se trouble, je blesse mon Sauveur. Si j’ai confiance en Jésus, ma vie est-elle conforme à celle confiance ? Est-ce que je me laisse aller à de tristes inquiétudes ? Il faut que je m’habitue à prendre tout comme venant de Dieu. Dieu ne viendra pas tout à l’heure, Dieu est là maintenant. Quand vous le sentirez, vous serez affranchis de toute inquiétude.


jeudi 19 avril 2018

Peut-on y croire ?


Car Joab avait suivi la rébellion d’Adonija, bien qu’il n’eût pas suivi celle d’Absalom. (1 Rois 2, 28).

Joab s’était montré fidèle dans la grande tentation, il n’avait pas trahi son roi, David, pour suivre le brillant et ambitieux Absalom. Et pourtant, au soir de sa vie, il trahit David -pour suivre Monija le couard. Son histoire est là pour nous servir d’exemple (voyez 1 Corinthiens 10, 1 à 13). Parce que vous avez triomphé de la grande tentation, ce n’est pas une raison pour ne pas vous méfier des petites.
Nous sommes disposés à nous dire qu’il n’est pas du tout vraisemblable qu’après avoir traversé la grande épreuve, nous cédions encore aux convoitises du monde. Ne cherchez pas à prévoir d’où viendra pour vous la tentation. Elle viendra du côté le plus invraisemblable. A la suite d’une grande crise spirituelle, les petits détails de la vie quotidienne sont là. Sans doute, ils n’occupent pas la place dominante, mais ils sont là et, si vous n’y prenez pas garde, ils vous feront trébucher. Vous êtes resté fidèle à Dieu dans des épreuves terribles, méfiez-vous des petites épreuves sournoises. Ne cherchez pas à vous analyser d’une façon morbide, avec une appréhension maladive de ce qui peut vous arriver, mais soyez sur le qui-vive, l’arme au pied.
Que votre pensée soit limpide devant Dieu. Être fort et ne pas être sur ses gardes, c’est être doublement faible. Car, un simple détail nous fera trébucher, et notre chute sera lourde. Les héros de la Bible sont tombés sur ce qui faisait leur force, jamais sur leurs points faibles.
Être gardé par la puissance de Dieu, c’est la seule sécurité.


mercredi 18 avril 2018

Sommes nous prêts comme Moïse ?


Dieu l’appela du milieu du buisson, disant : “Moïse! Moïse !”. Il répondit : « Me voici. » (Exode 3 :4).

Quand Dieu nous parle, combien d’entre nous sont comme les gens dans le brouillard, et ne répondent rien ?

La réponse de Moïse prouve qu’il était là, prêt à tout. Nous sommes avant tout préoccupés d’expliquer à Dieu où nous voudrions aller. Et pourtant, ce qui importe, c’est d’être tout prêt, à chaque instant, à faire ce que Dieu nous ordonne. Nous attendons qu’il se présente des circonstances dramatiques, exceptionnelles, et alors nous sommes prompts à dire : « Me voici ! ». Là où Jésus est glorifié, nous sommes prêts à marcher. Mais, pour un devoir obscur, nous nous dérobons.

Être prêt à tout, pour obéir à Dieu, c’est être prêt à faire les plus petites besognes, aussi bien que les plus grandes. Ne cherchons pas à choisir notre activité. Quel que soit le programme de Dieu, suivons-le. Quand le devoir est là devant nous, si nous entendons la voix de Dieu, comme Jésus entendait la voix de son Père, soyons tout prêts à obéir, avec l’empressement de l’amour. Jésus-Christ attend de nous la même obéissance qu’il avait à l’égard de son Père. Il peut nous donner, à son gré, des devoirs agréables ou des devoirs rebutants, parce que son Esprit est en nous : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »

Soyez prêts à recevoir les visites imprévues de Dieu. Celui qui est toujours prêt n’a jamais à se préparer. Que de temps nous gaspillons à nous efforcer d’être prêts, lorsque Dieu nous appelle... Le buisson ardent est le symbole de tout ce qui encadre l’âme vigilante. Elle est tout illuminée par la présence de Dieu.



dimanche 15 avril 2018

Un effort spirituel.


Mais les hauts lieux ne disparurent pas du milieu d’Israël ; ce qui n’empêcha pas le roi Asa d’avoir parfaitement bonne conscience durant toute sa vie. (II Chroniques 15 :17).

Asa se sentit en règle avec l’Éternel, dans son for intérieur, mais à son obéissance dans le domaine extérieur, il manquait quelque chose. Ne vous laissez pas aller à dire que cela ne compte pas. Qui sait si, aux yeux de Dieu, cela n’a pas une très grande importance...

Pour un enfant de Dieu, tout a de l’importance. Combien de temps faudra-t-il à Dieu pour vous le faire comprendre ? Dieu ne perd jamais patience. On peut croire qu'on est en règle avec Dieu. Mais, les “hauts lieux” subsistent. Il y a un point sur lequel notre obéissance est en défaut. Comment pouvons-nous déclarer ainsi que nous sommes en règle avec Dieu, alors qu’Il nous fait sentir qu’il y a quelque chose en nous qui n’est pas en ordre? Ne perdons pas un moment pour réparer ce désordre, quel qu’il soit. En ce domaine, il n’y a pas de petits détails.

Y a-t-il dans nos habitudes corporelles, ou bien dans nos habitudes intellectuelles, un point que nous négligeons tout à fait ?

Dans l’ensemble, cela va bien mais, sur ce point, nous nous relâchons. L’effort spirituel est un besoin constant de votre âme. Est-ce que notre cœur s’arrête jamais de battre ? Tout arrêt dans l’effort spirituel est un arrêt dans la vie de l’âme. Dieu nous veut entièrement à Lui. Il nous faut veiller sans cesse pour être digne de Lui. Cela demande beaucoup de temps et de peine. Il y a des gens qui s’imaginent pouvoir gravir tous les sommets en deux minutes.

Soyons patients dans nos efforts.



vendredi 6 avril 2018

La Croix et le péché.



Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois… (1 Pierre 2 :24).

La croix de Jésus est l’expression du jugement de Dieu sur le péché. Il ne faut pas considérer Jésus comme un martyr. La croix est un triomphe qui a ébranlé les assises même de l’enfer. Le fait central, le fait le plus certain de l’histoire éternelle, c’est que Jésus sur la croix a aiguillé de nouveau l’humanité sur le chemin de Dieu. La Rédemption permet à chaque fils de l’homme d’entrer dans la communion de Dieu.

La croix n’est pas un accident dans la vie de Jésus : c’est le but même de sa venue. Il est « l’Agneau immolé depuis la fondation du monde ». Toute l’incarnation aboutit à la croix. On ne saurait séparer ces deux termes : Dieu manifesté en chair et le Fils devenu péché. Le but de l’incarnation, ce n’est pas la manifestation de Dieu en elle-même, c’est la destruction du péché. La croix est au centre de l’histoire, elle résout les mystères du temps comme ceux de l’éternité.

La Croix n’est pas la croix d’un homme, c’est la Croix de Dieu, dont rien ne peut approcher dans l’expérience humaine. La croix est la révélation de la nature de Dieu, la porte par où tout homme peut entrer en communion avec Dieu. Quand nous arrivons à la Croix, nous ne pouvons la dépasser. Nous restons en elle, dans cette vie nouvelle qu’elle seule peut nous ouvrir.

La Croix de Jésus est le centre de notre salut. S’il nous est si aisé d’obtenir le salut, c’est que Dieu l’a payé d’un prix immense. Sur la croix, Dieu et l’homme se rencontrent, en une formidable collision. La vie nous est ouverte, mais c’est le cœur même de Dieu qui a supporté le coup.



dimanche 1 avril 2018

Une vision de gloire.



Le Seigneur m’a envoyé… pour que tu recouvres la vue. (Actes 9 :17).

Quand Paul recouvra la vue, il reçut en même temps la vision intérieure du Christ crucifié, qui domina désormais toute sa vie et toute sa prédication. « Je résolus de ne rien savoir parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » Il refusait de concentrer sa pensée sur autre chose que sur la vision du Sauveur.

Cette vision, toujours présente À nos yeux, doit nous permettre de rester tout à fait irréprochables, à l’image de notre Maître. Ce qui caractérise le mieux le croyant fidèle, c’est la façon dont il saisit et comprend pour lui-même la vision du Christ, et dont il fait saisir et comprendre aux autres les desseins de Dieu à leur égard. Toute sa vie, toute sa pensée, tout son cour sont concentrés sur Jésus-Christ. Toutes les fois que vous voyez cela dans une âme, vous n’avez pas à vous tromper: elle est selon le cœur de Dieu.
Ne permettez jamais à rien de vous détourner de la vision de Jésus-Christ. C’est la pierre de touche de votre foi. Quand votre foi décline, c’est que les autres choses vous absorbent graduellement.

« Depuis que mes yeux ont regardé Jésus, Tout le reste a pour moi disparu. Il n’y a plus rien devant moi, Rien que Jésus sur la croix. »




mercredi 28 mars 2018

Le Jeudi Saint.




Le jeudi précédant le dimanche de Pâques a une importance particulière. C’est le jour où l’on commémore le dernier repas du Christ avec ses disciples. Que doit-on savoir de plus sur le Jeudi Saint ?

 Dans la tradition chrétienne, la semaine Sainte est la semaine précédant le dimanche de Pâques. Celle-ci a débuté avec la messe des rameaux. Une messe qui rappelle l’entrée triomphale de Jésus Christ à Jérusalem où une foule nombreuse était venue l’accueillir en agitant des branches coupées aux arbres. Pour les chrétiens, le Jeudi Saint a une signification particulière, plus que les autres jours de la semaine Saint, puisque c’est le jour qui précède la crucifixion du Christ.
La messe du Jeudi Saint commémore la Cène, le repas au cours duquel Jésus Christ fit ses adieux à ses disciples. D’après les évangiles, Jésus a lavé les pieds de ses disciples avant le repas en signe d’humilité, puis a béni le pain et le vin en prononçant : « vous ferez cela en mémoire de moi ». Lors de ce repas, Jésus a également commandé à ses disciples qu’ils devaient s’aimer et se servir les uns les autres. Le Jeudi Saint célèbre ainsi la naissance de l’Eucharistie.

Durant la messe, les prêtres et certains fidèles reproduisent la Cène. Le prêtre célèbre l’Eucharistie en consacrant le pain et le vin, symbole du corps et du sang du Christ offerts à l’humanité. En signe d’humilité, le prêtre s’agenouille et lave les pieds des fidèles, tout comme le Christ a procédé avec ses disciples. Ce lavement des pieds signifie que nous devons tous être serviteurs des autres.
 Devrions-nous célébrer le Jeudi saint ? C’est une bonne chose que de commémorer le repas de Pâques et le sacrifice de Jésus pour notre bénéfice. C’est une bonne chose encore de se souvenir de l’exemple d’humilité du Seigneur.
  
Bon à savoir
 
Le Vendredi Saint est un jour sombre car Jésus a été crucifié ce jour-là. Dans de nombreux pays, c’est un jour férié. En Espagne, au Mexique et dans plusieurs pays de l’Amérique du Sud, on organise des parades tous les jours de la semaine Sainte, celle du Vendredi Saint est la plus triste. En Grèce, les fidèles reconstituaient le chemin parcouru par le Christ avec sa croix. Les familles effectuent ensuite une veillée autour d’un icône représentant le corps du Christ.
 
Le Dimanche de Pâques est le jour où les disciples de Jésus découvrirent qu’il était ressuscité. Une vie nouvelle s’ouvrait alors à tous ceux qui ont foi en lui. C’est aussi une fête païenne qui annonce l’éveil du printemps.


samedi 24 mars 2018

La Fête des Rameaux.




C'est le premier jour de la Semaine Sainte pendant laquelle les chrétiens célèbrent la Passion du Christ.

Le dimanche des Rameaux marque le début de la Semaine sainte. Les rameaux, bénis ce jour-là, sont le signe de la victoire de la vie sur la mort et le péché. Depuis 1985, à l’initiative de Jean Paul II, ce dimanche est aussi devenu la fête des jeunes dans chaque diocèse du monde.

Une fête qui attire les foules

Le dimanche des Rameaux est le « porche d’entrée » sous lequel les chrétiens passent pour entrer dans la Semaine Sainte et donc, se diriger vers Pâques. Aujourd’hui encore, la bénédiction des Rameaux attire les fidèles en nombre, comme au temps de Jésus, à son entrée à Jérusalem, monté sur un petit âne marchant sur les manteaux étendus par la foule.
Chaque année, l’Évangile de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem donne tout son sens à la bénédiction des Rameaux. Nous revivons les moments où la foule accueille Jésus dans la cité de David, comme un roi, comme le Messie attendu depuis plusieurs siècles. Ils acclament Jésus aux accents de « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » et de « Hosanna » (de l’hébreu, cela signifie littéralement « Sauve donc ! », et c’est devenu un cri de triomphe mais aussi de joie et de confiance).
Jésus est un roi mais un roi de paix, d’humilité et d’amour. C’est sur un ânon, une monture modeste, une bête de somme que Jésus se présente donc à la foule. Zacharie l’avait annoncé (Za 9,9) : « Voici que ton roi vient à toi : il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur un ânon, sur le petit d’une ânesse ».
Les gens étendent leurs manteaux sur son passage, le couvrent de palmes comme le rapporte Matthieu : « Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route » (Mt 21, 8).
Aujourd’hui encore, la bénédiction des Rameaux attire les foules, avec un public parfois inhabituel séduit par ces palmes et ces rameaux d’olivier (ou de buis, de laurier, selon les pays) que l’on peut conserver chez soi jusqu’à l’année suivante. Symbole de vie et de résurrection, le rameau est pourtant bien plus qu’un porte-bonheur. Il est placé dans les maisons où il orne les crucifix : c’est faire entrer Jésus ressuscité dans nos maisons.
Ces rameaux que l’on prend dans ses mains pour acclamer la croix du Christ sont parfois aussi posés sur les tombes et revêtent alors une signification funéraire. Ce n’est pas seulement pour honorer la mémoire d’un être proche, mais c’est aussi pour manifester son propre espoir de voir renouveler et fleurir sa foi en la résurrection de Jésus-Christ, et en celle de nos morts.

La procession

Le plus souvent, les paroisses organisent une procession, après la bénédiction des rameaux, juste avant la messe. Dans les grandes villes, l’assemblée peut réunir jusqu’à plusieurs milliers de personnes, comme à Notre-Dame de Paris où le rituel de l’ouverture des portes de la cathédrale est toujours impressionnant. Les fidèles entrent ensuite dans l’église, derrière le prêtre, signifiant ainsi qu’ils accompagnent le Christ-Roi vers sa Passion.
Des témoignages révèlent que Jérusalem célébrait déjà l’entrée triomphale de Jésus dans la ville, au IVe siècle. Une pèlerine du nom d’Égérie, qui a parcouru la Terre sainte en l’an 380, en témoignage dans un manuscrit retrouvé en 1884. De Jérusalem, la procession se répand dans le monde entier.
Égérie, ou Éthérie, nous décrit la procession qui, du Mont des Oliviers au Saint-Sépulcre, célèbre l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem : «Quand approche la 11e heure (17 heures), on lit le passage de l’Évangile où les enfants, avec des rameaux et des palmes, accourent au-devant du Seigneur en disant : “Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur”. Et aussitôt l’évêque se lève avec tout le peuple, et alors, du haut du Mont des Oliviers, on vient, tout le monde à pied.»
De Jérusalem, la procession se répand dans tout l’Orient et fait du dimanche inaugural de la Semaine Sainte le Dimanche des Palmes. Puis au début du VIIe siècle, elle gagne l’Espagne et probablement la Gaule (attesté au IXe siècle) puis se développe largement dans tout l’empire carolingien.

La lecture de la Passion du Christ

À Rome, au Ve siècle, on lit uniquement le récit de la Passion. C’est au début du XIIe siècle, au moment où les usages franco-germaniques pénètrent à Rome (à la suite de sa propre décadence liturgique), que la Procession des Palmes est mentionnée dans les livres romains.
La célébration exceptionnelle que propose l’Église catholique le dimanche des Rameaux renvoie à plusieurs textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui font entrer progressivement le croyant dans la célébration du « Mystère pascal de Jésus-Christ ». Durant la messe, les différentes lectures et l’Évangile de la Passion (sur les souffrances et les supplices qui ont précédé et accompagné la mort du Christ) introduisent le croyant à la Semaine Sainte et à ses différentes étapes, éclairée par la lumière de Pâques qui approche.
D’abord le prophète Isaïe enseigne que le Serviteur de Dieu accepte ses souffrances : « Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur vient à mon secours : c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme la pierre : je sais que je ne serai pas confondu. » (Is 50, 4-7)
Puis saint Paul explique que Jésus, Christ et Seigneur, de condition divine, n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu : « Mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout… » (Ph 2, 6-11)
Entre ces deux lectures, s’intercale le Psaume 21 que le Seigneur a prié sur la croix et qui est une interrogation profonde sur le Mystère de son délaissement :
Mon Dieu, Mon Dieu, Pourquoi m’as-tu abandonné ?
Tous ceux qui me voient me bafouent,
Ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le seigneur : qu’il le délivre !
Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »
(…)
Mais cet appel angoissé ne reste pas sans réponse puisque le psaume se termine par ceci :
Mais tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
Je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.


Puis, le récit de la Passion se fait à plusieurs voix : la voix du prêtre incarne alors le personnage de Jésus. Jésus sait que son triomphe a provoqué la jalousie et la fureur des prêtres qui ont décidé de le faire mourir. Au cours du dernier repas avec ses disciples (la Cène), il institue l’Eucharistie : il fait offrande de son corps et de son sang comme « vraie » nourriture et « vraie » boisson qui donnent la Vie éternelle, anticipant ainsi par ce geste, le sens profond de son prochain sacrifice, sa mort sur la croix : « Prenez, ceci est mon corps… Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude », rapporte l’Évangile de Marc (Mc 14, 22-24).
Puis Jésus emmène ses disciples au Mont des oliviers et les avertit de ce qu’il va endurer. Ceux-ci lui promettent un soutien indéfectible. Mais au cœur de la nuit, dans le domaine de Gethsémani, Jésus est abandonné de ces mêmes disciples qui succombent au sommeil. Il leur avait pourtant recommandé d’attendre et de veiller, le temps qu’il prie son Père un peu plus loin, après leur avoir expliqué que son « âme est triste à en mourir ».
Alors Judas, l’un des douze apôtres, arrive pour le trahir et le livrer aux autorités juives. Peu après, Pierre, apeuré, nie connaître Jésus, confirmant ce que ce dernier lui avait annoncé auparavant : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois ». Jugé sommairement, Jésus est crucifié par les Romains. En chemin vers sa Résurrection, il s’abaisse au plus bas. Après les chants de joie qui l’ont accueilli, ce sont des cris et des insultes qui l’accompagnent quand, portant sa croix, il sort de Jérusalem.


mercredi 21 mars 2018

Un coeur brûlant.


Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au dedans de nous ? (St Luc 24 :32).

Savons-nous ce que c’est que d’avoir le cœur brûlant ?
Quand Jésus nous apparaît soudain, c’est un incendie qui éclate et nous avons des visions merveilleuses. Savons-nous garder en nous cet enthousiasme qui triomphera de tout ? Mais, la banalité des tâches quotidiennes et la banalité de ceux qui nous entourent, tout cela refroidit notre enthousiasme si nous n’avons pas trouvé le secret pour vivre dans la communion de Jésus.

Beaucoup de nos tourments, à nous chrétiens, viennent non pas proprement de notre péché, mais de notre ignorance des lois qui régissent notre nature.

Par exemple, le seul moyen que nous avons de nous rendre compte si nous devons, oui ou non, donner libre cours à une émotion, c’est de voir clairement où elle nous amène. Si elle aboutit à ce qui est coupable aux yeux de Dieu, coupez court. Mais prenez garde. Si c’est une émotion suscitée par l’Esprit de Dieu, et que vous ne lui donniez pas libre carrière, elle se réfugiera dans une région inférieure de votre pensée. C’est ainsi que se forme en nous la sentimentalité. Plus l’émotion est noble, plus elle est élevée, et plus sa corruption sera basse. Si l’Esprit de Dieu vous a remué, allez de l’avant sur tous les points, de manière à ne pouvoir plus reculer, mais sans vous inquiéter des conséquences. Nous ne pouvons pas rester sur la montagne de la transfiguration, mais il faut obéir à l’inspiration que nous y avons reçue. Il faut agir. Soyons vigilants cependant de ne pas nous laisser submerger par nos émotions.

« Nous ne pouvons pas allumer comme, nous voulons le feu qui brûle notre cœur. L’Esprit du ciel souffle où Il veut et notre âme est pour nous mystère. Mais les devoirs que nous révèlent les heures claires peuvent s’accomplir dans les heures les plus sombres. »


dimanche 18 mars 2018

Les efforts d'un chrétien.


En possession de telles promesses, mes bien-aimés, purifions-nous de toute souillure du corps et de l’âme, achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. (II Corinthiens 7 :1).

Je compte sur l’accomplissement des promesses de Dieu, et j’en ai le droit. Mais, c’est là le point de vue proprement humain. Le point de vue divin, c’est qu’à travers ces promesses, je sens que Dieu compte sur moi. Est-ce que j’ai compris que mon corps est le temple du Saint-Esprit et que telle de mes habitudes est indigne de Dieu ? La sanctification doit me transformer entièrement à l’image du Christ. Dieu fait notre éducation jusque dans le plus petit détail. Dès qu’il vous arrête sur un point, purifiez-vous et achevez votre sanctification.
Mon esprit, lui aussi, doit être pur. Ma pensée est-elle en parfaite harmonie avec la présence en moi du Fils de Dieu ? Ou bien mon intelligence est-elle indisciplinée et rebelle ? 

Le Christ s’appliquait sans cesse à ne jamais parler de son propre mouvement, mais se surveillait constamment pour soumettre en toutes choses sa pensée à Dieu. J’ai le devoir très net de garder mon esprit en harmonie avec l’Esprit du Christ, et peu à peu Jésus m’élève à cette parfaite consécration qui fut la sienne, où rien d’autre ne comptera pour moi que la volonté du Père céleste. 

Suis-je en train d’achever ma sanctification dans la crainte de Dieu ? Dieu peut-il me conduire à sa guise ? Les autres autour de moi commencent-ils à discerner la présence de Dieu dans ma vie ?


samedi 3 mars 2018

Pas facile de servir Dieu.


Mais que m’apporte la vie ? Elle ne m’est précieuse à aucun degré. (Actes 20 :24).

Je le rappelais l'autre jour, le service de Dieu, devenir prêtre n'est pas un engagement anodin.

Il est plus facile de travailler pour Dieu quand on n’a pas eu de vision, ni d’appel direct, parce qu’alors on n’a pas l’embarras de se plier à tout ce que Dieu exige de nous. Nous nous laissons guider par le bon sens, avec un léger vernis de sentiment chrétien. Vous réussirez mieux peut-être du point de vue humain, vous vous sentirez plus à l’aise, si l’appel de Dieu vous est étranger. Mais, si une fois Jésus-Christ vous charge d’une mission à remplir, vous aurez dans votre esprit un perpétuel aiguillon. Il ne vous sera plus possible de travailler pour Lui en vous fondant sur votre bon sens.

Qu’est-ce que j’estime précieux ? Tant que Jésus-Christ n’a pas jeté le grappin sur moi, j’estimerai que mon travail pour Dieu est précieux, que le temps que je lui consacre est précieux et que ma vie m’est précieuse.

Paul nous dit que sa vie n’a d’autre prix à ses yeux que de lui permettre d’accomplir l’ordre de Jésus : « Tu me serviras de témoin. » Il ne voulait employer sa vie à rien d’autre. Paul, avec un sublime dédain, s’écrie : « Que m’importe ma vie ? »
Le travail que nous faisons pour Dieu peut être un obstacle à l’abandon que nous devons à Dieu. Car nous sommes tentés de nous dire : « Comme il est utile que j » ou bien : « Quels services ne pourrais-je pas rendre dans ce domaine spécial ! »

En pensant de la sorte, ce n’est pas Jésus-Christ que nous prenons pour nous indiquer notre chemin, mais notre intelligence. Nous n’avons pas à nous demander si nous sommes utiles pour ceci ou pour cela. Nous n’avons qu’à nous souvenir sans cesse que nous n’appartenons pas à nous-mêmes, mais à Lui.


dimanche 25 février 2018

C'est quoi servir Dieu ?!


Pour vous, je me dépenserai, je m’épuiserai avec joie, quand même, à mesure que je vous aime davantage, vous m’aimiez, vous, toujours moins. (2 Cor. 12 :15).

L’amour humain s’attend à être payé de retour, mais Paul ne pense qu’à une seule chose : gagner à Dieu des âmes. « Vous connaissez la générosité de notre Seigneur Jésus-Christ qui, étant riche, s’est fait mendiant à cause de nous, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. »

Paul, lui aussi, est tout prêt à s’épuiser lui-même joyeusement pour les autres.

L’idée ecclésiastique de ce que doit être un serviteur de Dieu n’est pas du tout celle de Jésus. Son idée, c’est que nous, ses ministres, nous le servions en étant au service des autres hommes. Il est plus socialiste que les socialistes. Le plus grand dans son Royaume sera, nous dit-il, le serviteur de tous. La vraie preuve qu’on est à Dieu, ce n’est pas qu’on prêche l’Évangile, c’est qu’on lave les pieds de Ses enfants, c’est-à-dire qu’on laisse de côté l’estime des hommes, pour ne penser qu’à l’estime de Dieu. Paul trouvait sa joie à se dépenser pour amener les hommes à Dieu, et il ne regardait pas ce que ça lui coûtait.

Nous autres nous regardons le côté financier : « Si Dieu veut m’envoyer là-bas, quel sera mon traitement ? Le climat est-il bon ? Quelles ressources trouverai-je? Il faut bien le savoir. » Nous faisons en un mot nos réserves. Paul n’en faisait aucune. Je vois dans l’apôtre Paul l’image parfaite du fidèle disciple, selon Jésus-Christ et selon le Nouveau Testament : non pas simplement le messager de la Bonne Nouvelle, mais celui qui se donne tout entier, qui devient entre les mains de Jésus le pain rompu et le vin répandu au service des âmes.



dimanche 11 février 2018

A l'écoute de Dieu.

Le peuple dit à Moïse : “Parle-nous, toi et nous écouterons; mais que Dieu ne nous parle pas, cela nous ferait mourir !” (Exode 20 :19).

Nous ne faisons pas exprès de désobéir à Dieu ; tout simplement, nous ne faisons pas attention à Lui. Dieu nous a donné ses commandements, ils existent, et nous n’y prenons pas garde parce que nous n’avons quelquefois pour Lui, ni respect, ni amour. « Si vous m’aimez, dit Jésus, vous garderez mes commandements. » Quand nous nous rendons compte que nous avons toujours manqué de respect à l’égard de Dieu, nous ne pouvons qu’être plongés dans la honte et dans l’humiliation.

« Parle-nous, toi ; mais que Dieu ne nous parle pas ! » Cela prouve combien peu nous aimons Dieu. Nous préférons entendre ses serviteurs, nous écoutons volontiers leurs témoignages. Mais nous ne voulons pas que Dieu Lui-même nous parle. Pourquoi donc en avons-nous si peur ? Parce que nous savons bien que si Dieu nous parle, il faudra que la chose se fasse, ou alors que nous refusions carrément de lui obéir. Quand c’est seulement le serviteur de Dieu, nous estimons que ce qu’il dit n’est pas contraignant pour nous, car c’est tout bonnement sa manière de voir à lui, même si au fond, nous sentons que c’est peut-être celle de Dieu.

Est-il possible ? Dieu m’a traité jusqu’à présent comme son enfant, et moi j’ai fait comme s’il n’existait pas. Cet affront, cette humiliation que j’ai infligée à Dieu, elle retombe sur moi. Comment ai-je pu être à ce point sourd et rebelle ? Quand enfin nous parvenons à écouter Dieu, la joie de l’entendre est accompagnée de la honte d’avoir été sourds à sa voix jusque-là.



vendredi 9 février 2018

Tourner les yeux vers le Seigneur.

Levez les yeux en haut, et regardez. Qui a créé toutes tu étoiles ? (Isaïe 40 :26).

Le peuple de Dieu, au temps d’lsaïe, avait desséché son cœur et son imagination en contemplant des idoles. Le prophète tourne leurs regards vers les cieux étincelants. La nature pour le croyant est un symbole qui mène à Dieu, un moyen de grâce. Pour un enfant de Dieu, la nature apparaît comme un vaste trésor. Chaque brise qui souffle, chaque nuit, chaque journée, chaque buisson qui fleurit, chaque fleur qui se fane, tout cela, c’est Dieu même qui vient à nous, si seulement nous savons le voir.

La marque d’une vie spirituelle authentique, et concentrée en Dieu, c’est qu’elle tient notre imagination captive. Regardez où vous en êtes. Est-ce que votre pensée s’attache à une idole ? Peut-être à vous-même, à votre travail, à votre expérience personnelle du salut et de la sanctification ? Alors votre pensée, par rapport à Dieu, se meurt d’inanition, et en présence des difficultés de la route, rien ne vous éclaire. Réveillez-vous de cette léthargie. Ne regardez pas à votre passé, regardez à Dieu. C’est Dieu dont vous avez besoin.

Si vos prières s’enlisent dans les marécages de la médiocrité, c’est que votre pensée de Dieu n’est pas assez forte pour que vous vous mettiez vraiment en Sa présence. Il faut apprendre à sortir de nous-mêmes, à être le pain rompu, le vin répandu, non pas pour nous et pour notre union personnelle avec Dieu, mais pour les autres. Dieu seul peut nous donner cette vision des autres et ce désintéressement.


samedi 3 février 2018

L'Amour qui domine.

Car l’amour du Christ me domine et m’étreint. (2 Corinthiens 5 :14).

Paul nous dit ici que l’amour du Christ le domine et le tient serré comme dans un étau. Il en est bien peu parmi nous qui savent ce que c’est que d’être ainsi tenus et dirigés par l’amour de Dieu. Ce qui nous tient, c’est ce que nous sentons, c’est la poussée des circonstances. Paul n’était tenu que par l’amour du Christ. Chez un homme ou une femme qui en est là, on sait que l’Esprit de Dieu agit sans obstacle.

Quand nous naissons de nouveau et nous avons sans doute à témoigner de ce que Dieu a fait pour nous. Mais, après le baptême du Saint-Esprit, tout cela ne compte plus et nous commençons à comprendre la parole de Jésus : « Vous serez Mes témoins. »

Il ne s’agit plus du témoignage élémentaire, portant sur ce que Jésus peut faire, mais d’être les représentants de Jésus, en acceptant tout ce qui nous arrive comme fait à Lui-même, louange ou blâme, persécution ou approbation.

Il est impossible de jouer ce rôle si nous ne sommes pas entièrement sous la domination de Jésus. C’est la seule chose qui compte, et c’est pourtant la dernière souvent dont le chrétien s’aperçoit. Saint Paul dit que l’amour de Dieu s’est emparé de lui. Il lui importe peu qu’on le traite de fou. Il ne vit plus que pour une seule chose : convaincre les hommes du jugement de Dieu, et de l’amour du Christ. Cet abandon à l’amour du Christ est la condition d’une vie féconde où l’on voit éclater la sainteté de Dieu et non pas celle de l’homme.



mardi 30 janvier 2018

A quoi sommes-nous appelés avec Dieu ?

Mis à part pour annoncer la Bonne Nouvelle. (Romains 1 :1).

Nous ne sommes pas appelés avant tout à être des saints et des saintes, mais bien à proclamer la Bonne Nouvelle, l’Évangile de Dieu. Ce qui importe par-dessus tout, c’est qu’on se rende bien compte que l’Évangile est la réalité suprême et permanente. Ni la vertu des hommes, ni la sainteté, ni le ciel ni l’enfer, ne sont la réalité fondamentale, qui n’est autre que la Rédemption. Le chrétien qui veut travailler pour Dieu a plus que jamais besoin de se pénétrer de cette vérité. Rien n’est réel que la Rédemption, c’est Dieu même qui nous le révèle, il faut nous habituer à cette pensée. La sainteté individuelle est un effet, non pas une cause. Si nous mettions notre confiance en cette qualité humaine, qui est l’effet en nous de la Rédemption, nous ferions naufrage.

Saint Paul ne dit pas qu’il s’est mis à part lui-même, il dit : « Quand Celui qui m’a mis à part le jugea bon… ». Paul n’était pas intensément préoccupé de sa propre sainteté.

Tant que nos yeux seront fixés sur notre pureté personnelle, nous ne saisirons jamais la réalité de la Rédemption. Les chrétiens tombent en route, parce que leur pureté les occupe, et non pas Dieu. La réalité dure et rugueuse de la Rédemption en rapport avec le bourbier de la vie humaine, cela ne leur dit rien. Ils veulent avant tout que Dieu les rende plus dignes de leur propre estime. Tant que je ne me suis pas abandonné à Dieu sans réserve, Dieu ne peut pas me sauver.


lundi 29 janvier 2018

Tout simplement obéir.

Samuel n’osait pas raconter la vision à Eli. (I Samuel 3,15).

Il est rare que Dieu nous parle d’une façon qui nous émeuve fortement. Souvent nous nous méprenons sur ce qu’il veut nous dire et nous disons : « Est-ce bien la voix de Dieu ? ».

Isaïe nous dit que la main de l’Éternel l’a saisi. Il s’agit là de tout ce qui nous arrive, et qui pèse sur nous. Rien ne nous arrive qui ne soit un message de Dieu lui-même. Savons-nous percevoir Sa voix dans tout ce qui est, aux yeux des hommes, accidentel ?

Apprenons à dire en toute circonstance : « Parle, Seigneur » et notre vie sera un enchantement. Disons « Parle, Seigneur », mais prenons le temps d’entendre Sa réponse. Les corrections que Dieu nous envoie ne sont pas seulement une discipline, elles sont là pour nous amener à dire « Parle, Seigneur ». Dieu ne vous a-t-il jamais parlé, par tel ou tel verset ? En écoutant mieux, notre oreille s’exerce, et peu à peu, comme Jésus, nous entendrons Dieu sans cesse.

Oserons-nous dire à Eli, c’est-à-dire à ceux que nous vénérons le plus, le message que Dieu nous a transmis ? Nous nous érigeons nous-mêmes en providence. Nous voulons épargner à Eli ce qui pourrait le troubler. Dieu n’ordonne pas à Samuel d’aller raconter sa vision à Eli ; il fallait qu’il en prenne lui-même l’initiative. En voulant épargner à autrui une souffrance, nous dressons un mur entre nous et Dieu. Nous assumons une terrible responsabilité en nous opposant à ce que le coupable se coupe la main droite ou s’arrache l’œil droit.

Quand Dieu vous indique Lui-même ce que vous avez à faire, ne consultez personne. Vous risqueriez trop de vous laisser guider par l'adversaire. « J’obéis aussitôt, dit Paul, sans consulter ni la chair ni le sang ».


vendredi 26 janvier 2018

Une confiance totale.

Ne vous faites donc pas de souci pour votre subsistance. (St Matthieu 6 :25).

Un avertissement dont nous avons besoin qu’on nous le répète souvent, c’est bien celui-ci : les soucis de ce monde, la séduction des richesses et les plaisirs de la vie tendent sans cesse à étouffer en nous la divine semence. C’est tantôt la nourriture et le vêtement, tantôt l’argent qu’on possède ou le manque d’argent, les amis qu’on a ou qu’on voudrait avoir ; bref, les difficultés de tout genre. C’est un flot qui monte toujours, et qui risque de nous submerger, si l’Esprit de Dieu n’est pas en nous, digne sûre et infranchissable.

Ne vous faites pas de souci pour votre subsistance. Ne vous inquiétez que d’une seule chose, nous dit le Seigneur, de votre position à mon égard. Le sens commun se rebiffe là contre.
« Mais c’est absurde. Il faut bien que je m’inquiète de comment je vivrai, de ce que je mangerai, de ce que je boirai. »
« Non, dit Jésus, il ne le faut pas. » N’allez pas vous imaginez là-dessus qu’Il ne sait rien de vos circonstances particulières. Il les connaît mieux que vous, et il vous dit : « D’abord Dieu, et le reste ensuite. »
« A chaque jour suffit son mal ». Quel est donc le mal qui vous harcèle aujourd’hui ? Serait-ce pas l'adversaire qui vous souffle à l’oreille : « Que faire cet été ? Que faire dans un mois ?
« Ne vous inquiétez de rien », dit Jésus. La vraie prudence, c’est de penser au « combien plus » de votre Père céleste.



dimanche 21 janvier 2018

Souvenons-nous, nous aussi...

Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune. (Jérémie 2, 2).

Est-ce que j’ai pour Dieu le même amour qu’autrefois, ou bien est-ce que je me contente de son amour pour moi ? Est-ce que je suis sans cesse préoccupé de ce qui peut réjouir le cœur de Dieu, ou bien est-ce que je gémis sur moi-même et sur les pénibles circonstances où je me trouve ? Il n’y a aucune joie dans l’âme qui a oublié ce dont Dieu se réjouit. Quel honneur pour moi de penser que Jésus-Christ peut avoir besoin de moi.... « Donne-moi à boire. » Quel amour lui ai-je témoigné durant la semaine dernière ? Ai-je manifesté par ma vie un vif souci pour sa réputation ?

Dieu dit à Jérusalem : «Tu n’as plus d’affection pour moi maintenant, mais je me souviens du temps où tu en avais. Je me souviens de ton amour lorsque tu étais fiancée. » Mon enthousiasme pour Jésus-Christ est-il resté le même ? Ai-je gardé intacts mon amour et mon dévouement pour lui, ou bien me suis-je repris, et ma prudence a-t-elle diminué mon amour ? Suis-je assez attaché à lui pour accepter d’aller avec lui n’importe où, ou bien préoccupé de ce qui m’est dû, et en train de calculer jusqu’à quel point je dois renoncer à mes aises ?

Si, me remémorant ce que Dieu voit dans mon passé, je m’aperçois que Dieu n’est plus pour moi ce qu’il était alors, puisse cette découverte me couvrir de honte et d’humiliation, car de cette honte naîtra la tristesse selon Dieu et la vraie repentance.


samedi 6 janvier 2018

Adorer Dieu

Abraham… dressa sa tente, ayant Béthel à l’occident et Aï à l’orient. Il bâtit là son autel à l’Éternel, et l’invoqua. (Genèse 12 :8).

Adorer Dieu, c’est lui redonner tout ce qu’il nous a donné de meilleur. Chaque fois que Dieu vous accorde un bienfait, rendez-le lui comme un témoignage de votre amour. Prenez votre temps, recueillez-vous devant Dieu et, par un acte d’adoration, redonnez-lui ce qu’il vous a donné. Si au contraire vous le mettiez de côté pour votre usage personnel, cela moisirait en vous, comme la manne que les Israélites mettaient en réserve. Les trésors spirituels que Dieu vous donne, il ne veut pas que vous les gardiez pour vous-même. Il faut que vous les lui rendiez pour que d’autres en profitent.

Béthel est le symbole de la communion avec Dieu ; Aï le symbole du monde. Abraham dresse sa tente entre les deux. Notre activité pour Dieu dans le monde n’a de valeur que par notre intime communion avec lui, dans notre for intérieur. La précipitation est toujours coupable, le temps ne manque jamais pour adorer Dieu. Vouloir s’isoler du monde pour rester seul avec Dieu, cela n’est pas sans danger. Il nous faut dresser notre tente de manière à pouvoir toujours nous recueillir devant Dieu, quelque tintamarre que mène le monde. Il est faux de concevoir comme trois étapes distinctes l’adoration, l’attente et l’action. Certains chrétiens sautent, comme des grenouilles, de l’adoration à l’attente, puis de l’attente à l’action. Dieu ne l’entend pas ainsi. Les trois doivent marcher ensemble, comme dans la vie de Jésus.



mardi 2 janvier 2018

Des nuages, de l'obscurité.

Les nuages et l’obscurité l’environnent. (Psaume 97 :2).

Un homme qui n'a pas noué une relation particulière avec Dieu vous dira que l’enseignement de Jésus est tout simple. Mais, dès qu’il aura fait cette rencontre, il découvre que « les nuages et l’obscurité l’environnent ».

Nous voulons pénétrer plus profondément dans l’enseignement de Jésus, mais ne pouvons rien comprendre sans la lumière intérieure de l’Esprit de Dieu. Si nous ne nous sentons pas contraints de nous dépouiller de nos habitudes religieuses (comme Moïse dut ôter ses souliers devant le buisson ardent) et si nous nous approchons encore de Dieu avec une familiarité indiscrète, demandons-nous si nous nous sommes jamais tenus en sa présence.

Ceux qui parlent avec désinvolture de leurs expériences religieuses n’ont jamais compris ce qu’est la présence de Jésus-Christ. Après avoir connu une joie et une libération merveilleuses en découvrant ce que Jésus fait, on pénètre dans d’épaisses ténèbres en réalisant ce qu’Il est.

« Les paroles que je vous dis (Jésus parle au présent) sont esprit et vie ». La Bible n’est pour nous qu’un amas de paroles, nuages et obscurité, jusqu’à ce que soudain les mots deviennent esprit et vie, parce que Jésus les révèle à chacun en particulier. C’est ainsi que Dieu nous parle, non par des visions ou des rêves, mais simplement par des mots qui nous conduisent à Lui.